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Voir la version complète : Les raisons de ma démission



halcan
08/04/2011, 12h17
Beaucoup de personnes n’arrêtent pas de me traiter de fou du fait d’avoir démissionné d’un poste que j’occupais au sein de la Société des Ciments de l’Algérois (SCAL Rais Hamidou). OK, d’un point de vue ils ont raison du moment que je suis père de 6 enfants et que je n’ai pas le droit de mettre l’avenir de ma famille en péril. Seulement voilà, de mon côté je vois les choses autrement et en voici les raisons :

- je n’ai rien perdu, puisque j’occupais un poste très en deçà de mes qualifications,
- je n’ai rien perdu, puisque je percevais un salaire très en deçà de mes charges mensuelles,
- je n’ai rien perdu, puisque je me sentais humilié au quotidien par des responsables non qualifiés,
- je n’ai rien perdu, puisque le fait de rester dans cette entreprise est une perte de temps pour moi.

Et donc j’ai tout à gagner avec cette démission ; ma dignité, ma santé et mon temps pour tenter autre choses et être plus utile ailleurs.

Mes amis, ma décision de démissionner est une manière de dire à ces guignols qu’ils ne détiennent ni le ciel sur ma tête, ni le sol sous mes pieds pour supporter leur obscénités sans leur claquer la porte au visage. Croyez-moi, c’est comme cela qu’il faudrait agir et pas autrement, avec l’archaïsme de ces dirigeants que l’économie dirigée des années 70/80 a laissé dépourvus de qualifications et de compétences tant en matière de management des hommes qu’on matière de pratique de gestion moderne.

Et par conséquences, cette démission est une manière de protester et de contester l’incompétence de ces dirigeants et leurs pratiques malsaines qui ont mené aujourd’hui notre entreprise à une situation synonyme de dépôt de bilan.

Mesquine
08/04/2011, 16h02
Bravo Halcan !

Ce passage de Prospère Mérimée me revient à chaque fois que je suis devant une situation pareille et je lui ai toujours donné raison.

Il faut savoir que le laboureur corse, pour s'épargner la peine de fumer son champ, met le feu à une certaine étendue de bois : tant pis si la flamme se répand plus loin que besoin n'est ; arrive que pourra, on est sûr d'avoir une bonne récolte en semant sur cette terre fertilisée par les cendres des arbres qu'elle portait. Les épis enlevés, car on laisse la paille, qui donnerait de la peine à recueillir, les racines qui sont restées en terre sans se consumer poussent, au printemps suivant, des cépées très épaisses qui, en peu d'années, parviennent à une hauteur de sept ou huit pieds