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Voir la version complète : Textes ayant marqué l'histoire



au_gré_du_vent
24/05/2011, 21h57
Je propose qu'on collecte ici les superbes textes prononcés ou écrits et que l'histoire a retenu...

je pense en premier au texte "j'accuse' d'Emile ZOla, il est trop long, je copie donc directement la conclusion:
....

Mais cette lettre est longue, monsieur le Président, et il est temps de conclure.

J'accuse le lieutenant-colonel du Paty de Clam d'avoir été l'ouvrier diabolique de l'erreur judiciaire, en inconscient, je veux le croire, et d'avoir ensuite défendu son œuvre néfaste, depuis trois ans, par les machinations les plus saugrenues et les plus coupables.

J'accuse le général Mercier de s'être rendu complice, tout au moins par faiblesse d'esprit, d'une des plus grandes iniquités du siècle.

J'accuse le général Billot d'avoir eu entre les mains les preuves certaines de l'innocence de Dreyfus et de les avoir étouffées, de s'être rendu coupable de ce crime de lèse-humanité et de lèse-justice, dans un but politique et pour sauver l'état-major compromis.

J'accuse le général de Boisdeffre et le général Gonse de s'être rendus complices du même crime, l'un sans doute par passion cléricale, l'autre peut-être par cet esprit de corps qui fait des bureaux de la guerre l'arche sainte, inattaquable.

J'accuse le général de Pellieux et le commandant Ravary d'avoir fait une enquête scélérate, j'entends par là une enquête de la plus monstrueuse partialité, dont nous avons, dans le rapport du second, un impérissable monument de naïve audace.

J'accuse les trois experts en écritures, les sieurs Belhomme, Varinard et Couard, d'avoir fait des rapports mensongers et frauduleux, à moins qu'un examen médical ne les déclare atteints d'une maladie de la vue et du jugement.

J'accuse les bureaux de la guerre d'avoir mené dans la presse, particulièrement dans l'Éclair et dans L'Écho de Paris, une campagne abominable, pour égarer l'opinion et couvrir leur faute.

J'accuse enfin le premier conseil de guerre d'avoir violé le droit, en condamnant un accusé sur une pièce restée secrète, et j'accuse le second conseil de guerre d'avoir couvert cette illégalité, par ordre, en commettant à son tour le crime juridique d'acquitter sciemment un coupable.

En portant ces accusations, je n'ignore pas que je me mets sous le coup des articles 30 et 31 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881, qui punit les délits de diffamation. Et c'est volontairement que je m'expose.

Quant aux gens que j'accuse, je ne les connais pas, je ne les ai jamais vus, je n'ai contre eux ni rancune ni haine. Ils ne sont pour moi que des entités, des esprits de malfaisance sociale. Et l'acte que j'accomplis ici n'est qu'un moyen révolutionnaire pour hâter l'explosion de la vérité et de la justice.

Je n'ai qu'une passion, celle de la lumière, au nom de l'humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Ma protestation enflammée n'est que le cri de mon âme. Qu'on ose donc me traduire en cour d'assises et que l'enquête ait lieu au grand jour ! J'attends.

Veuillez agréer, monsieur le Président, l'assurance de mon profond respect.

Émile Zola, 13 janvier 1898

voici le lien pour plus se rincer les yeux :)

J'accuse by Émile Zola (sample) — Chameleon-Translations (http://chameleon-translations.com/sample-Zola.shtml)

dahmane1
25/05/2011, 17h47
Cet article présente la traduction française d’une lettre envoyée par Hassan Al-Bannâ (1906-1949) à l’un de ses disciples parti étudier en Occident. Cette lettre rappelle à son destinataire et à tous les Musulmans que le premier et plus important objectif de la vie du Musulman c’est de plaire à Dieu et de vivre en harmonie avec Sa Loi sacrée. Elle rappelle aussi que les études ne devraient pas être un objectif en soi ni viser à amasser des biens matériels. Les études constituent une préparation nécessaire à un projet d’action profitable pour soi et pour l’humanité toute entière.

« À mon frère en Islam — que Dieu te garde et te protège —, Louange à Dieu car il n’y a de Dieu que Lui. Que la paix et les bénédictions soient sur Muhammad, qui fut envoyé comme une miséricorde à toute l’humanité, ainsi que sur sa famille, ses Compagnons et tous ceux qui se maintiennent dans la voie de la Sharî`ah jusqu’au Jour du Jugement.

Que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur toi lorsque tu voyages dans un but noble et animé d’une bonne intention. Paix et bénédictions sur toi lorsque tu reviendras avec un projet solide et une cause sérieuse. Que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur toi alors que tu sers l’Islam à l’aide des meilleurs fruits de la science et du savoir.

Cher frère,

Tu seras parmi des gens que tu ne connaissais pas auparavant et des mentalités auxquelles tu n’es pas habitué. En toi, ils verront le modèle du Musulman. Assure-toi donc de leur présenter le meilleur exemple et qu’ils aient de toi la meilleure image, afin qu’ils comprennent que le mot « musulman » exprime la vertu et la noblesse.

Auprès de toi se trouve un précieux dépôt, en la personne de ta vertueuse épouse, apprécie sa présence. Soit pour elle un fidèle compagnon. Apporte-lui confort et bonheur. Partage avec elle la joie sans négliger l’acquisition de tes droits ni l’accomplissement de tes devoirs.

Lis ces quelques mots émanant de mon amour sincère à ton endroit, en tant que grand frère exprimant à ses frère et sœur ses meilleurs vœux de bonheur.

1. Ô mon frère, excelle dans l’obéissance à Dieu dans toutes tes affaires. Sache qu’Il te surveille continuellement, te voit et embrasse tout ce qui te préoccupe, où que tu sois. Il connaît la tricherie de tes yeux et tout ce que ton cœur cache. Fais de ton mieux pour que Dieu ne te voit agir que dans ce qui lui plaît.

Ne sois pas inattentif dans ton observance de l’Unique — Glorifié et Exalté soit-Il —, sinon Satan s’infiltrera en toi et tu seras accablé par les murmures de tes caprices et de tes désirs. Sois certain, cher frère, qu’un cœur conscient pendant l’obéissance à Dieu ne sera jamais approché par Satan. S’il se détourne cependant de la conscience de Dieu, il attirera le mal en lui et sera habité par les caprices et les désirs. Renforce donc ton cœur par l’observance de Dieu, et dans la vigile cherche refuge contre ce qui t’entoure et ne sois pas de ceux qui sont insouciants.

2. Accomplis en leurs temps les actes obligatoires que Dieu t’a prescrits. Ne les néglige pas en les retardant sous prétexte que tu es occupé par ton travail ou pour d’autres raisons. Il s’agit d’une ruse de ton âme et de tes propres caprices : « …Et ne suis pas la passion : sinon elle t’égarera du sentier de Dieu. » [1]

Comprends aussi, mon cher frère, que l’on ne peut se rapprocher de Dieu d’une façon plus
aimée de Lui que par l’accomplissement des actes obligatoires comme le précise le hadith d’Al-Bukhârî. Veille donc à ne pas négliger les actes obligatoires et à ne pas te laisser gagner par la paresse pendant leur accomplissement : ce sont les droits que Dieu a sur toi.

Attache-toi fermement à la prière et accomplis le jeûne. Si tu es complètement incapable de jeûner, alors d’après la parole de Dieu — Exalté soit-Il — tu bénéficies d’une dérogation : « …Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu’[avec grande difficulté], il y a une compensation : nourrir un pauvre. Et si quelqu’un fait davantage de son propre gré, c’est pour lui ; mais il est préférable pour vous de jeûner, si vous saviez. » [2] Mais attention à ne pas prendre ce verset comme une excuse pour tes manquements.

Jeûner malgré les difficultés sur une terre d’Occident t’apportera une précieuse récompense et constituera un actif sur ton compte : cela fait plaisir à ton Seigneur et constitue un bien pour toi. Alors ne tente pas de rompre le jeûne à moins que tu ne puisses l’accomplir complètement.

Inutile de te conseiller davantage au sujet de tes obligations. Elles représentent en définitive ton capital. Dans quel état se trouvera celui qui gaspille son capital, quelle serait sa position parmi les actionnaires de demain ?

3. Passe le plus de temps possible à accomplir des œuvres surérogatoires comme s’il s’agissait d’actes d’adoration obligatoires. Accomplis les prières surérogatoires. Multiplie les demandes de pardon et les louanges envers ton Seigneur Glorifié. Souviens-toi que l’invocation durant le voyage ou l’expatriation est exaucée. Multiplie donc tes invocations en secret et dans l’humilité. N’aie de cesse d’évoquer Dieu. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a conseillé à `Alî — que Dieu l’agrée — de constamment humecter sa langue par l’évocation de Dieu. Ne quitte pas cette voie qui ne pourra te mener que sur le chemin du devoir et de l’obéissance. [Les invocations sont pour toi comme] un investissement aux multiples récompenses. L’évocation de Dieu au milieu des nations inconscientes brille comme une lumière. Alors profite de ton temps car il est comme une saison de récolte des récompenses pour l’Au-Delà que Dieu réserve à ceux qui souhaitent en saisir l’opportunité et en tirer profit.

4. Augmente ta récitation du Saint Coran avec compréhension et méditation. C’est une guérison pour l’âme et un réconfort pour le cœur. Choisis-en un passage à lire au début du jour et un passage à lire à la fin du jour, cela sera pour toi le meilleur début et la meilleure fin.

5. Tu trouveras dans les délices de la vie et les plaisirs de ce monde ce qui fait pencher le cœur, impressionne la raison, attire l’œil et désoriente les esprits faibles. Ne laisse pas ces appâts t’éloigner de la vertu et te pousser à oublier l’Au-Delà : « Et ne tends point tes yeux vers ce dont Nous avons donné jouissance temporaire à certains groupes d’entre eux, comme décor de la vie présente, afin de les éprouver par cela. Ce que Dieu fournit [au Paradis] est meilleur et plus durable. Et commande à ta famille la prière et accomplis-la avec persévérance. Nous ne te demandons point de nourriture : c’est à Nous de te nourrir. La bonne fin est réservée à la piété. » [3]

Sache mon cher frère qu’au regard de Dieu, tous ces plaisirs ne pèsent pas plus lourd que l’aile d’un moucheron et qu’ils ne mènent ni à l’honneur ni à la vertu. Ils ne sont rien d’autre que l’expression des caprices et les pièges de la séduction. Alors prends soin de ne laisser Satan te tromper ou bien tu plongeras dans les abysses du péché et de la corruption. Souviens
toi toujours des paroles de Dieu — Exalté soit-Il — : « On a enjolivé aux gens l’amour des choses qu’ils désirent : femmes, enfants, trésors thésaurisés d’or et d’argent, chevaux
marqués, bétail et champs ; tout cela est l’objet de jouissance pour la vie présente, alors que c’est près de Dieu qu’il y a bon retour. » [4]

Le Livre de Dieu ne cesse de rappeler ces faits. Alors ne sois pas de ceux qui privilégient la vie ici-bas à celle de l’Au-Delà, ou de ceux qui, trompés par les apparences des choses, ne considèrent pas leur essence. Tous les plaisirs apportés par la civilisation contemporaine ne conduiront à rien d’autre qu’à la souffrance, une souffrance qui l’emportera sur leur attrait et retirera leur douceur. Évite donc les aspects mondains de ces gens. Ne les laisse pas prendre le dessus et te tromper, si tu veux faire partie des successeurs.

6. Cher frère, ce que Dieu nous a rendu illicite est considéré comme licite par ces gens-là. Ainsi, quand ils commettent un acte illicite, ils ne sentent aucune honte et ne s’en abstiendront nullement. Ne cède pas à leurs caprices et ne t’associe pas à eux dans leur péché. Car tu ne seras pas exempté de rendre compte devant Dieu — Exalté soit-Il — et tu n’auras pas d’excuse recevable le Jour du Jugement.

7. Ne cherche pas la compagnie de leurs filles et ne laisse pas se développer entre vous une amitié particulière ou une relation sentimentale. Si cette sorte de fréquentation est un péché pour d’autres, alors cela l’est doublement pour toi et tu en mesure la gravité. Bien que tu sois connu comme une personne décente et digne de confiance, je soulève cette question pour te mettre en garde contre la débâcle des péchés et afin que tu ne trébuches jamais.

Laisse le contentement combler ta chasteté et la convenance ta dignité.

8. De l’alcool ne t’approche point. Et n’utilise pas le climat comme excuse, car lorsque Dieu l’a rendu illicite, il avait pleine connaissance de tous les types de climats mais n’a exclu aucun pays ni aucune nation de cette prohibition. Dieu — Exalté soit-Il — l’a rendu illicite sans aucune marge de doute et sans aucune exception. Alors prends garde de ne le laisser occuper une partie de ton abdomen sinon il l’entachera tel un point noir sur une peau immaculée.

Sois déterminé autant que possible à ne pas toucher au premier verre. Car une fois que le premier verre aura endormi ta raison, il sera suivi par un deuxième puis un troisième, lesquels te feront sombrer dans un gouffre dont il sera difficile de t’échapper ; tu te seras compromis et compromis d’autres gens avec toi. Même si tu expies ce péché par la repentance, tu ne pourras pas retrouver ta pureté originelle et ta superbe crédibilité.

9. Ne goûte à rien dans ces restaurants qui servent la nourriture interdite comme le porc ou la viande morte. Dans ce qui est licite il y a de quoi remplacer cette nourriture et de quoi se contenter. Alors ne goûte pas l’interdit et ne laisse pas ta chair s’en nourrir, faute de quoi elle ne méritera que le feu. Dieu a interdit ce qui est impur : « …Il leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises… » [5]

Alors délaisse ce qui est mauvais pour ce qui est bon.

10. Quant aux casinos, aux boîtes de nuit et autres lieux de vanité, ton temps est bien trop précieux pour le perdre là-bas.

J’ai réfléchi à l’adage disant « Le temps, c’est de l’argent » et je ne l’approuve pas. Le temps est bien plus précieux que l’argent, car le temps c’est la vie. N’est-il pas vrai que la vie ne dure que quelques heures et que l’on ne sait jamais quand elle se termine ? Cher frère, sois rigoureux avec ton temps. Ne l’utilise que pour ce qui a du sens et tire ton plaisir de ce qui est permis.
Dans les cieux, il y a le calme et, sur terre, la beauté. Dans les jardins, il y a la fraîcheur et il y a en toi un signe. Dans la mer, il y a la puissance et, dans l’air, une nourriture. Prends de tout ceci réconfort pour ton âme et guérison pour ton esprit. Et ne gaspille pas ton temps en étant insouciant car cela t’éloignera du bien et te conduira vers le mal.

11. Sois perspicace dans ta critique, sois juste et sociable. Que la bonté des gens ne te fasse pas oublier leur méchanceté et que leur méchanceté ne te blesse pas au point de te faire oublier leur bonté. Étudie-les plutôt comme le ferait un chercheur ou un observateur. Embrasse toutes leurs affaires de ton savoir, puis examine-les avec discernement. À ton retour, présente aux tiens et à ta nation le bien que tu y aura trouvé et reviens-en victorieux et conforté. Quant au reste, rejette-le et ne reviens pas avant de t’en être lavé les mains et libéré ton esprit.

Tu trouveras là-bas des gens qui honnissent ton Prophète — paix et bénédictions sur lui —, trouvent à redire dans ton Coran et déshonorent les tiens. Ne t’assois pas avec ces gens tant qu’ils n’auront pas changé de sujet, même s’il t’est nécessaire d’entrer en discussion avec eux.

Discute avec eux de la meilleure manière. Explique-leur le bien que tu connais et évite les controverses qui mènent à la haine et à la dissension. « Tu [Muhammad] ne guides pas ceux que tu aimes : mais c’est Allah qui guide qui Il veut. Il connaît mieux cependant les bien-guidés. » [6]

Cher frère, sache que l’exemple vivant que tu donnes est bien plus éloquent que tous les discours. Il est plus efficace et bénéfique d’utiliser ton admirable caractère, ton exemple parfait et ta droiture pour défendre et appeler à ta religion et à ta nation. Lorsqu’une opportunité s’offre à toi pour donner un discours ou un sermon dans leurs lieux de réunions ou associations, prépare-toi soigneusement. Choisis un discours qui ne créera pas de trouble et n’offensera pas l’intégrité [de tes auditeurs]. Ne crains pas leur position car Dieu est avec ceux qui sont sincères. Sois positif et n’insulte pas leur croyance. Mets plutôt en lumière leur bonté innée et révèle-leur nos croyances. En agissant ainsi, tu les auras correctement invité à la conscience et tu les auras motivés.

Enfin, j’ai tellement de choses à te dire et j’aurais aimé continuer à te donner des conseils mais je crains qu’en prolongeant le discours tu n’oublies beaucoup de ce que j’ai dit, car l’excès de parole détourne de l’essentiel.

Je souhaite que Dieu vous élève tous deux au rang des pieux successeurs, qu’Il vous protège et vous accorde un bon retour, comme le souhaiterait toute personne sincère. Que Dieu soit garant de votre religion, de vos devoirs et du résultat de vos actions. Que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur vous.

Amen.”

P.-S.
Letter to a Muslim Student in the West : Al Banna, Imam Hassan [PB , 31pp, Small Booklet The Islamic Foundation & Fosis Ikhwan al Muslimeen , Muslim Brotherhood]
Traduit de l’anglais (Association Objectif Traduction)
.
Notes
[1] Sourate 38, Sâd, verset 26
[2] Sourate 2, Al-Baqarah, La génisse, verset 184.
[3] Sourate 20, Taha, versets 131 et 132.
[4] Sourate 3, Âl `Imrân, La famille d’Amram, verset 14.
[5] Sourate 7, Al-A`râf, Les limbes, verset 157.
[6] Sourate 28, Al-Qasas, Les récits, verset 56.

miange-midemon
26/05/2011, 21h40
merci à vous deux, pour ces textes, je connaissais celui d’Émile Zola, mais pas celui de Hassan Al-Bannâ. merci pour la découverte dahmane1.

en ce qui me concerne ce qui m'est venu à l'esprit en premier c'est le dernier sermon du prophète Mohamed ( SAWS) je ne sais pas si on peut considérer ce qui suit comme un texte qui a juste marqué l'histoire!

le voici en arabe et en français pour ceux qui ne comprennent pas l'arabe.


أيها الناس اسمعوا

قولي ، فإني لا أدري لعلي لا ألقاكم بعد عامي هذا بهذا الموقف أبدا ، أيها الناس إن دماءكم وأموالكم

عليكم حرام إلى أن تلقوا ربكم كحرمة يومكم هذا ، وكحرمة شهركم هذا ، وإنكم ستلقون ربكم فيسألكم عن

أعمالكم وقد بلغت ، فمن كان عنده أمانة فليؤدها إلى من ائتمنه عليها ، وإن كل ربا موضوع ولكن لكم رءوس

أموالكم لا تظلمون ولا تظلمون . قضى الله أنه لا ربا ، وإن ربا عباس بن عبد المطلب موضوع كله وأن كل دم

كان في الجاهلية موضوع وإن أول دمائكم أضع دم ابن ربيعة بن الحارث بن عبد المطلب ، وكان مسترضعا

في بني ليث فقتلته هذيل فهو أول ما أبدأ به من دماء الجاهلية . أما بعد.....

أيها الناس فإن الشيطان قد يئس من أن يعبد بأرضكم هذه أبدا ، ولكنه إن يطع فيما سوى ذلك فقد

رضي به بما تحقرون من أعمالكم فاحذروه على دينكم أيها الناس إن النسيء زيادة في الكفر يضل به الذين

كفروا ، يحلونه عاما ويحرمونه عاما ،

ليواطئوا عدة ما حرم الله فيحلوا ما حرم الله ويحرموا ما أحل الله . إن الزمان قد استدار كهيئته يوم خلق الله

السموات والأرض وإن عدة الشهور عند الله اثنا عشر شهرا ، منها أربعة حرم ثلاثة متوالية ورجب مضر ،

الذي بين جمادى وشعبان . أما بعد أيها الناس ، فإن لكم على نسائكم حقا ، ولهن عليكم حقا ، لكم عليهن

أن لا يوطئن فرشكم أحدا تكرهونه وعليهن أن لا يأتين بفاحشة مبينة فإن فعلن فإن الله قد أذن لكم أن

تهجروهن في المضاجع وتضربوهن ضربا غير مبرح فإن انتهين فلهن رزقهن وكسوتهن بالمعروف واستوصوا

بالنساء خيرا ، فإنهن عندكم عوان لا يملكن لأنفسهن شيئا ، وإنكم إنما أخذتموهن بأمانة الله واستحللتم

فروجهن بكلمات الله فاعقلوا أيها الناس قولي ، فإني قد بلغت ، وقد تركت فيكم ما إن اعتصمتم به فلن

تضلوا أبدا ، أمرا بينا ، كتاب الله وسنة نبيه . أيها الناس اسمعوا قولي واعقلوه تعلمن أن كل مسلم أخ

للمسلم وأن المسلمين إخوة فلا يحل لامرئ من أخيه إلا ما أعطاه عن طيب نفس منه فلا تظلمن أنفسكم

اللهم هل بلغت ؟ فذكر لي أن الناس قالوا : اللهم نعم فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم " اللهم ا شهد,,


Après avoir loué et remercié Dieu, le prophète (paix soit sur lui) dit :

"O peuple ! Prêtez-moi une oreille attentive, car je ne sais pas si je serai encore parmi vous l'an prochain. Alors, écoutez ce que je dis avec beaucoup d'attention et transmettez ces mots à ceux qui ne pouvaient être présents aujourd'hui.

O peuple ! Tout comme vous considérez ce mois, ce jour, cette cité sacrée, considérez aussi la vie et la propriété de tout Musulman comme sacrées. Rendez les biens qu'on vous a prêtés à leurs propriétaires de droit. Ne faites de mal à personne de façon à ce qu'on ne vous fasse pas de mal. Souvenez-vous qu'un jour vous rencontrerez votre Seigneur et Il vous demandera des comptes sur vos actions en ce monde. Dieu vous a interdit l'usure. Alors, toute obligation usuraire doit désormais être annulée. Votre capital est à vous. Vous n'infligerez ni souffrirez d'aucune inéquité. Dieu a jugé qu'il n'y devait pas y avoir d'intérêt et que tout intérêt du à Abbas Ibn 'Abda'Al Muttalib (l'oncle du prophète) doit être annulé.

Tous les droits (à la vengeance) découlant des homocides de la période pré-islamique sont désormais annulés et les premiers que j'abolis sont ceux qui découlent du meurtre de Rabiah Ibn Al Harith (un proche du prophète)

O peuple ! Les incroyants jouent avec le calendrier afin de rendre permissible ce que Dieu a interdit et interdire ce que Dieu a permis. Selon Dieu, les mois sont au nombre de douze. Quatre d'entre-eux sont saints. Trois d'entre-eux sont successifs et un survient entre les mois de Jumada et de Shaban

Faites attention au Diable, pour le bien de votre religion. Il a perdu tout espoir de vous égarer par les grands péchés, alors faites attention de le suivre dans les petits péchés.

O peuple ! Il est vrai que vous avez des droits sur vos femmes, mais elles ont aussi des droits sur vous. Souvenez-vous que vous les avez prises comme femmes seulement avec la permission et de Dieu et en remplissant un pacte avec Lui. Si elles vous restent fidèles, alors il leur revient le droit d'être nourries et vêtues dans la gentillesse. Traîtez bien vos femmes et soyez gentils avec elles, car elles sont vos partenaires et vos assistantes dévouées. Et c'est votre droit qu'elles ne fréquentent pas des gens que vous n'approuvez pas, ainsi que de ne jamais être infidèles. O peuple ! Écoutez-moi avec sincérité. Adorez Dieu, accomplissez vos cinq prières quotidiennes, jeûnez pendant le mois du Ramadan et donnez de votre bien en Zakat (charité). Faites le Hajj (pèlerinage), si vous le pouvez.

Toute l'humanité descend de Adam et Eve. Un Arabe n'est pas supérieur à un non-Arabe et un non-Arabe n'est pas supérieur à un Arabe. Un blanc n'est pas supérieur à un noir et un noir n'est pas supérieur à un blanc - seulement par la piété et la bonne action. Sachez que chaque Musulman est le frère de chaque Musulman et que les Musulmans constituent une fraternité. Le bien d'autrui n'est pas légitime pour un Musulman excepté celui que son frère lui donne de plein gré. Alors, ne vous faites pas d'injustice à vous-mêmes. Souvenez-vous qu'un jour vous rencontrerez Dieu et répondrez pour vos actions en ce monde. Alors faites attention ! Ne vous égarez pas du chemin de la piété après mon départ.

O peuple ! Aucun prophète ou messager ne viendra après moi et aucune nouvelle croyance ne naîtra. Raisonnez bien alors, O peuple, et comprenez les mots que je vous transmets. Je laisse derrière moi deux choses : le Coran et ma Sounna et si vous les suivez, vous ne vous égarerez jamais.

Tous ceux qui écoutent devront transmettre mes paroles aux autres et les autres, à d'autres encore, de façon à ce que les derniers comprennent mes paroles encore mieux que ceux qui m'écoutent directement. Sois témoin, O Dieu, que j'ai transmis Ton message à Ton peuple".

au_gré_du_vent
26/05/2011, 21h47
Hassan el Banna, ce n'est pas ce dur de chez dur en islam?

Merci malak pour ce rappel...

Je pense aussi à ce fameux 'I have a dream' de Martin luther King!

en voici une traduction, mais c'est beaucoup plus beau dans sa version originale!



I Have a Dream - French Translation
J'ai un Rève
Martin Luther King, Jr.
Discours prononcé par Martin Luther King, Jr, sur les marches du Lincoln Memorial, Washington D.C., le 28 août 1963.
Il y a cent ans, un grand américain, qui jete sur nous aujourd'hui son ombre symbolique, a signé la Proclamation d'Emancipation. Cet arrête d'une importance capitale venait porter lumière, comme une phare d'espoir, aux millions d'esclaves Noirs marqués par les flammes d'une injustice foudroyante, et annonçait l'aube joyeuse qui allait mettre fin à la longue nuit de la captivité.

Mais un siecle plus tard, nous devons faire le constat tragique que les Noirs ne sont pas encore libres. Un siècle plus tard, la vie des Noirs reste entravée par la ségrégation et enchainée par la discrimination. Un siècle plus tard, les Noirs représentent un ilôt de pauvreté au milieu d'un vaste océan de prospérité matérielle. Un siècle plus tard, le Noirs languissent toujours dans les marges de la société américaine, des exilés dans leur propre terre. Alors nous venons içi aujourd'hui pour dramatiser notre condition effroyable.

Nous venons à la capitale de notre nation pour demander, en quelque sorte, le paiement d'un chèque. Quand les architectes de notre république ecrivirent les textes magnifiques de la Constitution et de la Déclaration d'Indépendence, ils signèrent un billet à l'ordre de chaque américain. C'était la promesse que chacun serait assuré de son droit inaliènable a la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur.

Il est aujourd'hui evident que l'Amérique a manqué a cet engagement quant à ses citoyens de couleur. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, l'Amérique à passé au peuple Noir un chèque qui revient marqué "sans provisions". Mais nous ne saurons croire que la banque de la Justice a fait faillite. Nous ne saurons croire qu'il n'y a plus suffisamment de provisions dans les grands coffres d'opportunité nationaux. Alors nous venons exiger paiement contre ce chèque, paiement sur demande des richesses de la liberté et de la sécurité que procure la justice. Nous venons également à cet endroit sacré pour rappeler à l'Amérique l'urgence absolue du moment. Ce n'est pas le moment de prendre le luxe de laisser calmer les esprits, ni de nous laisser endormir par une approche gradualiste. Il est temps de quitter la vallée sombre et désolée de la ségrégation pour prendre le chemin ensoleillé de la justice raciale. Il est temps d'ouvrir les portes de l'opportunité à tous les enfants de Dieu. Il est temps de tirer notre nation des sables mouvants de l'injustice raciale jusqu'au rocher solide de la fraternité.

Que la nation ne tienne pas compte de l'urgence du moment, qu'elle sous-estime la détermination des Noirs, lui serait fatal. Cet été étouffant du mécontentement légitime des Noirs ne prendra fin qu'à l'arrivée d'une automne vivifiante qui amenera liberté et égalité. L'annee 1963 n'est pas une fin, mais un début. Ceux qui veulent croire que les Noirs seront satisfaits seulement de s'exprimer avec force auront un fâcheux réveil si la nation revient aux affaires habituelles comme si de rien n'était. L'Amérique ne connaîtra ni repos ni tranquilité tant que les Noirs ne jouissent pas pleinement de leurs droit civiques. Les orages de la révolte continueront à secouer les fondations de notre pays jusqu'au jour où la lumière de la justice arrivera.

Mais il y a quelquechose que je doit dire à mon peuple, qui sont sur le point de franchir le seuil de la justice. En luttant pour prendre notre juste place, nous ne devrons pas nous rendre coupables d'actes injustes. Ne buvons pas de la coupe de l'amertume et de la haine pour assouvir notre soif.

Nous devons toujours conduire notre lutte dans un haut souci de dignité et de la discipline. Nous ne pouvons pas laisser notre protestation créative dégénérer en violence physique. Encore et encore, nous devons atteindre ce niveau exalté où nous opposons à la force physique, la force de l'âme. Le militantisme merveilleux qui a pris la communauté noire ne doit pas nous amener à nous méfier de tous les Blancs, puisque beaucoup de nos frères Blancs, on le voit par leur présence içi aujourd'hui, se sont rendus compte que leur destin est lié au nôtre, et que leur liberté dépend étroitement de la nôtre. Nous ne pouvons pas marcher seuls.

Et quand nous marchons, nous devons jurer d'aller toujours de l'avant. Nous ne pouvons pas faire demi-tour. Il y en a qui demandent aux fervents des droits civiques, "Quand serez-vous satisfaits?" Nous ne saurons être satisfaits tant que nous ne pouvons pas laisser nos corps fatigués se reposer dans les motels des routes ni les hôtels des villes. Nous ne saurons être satisfaits tant que les Noirs ne peuvent bouger que d'un petit ghetto à un ghetto plus grand. Nous ne saurons être satisfaits tant qu'un Noir en Mississippi n'a pas le droit de voter et qu'un Noir à New York ne voit rien pour lequel il peut voter. Non, non-nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons satisfaits que le jour où la justice se déchainera comme les eaux, et que la rectitude sera comme une fleuve puissante.

Je ne suis pas sans savoir que certains d'entre vous arrivent ici après maintes épreuves et tribulations. Certains d'entre vous viennent directement des cellules étroites de prison. Certains d'entre vous viennent des régions où votre quête pour la liberté vous a laissés meurtris par les orages de la persécution et renversés par le vent de la brutalité policière. Vous êtes les véterans de la souffrance créative. Persévérez dans l'assurance que la souffrance non-méritée vous portera rédemption.

Retournez au Mississippi, retournez à l'Alabama, retournez à la Géorgie, retournez à la Louisiane, retournez aux ghettos et quartiers pauvres de nos villes du Nord, en sachant que cette situation, d'une manière ou d'une autre, peut être et sera changée. Ne nous complaisons pas dans la vallée de la désespoir.

Je vous dis aujourd'hui, mes amis, que malgré les difficultes et les frustrations du moment, j'ai quand même un rève. C'est un rève profondement enracinée dans le rève américain.

J'ai un rève-qu'un jour, cette nation se lèvera et vivra la vrai signification de son croyance: "Nous tenons ces vérités comme allant de soi, que les hommes naissent égaux."

J'ai un rève-qu'un jour, sur les collines de terre rouge de la Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité.

J'ai un rève-qu'un jour même l'etat de Mississippi, un désert étouffant d'injustice et d'oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.

J'ai un rève-que mes quatre enfants habiteront un jour une nation où ils seront jugés non pas par la couleur de leur peau, mais par le contenu de leur caractère.

J'ai un rève aujourd'hui.

J'ai un rève-qu'un jour l'état de l'Alabama, dont le gouverneur actuel parle d'interposition et de nullification, sera transformé en un endroit où des petits enfants noires pourront prendre la main des petits enfants blancs et marcher ensemble comme freres et soeurs.

J'ai un rève aujourd'hui.

J'ai un rève-qu'un jour, chaque vallée sera levée, chaque colline et montagne sera nivellé, les endroits rugueux seront lissés et les endroits tortueux seront faits droits, et la gloire du Seigneur sera révélée, et tous les hommes la verront ensemble.

Ceci est notre espoir. C'est avec cet espoir que je rentre au Sud. Avec cette foi, nous pourrons transformer les discordances de notre nation en une belle symphonie de fraternité. Avec cette foi, nous pourrons travailler ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, être emprisonnés ensemble, nous révoltons pour la liberte ensemble, en sachant qu'un jour nous serons libres.

Quand ce jour arrivera, tous les enfants de Dieu pourront chanter avec un sens nouveau cette chanson patriotique, "Mon pays, c'est de toi, douce patrie de la liberté, c'est de toi que je chante. Terre où reposent mes aïeux, fierté des pélerins, de chaque montagne, que la liberté retentisse."

Et si l'Amérique veut être une grande nation ceci doit se faire. Alors, que la liberté retentisse des grandes collines du New Hampshire. Que la liberté retentisse des montagnes puissantes du New York. Que la liberté retentisse des hauts Alleghenies de la Pennsylvanie!

Que la liberté retentisse des Rockies enneigées du Colorado!

Que la liberté retentisse des beaux sommets de la Californie!

Mais pas que ça-que la liberté retentisse des Stone Mountains de la Georgie!

Que la liberté retentisse des Lookout Mountains du Tennessee!

Que la liberté retentisse de chaque colline et de chaque taupiniere du Mississippi! Que la liberté retentisse!

Quand nous laisserons retentir la liberté, quand nous la laisserons retentir de chaque village et de chaque lieu-dit, de chaque état et de chaque ville, nous ferons approcher ce jour quand tous les enfants de Dieu, Noirs et Blancs, Juifs et Gentils, Catholiques et Protéstants, pourront se prendre par la main et chanter les paroles du vieux spiritual noir, "Enfin libres! Enfin libres! Dieu Tout-Puissant, merci, nous sommes enfin libres!"

dahmane1
27/05/2011, 12h23
merci à vous deux, pour ces textes, je connaissais celui d’Émile Zola, mais pas celui de Hassan Al-Bannâ. merci pour la découverte dahmane1.

en ce qui me concerne ce qui m'est venu à l'esprit en premier c'est le dernier sermon du prophète Mohamed ( SAWS) je ne sais pas si on peut considérer ce qui suit comme un texte qui a juste marqué l'histoire!

le voici en arabe et en français pour ceux qui ne comprennent pas l'arabe.


أيها الناس اسمعوا

قولي ، فإني لا أدري لعلي لا ألقاكم بعد عامي هذا بهذا الموقف أبدا ، أيها الناس إن دماءكم وأموالكم

عليكم حرام إلى أن تلقوا ربكم كحرمة يومكم هذا ، وكحرمة شهركم هذا ، وإنكم ستلقون ربكم فيسألكم عن

أعمالكم وقد بلغت ، فمن كان عنده أمانة فليؤدها إلى من ائتمنه عليها ، وإن كل ربا موضوع ولكن لكم رءوس

أموالكم لا تظلمون ولا تظلمون . قضى الله أنه لا ربا ، وإن ربا عباس بن عبد المطلب موضوع كله وأن كل دم

كان في الجاهلية موضوع وإن أول دمائكم أضع دم ابن ربيعة بن الحارث بن عبد المطلب ، وكان مسترضعا

في بني ليث فقتلته هذيل فهو أول ما أبدأ به من دماء الجاهلية . أما بعد.....

أيها الناس فإن الشيطان قد يئس من أن يعبد بأرضكم هذه أبدا ، ولكنه إن يطع فيما سوى ذلك فقد

رضي به بما تحقرون من أعمالكم فاحذروه على دينكم أيها الناس إن النسيء زيادة في الكفر يضل به الذين

كفروا ، يحلونه عاما ويحرمونه عاما ،

ليواطئوا عدة ما حرم الله فيحلوا ما حرم الله ويحرموا ما أحل الله . إن الزمان قد استدار كهيئته يوم خلق الله

السموات والأرض وإن عدة الشهور عند الله اثنا عشر شهرا ، منها أربعة حرم ثلاثة متوالية ورجب مضر ،

الذي بين جمادى وشعبان . أما بعد أيها الناس ، فإن لكم على نسائكم حقا ، ولهن عليكم حقا ، لكم عليهن

أن لا يوطئن فرشكم أحدا تكرهونه وعليهن أن لا يأتين بفاحشة مبينة فإن فعلن فإن الله قد أذن لكم أن

تهجروهن في المضاجع وتضربوهن ضربا غير مبرح فإن انتهين فلهن رزقهن وكسوتهن بالمعروف واستوصوا

بالنساء خيرا ، فإنهن عندكم عوان لا يملكن لأنفسهن شيئا ، وإنكم إنما أخذتموهن بأمانة الله واستحللتم

فروجهن بكلمات الله فاعقلوا أيها الناس قولي ، فإني قد بلغت ، وقد تركت فيكم ما إن اعتصمتم به فلن

تضلوا أبدا ، أمرا بينا ، كتاب الله وسنة نبيه . أيها الناس اسمعوا قولي واعقلوه تعلمن أن كل مسلم أخ

للمسلم وأن المسلمين إخوة فلا يحل لامرئ من أخيه إلا ما أعطاه عن طيب نفس منه فلا تظلمن أنفسكم

اللهم هل بلغت ؟ فذكر لي أن الناس قالوا : اللهم نعم فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم " اللهم ا شهد,,


Après avoir loué et remercié Dieu, le prophète (paix soit sur lui) dit :

"O peuple ! Prêtez-moi une oreille attentive, car je ne sais pas si je serai encore parmi vous l'an prochain. Alors, écoutez ce que je dis avec beaucoup d'attention et transmettez ces mots à ceux qui ne pouvaient être présents aujourd'hui.

O peuple ! Tout comme vous considérez ce mois, ce jour, cette cité sacrée, considérez aussi la vie et la propriété de tout Musulman comme sacrées. Rendez les biens qu'on vous a prêtés à leurs propriétaires de droit. Ne faites de mal à personne de façon à ce qu'on ne vous fasse pas de mal. Souvenez-vous qu'un jour vous rencontrerez votre Seigneur et Il vous demandera des comptes sur vos actions en ce monde. Dieu vous a interdit l'usure. Alors, toute obligation usuraire doit désormais être annulée. Votre capital est à vous. Vous n'infligerez ni souffrirez d'aucune inéquité. Dieu a jugé qu'il n'y devait pas y avoir d'intérêt et que tout intérêt du à Abbas Ibn 'Abda'Al Muttalib (l'oncle du prophète) doit être annulé.

Tous les droits (à la vengeance) découlant des homocides de la période pré-islamique sont désormais annulés et les premiers que j'abolis sont ceux qui découlent du meurtre de Rabiah Ibn Al Harith (un proche du prophète)

O peuple ! Les incroyants jouent avec le calendrier afin de rendre permissible ce que Dieu a interdit et interdire ce que Dieu a permis. Selon Dieu, les mois sont au nombre de douze. Quatre d'entre-eux sont saints. Trois d'entre-eux sont successifs et un survient entre les mois de Jumada et de Shaban

Faites attention au Diable, pour le bien de votre religion. Il a perdu tout espoir de vous égarer par les grands péchés, alors faites attention de le suivre dans les petits péchés.

O peuple ! Il est vrai que vous avez des droits sur vos femmes, mais elles ont aussi des droits sur vous. Souvenez-vous que vous les avez prises comme femmes seulement avec la permission et de Dieu et en remplissant un pacte avec Lui. Si elles vous restent fidèles, alors il leur revient le droit d'être nourries et vêtues dans la gentillesse. Traîtez bien vos femmes et soyez gentils avec elles, car elles sont vos partenaires et vos assistantes dévouées. Et c'est votre droit qu'elles ne fréquentent pas des gens que vous n'approuvez pas, ainsi que de ne jamais être infidèles. O peuple ! Écoutez-moi avec sincérité. Adorez Dieu, accomplissez vos cinq prières quotidiennes, jeûnez pendant le mois du Ramadan et donnez de votre bien en Zakat (charité). Faites le Hajj (pèlerinage), si vous le pouvez.

Toute l'humanité descend de Adam et Eve. Un Arabe n'est pas supérieur à un non-Arabe et un non-Arabe n'est pas supérieur à un Arabe. Un blanc n'est pas supérieur à un noir et un noir n'est pas supérieur à un blanc - seulement par la piété et la bonne action. Sachez que chaque Musulman est le frère de chaque Musulman et que les Musulmans constituent une fraternité. Le bien d'autrui n'est pas légitime pour un Musulman excepté celui que son frère lui donne de plein gré. Alors, ne vous faites pas d'injustice à vous-mêmes. Souvenez-vous qu'un jour vous rencontrerez Dieu et répondrez pour vos actions en ce monde. Alors faites attention ! Ne vous égarez pas du chemin de la piété après mon départ.

O peuple ! Aucun prophète ou messager ne viendra après moi et aucune nouvelle croyance ne naîtra. Raisonnez bien alors, O peuple, et comprenez les mots que je vous transmets. Je laisse derrière moi deux choses : le Coran et ma Sounna et si vous les suivez, vous ne vous égarerez jamais.

Tous ceux qui écoutent devront transmettre mes paroles aux autres et les autres, à d'autres encore, de façon à ce que les derniers comprennent mes paroles encore mieux que ceux qui m'écoutent directement. Sois témoin, O Dieu, que j'ai transmis Ton message à Ton peuple".

...mais c’est l’histoire elle-même…personne n’a pu être plus éloquent et plus convaincant que le prophète صلى الله عليه واله وستم avec le témoignage de non musulmans…je te suggere le livre “The 100 : A Ranking of the Most Influential Persons in History” (les 100 premiers : un classement des personnes les plus influentes de l’histoire)

miange-midemon
27/05/2011, 22h53
...mais c’est l’histoire elle-même…personne n’a pu être plus éloquent et plus convaincant que le prophète صلى الله عليه واله وستم avec le témoignage de non musulmans…je te suggere le livre “The 100 : A Ranking of the Most Influential Persons in History” (les 100 premiers : un classement des personnes les plus influentes de l’histoire)

oui tout a fait, mais c'est juste que je ne me voyais pas dire une bêtise comme "un des textes qui ont marqué l'histoire" pour ce sermon .:)

miange-midemon
27/05/2011, 23h00
Hassan el Banna, ce n'est pas ce dur de chez dur en islam?

Merci malak pour ce rappel...

Je pense aussi à ce fameux 'I have a dream' de Martin luther King!

en voici une traduction, mais c'est beaucoup plus beau dans sa version originale!



I Have a Dream - French Translation
J'ai un Rève
Martin Luther King, Jr.
Discours prononcé par Martin Luther King, Jr, sur les marches du Lincoln Memorial, Washington D.C., le 28 août 1963.
Il y a cent ans, un grand américain, qui jete sur nous aujourd'hui son ombre symbolique, a signé la Proclamation d'Emancipation. Cet arrête d'une importance capitale venait porter lumière, comme une phare d'espoir, aux millions d'esclaves Noirs marqués par les flammes d'une injustice foudroyante, et annonçait l'aube joyeuse qui allait mettre fin à la longue nuit de la captivité.

Mais un siecle plus tard, nous devons faire le constat tragique que les Noirs ne sont pas encore libres. Un siècle plus tard, la vie des Noirs reste entravée par la ségrégation et enchainée par la discrimination. Un siècle plus tard, les Noirs représentent un ilôt de pauvreté au milieu d'un vaste océan de prospérité matérielle. Un siècle plus tard, le Noirs languissent toujours dans les marges de la société américaine, des exilés dans leur propre terre. Alors nous venons içi aujourd'hui pour dramatiser notre condition effroyable.

Nous venons à la capitale de notre nation pour demander, en quelque sorte, le paiement d'un chèque. Quand les architectes de notre république ecrivirent les textes magnifiques de la Constitution et de la Déclaration d'Indépendence, ils signèrent un billet à l'ordre de chaque américain. C'était la promesse que chacun serait assuré de son droit inaliènable a la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur.

Il est aujourd'hui evident que l'Amérique a manqué a cet engagement quant à ses citoyens de couleur. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, l'Amérique à passé au peuple Noir un chèque qui revient marqué "sans provisions". Mais nous ne saurons croire que la banque de la Justice a fait faillite. Nous ne saurons croire qu'il n'y a plus suffisamment de provisions dans les grands coffres d'opportunité nationaux. Alors nous venons exiger paiement contre ce chèque, paiement sur demande des richesses de la liberté et de la sécurité que procure la justice. Nous venons également à cet endroit sacré pour rappeler à l'Amérique l'urgence absolue du moment. Ce n'est pas le moment de prendre le luxe de laisser calmer les esprits, ni de nous laisser endormir par une approche gradualiste. Il est temps de quitter la vallée sombre et désolée de la ségrégation pour prendre le chemin ensoleillé de la justice raciale. Il est temps d'ouvrir les portes de l'opportunité à tous les enfants de Dieu. Il est temps de tirer notre nation des sables mouvants de l'injustice raciale jusqu'au rocher solide de la fraternité.

Que la nation ne tienne pas compte de l'urgence du moment, qu'elle sous-estime la détermination des Noirs, lui serait fatal. Cet été étouffant du mécontentement légitime des Noirs ne prendra fin qu'à l'arrivée d'une automne vivifiante qui amenera liberté et égalité. L'annee 1963 n'est pas une fin, mais un début. Ceux qui veulent croire que les Noirs seront satisfaits seulement de s'exprimer avec force auront un fâcheux réveil si la nation revient aux affaires habituelles comme si de rien n'était. L'Amérique ne connaîtra ni repos ni tranquilité tant que les Noirs ne jouissent pas pleinement de leurs droit civiques. Les orages de la révolte continueront à secouer les fondations de notre pays jusqu'au jour où la lumière de la justice arrivera.

Mais il y a quelquechose que je doit dire à mon peuple, qui sont sur le point de franchir le seuil de la justice. En luttant pour prendre notre juste place, nous ne devrons pas nous rendre coupables d'actes injustes. Ne buvons pas de la coupe de l'amertume et de la haine pour assouvir notre soif.

Nous devons toujours conduire notre lutte dans un haut souci de dignité et de la discipline. Nous ne pouvons pas laisser notre protestation créative dégénérer en violence physique. Encore et encore, nous devons atteindre ce niveau exalté où nous opposons à la force physique, la force de l'âme. Le militantisme merveilleux qui a pris la communauté noire ne doit pas nous amener à nous méfier de tous les Blancs, puisque beaucoup de nos frères Blancs, on le voit par leur présence içi aujourd'hui, se sont rendus compte que leur destin est lié au nôtre, et que leur liberté dépend étroitement de la nôtre. Nous ne pouvons pas marcher seuls.

Et quand nous marchons, nous devons jurer d'aller toujours de l'avant. Nous ne pouvons pas faire demi-tour. Il y en a qui demandent aux fervents des droits civiques, "Quand serez-vous satisfaits?" Nous ne saurons être satisfaits tant que nous ne pouvons pas laisser nos corps fatigués se reposer dans les motels des routes ni les hôtels des villes. Nous ne saurons être satisfaits tant que les Noirs ne peuvent bouger que d'un petit ghetto à un ghetto plus grand. Nous ne saurons être satisfaits tant qu'un Noir en Mississippi n'a pas le droit de voter et qu'un Noir à New York ne voit rien pour lequel il peut voter. Non, non-nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons satisfaits que le jour où la justice se déchainera comme les eaux, et que la rectitude sera comme une fleuve puissante.

Je ne suis pas sans savoir que certains d'entre vous arrivent ici après maintes épreuves et tribulations. Certains d'entre vous viennent directement des cellules étroites de prison. Certains d'entre vous viennent des régions où votre quête pour la liberté vous a laissés meurtris par les orages de la persécution et renversés par le vent de la brutalité policière. Vous êtes les véterans de la souffrance créative. Persévérez dans l'assurance que la souffrance non-méritée vous portera rédemption.

Retournez au Mississippi, retournez à l'Alabama, retournez à la Géorgie, retournez à la Louisiane, retournez aux ghettos et quartiers pauvres de nos villes du Nord, en sachant que cette situation, d'une manière ou d'une autre, peut être et sera changée. Ne nous complaisons pas dans la vallée de la désespoir.

Je vous dis aujourd'hui, mes amis, que malgré les difficultes et les frustrations du moment, j'ai quand même un rève. C'est un rève profondement enracinée dans le rève américain.

J'ai un rève-qu'un jour, cette nation se lèvera et vivra la vrai signification de son croyance: "Nous tenons ces vérités comme allant de soi, que les hommes naissent égaux."

J'ai un rève-qu'un jour, sur les collines de terre rouge de la Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité.

J'ai un rève-qu'un jour même l'etat de Mississippi, un désert étouffant d'injustice et d'oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.

J'ai un rève-que mes quatre enfants habiteront un jour une nation où ils seront jugés non pas par la couleur de leur peau, mais par le contenu de leur caractère.

J'ai un rève aujourd'hui.

J'ai un rève-qu'un jour l'état de l'Alabama, dont le gouverneur actuel parle d'interposition et de nullification, sera transformé en un endroit où des petits enfants noires pourront prendre la main des petits enfants blancs et marcher ensemble comme freres et soeurs.

J'ai un rève aujourd'hui.

J'ai un rève-qu'un jour, chaque vallée sera levée, chaque colline et montagne sera nivellé, les endroits rugueux seront lissés et les endroits tortueux seront faits droits, et la gloire du Seigneur sera révélée, et tous les hommes la verront ensemble.

Ceci est notre espoir. C'est avec cet espoir que je rentre au Sud. Avec cette foi, nous pourrons transformer les discordances de notre nation en une belle symphonie de fraternité. Avec cette foi, nous pourrons travailler ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, être emprisonnés ensemble, nous révoltons pour la liberte ensemble, en sachant qu'un jour nous serons libres.

Quand ce jour arrivera, tous les enfants de Dieu pourront chanter avec un sens nouveau cette chanson patriotique, "Mon pays, c'est de toi, douce patrie de la liberté, c'est de toi que je chante. Terre où reposent mes aïeux, fierté des pélerins, de chaque montagne, que la liberté retentisse."

Et si l'Amérique veut être une grande nation ceci doit se faire. Alors, que la liberté retentisse des grandes collines du New Hampshire. Que la liberté retentisse des montagnes puissantes du New York. Que la liberté retentisse des hauts Alleghenies de la Pennsylvanie!

Que la liberté retentisse des Rockies enneigées du Colorado!

Que la liberté retentisse des beaux sommets de la Californie!

Mais pas que ça-que la liberté retentisse des Stone Mountains de la Georgie!

Que la liberté retentisse des Lookout Mountains du Tennessee!

Que la liberté retentisse de chaque colline et de chaque taupiniere du Mississippi! Que la liberté retentisse!

Quand nous laisserons retentir la liberté, quand nous la laisserons retentir de chaque village et de chaque lieu-dit, de chaque état et de chaque ville, nous ferons approcher ce jour quand tous les enfants de Dieu, Noirs et Blancs, Juifs et Gentils, Catholiques et Protéstants, pourront se prendre par la main et chanter les paroles du vieux spiritual noir, "Enfin libres! Enfin libres! Dieu Tout-Puissant, merci, nous sommes enfin libres!"


oui c'est vrai avec sa personnalité et sa voix, ca a plus d'impact!
je ne sais pas quelle serait sa réaction en voyant Obama à la tête de la plus grande puissance mondiale?!

dahmane1
28/05/2011, 08h58
Voila un texte qui a marqué l’histoire humaine d’une révolution référence, je cite le manifeste du 1° Novembre 1954


Appel au peuple algérien
Texte intégral du premier appel adressé par
le Secrétariat général du Front de libération nationale
au peuple algérien
le 1er Novembre 1954

« PEUPLE ALGÉRIEN,
MILITANTS DE LA CAUSE NATIONALE,
A vous qui êtes appelés à nous juger (le premier d’une façon générale, les seconds tout particulièrement), notre souci en diffusant la présente proclamation est de vous éclairer sur les raisons profondes qui nous ont poussés à agir en vous exposant notre programme, le sens de notre action, le bien-fondé de nos vues dont le but demeure l’indépendance nationale dans le cadre nord-africain. Notre désir aussi est de vous éviter la confusion que pourraient entretenir l’impérialisme et ses agents administratifs et autres politicailleurs véreux.
Nous considérons avant tout qu’après des décades de lutte, le mouvement national a atteint sa phase de réalisation. En effet, le but d’un mouvement révolutionnaire étant de créer toutes les conditions d’une action libératrice, nous estimons que, sous ses aspects internes, le peuple est uni derrière le mot d’ordre d’indépendance et d’action et, sous les aspects extérieurs, le climat de détente est favorable pour le règlement des problèmes mineurs, dont le nôtre, avec surtout l’appui diplomatique de nos frères arabo-musulmans. Les événements du Maroc et de Tunisie sont à ce sujet significatifs et marquent profondément le processus de la lutte de libération de l’Afrique du Nord. A noter dans ce domaine que nous avons depuis fort longtemps été les précurseurs de l’unité dans l’action, malheureusement jamais réalisée entre les trois pays.
Aujourd’hui, les uns et les autres sont engagés résolument dans cette voie, et nous, relégués à l’arrière, nous subissons le sort de ceux qui sont dépassés. C’est ainsi que notre mouvement national, terrassé par des années d’immobilisme et de routine, mal orienté, privé du soutien indispensable de l’opinion populaire, dépassé par les événements, se désagrège progressivement à la grande satisfaction du colonialisme qui croit avoir remporté la plus grande victoire de sa lutte contre l’avant-garde algérienne.
L’HEURE EST GRAVE !
Devant cette situation qui risque de devenir irréparable, une équipe de jeunes responsables et militants conscients, ralliant autour d’elle la majorités des éléments encore sains et décidés, a jugé le moment venu de sortir le mouvement national de l’impasse où l’ont acculé les luttes de personnes et d’influence, pour le lancer aux côtés des frères marocains et tunisiens dans la véritable lutte révolutionnaire.
Nous tenons à cet effet à préciser que nous sommes indépendants des deux clans qui se disputent le pouvoir. Plaçant l’intérêt national au-dessus de toutes les considérations mesquines et erronées de personnes et prestige, conformément aux principes révolutionnaires, notre action est dirigée uniquement contre le colonialisme, seul ennemi et aveugle, qui s’est toujours refusé à accorder la moindre liberté par des moyens de lutte pacifique.
Ce sont là, nous pensons, des raisons suffisantes qui font que notre mouvement de rénovation se présente sous l’étiquette de FRONT DE LIBÉRATION NATIONALE, se dégageant ainsi de toutes les compromissions possibles et offrant la possibilité à tous les patriotes algériens de toutes les couches sociales, de tous les partis et mouvements purement algériens, de s’intégrer dans la lutte de libération sans aucune autre considération.
Pour préciser, nous retraçons ci-après, les grandes lignes de notre programme politique :
BUT : L’Indépendance nationale par :
1) La restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques.
2) Le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions.
OBJECTIFS INTÉRIEURS:
1) Assainissement politique par la remise du mouvement national révolutionnaire dans sa véritable voie et par l’anéantissement de tous les vestiges de corruption et de réformisme, cause de notre régression actuelle.
2) Rassemblement et organisation de toutes les énergies saines du peuple algérien pour la liquidation du système colonial.
OBJECTIFS EXTÉRIEURS:
- Internationalisation du problème algérien.
- Réalisation de l’Unité nord-africaine dans le cadre naturel arabo-musulman.
- Dans le cadre de la charte des Nations Unies, affirmation de notre sympathie à l’égard de toutes nations qui appuieraient notre action libératrice.
MOYENS DE LUTTE :
Conformément aux principes révolutionnaires et compte tenu des situations intérieure et extérieure, la continuation de la lutte par tous les moyens jusqu’à la réalisation de notre but.
Pour parvenir à ces fins, le Front de libération nationale aura deux tâches essentielles à mener de front et simultanément : une action intérieure tant sur le plan politique que sur le plan de l’action propre, et une action extérieure en vue de faire du problème algérien une réalité pour le monde entier avec l’appui de tous nos alliés naturels.
C’est là une tâche écrasante qui nécessite la mobilisation de toutes les énergies et toutes les ressources nationales. Il est vrai, la lutte sera longue mais l’issue est certaine.
En dernier lieu, afin d’éviter les fausses interprétations et les faux-fuyants, pour prouver notre désir de paix, limiter les pertes en vies humains et les effusions de sang, nous avançons une plate-forme honorable de discussion aux autorités françaises si ces dernières sont animées de bonne foi et reconnaissent une fois pour toutes aux peuples qu’elles subjuguent le droit de disposer d’eux-mêmes.
1) La reconnaissance de la nationalité algérienne par une déclaration officielle abrogeant les édits, décrets et lois faisant de l’Algérie une terre française en déni de l’histoire, de la géographie, de la langue, de la religion et des mœurs du peuple algérien.
2) l’ouverture des négociations avec les porte-parole autorisés du peuple algérien sur les bases de la reconnaissance de la souveraineté algérienne, une et indivisible.
3) La création d’un climat de confiance par la libération de tous les détenus politiques, la levée de toutes les mesures d’exception et l’arrêt de toute poursuite contre les forces combattantes.
EN CONTREPARTIE :
1) Les intérêts français, culturels et économiques, honnêtement acquis, seront respectés ainsi que les personnes et les familles.
2) Tous les français désirant rester en Algérie auront le choix entre leur nationalité et seront de ce fait considérés comme étrangers vis-à-vis des lois en vigueur ou opteront pour la nationalité algérienne et, dans ce cas, seront considérés comme tels en droits et en devoirs.
3) Les liens entre la France et l’Algérie seront définis et feront l’objet d’un accord entre les deux puissances sur la base de l’égalité et du respect de chacun.
Algérien ! nous t’invitons à méditer notre charte ci-dessus. Ton devoir est de t’y associer pour sauver notre pays et lui rendre sa liberté ; le Front de libération nationale est ton front, sa victoire est la tienne.
Quant à nous, résolus à poursuivre la lutte, sûrs de tes sentiments anti-impérialistes, nous donnons le meilleur de nous-mêmes à la patrie.
1er Novembre 1954
Le Secrétariat national »