Accueil
Actualité
Forum
Petites Annonces
Annuaire
Trouver un Vol
Musique

Algerie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Culture Algérienne
 
 
 
 
Tourisme Algérie
  Se Rendre en Algérie
  Villes Algériennes
  Les Plages
  Les Hôtels
  Les Transports
 
Services
 
 
 
 
  Sonneries et Logos
Site Algérie-Monde
 
 
   
 
   
 

 

   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
     
Actualité

 

Israël attend la Finul pour lâcher le Liban

 

Finul Liban IsraëlLes Libanais devraient patienter encore avant de voir la colonne vertébrale de la force internationale fouler leur sol et apporter avec elle le gage de paix qui manque tant à leur pays. Après l’engagement exceptionnel de l’Europe qui fournira près de la moitié des contingents étrangers, c’est au tour d’autres pays de confirmer leur participation. La Turquie, le Bangladesh, la Malaisie, l’Indonésie, et peut-être le Maroc, pourraient renforcer l’ossature de la Finul.

En dépit du manque d’empressement des autorités israéliennes à accepter que des soldats musulmans viennent s’installer à leurs frontières, Tel-Aviv devrait très vite céder à la pression et admettre l’importance de ces contingents musulmans.

Une épine de plus dans le pied de Ehud Olmert, qui fait face aux critiques les plus acerbes de la part de son opinion publique. Jamais un gouvernement israélien n’avait été aussi vilipendé et contesté depuis celui de Golda Meir en 1973. Vivement critiquée pour sa gestion de la troisième guerre israélo-arabe, Golda Meir, alors Premier ministre d’Israël, avait dû démissionner quatre mois après la fin du conflit qui avait vu les armées égyptienne et syrienne ébranler la puissance militaire israélienne.

Mais il semblerait que Ehud Olmert ne veuille pas prendre exemple sur l’ancienne dame de fer, ou du moins attendra-t-il quatre mois pour mettre fin à sa mission à la tête du gouvernement ?

Rien n’est moins sûr lorsqu’on voit la détermination affichée par le Premier ministre israélien à vouloir absolument se maintenir au pouvoir.

Les manifestations ont beau se multiplier, le Bureau de contrôleur de l’Etat saisi, Ehud Olmert reste inflexible. Le chef de Kadima n’a cure de tous les scandales qui éclaboussent de jour en jour son gouvernement qui, en moins de quatre mois, a collectionné les scandales politiques, est entré en guerre contre un Etat souverain et a fait subir à Israël sa première défaite militaire d’envergure depuis cinquante-huit ans.

Fragilisant davantage la démocratie israélienne, Ehud Olmert hésiterait encore à confier à un organisme totalement indépendant la tâche de mener une enquête sur le déroulement de la guerre.

Les deux options qui s’offrent au Premier ministre israélien sont, d’un côté, la mise sur pied une commission d’enquête d’Etat et, de l’autre, une commission gouvernementale d’enquête, mais cette dernière serait vraisemblablement moins crédible vu que ses membres seront tous nommés par le Premier ministre en personne.

Au même moment, l’Etat hébreu continue à tenir un ton agressif et belliqueux à l’encontre du Liban et de la Syrie. Profitant de la résolution 1701 qui lui est favorable, Tel-Aviv persiste dans sa politique de maintien du triple blocus sur le Liban. Deux semaines après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, l’embargo terrestre, aérien et maritime reste toujours en vigueur dans le pays.

Ni les pressions internationales ni l’insistance du secrétaire général des Nations unies ne semblent ramener Israël à la raison. En plus de la guerre et des destructions d’envergure qu’elle a engendrées, le Liban n’est toujours pas revenu à une vie normale, celle d’un Etat ordinaire qui vivrait de ses revenus et de ceux de son économie.

Pis, déserté par ses milliers de ressortissants étrangers, vidé de ses touristes qui apportaient au pays une manne financière remarquable, le pays du Cèdre brûlé regarde l’avenir avec amertume et tristesse.

Les amis ont trahi par leur indifférence et les alliés ont déçu par leur apathie, mais le peuple s’est distingué par une témérité époustouflante. Une leçon mémorable de patriotisme et d’union donnée par un pays si petit et si grand à la fois.

Par Mohamed Khaled Drareni - La Tribune

 

Algerie-Monde.com © 2005 - 2006 Tous Droits Réservés