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Double élimination de l'EN du mondial et de la CAN 2006
Le football, sport-roi en Algérie, boucle l’année 2005 sur fond de déceptions, celles de n’avoir pas pu hisser les couleurs nationales au rang de l’élite mondiale et surtout de n’avoir pas pu tenir les promesses en matière de réalisations infrastructurelles.
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Si sur le plan de la restructuration et de l’organisation générale de notre football, beaucoup de choses ont été faites, dans le sens où les compétitions nationales sont beaucoup mieux gérées ces derniers temps, il va sans dire que les résultats techniques de nos sélections nationales et de nos clubs dans les joutes continentales et mondiales sont largement en deçà des espérances. Ainsi en est-il également des projets de réalisation de stades et d’infrastructures d’entraînement qui sont restés comme un coup d’épée dans l’eau pour ne pas dire de simples promesses électorales. Le football, déjà suffisamment englué dans une crise organisationnelle depuis de longues années, s’est retrouvé davantage piégé par la loi des résultats sur le terrain qui empêchent à ce jour toute velléité de redressement.
La double élimination du Mondial et de la CAN 2006 a été ressentie comme une extrême humiliation. C’est le point de non-retour, autrement dit le prétexte idéal pour sauter des fusibles, à savoir les entraîneurs et les responsables de la fédération au moment où la faillite des pouvoirs publics dans ce domaine est avérée. Et c’est ainsi que la sphère du foot a vécu la fin 2005 sur fond de polémiques et de chasses à la sorcière qui a relégué au second plan le véritable débat d’idées autour de la nécessaire réforme de cette discipline. Des démonstrations oratoires du genre m’as-tu vu, suivies de répliques tout aussi fantaisistes, du reste inutiles, qui ont servi finalement à une intervention de la FIFA. Non content de mordre la poussière sur le terrain de la vérité, le football algérien reçoit aussi des leçons de respect de lois universelles. Les responsables, les politiques surtout, à court d’arguments et de stratégie claire, courbent l’échine devant le premier venu. Des experts font des va-et-vient en Algérie pour prêter assistance en matière de stratégie de sortie de crise sans que l’on voie la couleur… de la réforme. Bref, beaucoup de blabla pour rien !
Pourtant les choses sont simples, il suffit de regarder dans le rétroviseur, revoir comment en 1977, au lendemain d’humiliations similaires à celles d’aujourd’hui, l’Algérie du football a pu sortir de l’ornière et pointer son nez en 1982 et 1986 dans la course des grands. Des entraîneurs ont été formés grâce à un encadrement étranger, des stades ont été bâtis et des hommes se sont sacrifiés pour voir l’Algérie battre l’Allemagne. À cette époque-là, la volonté politique militait justement dans ce sens. Aujourd’hui, pour peu que les pouvoirs mettent en œuvre les moyens nécessaires, l’Algérie peut refaire son retard. Alors messieurs les politiques, une seule question : voulez-vous sauvez le football ou non ?
Liberte Algérie - S. B.
Algerie-Monde.com
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