Le CNES relance la grève en Algérie
Algérie - A l’issue de deux journées de travaux tenues les 28 et 29 août en cours à Alger, en présence de 21 sections syndicales, le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) a décidé, hier, de poursuivre le mouvement de grève enclenchée à la fin de l’année universitaire écoulée.
Selon M. Mekaoui, coordinateur de la section CNES-USTO, cette décision de reprise du mouvement de grève ne fait que mettre en application des dispositions déjà entérinées lors de l’assemblée générale du Conseil tenue en fin du mois de juillet dernier.
« Lors de cette AG, nous avons en effet décidé de geler notre mouvement avec une possibilité de reprise en début de l’année dans le cas où nos revendications ne seraient pas satisfaites », a-t-il expliqué.
Le CNES, rappelle-t-on, revendique la levée totale de toutes les poursuites judiciaires à l’encontre de trois de ses membres. Les coordinateurs CNES de l’Ouest et du Centre, en l’occurrence MM. Mechab et Cherbal, ont certes tous deux bénéficié d’une levée du contrôle judiciaire.
Mais ces dispositions sont jugées insuffisantes par le CNES, du moment que les poursuites judiciaires sont toujours de mise. M. Mekaoui ne manquera pas de souligner, par ailleurs, que «la décision de reprise de la grève sera soumise à la base lors d’assemblées générales locales qui seront organisées au niveau des universités dès le 2 septembre prochain.
Nous avons à ce propos lancé un appel à toutes les sections CNES du pays et pas seulement aux 21 sections présentes lors de cette réunion », a-t-il ajouté. A moins d’un dénouement de dernière minute, où d’un désengagement de la base, on risque d’assister à un nouveau round dans le bras de fer qui oppose les enseignants du supérieur à leur ministère de tutelle.
Un bras de fer qui risque de compromettre sérieusement le lancement de la nouvelle année universitaire, déjà mise à mal par les retards accumulés depuis l’année dernière. En effet, certaines universités, à l’exemple de celles de l’USTO et de Sidi-Bel-Abbès, pour ne citer que celles-là, n’ont toujours pas tenu les examens du 2ème EMD de l’année 2005-2006.
Ces universités comptaient dès le début de ce mois de septembre engager des examens «marathoniens» pour pourvoir entamer la nouvelle année sans trop de retard. Une mission qui est actuellement compromise, à moins que le syndicat et le ministère ne trouvent rapidement un compromis.
Par H. Barti - Quotidien Oran
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