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Liamine Zeroual




Né le 3 juillet 1941 à Batna dans les Aurès (région du Nord-Est de l'Algérie), Liamine Zéroual vole la caisse de son employeur Français et la livre à l'ALN puis s'engage à 16 ans dans l'Armée de Libération Nationale (ALN) face au colonisateur français. Après l'indépendance de l'Algérie en 1962, il suit une formation militaire au Caire, puis à Moscou et à Paris.

En 1975, il obtient le commandement d'un établissement d'instruction militaire à Batna et, en 1981, celui de l'Académie militaire de Cherchell. Il est ensuite placé successivement à la tête de différentes régions militaires: dans le Sahara (à Tamanrasset) en 1982, sur la frontière marocaine en 1984 et à Constantine en 1987.

Il devient général en 1988 et est promu à la tête des forces terrestres. En désaccord avec sa hiérarchie et le président Chadli, il démissionne en décembre 1989 et est nommé ambassadeur en Roumanie. Moins d'un an après, il se retire de la vie publique. En juillet 1993, il est appelé à devenir ministre de la Défense dans le gouvernement du Haut Comité d'Etat créé à la suite du coup d'Etat militaire de janvier 1992. Alors partisan du dialogue avec toutes les formations politiques du pays afin de trouver "une solution consensuelle à la crise", il a rencontré à plusieurs reprises les principaux dirigeants du FIS emprisonnés.

Sa nomination par le Haut Conseil de Sécurité à la présidence de l'Etat en janvier 1994 apparaît comme un compromis entre militaires "réconciliateurs" - partisans du dialogue - et "éradicateurs" - partisans de la répression à outrance à l'égard des islamistes. Elle a été légitimée par l'élection présidentielle de novembre 1995. Ses multiples tentatives pour trouver un terrain d'entente avec les partis de l'opposition se sont révélées infructueuses. Ayant fait le constat de l'échec du rapprochement avec les représentants modérés du FIS dissout dés 1994, il considère qu'il n'y a plus rien à attendre du dialogue avec les islamistes.

En janvier 1997, il dénonce "l'Appel pour la paix" de novembre 1996 (voir notamment FFS), parlant de "complot" mené par des "personnalités algériennes" qui cherchent à "maintenir l'Algérie dans la spirale de la violence et de la dégradation". Il promet en outre "l'extermination" des groupes "terroristes". La révision constitutionnelle de novembre 1996 a considérablement accru les pouvoirs du Président algérien et tend à fermer le champs politique aux partis de l'opposition.

En septembre 1998, le Président Zéroual annonçait la tenues d'élections présidentielles anticipées pour février 1999 (elles étaient initialement prévues pour l'automne 2000) auxquelles il ne se présentait pas. Son successeur est un civil, ancienne personnalité du FLN, Abdelaziz Bouteflika.

 

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