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Voir la version complète : Le nom d’une chercheuse algérienne donné à un champignon



dahmane1
03/06/2011, 22h06
le 03.06.11 El Watan
Clitopilus djellouliae, un petit champignon d’à peine quelques centimètres, a été trouvé un peu par hasard sous des cèdres, dans l’herbe du parc du Casino de Vernet- les-Bains (Pyrénées-Orientales, France) lors d’un congrès de mycologie en 2002.
Les mycologues participant à cette rencontre devaient, en effet, chaque après-midi, ramasser des champignons pour ensuite faire l’exercice de les identifier. Radia Djelloul, maître assistante au centre universitaire d’El Tarf, aujourd’hui directrice du département de biologie, ne se doute pas encore que le minuscule champignon qu’elle a rapporté un après-midi va un jour porter son nom. En effet, on ne pourra identifier le clitopile qu’elle présente. C’est un inconnu. Les investigations vont devoir faire appel à des mycologues de plusieurs pays.
Les Italiens, plus spécialisés sur ce genre, ne le connaissent pas non plus. Le verdict tombe après plusieurs années d’investigations : c’est une nouvelle espèce ! Il faudra en tout près de 10 ans de recherches pour l’identification, de consultations de mycologues, de descriptions précises, de commissions diverses pour qu’enfin, on puisse donner un nom à l’espèce. Celui de la personne qui l’a trouvé : Djelloul.
Radia Djelloul est l’un des rares mycologues algériens. Ils seraient une demi-douzaine pour tout le pays. Infiniment moins que nos voisins tunisiens et marocains. Radia D. travaille sur la cartographie des champignons du Parc national d’El Kala, où on a déjà identifié 120 espèces de manière certaine. Un gros travail reste à faire, car il ne se passe pas un jour sans que l’on découvre un nouveau champignon.
Slim Sadki

djazaire62
03/06/2011, 22h09
hummmm ca doit être super bon une omelette au champignon djelloul mdrrrr

Sabrina
03/06/2011, 22h54
Ils seraient une demi-douzaine pour tout le pays.

C' est tout!!???? eh ben!!

psychedelic
04/06/2011, 01h52
les marocaines ne vont plus dormir :p

je sors -_-

dahmane1
04/06/2011, 12h05
E=MC² une toute petite formule qui a fait d’Albert Einstein un génie de la physique…les sciences, c’est des spécialités et des découvertes…

dahmane1
04/06/2011, 20h30
E=MC² une toute petite formule qui a fait d’Albert Einstein un génie de la physique…les sciences, c’est des spécialités et des découvertes…

l'Algérien Ali Benhamza, a découvert les logarithmes 23 ans avant l’Ecossais Neper.

Au Moyen Age, la civilisation arabo musulmane développa, inventa et perfectionna les sciences. Les sciences arabes sont, en effet, très brillantes au Moyen Age. Les sciences arabes désignent les sciences pratiquées par des chercheurs avec pour langue l'arabe.
Les ingénieurs arabes étaient particulièrement inventifs. Par exemple, un livre décrit 100 inventions scientifiques : appareils médicaux, moulins à eau, horloges à eau, moulins à vents, jouets mécaniques... Un grand inventeur andalou a inventé le procédé de fabrication du cristal.
Il y a différentes sciences arabes : les mathématiques (algèbre est un mot arabe), l’astronomie, l'optique, la médecine, la géographie, l'agriculture...

dahmane1
05/06/2011, 18h28
Tahar Touam: Le parcours étonnant d’un prodige algérien

Tahar Touam est un brillant physicien, bourré de diplômes acquis dans les grandes écoles et universités nord-américaines dont la prestigieuse École Polytechnique de Montréal. À l’exception de son pays, c’est un chercheur connu à travers le monde qui a été à l’origine d’une découverte importante dans le domaine de la photonique qui a abouti à la création d’une entreprise de pointe qui s’est effondrée dix-huit mois après son départ. C’est difficile et compliqué à la fois de revivre un jour l’expérience de Tahar Touam. Un parcours impressionnant qui n’a laissé personne indifférent autour de lui. De Annaba à Montréal, l’Algérien s’est distingué dans tous les établissements scolaires qu’il a fréquentés depuis la première année. Déjà au primaire, à l’école Didouche Mourad, ces professeurs remarquent ces bons résultats. Son niveau lui permet de passer directement de la 4e à la 6e où aux examens de fin d’année, il obtient la meilleure note à l’échelle de la ville de Annaba. Au lycée technique, il reçoit le prix d’excellence remis annuellement au meilleur élève. Tout le monde lui prédit une brillante carrière. Jeune, il rêve d’atteindre les sommets. Son voeu se réalise en Amérique du Nord. Il obtient son Ph.D du centre d’optique photonique et laser affilié à l’Université de Laval. L’Algérien est arrivé au Canada en 1986 avec un DES en physique. À Ottawa, il rencontre un accueil chaleureux de la communauté arabe. Les premiers jours, il fait connaissance de Adnan El-Khatib, un Irakien qui l’héberge pendant un mois chez lui, le temps de trouver un appartement. L’Irakien est tellement sympa et gentil avec Tahar que ce dernier lui promet de donner à son premier enfant le prénom Adnan.

Après un bref séjour à l’institut des langues anglaises d’Ottawa, il entre à l’université McGill, à Montréal, où il s’inscrit à l’institut de physique, option quantique. Sa recherche s’oriente vers les composants critiques dans les transitions des phases dynamiques. À la fin de l’année, il est major de promotion avec une moyenne au-dessus des autres qui lui permet d’obtenir le prix d’excellence. En 1987, il est remarqué par le professeur Michel Bélanger qui a réuni tout un dossier sur lui. Ce dernier va se rendre à l’Université McGill pour rencontrer Tahar Touam. Au cours de l’entretien il lui dit : « qu’est ce que tu fais ici, viens travailler avec nous à l’École Polytechnique, je financerai tous tes travaux et recherches ». Le professeur canadien qui l’avait repéré parmi les meilleurs n’avait pas tort, au bout d’une année, le prodige de Annaba obtient un diplôme honorifique de l’École Polytechnique pour sa contribution à la recherche, son apport à l’enseignement et à la visibilité de l’école. Son travail a été choisi par « The International Society of Optical Engineering », comme la meilleure recherche de l’année en télécommunication. Commence alors pour lui une brillante carrière à Montréal. Il va faire partie des différents groupes de recherche qui vont révolutionner la photonique. Tahar Touam, est jeune et l’avenir est devant lui. Ses connaissances en sciences exactes sont la clef de sa réussite. Il connaît beaucoup de choses. Sa présence en Amérique du Nord coïncide avec l’émergence des nouvelles technologies qui vont bouleverser le monde, à la veille du millénaire. Au lieu de 3 ans, il achève la maîtrise science appliquée option optique et laser en 14 mois et fait 5 publications liées à ces recherches scientifiques. L’avantage qu’il a sur les autres : le sens de l’initiative et la maîtrise de plusieurs domaines à la fois : la physique des solides, l’optoélectrique, l’informatique, les mathématiques, la chimie physique, la programmation des méthodes numériques et surtout la conception de logiciels en photonique. Son apport dans la transformation du matériau Sol Gel a été capital en 1998. À l’annonce de la découverte, de Chicago, M. Tony Morreti, vice-président de la multinationale Molex Inc, s’est déplacé en personne à Montréal pour assister à la démonstration. C’est l’avenir du groupe qui se joue devant les spécialistes, les cadres et les bailleurs de fond qui accompagnent l’Américain. Ils ne seront pas épargnés, les questions fusent de toutes parts, les spécialistes ne se gênent pas de l’interpeller sur tous les aspects de l’invention. Du Japon, de l’Europe, de l’Australie et de l’Amérique, plusieurs groupes sont sur le coup. Après huit mois de recherche, Tahar Touam et ses collaborateurs mettent au monde une puce révolutionnaire qui, pour la première fois, est réalisée sur le matériau Sol gel. La découverte va leur rapporter 15 millions de dollars dont 5 millions de Molex inc. Avant de verser l’argent, Tony Morreti, prend l’Algérien à part et lui fait une proposition intéressante. Il l’invite à venir s’installer à Chicago, « tu auras tout ce que tu veux pour monter une compagnie ». Tahar demande à réfléchir, même s’il a les clefs de la découverte, le succès il l’a connu avec ces deux collègues. Les trois se connaissent depuis 10 ans, le premier, S. Iraj Najafi est d’origine iranienne et le Canadien Mark P. Andrews. D’autres investisseurs vont verser d’énormes
sommes. L’argent va permettre au groupe de monter Lumenon Innovative Lightwave Technology, Inc, qui est une société de développement et de conception des composants optiques et des dispositifs en forme de circuits hybrides compacts de verre sur des chips de silicium pour des fournisseurs d’équipement dans les télécommunications, des transmissions de données et des marchés câblodistributeurs. Elles permettent aux sociétés de télécommunication d’augmenter la capacité du transit de leurs réseaux optiques.

au_gré_du_vent
06/06/2011, 09h58
le parcours de Mr Touam n'est malheureusement pas propre à lui: nul n'est prophète chez lui.
Il faut dire que quand la civilisation musulmane était à son apogée, elle attirait les cerveaux, maintenant c'est au tour de l'occident de le faire.

Par ailleurs, il y a des chercheurs algeriens qui, malgré le dénigrement qu'ils ont connu dans leurs pays et qui ont brillé ailleurs essaient d'apporter qlq petite lumière dans leur pays, à travers des séminaires, des cours, des contacts...

Ce n'est pas le cas de tous, il y en a qui ont coupé les ponts et net mais qui leur en voudra?

dahmane1
06/06/2011, 23h29
le Dr Mustapha Ishak-Boushaki, un éminent chercheur qui enseigne depuis janvier 2003, la physique et l’astrophysique à l’université Américaine de Princeton, là où Einstein et plusieurs prix Nobel ont développé des théories et des projets qui ont émerveillé le Monde.

Depuis des siècles des hommes et des femmes, avec beaucoup de patience et d’intelligence, combinent des connaissances durement arrachées au ciel. Leurs études ont enrichi l’astronomie auxquels les arabes au moyen âge ont brillamment contribué à son évolution. Le travail d’Al-Farghani consacré à l’étude des mouvements des corps célestes a été traduit en Latin au XIIe siècle.

L’université de Princeton a formé d’illustres personnages aux États-Unis. C’est une des plus prestigieuses au monde qui a été fondée en 1746 en tant que collège avant de devenir une université en 1896. Cinq hommes politiques sont passés par là, dont le mythique président John F. Kennedy et l’actuel secrétaire d’État à la défense, Donald Rumsfeld. Plusieurs hommes d’affaires, quinze Prix Nobel et surtout l’astronaute Charles Pete Conrad, le troisième homme qui a marché sur la lune.

Au mois de mai 2005, une équipe de cosmologues de l’université Princeton aux État-Unis, dirigé par un Algérien, a proposé une nouvelle technique pour percer les mystères de l’expansion de l’univers qui se trouve dans une phase d'accélération. La technique proposée pourrait déterminer si l’accélération cosmique est causée par une forme d’énergie nouvelle ou si elle est plutôt due à une rupture de la théorie de la relativité générale d’Einstein au niveau des grandes échelles de distance dans l’univers. L’exposé a été présenté par le Dr Mustapha Ishak-Boushaki à l’occasion du congrès annuel de la société canadienne d’astronomie de Montréal.

D’après l’Algérien. « L’accélération de l’expansion de l’univers constitue un des plus intrigants problèmes en astrophysique. Ce problème est aussi relié à plusieurs autres domaines de la physique. Nos recherches ont pour objectif de déterminer les causes possibles de cette accélération ».

Si l’Algérien n’a pas mis les pieds sur la lune comme le souhaitait le poète de Biskra, il contribue par ces recherches à éclaircir les énigmes de l’univers. Ces récentes études publiées en 2005 ont été bien accueillies par la communauté scientifique, elles touchent à un des plus intrigants problèmes en astrophysique moderne. Les revues spécialisées : Physical Review D, Classical and Quantum Gravity, General Relativity and Gravitation... etc., publient les travaux des chercheurs sur acceptation d’un comité de lecture composé d’une équipe de scientifique internationale. Une des publications de l’Algérien a été votée parmi les « highlights » en 2002 dans la revue Classical and Quantum Gravity.

Le jury du Conseil de Recherches en Sciences Naturelles et en Génie du Canada ne s’est pas trompé en octroyant une bourse scientifique au chercheur Algérien. Dans le document qui accompagne le certificat de bourse (2002-2004), le jury justifie de belle manière son choix : « Cette bourse souligne l’excellence du dossier universitaire, les compétences et le potentiel en recherche, les qualités de leadership ainsi que les talents de communicateur du titulaire ».

Avant de partir pour les État-Unis, au Canada, l’Algérien figurait parmi les chercheurs honorés. De 1998 a 2000, il a été récompensé par deux fois : le prix du Doyen de l’université Queen’s pour les études avancées (1998-1999) et le prix de l’université Queen’s pour les études avancées (1999-2000). Le gouvernement de l’Ontario lui a décerné deux bourses d’études avancées allant de 2000 à 2002.

Le Dr Mustapha Ishak-Boushaki a complété son Doctorat en 2002, une thèse sur « l’Études de modèles cosmologiques inhomogènes (Studies in inhomogeneous cosmological models) ». Il nous livre un aperçu des recherches actuelles qu’il mène à l’université de Princeton. « Notre système solaire » dit-il, « est constitué d’un groupe de planètes qui gravitent (tournent) autour du soleil qui est une étoile. Il existe des millions et des millions d’étoiles semblables à notre soleil dans l’univers. Ces millions d’étoiles se regroupent pour former des galaxies. Ensuite des millions de galaxies se regroupent pour former des amas de galaxies et des superamas de galaxies au plus grandes échelles de distance dans l’univers. La cosmologie est une branche de l’astrophysique qui étudie la théorie et la physique de l’univers au niveau de ces grandes échelles de distance ». On peut aller plus loin dans l’explication en se basant sur la théorie des cosmologues qui ont évoqué l’existence d’une forme d’énergie sombre qui produirait une gravitation répulsive plutôt qu’attractive. Mais on ne sait pas encore si elle existe ou pas.

Mustapha Ishak-Boushaki a quitté l’Algérie très jeune pour venir s’installer à Montréal. Il avait 20 ans et un rêve à la hauteur de ses ambitions. On est en 1987, la dernière année de paix en Algérie avant la révolte qui a conduit a l’embrasement total du pays et au départ, en 1992, du président Chadli Bendjedid après 13 ans de pouvoir. La même période, la vie politique au Canada est secouée par l’accord du Lac Meech, mais la crise se débloque par le dialogue.

Les pays occidentaux offrent des possibilités énormes aux étudiants et chercheurs des pays du tiers monde pour développer leur savoir et continuer leurs études supérieures dans les prestigieuses universités dotées de moyens et de matériels très développés. C’est la où l’algérien, qui a reçu une bonne formation de son pays, va nourrir ces ambitions d’abord en décrochant en 1994 une licence en informatique de l’université du Québec à Montréal et quelques années plus tard, en 1998, une licence en physique à l’université de Montréal afin de pouvoir dit-il « réaliser mon rêve, faire un Doctorat en Cosmologie ».

Il a reçu, en 2005, des offres pour un poste de professeur à l’université du Texas à Dallas, un poste de chercheur à l’université de Syracuse et aussi pour un poste de chercheur à la prestigieuse université de recherche Johns Hopkins à Baltimore, là où sont passés les plus brillants hommes des États-Unis.

dahmane1
08/06/2011, 10h34
Nourredine Melikechi, physicien atomique, chercheur à la NASA
« Qu'a-t-on fait pour empêcher la fuite des cerveaux ? »
« L'argent ça va, ça vient, mais quand ça vient ça va ! » Smaïn
Rien n'est fait pour encourager les compétences qui continuent de partir chaque année, faisant les beaux jours des pays d'adoption. Où sont les formations diplômantes qui permettent à l'individu une évolution dans sa carrière. L'Etat ne fait rien pour aider la recherche. Les pays occidentaux ne lésinent pas sur les moyens pour dénicher et faire travailler les talents issus des pays émergents, comme l'a écrit Sauvy, si la richesse ne vient pas aux hommes, les hommes vont à la richesse.

Le phrasé lent, pesé, recherché en français se heurte parfois à des oublis compensés par un parler anglais parfait. D'emblée, on est séduit par sa rigueur, sa sensibilité trahie par son regard bienveillant. On ne saurait évoquer la personnalité de Nourredine sans insister sur la place centrale de la recherche dans tous ses travaux. Il dit avoir rêvé de devenir chercheur et qu'il a toujours œuvré dans ce sens. Doté d'une sensibilité curieuse, ouverte, éclectique où la passion de « trouver » n'exclut pas l'admiration pour les grands savants qui ont tant apporté à l'humanité, Nourredine se définit avant tout comme un « scientifique universaliste. » En fait, il est cet intellectuel qui réfute avec une intelligence toute moderne les dogmes et les positions figées. Ce jeune homme, que passionnent à la fois la physique, la musique, la lecture et le foot et qui a connu un parcours classique, a tracé un sillon bien à lui. Il a compris qu'il ne pouvait se suffire de ses acquis routiniers qui sont le commun de ses condisciples.
Aussi, a-t-il emprunté des chemins singuliers. Il a eu la chance de gagner l'Amérique, où il vit et exerce depuis 1990, au milieu d'autres intellectuels exilés. Une autre période fondatrice de sa vie, où il revendique l'autonomie du savant à l'égard du politique. « Ce fut un privilège immense et incroyable pour moi d'être admis parmi les chercheurs de renom dans un milieu où l'excitation intellectuelle intense encourage à aller toujours plus loin dans une ambiance qui favorise l'épanouissement. » Nourredine fait partie de cette frange qui a quitté le pays sans regret, parmi l'équipée qu'on appelle communément « la fuite des cerveaux ». La fuite des cerveaux ? Le vocable le fait sursauter. A-t-on espoir que toutes ces matières grises reviendront un jour pour apporter leur savoir, leur savoir-faire à leur pays... ? La question déclenche un hochement de tête navré, des yeux levés au ciel, nous indiquant poliment d'aller chercher les causes qui sont à l'origine de ces départs sous d'autres cieux plus cléments, plus hospitaliers et certainement moins hostiles à la recherche. « Le chercheur y est nettement bien considéré. C'est vous dire que ce n'est pas uniquement une question de rémunération », ajoute-t-il, l'air agacé.
Formé en Algérie
La lecture des statistiques dans toute leur froideur fait froid dans le dos. Ces dernières années, l'Algérie a perdu 40 000 chercheurs dans tous les domaines. Dans les 25 prochaines années, l'Algérie risque de perdre toutes ses compétences. La matière grise algérienne, au départ limitée à la France pour des raisons de proximité géographique est aujourd'hui présente partout, notamment aux Etats-Unis et au Canada. Parmi les élites, chouchoutées par l'étranger en raison de leurs compétences, on compte près de 500 scientifiques de haut rang. Pour se donner bonne conscience, les décideurs algériens avancent l'idée que ce phénomène n'est pas exclusif à notre pays, mais feignent d'ignorer qu'aucune stratégie n'a été mise en place pour juguler ou atténuer cette « érosion » qui est un manque à gagner flagrant pour le pays, à l'origine de la métaphomorphose de ces élites. A titre d'exemple, les chercheurs algériens démunis, déshérités sont lotis à la même enseigne que leurs collègues enseignants et autres hauts cadres de l'Etat, victimes d'une politique salariale dont on peut penser amèrement et à haute voix qu'elle méprise le savoir et la connaissance.
Nourredine n'en dit pas moins, lui qui a bien voulu nous en dire plus dans la maison familiale, sur son itinéraire atypique. Nourredine Melikechi est né en 1958 à Thénia, où il a fait toute sa scolarité primaire avant de joindre le lycée Abane Ramdane à El Harrach et enfin l'université de Bab Ezzouar. C'est dans ce campus qu'il sort avec dans la poche son DES en physique en 1980. Puis, il s'inscrit à l'université Sussex en Angleterre, où il décroche avec panache son PHD. De retour au pays, il effectue son service national à Mouilah, près de Djelfa, puis à l'université de Bab Ezzouar avec le titre d'enseignant chercheur. L'appel du large et le désir de s'affirmer davantage, de connaître d'autres sensations le transportent aux Etats-Unis au début des années 1990. Mais qu'est-ce qui a pu le pousser à quitter le pays qui en avait grand besoin ? « Le contexte social, économique et sécuritaire ne s'y prêtait pas. Il vous mentira celui qui vous dira qu'on pouvait faire quelque chose à l'époque. Je ne vous cache pas que je voulais participer à un effort universel plutôt que de me perdre dans les méandres de l'incertitude. » Nourredine nous fera part des questionnements qui l'ont envahi dès son arrivée aux Etats-Unis.
« Il fallait batailler dur, prouver. Dans ce contexte, la nationalité ne compte plus. On est scientifique au service de l'humanité, c'est tout. J'avais un PHD, une culture scientifique et je parlais anglais et puis j'ai eu la chance de trouver des profs qui m'ont donné l'opportunité de faire ce que je voulais. » Que voulait, en fait, cet Algérien bon chic bon genre armé de son seul savoir et de sa volonté ? « Je suis physicien atomique et moléculaire. Ma vocation est la recherche sur les différences qui existent entre les isotopes, en utilisant des lasers et surtout voir l'interaction entre la lumière et les atomes. C'est beaucoup moins coûteux que faire de la physique nucléaire sur un accélérateur », considère-t-il en ajoutant qu'il a aussi fait des études d'amplification de laser pour arriver à des mesures précises à des niveaux exceptionnels. Nourredine a également fait des études de détection pour étudier les impuretés avec beaucoup de matériaux dont les fibres optiques. Le chercheur a fait de la télécommunication laser. Le tout financé par la National Science Fondation des Etats-Unis, la Nasa et le programme dirigé par le Congrès.

Pas seulement pour l’argent Nourredine, avec ses collaborateurs, a poussé la recherche plus loin en travaillant sur la détection dans les milieux bio-médicaux. « C’est ce que je fais actuellement avec beaucoup de passion. J’ai un groupe de recherche sur la détection des signes précoces, en particulier le cancer des ovaires, une maladie silencieuse où de surcroît, il n’y a pas de symptômes. Quand on se rend compte, c’est souvent trop tard. Aux Etats-Unis, 26 000 en meurent chaque année. La bonne nouvelle est que si l’on détecte très tôt, on peut guérir 95% des cas. Ce que l’on fait du point de vue technique, on crée des nano-particules qu’on attache à des protéines bien spécifiques et des marqueurs et on les suit. On fait ce travail avec le plus grand centre de recherche des Etats-Unis. Ce que l’on fait ne se limite pas au cancer, mais peut concerner d’autres maladies », explique-t-il. Son regard sur l’université qui l’a formé est sans équivoque. « Je lui suis reconnaissant. A mon avis, la recherche, c’est essentiel dans le cursus universitaire et ce n’est pas un luxe réservé seulement aux pays développés. On doit préparer les étudiants à faire partie de ce mouvement de recherche et sortir des sentiers battus et du train-train quotidien. Cela doit commencer très tôt en libérant et développant l’initiative. Seulement, il faut définir des priorités de recherche. Vous savez, les Etats-Unis étaient très pauvres dans les années 1930. Ils se sont lancés dans le progrès, en s’appuyant sur les richesses naturelles mais aussi sur le facteur humain. Il faut que la recherche ait un impact économique et les décideurs doivent savoir où ils veulent aller. Je suis directeur du centre de recherche de l’Etat où je réside. Croyez-moi, il y a une synergie formidable entre les compagnies, les entreprises et l’université. Qu’est-ce qui empêche de faire de même ici ? », s’interroge-t-il en donnant l’air que cela peut se réaliser. Mais qu’est-ce qui empêche que lui, le chercheur émérite, revienne chez lui en Algérie ? L’hémorragie, jusqu’à quand ? « C’est utopique. Revenir pour faire quoi ? Il y a bien des compétences ici, demandez leur ce qu’elles ressentent. Pourquoi ne pas faire comme la Chine et l’Inde qui ont fait ériger des passerelles avec leurs élites établies à l’étranger. Cela atténue le déficit, car il ne faut pas oublier qu’on est en plein dans la globalisation et que les nationalismes ont tendance de plus en plus à s’effacer. » Puis Nourredine pour étayer ses thèses nous emmène dans son milieu singulier où il travaille avec des chercheurs venus de divers horizons. « Actuellement, on travaille avec la Nasa sur le développement du laser pour détecter la vie sur Mars. Sur les rochers ramenés de cette planète, on s’attache à savoir s’il y a de l’oxygène ou d’autres minéraux. On a des collaborateurs avec d’autres universités de par le monde. J’espère qu’on va le faire avec Bab Ezzouar. Mais je persiste à dire que la recherche c’est une question de volonté politique. » Nourredine a-t-il des conseils à donner aux jeunes Algériens attirés par la recherche ? « Il faut que les jeunes aiment ce qu’ils font et s’ouvrent sur le monde et pas seulement la France dont les systèmes sont parfois désuets. Il faut apprendre la langue universelle qu’est l’anglais. Il est nécessaire que les jeunes croient entre leur initiative et leur imagination et qu’il n’y ait pas que la rigueur qui détermine la recherche. L’école algérienne malheureusement ne fait pas cela. Il faut qu’elle s’implique dans la globalisation. » Nourredine est un passionné de foot qu’il pratique à l’occasion, alors que ses enfants, Omar, 18 ans, y joue assidûment et que sa fille Lilia,16 ans, est affiliée dans un club de tennis. Dans l’Etat où il réside, la communauté musulmane est infime. Selon Nourredine, les Américains ne connaissaient que peu ou prou les Arabes et les musulmans. Depuis le 11 septembre 2001, leur connaissance s’est accrue de manière exponentielle. « Il ne faut pas oublier que la communauté musulmane aux Etats-Unis est classée au deuxième rang, sans en être la plus influente. » L’élection d’Obama ? « Elle est historique. Cela prouve que les gens de bonne volonté existent. Le système n’est pas discriminatoire et permet aux citoyens de se hisser dans l’échelle sociale. Son élection est une leçon. Puisse-t-elle inspirer certains pour qui le renouveau ou le renouvellement du personnel politique est une vue de l’esprit. » Parcours Issu d’une famille de 5 enfants, Nourredine Melikechi est né en 1958. à Thénia. Mais ses racines sont à Sidi Naâmane, quelques contrées plus loin. Après des études en Algérie, il se trouve depuis plusieurs années aux Etats-Unis où il compte parmi les physiciens les plus en vue. En 2003, il a obtenu le SMART Aworld parmi les quatre scientifiques du Middle East. Il a eu les félicitations du Congrès. Il a à son actif des brevets (Etudes sur les polymères dentaires), et participe régulièrement aux congrès liés à sa discipline, dont le dernier récemment à Alger. Attaché à sa mère, à son père Saïd, hospitalier (l’un des rares à continuer à faire fonctionner l’hôpital de Thénia, à l’indépendance) et à toute sa famille, il l’est aussi pour le pays. N’a-t-il pas réussi à réunir une quantité importante d’ouvrages scientifiques destinés à l’université algérienne, dont le coût est en milliers de dollars, mais qui n’arriveront jamais à destination en raison de l’indifférence de l’ambassade algérienne à Washington, se considérant « non concernée ». Ce fait nous a été rapporté par un de ses proches. Trop pudique, Nourredine n’en a jamais parlé… Père de 2 enfants, notre chercheur vit aux Etats-Unis depuis le début des années 1990.
el watan

au_gré_du_vent
08/06/2011, 16h35
azul assi Dahmane

Je crois que tu devrais changer le titre de ce topic, tu as noyé des chercheurs avec un champignon:anim_verysurprised:

mais au fait, c'est quoi le bu de ce topic? faire le tour de tous les chercheurs algériens formés ici et partis briller ailleurs?

dahmane1
08/06/2011, 17h05
azul assi Dahmane

Je crois que tu devrais changer le titre de ce topic, tu as noyé des chercheurs avec un champignon:anim_verysurprised:

mais au fait, c'est quoi le bu de ce topic? faire le tour de tous les chercheurs algériens formés ici et partis briller ailleurs?

Azul nena Gré
Juste pour rendre jaloux et inciter nos jeunes et nos moins jeunes à faire des efforts pour bien étudier et qu’avec une toute petite formule physique l’Homme a pu visiter l’espace et son prolongement….عاند ولا تحسد voila mon message !
قال صلى الله عليه واله وسلم من أراد الدنيا فعليه بالعلم ومن أراد الآخرة فعليه بالعلم ومن أرادهما معا فعليه بالعلم

au_gré_du_vent
08/06/2011, 21h18
Azul nena Gré
Juste pour rendre jaloux et inciter nos jeunes et nos moins jeunes à faire des efforts pour bien étudier et qu’avec une toute petite formule physique l’Homme a pu visiter l’espace et son prolongement….عاند ولا تحسد voila mon message !
قال صلى الله عليه واله وسلم من أراد الدنيا فعليه بالعلم ومن أراد الآخرة فعليه بالعلم ومن أرادهما معا فعليه بالعلم

le message qu'on lit: faites vos études oui, mais par la suite DEGUERPISSEZ pour vous réaliser!:)

dahmane1
08/06/2011, 22h18
le message qu'on lit: faites vos études oui, mais par la suite DEGUERPISSEZ pour vous réaliser!:)

Ya Gré ya Gré, J’espère que tu ne dis pas ce que tu penses, tu veux juste pousser la discussion à fond…
L’Algérie est présente dans le parcours de tous nos génies. Ils se sont éloignés pour prendre de l’élan et réussir le saut. A voir nos écoles préparatoires des sciences et techniques, tu comprendras vite pourquoi nos étudiants déjà génies, encadrés par certains enseignants qui ne valent même pas pour les collèges et des laboratoires qui ressemblent à des dépotoirs, préfèrent l’offre alléchant et les moyens proposés par les USA en début d’année 2010/2011. Ils ont bien fait d’accepter le voyage et non partir, pour être plus efficaces et donc utiles pour le peuple Algérien…

سافر تجد عوضا عمن تفارقه وانصب إن لديد العيش في النصب
رأيت ركود الماء يفسده إن سال طاب وان لم يجري لم يطب
والشمس لو بقيت في الفلك دائمتا لملها الناس من عجم و عرب
الإمام الشافعي

au_gré_du_vent
08/06/2011, 23h47
sorry, mais moi pas trop comprendre...

Ya Gré ya Gré, J’espère que tu ne dis pas ce que tu penses, tu veux juste pousser la discussion à fond…
L’Algérie est présente dans le parcours de tous nos génies. Ils se sont éloignés pour prendre de l’élan et réussir le saut. A voir nos écoles préparatoires des sciences et techniques, tu comprendras vite pourquoi nos étudiants déjà génies, encadrés par certains enseignants qui ne valent même pas pour les collèges et des laboratoires qui ressemblent à des dépotoirs, préfèrent l’offre alléchant et les moyens proposés par les USA en début d’année 2010/2011. Ils ont bien fait d’accepter le voyage et non partir, pour être plus efficaces et donc utiles pour le peuple Algérien…

سافر تجد عوضا عمن تفارقه وانصب إن لديد العيش في النصب
رأيت ركود الماء يفسده إن سال طاب وان لم يجري لم يطب
والشمس لو بقيت في الفلك دائمتا لملها الناس من عجم و عرب
الإمام الشافعي

dahmane1
09/06/2011, 00h06
sorry, mais moi pas trop comprendre...

Voila ça reprend…je sais que tu essayes de m’imposer ton coté mathélème, du moins c’est ton raisonnement qu’il l’est….la récurrence

au_gré_du_vent
09/06/2011, 17h44
Voila ça reprend…je sais que tu essayes de m’imposer ton coté mathélème, du moins c’est ton raisonnement qu’il l’est….la récurrence

ok ok...

d'abord le p'tit bout de femme que je suis ne veut rien imposer, je veux juste apprendre te puis hedra edjib hedra
ensuite, je te reprends: tu dis que l'Algérie est présente dans le parcours de tous ceux que tu as cités , sauf que ça ils ne l'ont pas choisis.
Par contre, ils ont choisi de s'en éloigner en emportant avec eux leurs passions, reves et cursus; il se trouve que ça a marché pour ceux que tu as cités, mais ça serait ien de savoir si c'est le cas de tous ceux qui sont partis
ça serait bien qu'il y ait des statistiques basées sur un suivi de nos patriotes insttallés un eu partout dans le monde, du moins s'ils veulent bien donner signe de vie car il y en a qui préferent couper les ponts derrière eux... l'appel des racines pourrait les rappeler à leurs vieux jours, enfin peut-être...

Autre chose, tu dis qu'à travers les articles parlant d'eux on pourrait, étant jeune ou moins jeune' être jaloux et travailler plus, et là de deux choses l'une: ou on est jeune et ce qu'on voit c'est que la meilleure façon de réussir c'est de faire comme eux, i.e. traverser la mer et tenter sa chance mais il faudra savoir que les choses ne sont pas aussi simples qu'vant notamment dans le domaine de la recherche, vu qu'il y a une rude concurence et les chances sont moindres; d'ailleurs bcp de nos étudiants partis au départ pour faire de la recherche se contentent aprés d'un parcous "professionnel" pour survivre...

ou alors on est moins jeune et on est au bled en train de combattre les moulins comme Don Quichotte et en lisant les dits articles, on se rappelle cette questions: et si on était parti avant? la question étant accompagnée d'une tanhida 3amiiiiqa...


je ne sais pas si j'ai été claire:)

au_gré_du_vent
09/06/2011, 17h48
ah oui, j'ai oublié de te dire que tu peux sérieusement changer le titre du topic si tu le veux, vu que c'est ton sujet:)

va vers le 1er message--> modifier le message--> aller en mode avancé--> et là tu as la main pour le titre

CQFD;)

dahmane1
09/06/2011, 20h32
ah oui, j'ai oublié de te dire que tu peux sérieusement changer le titre du topic si tu le veux, vu que c'est ton sujet:)

va vers le 1er message--> modifier le message--> aller en mode avancé--> et là tu as la main pour le titre

CQFD;)

Ok ! Mais tu suggère quoi comme titre ?

Nos génies, j’aime bien cette qualification parcequ’ils le sont réellement, sont partis sans faire de bruits et sont restés dans l’anonymat. A les comparer, sans faire de la comparaison entre les incomparables, aux M’dadhas et « foutre pagaille », hacha nos artistes et tous nos vrais sportifs, qui sont partis et qu’on continue à leur faire de la publicité et même les « invités » aux frais de la princesse à venir s’exposer au bled avec des honneurs et des honoraires…dis moi que je n’ai pas raison ? Nos génies nous ont honorés et non pas besoin qu’on les honore…

Si les footballeurs trouveront où jouer, les chanteurs où crier…nos savants n’ont pas où créer au bled, les mettre derrière un bureau c’est les détruire et c’est du gâchis…ils sont plus rentables s’ils restent là où ils sont ! je ne suis pas contre s’ils viennent pour des vacances, bladna chaba en plus nous avons de très belles plages, quelques euros ou dollars suffiront pour passer des vacances royales !!!!!...mais je sais qu’ils ne peuvent pas se permettre des vacances, s’ils viennent c’est pour des colloques et conférences universitaires…

au_gré_du_vent
09/06/2011, 22h23
c'est ton topic Dahmane... sauf que ce ne sont plus nos génies ceux dont tu parles...

dahmane1
09/06/2011, 22h29
Ah ! j’ai omis de préciser que tu n’es pas un petit bout de femme, ce n’est très musulman ce que tu dis. Sans te connaître, je peux dire que tu es d’une intelligence incroyable. Mais si tu fais référence à ta talle, he bien les Algérois disaient « الطوالة لالشجر والسمانة للبقر والعقل للبشر »

dahmane1
10/06/2011, 18h12
La fuite des cerveaux algériens est un problème auquel sont confrontées les autorités locales. Au cours de ces dix dernière années, la presse et quelques organismes spécialisés dénombré plus de 40 000 chercheurs algériens, ont préféré de faire les beaux jours des pays d’adoption, d’une manière forcée.
A titre de rappel, les grandes universités, les instituts de recherche et les laboratoires privés établis aux USA comptent plus de 1000 chercheurs dans diverses disciplines, y compris les plus stratégiques. Ainsi, l’Algérie, qui souffre de la fuite des cerveaux, a tenté, et essaie toujours de rattraper le temps perdu et ce, par divers programmes et plans.
Les programmes d’incitation destinés à nos chercheurs expatriés sont souvent tombés à l’eau. Cependant, la seule explication véhiculée par les autorités concernées est généralement liée au volet financier. Certes, les avantages qu’offre la situation socioprofessionnelle des pays développer, reste un facteur déterminant, puisqu’en Algérie, ils sont tenus à l’écart des bouleversements socioéconomiques et grandement marginalisés au plan social.
Le redressement de la situation socioprofessionnelle n’est pas la seule réforme à introduire par les pouvoirs publics afin de faire revenir les compétences expatriées, le souci actuel de l’élite algérienne à l’étranger réside dans la dégradation de la sphère intellectuelle et la pression sociale qui règne dans le pays.
Sur ce point, il est difficile pour cette élite de trouver ses repaires tant que certains élément, tels que les valeurs du professionnalisme, la bonne gouvernance scientifique et la gestion moderne des projets de recherches, au plan technique et administratif, ne sont pas encor réunis. Pour décoller la recherche en Algérie, le gouvernement a opté pour une série de mesures telles que l’augmentation du budget de la recherche scientifique à 1,5% du produit intérieur brut (PIB) en 2010 et la promulgation d’un statut spécifique du chercheur, ainsi que la revalorisation des salaires.
Par ailleurs, le département de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique tente de créer un réseau de relations directes avec les chercheurs expatriés, en adoptant d’autres formes de coopération puisque l’espoir de voir un retour définitif de ces chercheurs est loin. Dans ce sens, et pour ne citer que cet exemple, un rapprochement dans le domaine de la science entre l’Algérie et les Etats-unis d’Amérique est recensé, à travers la fondation algéro américaine pour la technologie (AA-FEST).
La conférence qui a eu lieu la semaine passée entre les trois partie, était une occasion pour les chercheurs expatriés de proposer leur aide à l’Algérie en matière de transfert du savoir-faire américain et ce, par le biais d’un institut supérieur spécialisé dans les technologies de pointe telles que la bio-ingénierie, la bio-informatique et la bio-mécanique, qui sera créé prochainement en Algérie, où la formation sera dispensée essentiellement par des enseignants algériens des universités américaines ainsi que des enseignants américains. Dans ce cadre, les projets de recherche seront menés par les chercheurs expatriés en qualité de chercheurs associés, voire une coopération à distance.
source: Le maghreb (S. Aidli)
le 06.12.2010

dahmane1
11/06/2011, 18h35
Qui est Loth Bounatiro
Dr Loth Bounatiro (né en Mars 1955 a la Casbah- Alger )
Après avoir décroché le bac, série mathématiques au lycée Okba d'Alger, il rejoint l'université d'Oran en 1977 à l'Institut des sciences exactes. En 1982, il obtient le diplôme d'études supérieures, spécialité physique du solide. Toujours en 1982, il se retrouve à l'observatoire astronomique de Paris d’où il sort avec le diplôme d'études approfondies en « Astronomie et techniques spatiales ». Suivra la sortie d'un livre sur La synthèse de la télémétrie laser-satellite. En 1986, il prépare un mémoire de doctorat « Nouvelle thèse » à l'observatoire de Paris Meudon et réussit à l'obtenir avec la mention « très honorable ». C'est en 1986 qu'il rejoint le Centre de recherches en astronomie, astrophysique et géophysique, communément appelé en abrégé (Craag). En tant que maître de recherche, il dirigea un projet intitulé « L'exploitation des plaques photographiques de la zone d'Alger ». En 1997, il est membre de l'académie des sciences de la société de New York. En 2000, il édita les livres suivants : L'astroécologie science du temps et Ilm el mikat et l'horloge universelle. Depuis 2001 à ce jour, il est enseignant-chercheur en aéronautique et génie civil à l'université de Blida en tant que maître de conférences. En 2002, il est chef du projet, « Réalisation d'une horloge universelle à GPS ». En 2003, il devient membre du Conseil scientifique au ministère de l'Environnement et de l'Aménagement du territoire. En 2004, il édite sa première théorie sur le scénario des catastrophes naturelles qui lui a permis de prédire la crise sismique mondiale de 2003/2004, la canicule de l?été 2003, les fortes secousses qui ont suivi le séisme de Boumerdès, les séismes d'El Hoceima au Maroc, celui d'Indonésie, etc. Loth obtient sa première médaille d'or au Salon international des inventions de Londres en 2005. D'autres médailles lui seront décernées à Bruxelles concernant l'horloge universelle et la conception de bâtisses environnementales et paracatastrophes naturelles.

Source : A la une - El Watan (http://www.elwatan.com)

au_gré_du_vent
12/06/2011, 22h00
le nom de Bounatiro est lé dans la mémoire de beaucoup le fameux séisme survenu en 2003...

Dahmane, je vois que le chamignon est toujours là:)

au_gré_du_vent
12/06/2011, 22h01
Il perce le secret de «la mémoire de l’eau» et propose un diagnostic médical via une image de l’oeil

Le parcours de Dr Taïeb Boucherit risque de ressembler à celui de tous ces cerveaux algériens qui ont préféré s’exiler de lassitude de se trouver continuellement confrontés aux contre-courants d’un système qui ne favorise pas les compétences. Pourtant, ce qu’il propose, au plan scientifique, n’est pas des moindres. Pour beaucoup, il s’agit même d’une «révolution», nobélisable si l’on tient compte des possibilités d’élargissement des applications que cela induit dans divers champs. Qu’on en juge!




Le comité d’experts, qui a eu à apprécier son travail par rapport à «son originalité, sa portée, sa clarté, son impact et sa consistance», n’a pas manqué de souligner dans ses conclusions le caractère très pertinent de la recherche, intitulée: «Système d’imagerie vitreux: une nouvelle méthode de diagnostic médical». Le travail a été justement accepté unanimement pour sa publication officielle par les onze membres composant le comité (voir encadré), avec une note de 9/10.

«L’œil ne sert pas seulement à capter les images alentour. C’est une extraordinaire source d’informations sur le corps. Et il ne suffira que d’en sonder une image pour identifier les organes malades, identifier –quand il en est– le germe qui en serait à l’origine et même identifier avec précision l’ADN.» Voilà en résumé à quoi est parvenu le chercheur algérien qui a obtenu son diplôme de médecine en Algérie et accompli ses études spécialisées en neurochirurgie en France où il a entamé des recherches, poursuivies dans un laboratoire privé en Algérie. Il s’apprête aujourd’hui à aller présenter son travail révolutionnaire à la Conférence internationale 2011 de la bioinformatique et de biologie computationnelle (BIOCOMP’11) qu’organise du 18 au 21 juillet prochain, à Las Vegas aux Etats-Unis d’Amérique, la Worldcomp, une référence mondiale en matière de découvertes scientifiques.

Dr Boucherit a d’abord été subjugué par cette hypothèse plantée en 1988 dans le décor scientifique par Jacques Benveniste: «la mémoire de l’eau» qui avait soulevé alors une grande controverse médiatique. L’idée suggérée est que «l’eau qui a été en contact avec certaines substances conserve une empreinte de certaines propriétés de celle-ci alors même qu’elle ne s’y trouve statistiquement plus».

«Le résultat d’une série d’expériences réalisées pour valider cette hypothèse est alors présenté par les tenants de l’homéopathie (qui pratique une dilution très importante des principes actifs) comme une validation scientifique de celle-ci. Mais la reproduction de l’expérience dans des conditions plus rigoureuses a donné un résultat négatif, et aucune explication satisfaisante n’ayant été proposée, les chimistes estiment que le concept de mémoire de l’eau n’est qu’un artefact expérimental», lit-on à ce sujet sur Wikipédia.

Plusieurs chercheurs, à l’instar du Prix Nobel français le Pr. Luc Montagnier (à l’origine de la découverte du rétrovirus du sida), Brian Josephson et Martin Chaplin, ont continué alors l’étude du phénomène mais la question n’a toujours pas été élucidée de façon catégorique et scientifique. Le chercheur algérien, lui, s’est inspiré de l’hypothèse et est allé sonder plutôt le «liquide» contenu dans l’œil, plus précisément l’humeur vitrée, ce gel transparent qui occupe la loge postérieure de l’œil, située entre le cristallin et la rétine et occupant environ 80% du volume du globe oculaire. La découverte qu’il fait est tout simplement extraordinaire. Le grossissement à des échelles importantes de l’œil montre très clairement des organes atteints: cœur, foie, rein ou autres… cela pourrait-il s’agir de pures coïncidences? Non! Le chercheur est catégorique, exhibant le volumineux dossier des sujets étudiés. Les personnes qui se sont prêtées à l’expérience présentent des pathologies différentes et il se trouve que pour chacune d’elles les organes détectés sur les images sont précisément ceux-là mêmes qui sont touchés. Mieux encore, dans certains cas ont été extraites des images nettes des germes en cause dans l’atteinte de tel ou tel organe. C’est l’exemple de cette jeune étudiante en sciences vétérinaires qui a été piquée par une tique. Elle a d’abord commencé par ressentir des douleurs intenses au niveau du poignet gauche avant de voir son cas empirer, avec l’apparition d’arthralgies coxo-fémorales, des douleurs cervicales ainsi que des douleurs pulmonaires. Elle a été ainsi hospitalisée au CHU d’Alger puis au CHR de Bruxelles (Belgique) et, ensuite, au CHR de Paris (France) où différents diagnostics ont été suggérés: Maladie de Still, Maladie de Crohn, Lupus… Ce n’était finalement pas le cas. Il s’agissait en fait de la maladie de Lyme, diagnostiquée grâce à la méthode proposée par Dr Boucherit, le V.I.S. système. Il a été possible de voir clairement dans l’image tous les organes atteints (les poumons, l’iliaque et les vertèbres cervicales). Mieux encore, il a été également possible de retrouver nettement le germe bactérien infectant ces organes, le Borrélia. C’est pour dire que si l’on était passé, de prime abord, par la «méthode Boucherit», il y aurait eu un gain de temps important et un diagnostic infaillible.

Mais ce qui est encore plus saisissant dans le travail du chercheur algérien c’est cette image très distincte de la double hélice d’ADN que l’on obtient de la photo de l’oeil. Autrement dit, il sera possible grâce à cette découverte de relever l’ADN d’une personne sans avoir à faire de prélèvements et sans attendre le consentement de celle-ci. Rien qu’au plan stratégique, cette trouvaille n’a pas de prix, essentiellement au plan sécuritaire. Et il est fort à parier que cela va rencontrer un immense intérêt à l’étranger.

«Qu’est-ce que cela coûtera à l’Algérie d’offrir à de telles compétences toutes les possibilités de travailler dans leur pays?» s’interroge un médecin d’Oran, au fait de cette découverte. «Que coûtera un laboratoire chimique, un labo de physique d’optique et un autre d’informatique à même de permettre à ce chercheur –comme à d’autres– de poursuivre son travail et à l’Algérie d’en tirer les meilleurs profits?» poursuit-il. «Rien du tout, lâche-t-il, si l’on tient compte de ce que cela nous apportera comme hautes distinctions. Pourquoi pas un prix Nobel?»

Par Y. El-Atrach
La voix de l'Oranie (http://www.voix-oranie.com/index.php?page=rubrique&rub=5&date=2011-06-04&aff=64307)

dahmane1
12/06/2011, 22h10
Dahmane, je vois que le chamignon est toujours là:)

3ala slamtek Gré, j’attends ta suggestion pour le changement du libellé !

au_gré_du_vent
12/06/2011, 22h14
par exemple:
Nos chercheurs... ici et là..

mais c'est à toi de voir, l'une des questions que j'aimais quand j'étais éleve c'etait de donner un titre à un texte donné, ça me changeai des afkar raissya et fikra 3amma:)

Toufik devrait penser aussi à déplacer ce sujet dans la rubrique sciences et compagnie:)

au_gré_du_vent
12/06/2011, 22h15
3ala slamtek Gré

Alllah isselmek khouya


labass?

dahmane1
12/06/2011, 22h28
par exemple:
Nos chercheurs... ici et là..

mais c'est à toi de voir, l'une des questions que j'aimais quand j'étais éleve c'etait de donner un titre à un texte donné, ça me changeai des afkar raissya et fikra 3amma:)

Toufik devrait penser aussi à déplacer ce sujet dans la rubrique sciences et compagnie:)

J’aime consulter et avoir l’avis des gens, pas n’importe qui bien sur. Je vois que tu as gardé de bonnes habitudes, tu avais sûrement d’excellents maîtres d’écoles. Malek Bennabi disait » il n’y a pas de mauvais élèves, il y a mauvais professeurs ». Ta suggestion est donc adoptée. Pour le déplacement du sujet, je ne suis pas contre, c’est vrai que ce n’est pas un sujet de Café, tu as encore une fois raison…merci

dahmane1
12/06/2011, 22h30
Le problème c’est que je ne sais pas comment faire pour changer le titre. Je ne sais pas si tu peux le faire pour moi …

au_gré_du_vent
12/06/2011, 22h31
J’aime consulter et avoir l’avis des gens, pas n’importe qui bien sur. Je vois que tu as gardé de bonnes habitudes, tu avais sûrement d’excellents maîtres d’écoles. Malek Bennabi disait » il n’y a pas de mauvais élèves, il y a mauvais professeurs ». Ta suggestion est donc adoptée. Pour le déplacement du sujet, je ne suis pas contre, c’est vrai que ce n’est pas un sujet de Café, tu as encore une fois raison…merci

euuuh... Dahmane...
personne n'est n'importe qui!!! et moi je ne suis rien!!!

au_gré_du_vent
12/06/2011, 22h33
Le problème c’est que je ne sais pas comment faire pour changer le titre. Je ne sais pas si tu peux le faire pour moi …



mais je te l'ai déja expliqué dans un message précédent...
va vers prmeir message de ce post--> modifier le message--> aller en mode avancé--> tu verras que tu peux avoir accés au tiitre et le changer

personne à part toi et Toufik ne peut le faire

ana zawalya mina echa3b:)

ecris aussi un MP à Toufik pour le déplacement du sujet

dahmane1
12/06/2011, 22h39
euuuh... Dahmane...
personne n'est n'importe qui!!! et moi je ne suis rien!!!

Bien sur que tu n’es pas n’importe qui, c’est que j’ai dis.

au_gré_du_vent
12/06/2011, 22h56
Bien sur que tu n’es pas n’importe qui, c’est que j’ai dis.

euuuh, je ne parlais pas de moi... je disais qu'aucun ici ou ailleurs n'est n'importe qui... on est tous particuliers d'une certaine manière...

dahmane1
12/06/2011, 23h07
Gré, je suis perdu, je n’arrive pas à modifier le titre « Nos chercheurs Algériens...ici et là… »

au_gré_du_vent
12/06/2011, 23h13
ah bon?

je viens d'essayer la procédure que je t'ai decrite sur un post que j'vais créé moi même et j'ai vu que ça pouvait marcher...

Je vais répéter

va vers ton premier message "champignon";)

clique sur "modifier le message" en bas à droite

comme ça tu auras la possibilité de changer le texte mais tu n'auras pas la main pour changer le titre

clique alors sur "aller en mode avancé" à droite en bas

là tu verras que la case du titre apparait avec la possibilité de changer

évidemment il faudra appuyer sur enregistrer les changements, tjs à droite en bas

sinon, pas grave

je taquine le champignon et je suis la seule qui en parle :lol:

dahmane1
12/06/2011, 23h46
ah bon?

je viens d'essayer la procédure que je t'ai decrite sur un post que j'vais créé moi même et j'ai vu que ça pouvait marcher...

Je vais répéter

va vers ton premier message "champignon";)

clique sur "modifier le message" en bas à droite

comme ça tu auras la possibilité de changer le texte mais tu n'auras pas la main pour changer le titre

clique alors sur "aller en mode avancé" à droite en bas

là tu verras que la case du titre apparait avec la possibilité de changer

évidemment il faudra appuyer sur enregistrer les changements, tjs à droite en bas

sinon, pas grave

je taquine le champignon et je suis la seule qui en parle :lol:

Eurêka ! Eurêka ! lequel de nous deux est Archimède ? Merci Gré

dahmane1
13/06/2011, 18h46
RECHERCHE: Une première dans le monde - Un chercheur algérien en physique réalise un télescope à miroir liquide

L'étudiant algérien Omar Seddiki qui s'est confié à El Moudjahid a réussi à trouver une combinaison de matériaux permettant de fabriquer un télescope à miroir liquide différent des télescopes actuels (conventionnels), dotés de miroir primaire, rapporte la revue britannique Nature dans sa dernière livraison. Cette combinaison de matériaux permet de fabriquer un miroir (astronomique) liquide doté à la fois d'un haut pouvoir réfléchissant et de propriétés lui permettant de fonctionner même dans le difficile environnement lunaire, selon la même source.

Un télescope à miroir liquide présente plusieurs avantages pratiques et économiques par rapport aux télescopes conventionnels dans la mesure où un tel observatoire lunaire pourrait livrer des informations inédites sur l'origine de l'univers.

Cette découverte est une de première en ionique.

“Je suis conscient que je n'aurai jamais eu l'occasion de travailler dans un projet pareil, et d'avoir le privilège de mener cette carrière, si quelque part en 1954 tout un peuple n'avait consenti à des sacrifices énormes pour nous libérer d'une occupation sauvage et barbare. Je tiens à remercier sincèrement et humblement tous ceux qui ont permis l'avènement du 5 juillet 1962.

Je voudrais dédier mon humble travail et mon modeste succès à la mémoire de ma très chère sœur Nassima (Razika) décédée dans le crash du vol de Air Algérie à Tamanrasset en mars 2003, ainsi qu'à tous les gens qui l'accompagnaient, en vous demandant de bien vouloir vous joindre à moi pour prier le Tout-Puissant de leur accorder une place dans Son Vaste Paradis.”

Cette importante découverte honore les chercheurs algériens aussi bien ici, en Algérie, qu'à l'étranger, pouvez-vous nous retracer le parcours scientifique qui vous a permis d'arriver à mettre au point cette technique et en combien de temps ?

“Notre travail de recherche à démarré lorsque le projet de télescope à miroir liquide pour un observatoire lunaire a été soutenu par la NASA Institute for Advanced Concepts, un organisme qui appuie des projets qui sont novateurs dans le domaine de la technologie spatiale susceptibles d'être intégrés aux programmes de la NASA (agence spatiale américaine).

Les conditions d'utilisation sur la Lune, à savoir l'absence d'atmosphère, ne permettaient pas d'utiliser les techniques de fabrication de miroir liquide déjà développée par notre groupe pour les applications terrestres. On a donc opté pour un procédé déjà utilisé pour la métallisation des miroirs de télescope en verre et qui consiste à l'évaporation d'un métal sous vide.

La difficulté résidait dans le fait que ce procédé n'a jamais été essayé sur un liquide. Il fallait donc développer un savoir-faire et des techniques pour l'adapter et trouver le liquide qui pouvait convenir aux conditions extrême de l'environnement lunaire. L'application étant inédite, on a dû faire face à beaucoup de problèmes.

Spécialement, la rareté des données concernant le comportement des liquides soumis à des pressions proches de celle du vide lunaire. De plus les systèmes à vide qu'on utilisait pour reproduire ce vide peuvent facilement être contaminés si le liquide employé n'a pas une pression de vapeur suffisamment faible. Or cette information n'est pas donnée pour tous les liquides.
Au départ, on procédait par essais et erreurs et très vite on a pu franchir un premier palier lorsqu'on a pu déposer une couche d'aluminium sur un polymère liquide hydrophile. Puis une autre étape majeure a été franchie un an après nos premières expériences, et cela lorsqu'on a déposé une mince couche d'argent sur un liquide ionique. Ces liquides sont des solvants qui peuvent être conçus avec un ensemble particulier de propriétés. Ils ne s'évaporent quasiment pas et ils restent liquides à des températures très basses. Ce qui fait d'eux les candidats les plus sérieux pour le projet d'un miroir sur la Lune.

En résumé, après un travail de recherche d'une durée de deux années, nous avons démontré que le projet d'un miroir sur la Lune était faisable en développant le savoir-faire nécessaire et en trouvant la classe de liquide potentiellement utilisable pour le projet.

Nous continuons à travailler pour améliorer notre technique et chercher le liquide ionique idéal pour notre application à savoir celui qui peut rester liquide jusqu'à -130°C qui est la température d'utilisation sur le sol lunaire.”

Quelles sont les retombées pratiques immédiates et à long terme de ce remarquable exploit scientifique ?

Notre travail de recherche a pour objectif la réalisation d'un miroir liquide pour un futur observatoire sur le sol lunaire, ce qui est en réalité un exemple d'application à moyen et à long terme pour la technique que nous avons mis au point, car un observatoire lunaire n'est pas envisageable dans l'immédiat.

J'ignore s'il y aura une application de notre procédé dans un autre domaine que les miroirs liquide, mais en science, on a souvent vu des techniques inventées pour une application donnée trouver un essor spectaculaire non soupçonné par ses inventeurs. D'ailleurs, l'utilisation que nous faisons des liquides ioniques, c'est-à-dire comme étant des liquides support pour un miroir liquide, a été mentionnée dans une revue technique comme une application étonnante pour ces liquides, qui sont à l'origine développé dans le but de remplacer les solvants organiques trop polluants.

Son parcours universitaire

Né le 11 mars 1967 à Alger.

Titulaire du Bac sciences en 1985 au lycée «Fougeroux».
Diplôme d'ingénieur en électronique en 1990 à l'USTHB de Bab-Ezzouar.

“J'ai travaillé pendant 12 ans dans l'industrie, dont 6 ans dans la société SMEI. SMEI était une spécialisée dans la maintenance et le développement de systèmes de contrôle pour l'industrie. Elle a été fondée par Mourad Dérahmoune, Mohamed Challal et moi-même. Ce fut une expérience très enrichissante pour moi sur le plan professionnel et personnel. L'expérience technique, pratique et méthodologique que j'ai accumulée en mettant en œuvre les divers procédés de contrôle en côtoyant ces deux formidables personnes m'a été d'une grande utilité pour faire face aux exigences de mon travail de recherche actuel”.
Installé au Canada en 2003, j'intègre le groupe de recherche des miroirs liquide en 2004, et obtient une maîtrise en physique (magistère) en 2006.
J'achève actuellement un doctorat en physique.

dahmane1
15/06/2011, 22h54
Elias Zerhouni (1951 à Nedroma en Algérie) est un médecin algéro-américain qui a été directeur des National Institutes of Health (NIH) de 2002 à 2008.
Diplômé de la Faculté de Médecine d'Alger en 1975, il est arrivé à 24 ans aux États-Unis, en compagnie de son épouse, Nadia, aussi médecin diplômée de la Faculté d'Alger, pour étudier à l’université Johns-Hopkins. Il progresse rapidement dans la hiérarchie hospitalo-universitaire. Il est nommé professeur de Radiologie et d'Engineering Biomedical en 1992 et reçoit la Chaire "Martin Donner" de Radiologie quand il devient directeur du Departement de Radiologie de Johns Hopkins en 1995. Il a publié plus de 200 articles scientifiques et techniques dans le domaine de l'imagerie par Tomodensitomètrie et par Résonance Magnétique pour le diagnostic et traitement des maladies pulmonaires, cardio-vascualires et du Cancer. En tant que radiologue, il dépose de 1985 à 1998, dix-huit brevets dans le domaine de la radiologie et de l’IRM. Il lance aussi une série de cinq start-up réussie en imagerie et instrumentation médicale en parallèle de ses activités académiques.
En 1996, il est nommé directeur des recherches de la faculté de Médecine de Johns Hopkins où il joue un rôle critique dans la réorganization de l'école de Médecine de cette fameuse université dont il devient vice-doyen exécutif. En 1998, il est nommé au conseil scientifique de l'institut national du Cancer au NIH. En 2000, il est élu membre de l'Institut de Medecine de l'Acadèmie des Sciences des États Unis.
Remarqué pour ses capacités scientifiques et d'organisation ainsi que pour sa vision de réforme de la médecine et de la recherche biomédicale, il est nommé en mars 2002 par le président des États-Unis George W. Bush et confirmé par un vote unanime du Sénat des États-Unis en mai 2002 en tant que directeur géneral des NIH, ou instituts Nationaux de la Santé qui comprennent 27 instituts et centres de recherche et de financement de la recherche avec 27,000 employés, un budget de 30 milliards de dollars supportant plus de 300,000 chercheurs aux USA et à travers le monde. Son projet phare a certainement été la NIH Roadmap for Medical Research Initiative qui a fait tomber les barrières institutionnelles au sein des NIH en permettant aux 27 centres et instituts de financer ensemble des initiatives majeures et lancer de nombreuses reformes centrees sur la multidisciplinarité nécessaire à l'heure actuelle pour progresser en sciences médicales. Il développe des programmes de médecine translationelle et des programmes speciaux de promotion des jeunes scientifiques et de l'innovation à haut risque. En 2006, le Congrès entérine la majorité de ses reformes en votant la Loi de Réforme du NIH, la première réforme de fond de cette institution.
Le mandat de Zerhouni a aussi été marqué par une série d'investigations du Congrès des États-Unis sur de potentiels conflits d'intérêt au sein des NIH à la suite desquelles Zerhouni a pris la décision d'interdire aux scientifiques de l'agence d'être consultants sous contrats à titre privé pour des entreprises pharmaceutiques et de matériel médical. Il continue cependant à soutenir les collaborations officielles et transparentes entre chercheurs du NIH et l'industrie sous contrats publics.
Par ailleurs, Zerhouni a parfois exprimé publiquement son désaccord avec le Président Bush, notamment au sujet de la recherche sur les cellules souches embryonnaires.
Le 10 avril 2008, il a reçu les insignes de la légion d'honneur de la part du président de la république française Nicolas Sarkozy1.
Il a quitté ses fonctions de Directeur des Instituts Nationaux de la santé des États-Unis à la fin octobre 2008 et est retourné à l'université Johns Hopkins en tant que Conseiller Principal de la Division Medicale de cette université.
Depuis, il a aussi pris des responsabilités diverses. Il est conseiller principal de la foundation Bill et Melinda Gates pour les affaires de Santé globale, Il a été élu membre du conseil d'administration de la Foundation Lasker qui attribue les prix de recherche biomédicale et de santé publique les plus prestigieux aux États-Unis, membre du conseil d'administration de la célèbre Mayo Clinic, membre du comité de direction de l'association "Research!America", membre du conseil de l'université KAUST en Arabie Seoudite.
Il est aussi le conseiller principal du directeur de la compagnie pharmaceutique Sanofi-Aventis pour les questions scientifiques et technologiques globales.
Il participe au lancement en tant que directeur scientifique d'un nouveau journal "SCIENCE: TRANSLATIONAL MEDICINE" compagnon de la revue "SCIENCE" de l'association americaine pour l'avancement des sciences qui parait pour la première fois en octobre 2009.
En octobre 2009, il aide en tant que Chairman à créer la fondation Algéro-Américaine pour l'Education, la Science et la Technologie dans le but d'aider au renforcement des capacités scientifiques de l'Algerie à travers une coopération accrue entre scientifiques américains et algériens et cherche à rassembler l'élite scientifique d'origine algérienne aux États-Unis pour des projets communs avec leurs collègues algériens dans le but de créer des centres d'excellence compétitifs dans tous les domaines scientifiques et techniques. Il continue de promouvoir le concept de diplomatie basée sur la santé, les sciences et la technologie à l'échelle mondiale et pour le développement de centres d'excellence dans les pays en voie de développement.
Le 3 novembre 2009, la secrétaire d'État des États-Unis, Hillary Clinton, a annoncé la création d'un corps d'ambassadeurs spéciaux pour la promotion des liens scientifiques et technologiques avec le monde musulman suite au discours du Caire du Président Obama et la nomination du Dr Zerhouni, par le Président Obama, au poste d'envoyé spécial des États-Unis pour la Science et la Technologie en compagnie des Drs Ahmed Zewail (Prix Nobel de Chimie, California Institute of Technology) et Bruce Alberts (ex-président de l'Académie des Sciences des États-Unis d'Amérique).

dahmane1
19/06/2011, 00h29
L'Algérie apportera un soutien à la formation des scientifiques
Le gouvernement algérien envisage de mettre en oeuvre de nouvelles mesures pour lutter contre l'exode des cerveaux et encourager un plus grand nombre d'étudiants à poursuivre des carrières dans la recherche.
Malgré de récentes améliorations dans leurs conditions de travail, les scientifiques algériens continuent de partir à l'étranger, à la recherche de meilleures opportunités. Pour lutter contre ce problème, l'Algérie envisage d'adopter de nouvelles mesures destinées à renforcer l'intérêt des jeunes pour la science…selon la chercheuse Fatiha Djourlaf…Les conditions de travail des scientifiques algériens incluent un manque criant de laboratoires, de faibles rémunérations, la bureaucratie, et un grand nombre d'autres problèmes sociaux, "qui empêchent la créativité" et découragent les chercheurs…
…Plus de 40 000 scientifiques algériens travaillent à l'étranger,…. Selon des sources gouvernementales, seuls 1 500 chercheurs travaillent en-dehors de l'Algérie…
Par Fidet Mansour pour Magharebia à Alger – 02/03/11

dahmane1
21/06/2011, 06h37
Harraoubia l’a annoncé à Tlemcen : Une centaine de chercheurs algériens établis à l’étranger sont rentrés au pays en 2010

Une centaine de chercheurs algériens établis à l’étranger sont revenus, en 2010, travailler dans des centres de recherche du pays, alors que 1500 autres veulent revenir, a annoncé hier, à Tlemcen le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Rachid Harraoubia.
Le ministre a indiqué que les chercheurs rentrés au pays, au nombre de "101", travaillent dans divers centres de recherche "dans les mêmes conditions et avec les mêmes avantages qu’ils avaient à l’étranger", avant de souligner que l’environnement de la recherche scientifique en Algérie s’est "nettement amélioré" et offre "tout ce dont ont besoin ces compétences".
Il a précisé, à cet égard, que l'Algérie possède déjà "1.000 laboratoires équipés de tous les moyens et outils adéquats pour permettre aux chercheurs et aux universités algériennes de s’aligner sur les universités mondiales et d’être compétitives"…

04.04.2011 El Moudjahid

djazaire62
21/06/2011, 22h35
très bonne initiatives

dahmane1
26/06/2011, 23h01
Le brevet international validant la découverte algérienne relative à la technique de construction des pyramides risque de tomber dans le domaine public ou dans la déchéance dans moins de 15 jours, annonce l’auteur de cette découverte.

En effet, Dr. Assia Bennouar, médecin à Constantine, vient de recevoir une correspondance de l’Office européen des brevets (OEB) qui a validé sa découverte et de la World intellectual property organization (WIPO), l’avisant que son brevet «risque de tomber dans la déchéance dès le 6 juin 2011, si la taxe réglementaire de 7.000 euros n’était pas entre-temps versée pour sa protection». C’est ce que rapporte l’APS.

L’auteur de la découverte se dit «catastrophée» à l’idée de voir son brevet tomber dans la déchéance car cette mesure signifierait, déplore-t-elle, que «l’Algérie peut perdre tous les fruits et avantages attachés à cette découverte qui fait courir les scientifiques du monde entier depuis plus de 4.500 ans». Munie des correspondances reçues de l’OEB, du WIPO ainsi que d’autres bureaux d’avocats allemands et américains lui proposant de protéger sa découverte contre le versement de la somme de 7.000 euros, Assia Bennouar fait part de sa détermination de «frapper à toutes les portes pour éviter cette déchéance» et assure «refuser de perdre sans avoir livré bataille». Elle s’est présentée à l’APS, qui avait eu la primauté médiatique de sa découverte, pour essayer de sensibiliser les pouvoirs et l’opinion publics sur la question : «j’ai pu faire des économies pour payer les frais de la recherche que j’ai menée toute seule sur une durée de plus de 20 ans (…) mais cette fois, mon modeste salaire de médecin généraliste dans le secteur public ne me permet pas de réunir la somme de 7.000 euros (soit l’équivalent de près d’un million de dinars algériens)», estime-t-elle. L’inventeur se dit «d’autant plus accablée» par la nouvelle que sa découverte est passée par le canal de l’Institut national de la propriété industrielle (INAPI) pour être validée par l’OEB. «Je pensais que le passage par cet organisme national était une protection pour l’inventeur algérien, lui permettant de déléguer la responsabilité de la protection de son invention sur le plan international, à un organisme national compétent et disposant des moyens de l’Etat», ajoute-t-elle. Dr. Bennouar qui clame, depuis trois ans, avoir découvert la technique de construction de la première merveille du monde et tous les mystères qui l’entourent, comme l’orientation impeccable vers le nord, le carré parfait de sa base, sans moyens de mesure, sans astrolabe et sans mètre-ruban, et d’autres question chères aux spécialistes des pyramides d’Egypte, a pu faire valider sa découverte par l’OEB et obtenir la reconnaissance du WIPO. Une reconnaissance internationale qui n’a pas pour autant «levé l’incrédulité et le scepticisme affichés», ici et là, vis-à-vis de sa découverte toujours perçue comme une affirmation «trop grosse et trop belle pour être vraie».

Un stand au Batimatec

Seules quelques initiatives privées ont montré de l’intérêt à cette découverte, comme a fait M. Akli Amrouche, directeur de publication du magazine «Vie de Villes» qui a non seulement réservé un espace respectable à l’invention, mais aussi invité son auteur à la faire connaître en lui organisant une conférence au Salon du bâtiment «Batimatec» lors de sa dernière édition à Alger. L’ambassadeur d’Egypte en Algérie a tenu à assister à la conférence de l’inventeur qu’il a suivie avec une très grande attention et salué par des applaudissements nourris, rapporte Dr. Assia Bennouar. Outre de publier en exclusivité un abstract de la technique de construction de la première merveille du monde, signé de son auteur, le magazine «Vie de villes» a publié, en encadré, dans son dernier numéro, «l’engagement de cette publication à tenter une reconstitution d’une pyramide à base carrée à l’échelle 1/50ème dans les plus brefs délais». D’ores et déjà, des partenaires ont donné leur accord de principe pour soutenir cette action, peut-on lire, à ce propos, dans «Vie de Villes». Cette initiative privée, si elle venait à se réaliser, aura eu l’honneur de «damer le pion» à des organismes publics bien mieux placés, de par leurs fonctions et missions, pour mettre en valeur des découvertes, très précieuses car très rares, réalisées par des algériens, estime l’inventeur. Le Dr. Assia Bennouar dit «très bien comprendre l’incrédulité que provoque sa découverte» qui, reconnaît-elle, a «des implications trop lourdes et trop dérangeantes pour l’ordre scientifique établi pour être facilement acceptée». «La direction de l’ANDREVET (Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et du développement technologique) avait même réagi, par la bouche de son précédent directeur, promettant de tout faire pour valoriser ma découverte, mais…», déplore-t-elle encore. Le Dr. Bennouar dit cependant «garder l’espoir que le même miracle qui a récompensé (ses) efforts de recherche et (l)’a guidée vers la découverte du secret de ces monuments qui ont défié le temps et l’intelligence humaine depuis plus de 4.500 ans, puisse venir à (son) secours pour que (son) brevet garde sa nationalité algérienne».

Rachida T.
24.05.2011 financier

dahmane1
21/05/2013, 23h02
http://www.youtube.com/watch?v=3hhU98DtttE

djelloul
22/05/2013, 00h05
hummmm ca doit être super bon une omelette au champignon djelloul mdrrrr
:anim_verysurprised::icon_eek::ph34r::eusa_whistle :

dahmane1
08/06/2013, 12h53
http://www.youtube.com/watch?v=6znnWftqxPY