PDA

Voir la version complète : L'inconnue



baudelaire87
18/04/2012, 15h16
Elle s’est penchée sur moi, maussade
M’a enterré sous ses cheveux en cascade
Dans son regard brille quelque chose
Qui vacille entre le vague et le morose
Et de temps à autre sur moi dégringole
De ses cheveux une frêle mèche folle
Elle prend au dépourvu mon cœur
Lorsque sa main fébrile m’effleure
Et dans ses beaux yeux lucides
Nait un matin et aussitôt se trucide
Son chagrin ressemble à un orage
Venu sans pluie, sans nuages.
Et le soleil timide a failli disparaître
Voyant cette splendeur au désastre
Sa pâleur dit d’un geste quelconque
A la clarté que c’est elle qui manque
Que sur son front la beauté matinale
Surgit puis disparaît poussant un râle.
Elle s’est penchée, et ses joues vermeilles
Se morfondent tel un coucher de soleil
Et quand elle bouge un parfum ruisselle
Me condamne à être soumis et rebelle
Dans ses cheveux une noirceur luit
Evince et insulte la beauté de la nuit
Elle s’est éloignée, d’elle échappe un sourire
Me laissant indécis entre le rêve et le délire.

(Chimère !)

Essai : Baud
18/04/2012

yasmi
19/04/2012, 09h01
Tu nous as manqué Beaud, ravie de te revoir parmis nous. Toujours aussi beau.
Toujours aussi talentueux.

baudelaire87
19/04/2012, 12h55
Merci Yasmi, vous aussi, vous m'avez manqué