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Voir la version complète : La logique de prédation de l’Union européenne en Algérie



Toufik
30/08/2012, 12h37
Sans convaincre personne, Mustapha Benbada, ministre du Commerce, s’est félicité, mardi 28 août, de l’accord obtenu la semaine dernière avec l’Union européenne. Il s’est targué d’avoir forcé la main aux négociateurs européens. Pour quel résultat ? L’Algérie et l’UE sont parvenues à un accord prévoyant le report à 2020 de l’entrée en vigueur de la zone de libre‑échange prévue initialement pour 2017.

Le gouvernement algérien obtient un sursis inutile de trois ans pour se préparer à un ouragan qui va emporter sur son passage une partie de l’économie. Un sursis inutile car trois années constituent un délai trop court pour faire quoi que ce soit de sérieux en matière économique. Les entreprises publiques algériennes sont dans un tel état qu’il faudrait au moins vingt ans, beaucoup de compétences et des milliards de dollars pour les redresser. Le même constat s’applique à l’agriculture et à tous les autres secteurs.

En 2020, Mustapha Benbada ne sera peut‑être plus ministre. Comme la majorité des membres du gouvernement actuel, il ne sera peut‑être plus en Algérie pour assister au désastre et partager ses conséquences avec les Algériens. Comme la majorité des ministres, Benbada et ses camarades du gouvernement Ouyahia vont préférer aller vivre ailleurs, probablement en Europe.

Mais le gouvernement et les (mauvais) négociateurs algériens ne sont pas les seuls responsables. L’Union européenne, dans ce dossier, a montré son vrai visage, celui d’un voisin uniquement préoccupé par ses seuls intérêts. Aux yeux de l’Europe, l’Algérie est un marché et un débouché pour ses entreprises en mal d’exportations.

Les Européens le savent : l’accord d’association, négocié au début des années 2000 et signé en 2005, a été initié à un moment où l’Algérie avait besoin de reconnaissance pour confirmer son fameux « retour sur la scène internationale », cher au président Bouteflika. Le pays venait de sortir d’une décennie de terrorisme. Il avait besoin de montrer qu’il était redevenu fréquentable. L’accord signé avec l’Europe ne contient que des concessions : l’Algérie ouvre son marché aux Européens pratiquement sans aucune contrepartie économique. Un accord presque immoral.

Aujourd’hui, les Algériens ont compris que les conséquences de l’accord seront désastreuses, ils tentent d’en suppléer les lacunes comme ils peuvent, d’autant que 2020 est déjà à nos portes. Mais, dans ce dossier, l’Europe doit montrer un peu de dignité et abandonner sa logique de prédation en faveur d’une politique de bon voisinage basée sur un équilibre des intérêts. Elle doit laisser aux Algériens une porte de sortie honorable en renégociant totalement l’accord sur de nouvelles bases.

Lounes Guemache La logique de prédation de l (http://www.tsa-algerie.com/diplomatie/la-logique-de-predation-de-l-union-europeenne-en-algerie_21957.html)

yasmi
30/08/2012, 15h55
Il faut que les algériens arrêtent d'être complexés et consomment plus algériens. On doit avoir de bons produits locaux quand même ...
J'espère aussi que cela va booster les entreprises algériennes pour mieux élever leur niveau, sinon elles vont à leur perte.

ahmeddamien
30/08/2012, 16h11
salam yasmi
j avais lu que 90 % des biens de consommation
viennent de l etranger.........
alors que ca soit les etrangers qui fabriquent ici
le résultat est un peu le meme
triste constat
la plupart des gens ne veulent rien foutre....
les jeunes rentrent dans l armee,la police,gardiennage........
administrations diverses.......
un peu de business.............on voit pleins de magasins de fringues de marques..........de jelabah........robe de soiree.............

peu de createurs..............
l indusstrie est peu de chose
l agriculture pour la plupart les gens font du ble car 2 semaines de boulot l an ou des oliviers........................................

yasmi
30/08/2012, 16h20
Je n'ai pas de chiffres, mais cela doit être vrai. A part Cevital je ne connais pas d'autres d'entreprises.
On ne produit rien chez nous et n'exportons rien non plus.
C'est malheureux d'en arriver là.
C'est le malheur des pays pétroliers, aucune diversification de l'économie.