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Voir la version complète : mon idole pendant longtemps:)



au_gré_du_vent
29/07/2011, 08h56
salam,

et si on parlait de nos idoles?:nana:

Pendant très longtemps, c'est cette femme qui l'a été: Marie Curie.

J'ai découvert dernièrement que sa vie n'était pas consacrée à 100% au Radium et qu'elle n'a pas été sans tâche ni calme plat, qu'elle a eu même une relation avec un homme marié...

N'empêche, je l'adore tjs:)



Lisez un peu:

Au XIXe siècle, rares sont ceux qui accèdent à la science. Les plus nombreux ne reçoivent au mieux qu'une éducation primaire, pour les femmes, un facteur supplémentaire entre en jeu : leurs fonctions les consignent au foyer. Au cours du siècle, le mouvement pour leur émancipation va donc croiser le mouvement social.
La force de cette lutte, qui divisa profondément la classe moyenne, eut une conséquence majeure : pour réussir en sciences, les femmes durent émigrer vers les lieux et les institutions où ces attitudes étaient les plus faibles. Néanmoins, c'est aussi l'existence de cette lutte qui aida au changement des attitudes entre hommes et femmes. Elle rendit possible des carrières telles que celle de Marie Curie.

Née à Varsovie le 7 novembre 1867 où son père est enseignant, elle perd en l’espace de deux ans sa sœur Sofia, décédée du typhus en janvier 1876, et sa mère, décédée de la tuberculose, le 9 mai 1878. Elle se réfugie alors dans les études et excelle dans toutes les matières, où la note maximale lui est accordée. Elle obtient ainsi son diplôme de fin d’études secondaires avec la médaille d’or en 1883.

À cette époque, Varsovie est annexée par la Russie, et l’accès à l’université est interdit aux femmes. Marie part en novembre 1891 pour Paris, où elle a été acceptée pour y suivre des études en sciences physiques et en mathématiques à la faculté des sciences. Deux ans plus tard, en juillet, elle obtient sa licence ès-sciences physiques, en étant première de sa promotion, et un an plus tard sa licence ès-sciences mathématiques, en étant seconde. Elle rejoint ensuite le Laboratoire des recherches physiques de Gabriel Lippmann.

Au printemps 1894, elle s'apprêtait à repartir dans sa Pologne natale pour se consacrer à l'enseignement, lorsqu'elle fit la connaissance de Pierre Curie, son aîné de huit ans, déjà connu pour de nombreux travaux. Elle l’épouse à Sceaux, le 26 juillet 1895. Marie Curie, elle, a inventé, en 1898, le terme "Radioactivité", après avoir remarqué que l'uranium émettait des rayons. En 1896, elle est reçue première à l’agrégation de physique. Le 12 septembre 1897, elle donne naissance à leur première fille, Irène.

En décembre 1897, elle commence ses travaux de thèse sur l’étude des rayonnements produits par l’uranium, découverts par Henri Becquerel. En utilisant les techniques mises au point par son mari, elle analyse les rayonnements d’un minerai riche en uranium, la pechblende.

En 1898, Pierre, estimant la haute valeur des travaux de son épouse, laisse de côté ses travaux sur la piézoélectricité pour rejoindre sa femme sur son étude de la radioactivité. Il obtient l’autorisation du directeur de l’École de physique et de chimie (devenue aujourd'hui l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris) d’utiliser un atelier au rez-de-chaussée. Les traitements chimiques sont réalisés dans un hangar, qui se trouve à côté de l’atelier, séparé uniquement par une cour.

Dans ce laboratoire de fortune où ils étudient la pechblende, ils découvrent deux nouveaux éléments. Le 18 juillet 1898, Marie Curie annonce la découverte du polonium, nommé ainsi en référence à son pays d’origine. Le 26 décembre, avec Gustave Bémont, elle annonce la découverte du radium ; il aura fallu traiter plusieurs tonnes de pechblende pour obtenir moins d’un gramme de cet élément. Ces extractions, faites à partir de tonnes de minerai, sont effectuées dans des conditions difficiles, dans des locaux dépourvus de tout confort. Le chimiste allemand Wilhelm Ostwald, visitant le lieu de travail de Pierre et Marie Curie, déclare : « Ce laboratoire tenait à la fois de l’étable et du hangar à pommes de terre. Si je n’y avais pas vu des appareils de chimie, j’aurais cru que l’on se moquait de moi ».

Le 26 octobre 1900, elle devient professeur à l’École normale supérieure de jeunes filles de Sèvres. Durant l’année 1903, elle soutient le 25 juin sa thèse sur les substances radioactives. Le 10 décembre, elle reçoit avec son mari et Henri Becquerel, le prix Nobel de physique « en reconnaissance de leurs services rendus, par leur recherche commune sur le phénomène des radiations découvert par le professeur Henri Becquerel ». Elle est la première femme à recevoir le prix Nobel. Cette même année, elle est la première femme lauréate de la Médaille Davy. L’année suivante, elle reçoit la médaille Matteucci et donne naissance le 6 décembre à leur deuxième fille, Ève.

En 1905, ils se rendirent à Stockholm pour une conférence Nobel. À cette occasion Pierre, Curie prononça, cette phrase prophétique : "On ne peut concevoir encore que dans des mains criminelles, le radium puisse devenir très dangereux et ici on peut se demander si l'humanité a avantage à connaître les secrets de la nature, si elle est mûre pour en profiter ou si cette connaissance ne lui est pas nuisible".

Le 19 avril 1906, Pierre meurt, renversé accidentellement par une voiture à cheval. En novembre, elle le remplace à son poste de professeur à la Sorbonne. Elle devient ainsi la première femme à enseigner dans cette université. En 1909, elle est nommée professeur titulaire dans sa chaire de physique générale, puis de physique générale et radioactivité

Malgré la réputation de ses travaux et de son prix Nobel, l'Académie rejette son admission. Édouard Branly, l'inventeur de la TSF, est élu à sa place. L'affaire n'est pas close pour autant et l'on s'indigne de ce que Marie ait pu même se porter candidate. Léon Bailby écrit dans l'Intransigeant: « Quant au grand public, il faut bien le dire aussi, il était devenu hostile à la candidate. Cette femme qu'il avait jadis popularisée, il a jugé qu'elle poussait un peu trop loin le goût des récompenses et des honneurs. Il a applaudi à la leçon de patience et de modestie que l'Institut venait de lui infliger. - C'étaient les prémices d'une campagne d'hostilité qui allait s'amplifier dans les mois à venir.

Au début de cette même année, la bienveillante écoute des misères conjugales de Paul a fait naître une liaison. Pour abriter leurs amours, Marie et Paul ont loué un pied-à-terre rue du Banquier, à deux pas de ta Sorbonne. Ils s'écrivent beaucoup, parlant des tourments de Paul et de la façon d'y mettre fin. Au cours de l'été 19 10, elle avait déjà évoqué la question dans une lettre: « Il y a entre nous des affinités très profondes qui ne demanderaient pour se développer qu'un terrain de vie favorable... Que ne pourrait-on tirer de ce sentiment instinctif et si spontané et pourtant si conforme à notre raison... Je crois qu'on en aurait tout tiré: du bon travail commun, une bonne amitié solide, du courage dans l'existence et même de beaux enfants d'amour dans la plus belle acception de ce mot.»

Aucune de ces perspectives ne va aboutir, Sitôt qu'elle découvre l'affaire, Jeanne Langevin use de moyens désespérés pour y mettre un terme. Rencontrant Marie dans la rue, elle menace de la tuer. Puis elle engage un homme de main pour s'introduire dans l'appartement de la rue du Banquier et y voler les lettres qui y sont imprudemment gardées. Dès qu'elle les a, elle menace de les porter à la presse et de provoquer un scandale public.

Marie Curie est une femme célèbre et donc une proie facile. Le samedi 4 novembre 1911, Le Journal lance la machine. Sous le titre - Une histoire d'amour-, on peut y lire: « Les feux du radium, qui rayonnent si mystérieusement sur tout ce qui les environne nous réservaient une surprise;... ils viennent d'allumer un incendie dans le cœur d'un des savants qui étudient leur action avec ténacité; et la femme et les enfants de ce savant sont en larmes».

Sous la pression des amis influents de Marie, une partie de la presse abandonne rapidement l'affaire. Mais à J'extrême droite, Léon Daudet de l'Action française ne lâche pas. « L'étrangère » est en train de détruire un foyer français. Elle est le fruit de la corruption morale de ces étudiants de la Sorbonne contaminés par les idées, d'Ibsen et de Nietzsche. Marie Curie et tous ses alliés sont de surcroît des dreyfusards. Ils sont donc à mettre dans le même sac que les juifs. D'ailleurs, Salomea son second prénom, n'est-il pas un prénom juif? Voilà qui signe son ascendance.

Puis, franchissant allégrement les limites de cette extrême violence idéologique, un homme dénué de tout scrupule, Gustave Téry, va monter d'un cran dans l'ignominie. Cet ancien universitaire dirige un hebdomadaire appelé L'Œuvre. En Novembre 1911, il publie de longs extraits des lettres volées que s'échangeaient Paul et Marie. Elles lui ont été procurées par des alliés de Jeanne Langevin. La publication de ces lettres suscite une grande indignation. Le jour de leur parution, une foule de badauds encercle la maison de Marie, à Sceaux. De l'intérieur, elle entend les cris et les Insultes. Deux amis viennent la secourir. Ils l'emmènent chez les Borel , à l'Ecole normale de la rue d'Ulm. Paul Appel, doyen de la faculté des sciences et père de Marguerite Borel, voit cela d'un mauvais œil. Il projette de radier Marie de son poste à la Sorbonne. Mais Marguerite l'en dissuade. Enfin, le 25 novembre 1911, Paul Langevin provoque Gustave Téry en duel.

Entre-temps, et par une coïncidence étonnante, l'annonce avait été faite de l'attribution à Marie Curie d'un second prix Nobel: celui de chimie en reconnaissance des services rendus pour l’avancement de la chimie par la découverte de nouveaux éléments : le radium et le polonium, par l’étude de leur nature et de leurs composés ». Elle est la première personne à obtenir deux prix Nobel pour ses travaux scientifiques.

Ce faisant, l'Académie suédoise offrait une belle occasion de faire taire le scandale. Marie Curie, affirmait-elle, serait non seulement bienvenue à Stockholm, mais quand elle viendrait recevoir son prix, on empêcherait les journaux de mentionner cette affaire. Toutefois, peu après la publication des lettres et le duel de Langevin, Svante Arhennius, un des membres les plus éminents de l'Académie, va changer d'avis. Le ler décembre 1911, il écrit à Marie Curie. Dans cette lettre, il lui suggère de remettre à plus tard son voyage en Suède et estime nécessaire qu'elle lave son nom de tout soupçon pour être à même d'accepter le prix.

Avec un grand courage, Marie Curie répond à Arrhenius : « J’estime qu'il n'a aucun rapport entre mon travail scientifique et les faits de vie privée que l'on prétend invoquer contre moi dans des publications de bas étage,... Je ne puis accepter de poser en principe que l'appréciation de la valeur d'un travail scientifique puisse être influencée par des diffamations et des calomnies concernant la vie privée». Elle obtient gain de cause. Accompagnée de Bronia sa sœur et d'Irène, sa fille, elle part le 11 décembre pour Stockholm recevoir des mains du roi Gustave V sa seconde médaille suédoise.
Pour mémoire, Linus Pauling, qui a reçu le premier pour ses travaux scientifiques en chimie en 1954 et le second pour son action en faveur de la paix en 1962.
Ces jours-là, l'affaire Langevin-Curie se termine, Paul Langevin et sa femme ayant arrangé à l'amiable leurs différends.

Elle participe au premier Congrès Solvay en 1911, qui réunit de nombreux physiciens, tels que Max Planck, Albert Einstein et Ernest Rutherford, qui vont changer notre façon de percevoir le monde. Elle est la seule femme de ce Congrès, organisé et financé par le chimiste et industriel belge, Ernest Solvay.

Malgré la notoriété de Marie Curie et son prix Nobel, il faut attendre 1911 pour que commencent les travaux, subventionnés par Daniel Iffla-Osiris. Déjà in 1909, le professeur Émile Roux, directeur de l’Institut Pasteur, avait proposé la création d’un Institut du Radium, dédié à la recherche médicale contre le cancer et à son traitement par radiothérapie. L’institut, situé rue d'Ulm, est achevé en 1914, juste avant la Première Guerre mondiale. Il réunit deux laboratoires aux compétences complémentaires : le laboratoire de physique et de chimie, dirigé par Marie Curie, et le laboratoire Pasteur, axé sur la radiothérapie, dirigé par Claudius Régaud.

Lorsque la guerre éclate, Marie Curie est mobilisée, tout comme les autres membres de l’Institut du Radium. Aux côtés d’Antoine Béclère, directeur du service radiologique des armées, elle participe à la conception d’unités chirurgicales mobiles. Elle crée également dix-huit voitures de radiologie, surnommées les « petites Curie », qui sont envoyées sur le front. À l’Institut du Radium, elle forme des aide-radiologistes.
En 1916, elle obtient son permis de conduire et part régulièrement sur le front réaliser des radiographies. Irène, âgée de seulement dix-huit ans, fait de même dans plusieurs hôpitaux de campagne durant toute la guerre.

En 1918, à la fin de la guerre, la polémique sur sa vie sentimentale apaisée, elle peut enfin occuper son poste à l’Institut du Radium. Sa fille Irène devient son assistante. L’Institut du radium deviendra plus tard l’Institut Curie.

Avec la renommée, les finances de Marie se portent mieux. De plus, le laboratoire longtemps attendu est, à la fin de la guerre, devenu opérationnel. Parallèlement, un autre laboratoire est créé pour la recherche sur l'utilisation des matériaux radioactifs dans le traitement du cancer et d'autres maladies. Marie Curie fait alors montre de tout son talent pour obtenir des financements : la recherche dans son laboratoire est payée par des dons des Fondations Carnegie, Rockefeller et Rothschild. À l’instar de l'Institut Pasteur, son institut indépendant deviendra un modèle pour ceux qui verront le jour entre les deux guerres, le long de la rue Pierre Curie. Il s'agit notamment de l'Institut de chimie physique et de l'Institut Henri Poincaré.

au_gré_du_vent
29/07/2011, 08h56
De ces années-là, certains ont gardé l'image d'une Marie Curie rigide et dictatoriale dans l'administration du laboratoire. On l'appelait «la patronne». Elle sait pourtant encourager ses élèves. Elle a l'habitude de venir tard dans la journée pour voir l'avancement de leurs travaux. Et plus d'un s'est souvenu du plaisir qui se lisait sur son visage lorsque Salomon Rosenblum découvrit la structure fine des rayons alpha.

Dans son laboratoire, le personnel est extraordinairement varié. On y vit une année deux Russes, un Polonais, un Anglais, un Yougoslave, un Roumain, un Allemand, un Belge, trois Chinois, un Iranien, un Indien, un Autrichien, deux Portugais, un Suisse et un Grec. Un grand nombre de femmes y travaillaient.


Le 20 mai 1921, lors de son premier voyage aux États-Unis, elle peut acheter un gramme de radium à l’usine du radium de Pittsburgh, suite à une collecte de 100 000 dollars (environ 1 million de francs or) auprès des femmes américaines, organisée par la journaliste Marie Mattingly Meloney. En 1929, toujours grâce aux femmes américaines, elle reçoit un nouveau gramme de radium, dont elle fait don à l’Université de Varsovie.

Mais depuis quelques années, Marie souffre de divers troubles liés à son exposition à des doses massives de radioactivité. Elle est faible, fatiguée, souffre de vertiges et de continuels bourdonnements d'oreille, et est atteinte, de surcroît, d'une double cataracte. À la dérobée, Marie admet que ses problèmes de santé sont probablement l'effet des produits qu'elle a manipulés toute sa vie. Mais, de toute façon, confie-t-elle à Bronia, elle ne pourrait pas vivre hors de son laboratoire. Malgré ses problèmes de santé, elle continue d’assurer la direction de la section de physique et chimie de l’Institut du Radium.

Les troubles s'aggravent en juin 1934. Ses médecins diagnostiquent une tuberculose et l'envoient au sanatorium de Sancellemoz. Mais là-bas, les médecins découvrent rapidement la cause réelle de sa maladie: elle souffre d'une leucémie due à l'exposition à la radioactivité.

Elle meurt le 4 juillet 1934 et, accompagnée d'intimes, rejoint deux jours plus tard, à Sceaux, Pierre, qu'elle avait tant aimé.

Prologue
Par la suite, c'est le couple, Irène Joliot Curie (fille de Pierre et Marie Curie) et son mari Jean-Frédéric Joliot, qui, durant trente années d'efforts et de passion scientifique, continuent d'alimenter le domaine en découvertes successives, tout en s'appuyant sur les découvertes antérieures de Pierre et Marie.

Ainsi, quarante ans plus tard, ils découvrent le principe de fonctionnement du réacteur nucléaire: la fission nucléaire peut être contrôlée et libérer beaucoup d'énergie.
Le 20 avril 1995, sur décision du président François Mitterrand, ses cendres et celles de son mari Pierre Curie sont transférées au Panthéon de Paris. Elle est aujourd'hui encore la seule femme honorée au Panthéon pour son travail.

Conclusion
Cette courte histoire de la vie exceptionnelle de Marie Curie, je l’ai choisie pour illustrer deux thèmes que je tenais à traiter dans le cadre de mon sujet : « Sciences, dogme et société ». Le premier est scientifique et technique : l’énergie atomique. La découverte de la radioactivité a permis d’accéder à la connaissance intime de la matière où l’atome n’est plus l’atome insécable, mais formé de particules élémentaires, électron, proton et neutron, ce qui permet d’expliques les transmutations (vieux rêve des alchimistes par parenthèse) donc la fission des atomes très lourds, origine de la bombe A et des centrales atomiques d’aujourd’hui d’une part. C’est l’application de la célèbre formule d’Einstein E=mc2 montrant l’équivalence matière – énergie. Et d’autre part elle explique par la fusion des atomes l’origine de l’énergie que le soleil nous envoie à travers l’espace, mais aussi malheureusement de la fabrication de la bombe H.

Et pour terminer et en guise de conclusion, je voudrais parler de l’émancipation de la femme dans tous les domaines de la vie en société. Encore aujourd’hui les dogmes religieux servis par un machisme congénital soutiennent encore quelques bastions de cette ségrégation qui n’épargne même pas notre ordre entre tradition et modernisme !
Marie Curie, il y a plus d’un siècle a été une figure de proue dans un domaine, où j’ai pu personnellement apprécier les grandes qualités des femmes de science, qui pour s’affirmer ont fait preuve de qualités bien supérieures à celles de leurs confrères masculins.

L'histoire de Marie Curie ressemble un peu à celle de sa découverte. Pour la découverte du radium, d'abord un discret effet de rayonnement puis, au terme de sa recherche, l'identification d'un nouvel élément puissamment actif, et l'instauration d'une nouvelle branche de la science : l'étude de la radioactivité. Pour Marie, d'abord l'anonymat d'une jeune physicienne puis, au terme de deux prix Nobel, un mythe puissamment actif et une nouvelle place des femmes dans la science...
Plus en détail, on aurait pu s'apercevoir qu'à cette époque, la catégorie « femme de science » aurait partagé avec l'élément radium certaines propriétés, la première d'entre elles étant la très faible abondance, la seconde la puissance du rayonnement mis en jeu.
L'une comme l'autre obéissent d'ailleurs à des déterminations - géophysique dans un cas, social et politique dans l'autre. En clair, il ne s'en trouve pas partout, ce qui en fait leur valeur.

La très faible abondance de la catégorie femme de science ne tient évidemment pas à une inégalité naturelle aux conditions initiales. Au plus jeune âge, la curiosité et les dons pour l'observation de la nature, se distribuent de façon gaussienne dans les populations masculine et féminine.
L’extrême rareté du couple femme et science dépend ainsi d'une conjonction de paramètres internes et externes, mathématiquement formalisable par une fonction probabiliste à variables multiples : la présence de parents intéressés à l'éducation de leur fille dans la population générale des parents de filles, intérêt lui-même fortement corrélé au niveau culturel et - parfois mais pas toujours - au montant des rentes familiales; le nombre des universités ouvertes aux filles dans l'ensemble des universités; le nombre de jeunes filles disposées à en suivre les cours, c'est-à-dire presque toujours prêtes à s'exiler, dans la population des jeunes filles intéressées par les sciences; enfin le nombre d'hommes, dans la population générale des scientifiques masculins, suffisamment larges d'esprit pour que cette formation débouche sur une activité professionnelle reconnue.
La caractéristique commune dont j’ai déjà parlé: la puissance de rayonnement une fois identifié l'élément ou la catégorie. Dans le cas du radium, cette puissance se mesure à l'ampleur des effets produits pour des quantités infimes. Dans le cas de « Marie Curie femme de science », elle s'évalue à l'augmentation de la quantité d'articles de journaux publiés après qu'elle ait reçu son premier prix Nobel, effet qui atteignit un maximum (avec l’ignominie en plus) avec son second quand ses affaires privées furent, sans aucun scrupule, étalées sur la place publique.
Après de nombreux combats, presque tous les domaines, les barrières sont tombées, et même dans certains domaines, on parle d’instaurer des quotas (enseignement, justice, médecine, …) pour éviter la «surféminisation de certaines professions».
Un dernier bastion est d’ailleurs en train de tomber au Royaume Uni, avec l’ouverture de la Chambre des Lords aux « Laidies ».
Mes FF :., La pierre brute n’est pas encore dégrossie dans ce domaine et je vous invite fraternellement à réfléchir à la place de la femme dans notre Ordre qui prône la fraternité universelle en excluant la moitié de l’humanité. Comme le disait Albert Einstein : il plus facile de briser l’atome qu’un préjugé.

fullana
29/07/2011, 20h17
salam gré
en effet une grande dame,
juste une petite remarque ,ma soeur en Allah...l'idolatrie est exclusive à ton seigneur, aucune de ses creatures ne peut etre associer avec lui en cet attribut ou statut . pas meme marie curie

au_gré_du_vent
30/07/2011, 23h40
bon...:icon_rolleyes:

miange-midemon
31/07/2011, 00h18
salam,


Pendant très longtemps, c'est cette femme qui l'a été: Marie Curie.


[/I]

je le savais:mahboul:!!

comme quoi nous avons tous des failles, merci pour les articles gré:)

en ce qui me concerne j'en ai pas vraiment, c'est juste que je reste en admiration devant tous ces grands explorateurs, et archéologues:)

au_gré_du_vent
31/07/2011, 00h21
je le savais:mahboul:!!

comme quoi nous avons tous des failles, merci pour les articles gré:)

en ce qui me concerne j'en ai pas vraiment, c'est juste que je reste en admiration devant tous ces grands explorateurs, et archéologues:)

je crois qu'à un moment de notre vie, on doit bien avoir un "mathal a3la"

tu n'en a jamais eu? t'es sure?

miange-midemon
31/07/2011, 00h44
je crois qu'à un moment de notre vie, on doit bien avoir un "mathal a3la"

tu n'en a jamais eu? t'es sure?

surement, mais la je n'arrive pas à m'en souvenir:icon_rolleyes: ......bizarre wakila:doofywave::lol:

au_gré_du_vent
31/07/2011, 00h53
surement, mais la je n'arrive pas à m'en souvenir:icon_rolleyes: ......bizarre wakila:doofywave::lol:

une actrice ou un acteur peut être?
ou alors un enseignant? ou alors tout simplement quelqu'un de ta famille...

ou alors, malak a été assez forte pour n'avoir besoin d'aucun "referentiel"
:)

miange-midemon
31/07/2011, 00h56
une actrice ou un acteur peut être?
ou alors un enseignant? ou alors tout simplement quelqu'un de ta famille...

ou alors, malak a été assez forte pour n'avoir besoin d'aucun "referentiel"
:)

non juste qu'ils sont nombreux je crois, et donc je n'arrive pas à favoriser:)

bel1000
02/08/2011, 00h34
je n'ai jamais eu d'idole
je tire chapeau à certains pour leurs prouesses ou leurs capacités à donner à l'humanité ( certains moins intéressés que d'autres ce qui les excluent d'être des idoles)
mais celui qui m'etonna le plus et m'etonne encore est l'imam malek ( rahimaho lah)
dans une de ses fatwas il conseille aux esquimaux de suivre l'horaire de l'Arabie saoudite ou du pays le plus proche ( pour les prières et le ramadan) alors qu'on sait que les esquimaux furent découverts il y a moins de 150 ans et d'autres trucs aussi.

au_gré_du_vent
02/08/2011, 11h51
dans une de ses fatwas il conseille aux esquimaux de suivre l'horaire de l'Arabie saoudite ou du pays le plus proche ( pour les prières et le ramadan) alors qu'on sait que les esquimaux furent découverts il y a moins de 150 ans et d'autres trucs aussi.
:icon_rolleyes::icon_rolleyes:

qu'est ce qui a été rapporté plus précisément à ce sujet?