Algérie : La réconciliation nationale au regard du président Bouteflika
«Il s’agit d’une réconciliation des Algériens avec eux-mêmes et avec leur pays».
La restauration de la paix et la concrétisation de la réconciliation entre les Algériens constituent le préalable au développement économique et son corollaire, l’amélioration des conditions sociales du plus grand nombre dans le pays.
Tel est le message que le président de la République a adressé au peuple algérien à chaque fois qu’il s’exprime publiquement sur la réconciliation nationale, un des volets de son programme, et ce, bien avant le plébiscite populaire de la charte pour la paix et la réconciliation nationale du 29 septembre 2005 et même après l’adoption des textes portant application de cette charte.
Dans son dernier message, à l’occasion de la Journée du moudjahid, le Chef de l’Etat rappelait que «la réconciliation nationale concerne toutes celles et tous ceux qui se sont marginalisés ou qui ont été marginalisés du fait des vicissitudes de la vie politique, des maladresses et de l’entêtement de certains», excluant, «ceux qui ont trahi la nation ou commis des crimes atroces, voire imprescriptibles, en sont naturellement exclus.»
Perçue comme une démarche d’ensemble, comme souligné dans le programme présidentiel, la réconciliation nationale englobe des aspects politiques, culturels et sociaux. Cela a été réaffirmé le 20 août dernier, lorsqu’il a précisé que depuis le début de son premier mandat en tant que président de la République, en avril 1999, il œuvrait, «dans des conditions certes différentes de celles de nos aînés, mais dans le même esprit, à la réconciliation nationale des forces politiques, culturelles et sociales».
«Il s’agit d’une réconciliation des Algériens avec eux-mêmes et avec leur pays, dans l’attachement à leur identité nationale et l’ouverture sur l’universalité et la modernité», a dit le Chef de l’Etat, un mois auparavant depuis Londres où il était en visite officielle.
En juin dernier, lors de la réunion entre le gouvernement et les walis, le président Bouteflika soulignait l’importance et le caractère prioritaire des enjeux liés à la paix et à la réconciliation nationale, pour ce qu’elles ouvrent d’espoirs pour l’avenir de notre pays et d’horizons clairs et sereins pour nos populations.
Il ajoutait que «l’instauration de la réconciliation nationale et le retour à la paix» qu’il appartient aux walis de concrétiser en veillant tout particulièrement à l’application des mesures prises en la matière, autoriseront l’Algérie, «à être encore plus ambitieuse et à aller plus en avant» dans la politique et les programmes de développement.
Pour le Chef de l’Etat, le développement du pays «ne saurait se limiter au seul domaine économique, mais qu’il constitue un tout dans lequel viennent s’imbriquer tous les autres aspects de la vie courante sans lesquels toute œuvre de développement serait vouée à l’inefficacité et l’échec».
Durant les six derniers mois, depuis l’adoption des textes de mise en œuvre de la charte, le président Bouteflika a saisi toutes les opportunités liées à des rendez-vous d’actualité pour évoquer le sens qu’il convient de donner à la politique de réconciliation nationale.
Ainsi, le 1er juin dernier, dans un message à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’enfance, il rappelait que cette charte a consacré une large part à la nécessité de la prise en charge totale des enfants victimes de la tragédie nationale (...) sans distinction.
Le Président Bouteflika réaffirmait la détermination de l’Etat algérien à poursuivre cette démarche jusqu’à son terme «pour en faire, une culture nationale essentielle qui nous aidera à dépasser l’étape de la tragédie vers une ère de progrès où la force de destruction changera en une force de construction et d’édification et où le sentiment de fraternité et d’entraide (...) remplacera les sentiments de haine, de rancœur et d’animosité».
Par ailleurs, le 19 mai dernier, et à l’occasion de la Journée de l’étudiant, le Chef de l’Etat se félicitait que le système éducatif a été «le premier à adhérer à la politique de concorde civile et de réconciliation nationale globale.
Il précisait que cette adhésion s’explique par le fait que seule cette démarche est en mesure de promouvoir la culture de la paix, de la tolérance et de la coexistence entre les enfants du peuple et de rétablir la stabilité qui leur assure une vie digne et les encourage à réussir dans les études et la recherche scientifique, pour les qualifier à s’engager dans un dialogue d’égal à égal avec les autres cultures», (...) sans complexe d’infériorité ni extrémisme.
Auparavant, à l’occasion du 1er Mai, qui a été célébré sous le signe de la réconciliation nationale, le président Bouteflika estimait que les textes de mise en œuvre de la charte promulgués deux mois plus tôt, «consacrent cette réconciliation nationale qui nous permettra pour toujours de tourner la page de la tragédie que nous avons vécue. La solidarité et la cohésion retrouvées, nous pourrons nous atteler à la résolution des grands problèmes d’édification d’une société visant le bien-être des citoyens».
Le 16 avril et depuis Constantine où il avait présidé un colloque à l’occasion de la Journée du Savoir, il soulignait dans le même sens que «les problèmes de notre société ne peuvent être réglés qu’à travers la réconciliation nationale, et qu’on ne peut construire une Algérie sur de nouvelles bases sans stabilité et sans sécurité».
Par R. A. - Le Jour d'Algérie
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