L’octroi de la nationalité pose problème
Les Émirats veulent régler le sort de leurs apatrides
Les Émirats arabes unis ont entrepris de recenser la dizaine de milliers d'apatrides qui vivent dans cette monarchie pétrolière, dans le but de trouver une “solution définitive” au statut de ces personnes, communément appelées “bidoun” dans les pays arabes du Golfe.
Un “bidoun” (mot arabe signifiant “sans”) est une personne vivant dans un pays du Golfe depuis des années, mais ne pouvant prouver son origine, ce qui le prive des droits dont bénéficient les citoyens de ces pays, au premier rang desquels celui de la nationalité. La majorité de ces “bidoun” sont originaires d'Iran, d'Asie ou de Zanzibar (Tanzanie).
L'octroi de la nationalité est un sujet très délicat dans les monarchies arabes du Golfe, la plupart ayant des populations autochtones très faibles. Sur une population totale estimée fin 2006 à quelque 5,6 millions de personnes, les Émiratis étaient ainsi moins de 870 000. Au Koweït, où les autochtones n'étaient que 1,055 million fin 2007 sur une population totale de 3,4 millions, le nombre des “bidoun” pourrait y atteindre 90 000, selon de récentes estimations.
La question des “bidoun” est d'ailleurs sortie du cadre du Golfe, puisque le gouvernement des Comores a tenté récemment de naturaliser 4 000 familles d'apatrides résidant en Arabie, dans les Émirats et au Koweït. Le projet de loi a toutefois été rejeté par le Parlement, l'opposition dénonçant “une mise aux enchères de (la) nationalité” comorienne. Le ministre émirati de l'Intérieur, cheikh Seïf ben Zayed Al-Nahyane, avait promis en octobre 2006 la nationalité à tout “bidoun” qui parviendrait à prouver qu'il vivait dans le pays avant l'indépendance des Émirats, en décembre 1971.
En 2007, les autorités ont accordé la nationalité à 1 294 apatrides. Mais jusqu'à la récente campagne de recensement, aucune mesure n'avait été prise pour régler le problème dans son ensemble. Dès l'ouverture de cette campagne, le 7 septembre, les quatre centres d'enregistrement ont connu une forte affluence, qui n'a jamais diminué. À Dubaï, des dizaines de femmes en “abaya”, la tunique noire traditionnelle des femmes des pays du Golfe, se massent chaque jour dans le centre de recensement. La partie réservée aux hommes est également bondée. “L'objectif est de trouver une solution globale et définitive au problème”, déclare à l'AFP le général Nasser Minhali, directeur général par intérim du service de la nationalité et des étrangers au ministère de l'Intérieur. Il estime toutefois qu’“une bonne partie des bidoun sont en fait des étrangers entrés clandestinement dans le pays et des contrevenants aux lois régissant le travail et la résidence”.
“Je suis né dans ce pays, mais je n'ai aucune nationalité”, déclare Ali Mohammed, la cinquantaine, qui attend de se faire recenser. Comme tous, il dit espérer décrocher enfin la nationalité émiratie. “J'ai tenté à plusieurs reprises, mais en vain. Puisqu'on dit cette fois que la question sera réglée de manière définitive, j'espère que mes épreuves prendront fin, car je n'ai pas d'autre pays que celui-ci”, ajoute-t-il. Pour le général Minhali, le recensement doit permettre aux autorités d'avoir enfin “une idée sur l'ampleur réelle de la question des bidoun”. “Le nombre de 10 000 est le plus proche de la réalité, mais cela ne veut pas dire qu'ils répondent tous aux critères”, ajoute-t-il. Après la phase d'enregistrement, qui a duré une semaine, les candidats ont maintenant 60 jours pour présenter un dossier. Si celui-ci est jugé crédible, ils seront reçus individuellement au ministère de l'Intérieur pour vérification des documents présentés.
AFP


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tu sais el 3arbi reste arbi meme s'Il se fait construire des grates ciels
... Surtout que le froid arrive tôt chez toi
