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Actualité

 

Terrorisme : une quatrième femme arrêtée au Maroc

 

Mohamed VIMaroc - Le feuilleton des arrestations opérées dans le cadre de l’enquête sur le réseau terroriste présumé, «Ansar El-Mahdi» au Maroc, continue d’alimenter l’actualité sécuritaire dans ce pays.

Un nouveau rebondissement vient de survenir dans cette affaire après l’arrestation, en fin de semaine écoulée, d’une quatrième Marocaine également soupçonnée d’appartenance à ce réseau terroriste.

La nouvelle de cette arrestation a été communiquée, ce jeudi, par le ministre marocain de l’Intérieur, Chakib Benmoussa. Une arrestation qui vient s’ajouter à celle des trois autres Marocaines dont deux sont mariées à des pilotes de ligne de la Royale Air Maroc (RAM).

Les quatre Marocaines arrêtées dans cette affaire avaient des relations avec la veuve d’un membre d’Al Qaïda, le Marocain Karim Mejjati, tué en Arabie Saoudite, en avril 2005, a indiqué le ministre de l’Intérieur marocain. Elles étaient également en relation avec Hassan Khattab, le chef présumé du réseau marocain «Ansar El-Mahdi» dont elles finançaient les activités.

Le ministre a affirmé, toutefois, que ses services «n’ont pas de preuves sur des relations du réseau «Ansar El-Mahdi» avec des organisations terroristes internationales».

Après l’arrestation des deux épouses des pilotes de la RAM, les autorités marocaines ont appelé à «renforcer la coordination entre les différents intervenants au niveau des aéroports» du pays, pour assurer «un contrôle de sécurité efficace».

Le P-DG de la RAM, Driss Benhima, a été «invité à exhorter ses services à redoubler de vigilance», avait indiqué le ministère de l’Intérieur.

L’aéroport de Casablanca, le plus important du Maroc, est désormais soumis à des mesures draconiennes de sécurité, a affirmé, hier, une source aéroportuaire marocaine citée par l’AFP.

Les accès pour les VIP ont été supprimés et les salons d’honneur sont désormais soumis à un contrôle rigoureux, a ajouté la même source, signalant qu’un guichet a été ouvert pour le contrôle des papiers des officiels et des diplomates. Les familles accompagnant les voyageurs ne sont plus autorisées à accéder aux couloirs de l’aéroport.

Un service d’accueil a été créé pour accompagner et aider les personnes âgées et les femmes enceintes jusqu’à l’embarquement. Répondant à une question sur des allégations de torture et de mauvais traitements subis par les détenus, M. Benmoussa a affirmé que «les avocats ont pu contacter leurs clients sans intervention des services de sécurité», et que «toutes les mesures prises le sont dans le cadre du respect de la loi et des Droits de l’Homme».

L’Association marocaine des droits humains avait dénoncé mardi, de «graves atteintes» au droit dans l’affaire d’un réseau terroriste soupçonné d’avoir préparé des attentats. Deux avocats, qui se sont portés volontaires pour la défense de deux membres présumés de ce réseau, avaient par ailleurs, affirmé à la presse que cette affaire était «montée de toutes pièces» et que leurs clients ont subi de mauvais traitements. Ces déclarations leur ont valu une convocation du procureur de Rabat qui leur a demandé des «éclaircissements».

M.Benmoussa a, par ailleurs, relevé que les membres du réseau terroriste viennent de différentes couches sociales, «ce qui va à l’encontre de l’idée selon laquelle le terrorisme se développe uniquement parmi les couches pauvres et marginalisées».

Le ministre a expliqué que le réseau «Ansar El-Mahdi» suivait, dans le recrutement, une démarche en trois étapes: un travail d’éducation ou de solidarité avec les causes des peuples musulmans, puis une invitation au jihad en Irak, et enfin une invitation à participer au jihad au Maroc.

Le groupe «Ansar El-Mahdi» comptait «déclarer le jihad dans les montagnes du nord marocain, attaquer des cibles sensibles, des intérêts étrangers et des personnalités marocaines parce qu’elles symbolisent l’Etat ou pour des raisons d’ordre moral», avait indiqué le ministre.

Par H. Barti - Quotidien Oran

 

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