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Voir la version complète : L’Algérie veut le retour d’un canon mythique, installé à Brest



Toufik
27/11/2011, 15h09
http://www.algerie-monde.com/imagesam/canon-consulaire-brest.jpg

Baba Merzoug pour les Algériens, la Consulaire pour les Français : le canon a défendu Alger durant deux siècles avant d’être amené comme trophée en France en 1830, dès la colonisation de l’Algérie, mais son pays le réclame pour les 50 ans de son indépendance en 2012. Transformé en colonne, il trône dans l'Arsenal de Brest.

La Consulaire, transformée en colonne reposant sur un socle de granit, est coiffée d’un coq qui retient sous une patte un globe terrestre. Le monument trône au sein du complexe naval de l’Arsenal de Brest.

Deux Consuls déchiquetés

Ce canon de bronze de près de 7 mètres d’une portée de 4,8 km, avec ses quelque 12 tonnes fondues en 1542 par un artiste vénitien à Alger, a notamment déchiqueté deux consuls français.


Le père missionnaire lazariste Jean Le Vacher, consul d’Alger, a été attaché à la bouche du canon et déchiqueté en juillet 1683, en représailles au bombardement d’Alger par l’amiral Duquesnes qui réclamait aux Ottomans tous les esclaves chrétiens.

En 1688, lors d’une attaque similaire commise par le maréchal Jean d’Estrées contre Alger, le consul André Piolle a subi le même sort.

D’où l’appellation française de « Consulaire » pour cette pièce d’artillerie.
Papa fortuné

Les Algériens chérissent ce canon, alors le plus puissant de Méditerranée, qui a défendu Alger depuis le Môle (jetée) Kheireddine (Barberousse), site de l’actuelle Amirauté.

« Son nom de Baba Merzoug veut dire Papa fortuné (au sens de chanceux) et béni, en référence au père qui défend sa famille et du mot arabe Marzouq », Smaïl Boulbina, un médecin passionné d'histoire et porte-parole d'un comité tout juste créé pour demander la restitution de la pièce d'artillerie.

Ouest France