Enquête sur un trafic de bébés en Algérie
Algérie - R.F. est ressortissante algérienne établie à Nice (France). Elle est mariée et mère de 4 enfants. Ces derniers temps, elle a multiplié les va-et-vient entre Nice et Aïn Témouchent, tantôt via le Maroc, tantôt via l’Espagne.
Selon les services de la police judiciaire d’Aïn Témouchent, en peu de temps, R.F. a réussi à tisser «un réseau de connaissances assez douteux aux environs de la cité 120 logements d’Aïn Témouchent», connue sous l’appellation «M6».
R.F. s’est intéressée à des cas sociaux marginalisés et réprimés par la société, en difficulté avérée et manquant de ressources. Selon les mêmes sources, les mères célibataires voulant se débarrasser de leurs bébés étaient sa proie privilégiée et les mieux indiquées pour accomplir ses «vils desseins».
La police judiciaire de la sûreté de la wilaya d’Aïn Témouchent a, à l’issue d’informations fournies par ses propres canaux, effectué d’intenses investigations au niveau de la cité «M6» pendant que R.F. se trouvait en France, lors d’un énième voyage.
Selon la police, deux mères célibataires, en l’occurrence T.A. et B.A., âgées respectivement de 25 ans et 20 ans, sont tombées rapidement dans ses filets. Il ressort de l’interrogatoire de ces deux personnes que les bébés de 6 et 8 mois ont été placés par R.F. chez deux nourrices, B.M. et M.Y., âgées de 52 ans et 38 ans, moyennant une rétribution.
Les autres mises en cause et R.F. (après son retour de France) ont été entendues séparément par les services habilités de la police judiciaire de la sûreté de la wilaya.
La dernière citée, R.F., a été entendue par le magistrat instructeur et a été dépossédée de tous des papiers et a été placée sous contrôle judiciaire, le temps que l’enquête soit finalisée. Les quatre autres mises en cause ont été laissées en liberté provisoire.
Par Amir N. - Quotidien Oran
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