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Voir la version complète : L’Inde veut punir davantage ceux qui se vengent à coup d’acide



Sabrina
07/12/2008, 18h17
En Inde, les attaques à l’acide deviennent une pratique de vengeance de plus en plus courante, avec les femmes pour principales victimes. L’impunité dont bénéficient les agresseurs devrait bientôt se heurter à une loi plus stricte.

Elles ont refusé une proposition de mariage, éconduit un petit ami, quitté un employeur… Leur seul tort est d'avoir dit non à un homme. Parfois elles ont simplement fait les frais d'une dispute entre familles ou de la naissance d'une fille. Un jour comme un autre, un mari, futur époux, ex-petit ami est venu leur verser sur le visage et le corps parfois plusieurs litres d'acide, ce produit ménager si courant qu'il est devenu une arme de choix.

L'Inde devrait bientôt légiférer sur ces attaques à l'acide pour tenter de remédier à la faible indemnisation des victimes et à la quasi impunité dont jouissent les agresseurs. Ces derniers ne sont guère inquiétés par les plaintes. Leurs victimes, souvent illettrées et issues d'un milieu pauvre, n'ont pas les moyens de se défendre. Quant aux autres, la honte ou la peur des représailles les arrêtent. Représailles car les peines de prison, aussi rares que dérisoires, laissent bien vite l'agresseur libre de se venger sur la famille et les proches.

En août dernier, la Commission des lois indienne a donc suggéré de faire passer les peines de prison de dix ans minimum à l'emprisonnement à vie. Donner aux attaques à l'acide un statut indépendant semble également indispensable, l'article du code pénal dont elles dépendent s'avérant insuffisant et inadapté. Autres mesures : une réglementation stricte de la vente d'acide et une loi dite d'indemnisation des victimes d'actes criminels qui garantirait entre autre, indemnités monétaires et soins.

Mais si l'argent conditionne l'accès aux interventions chirurgicales, il reste une maigre compensation. Défigurées à vie lorsqu'elles survivent, elles deviennent vite une charge pour leur famille, exclues de leur travail, de la société et impossible à marier.

Cette pratique surtout observée en Asie du sud est en plein essor depuis une dizaine d'années. Depuis peu, hommes et très jeunes enfants sont également touchés, représentant environ le tiers des victimes. Le phénomène reste pourtant peu pris en charge.

Au Bangladesh, qui apparaît comme le pays le plus touché, avec plusieurs centaines d'attaques par an, ce sont des organisations telles que l'Acid survivors foundation qui comptabilisent et médiatisent les cas. En Inde, l'absence d'organisation de lutte d'envergure nationale rend le phénomène beaucoup plus difficile à mesurer, bien que récurrent dans la presse. L'association Campaign and struggle against acid attack of women, qui a recensé plus d'une soixantaine d'agressions de ce type au Karnataka depuis 1999, souligne bien le caractère sous-évalué de ce nombre.

Les mesures législatives qui devraient être prises sont un premier pas, mais ne constituent probablement pas une solution à elles seules. Au Bangladesh, où ces crimes sont devenus passibles de peine de mort et où les délais de procédures ont été raccourcis, la mauvaise volonté et l'indifférence générale empêchent toujours les plaignantes d'aller jusqu'au tribunal.

djelloul
07/12/2008, 18h19
c'est vraiment des barbares ceux qui asperge les femmes d'acide:icon_frown:

romance
07/12/2008, 21h07
c est vraiment des dingues brule carrement avec de l acide !:salut-timide: