Grève annoncée en Algérie dans le secteur du tourisme
Algérie - Les travailleurs du secteur du tourisme, structurés au sein de la fédération nationale des travailleurs du tourisme et commerce (UGTA), vont observer un arrêt de travail en guise « de contestation de l’attitude observée par la SGP Gestour, au sujet de la question des salaires».
L’annonce a été faite, hier, par le secrétaire général de la dite fédération lors d’une assemblée générale des cadres syndicaux du secteur qui a eu lieu au siège de la centrale syndicale. Aucune date n’a été avancée pour cette action même s’il a été indiqué que cette grève interviendra avec la rentrée sociale.
Selon Brahmia, «le recours à la démonstration de force reste le seul moyen légal qui nous reste, pour faire entendre les revendications des travailleurs du secteur».
Pour lui, « les négociations, entamées avec les responsables de Gestour rentrant dans le cadre de l’actualisation des conventions de branches, sont bloquées en raison du refus des responsables concernés d’engager des discussions sur la question des salaires et sur le devenir des travailleurs une fois les entités, auxquelles ils appartiennent, seront privatisées».
D’après M. Brahmia, «la question des salaires constitue le principal point d’achoppement de ces négociations».
Et de se demander sur «quelle base, des managers de ces établissements hôteliers s’octroient des primes lorsque, pour le simple travailleur, on avance le prétexte du bilan et autres menaces de déséquilibre financier de l’entreprise». «C’est faux ! Ce sont des arguments qui ne tiennent pas debout.
La performance, c’est les travailleurs qui la réalise et c’est eux qui sont mobilisés durant la période estivale pour réaliser ces performances», a-t-il martelé.
Considérant que «seule une justice sociale est à même de redonner, à notre pays, sa véritable dimension d’Etat social et de droit », le secrétaire général de la fédération des travailleurs des secteurs du tourisme et du commerce a lancé un ultime appel aux «pouvoirs publics pour que justice soit rendue aux travailleurs et pour que les entités économiques publiques, pour lesquelles l’Etat a consenti des efforts considérables, ne soient pas livrées à des personnes qui sont loin de répondre aux critères».
Sur ce point précis, M. Brahmia considère que «la privatisation des entités hôtelières ne peut être la seule solution pour la relance du tourisme dans notre pays».
« Il faut une véritable politique hôtelière et touristique. Et c’est à partir de cela que les rôles sont définis et les prérogatives éclaircies. Le managérat ne sera que la conséquence de cette politique », a-t-il conclu, en appelant les travailleurs du secteur «à rester mobilisés et vigilants».
Par Fayçal L. - Quotidien Oran
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