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kredence
22/12/2008, 05h48
Il semble que les dernières décisions prises par les autorités publiques en Algérie commencent à porter les résultas escomptés.

En effet, l’entreprise pharmaceutique islandaise Actavis, figurant parmi les géants des produits génériques, vient d’annoncer la conclusion d’un partenariat avec le "Laboratoire pharmaceutique algérien" (LPA).

L’accord porte sur l’octroi à LPA d’une exclusivité en matière de distribution et d’emballage.

Actavis a réussi cette percée à travers son bureau régional pour l’Afrique du Nord, basé à Malte.

Créé en 1956, Actavis connaît une très forte croissance externe depuis sept ans grâce à une vingtaine d’acquisitions.

Disposant d’unités industrielles en Europe, aux Etats-Unis et en Asie, ce laboratoire islandais, qui compte 11.000 employés, opère dans une quarantaine de pays.

Par ailleurs, le marché algérien de médicaments est l’objet de nombreuses convoitises.

L’obligation faite aux importateurs d’investir dans le pays au bout de deux ans fonctionne également comme une simple barrière bureaucratique.

Près de 60% des importateurs ne respectent pas cet engagement.

Une fois le délai fixé arrive à expiration, certaines firmes ferment et renaissent sous un autre nom.

Au moment où les pouvoirs publics parlent d’encourager la production locale et celle du générique, la facture d’importation du médicament ne cesse d’augmenter.

Au niveau des officines, des médicaments génériques sont plus chers que le princeps.

Autant d’incohérences et de monopoles qui laminent le secteur de la santé aux dépens du malade.

700 millions de dollars pour l’année 2004, la facture du médicament est lourde pour un Etat qui œuvre à réduire ses dépenses sociales et s’orienter vers l’investissement productif.

En dépit de l’existence de textes encourageant la production, 80% des produits pharmaceutiques sont importés.

Anarchique est la gestion de ce marché, souvent sous contrôle de groupes de pression.

Beaucoup de médicaments indispensables pour le traitement de certaines pathologies et maladies chroniques, à l’instar de la sclérose en plaques, la paraplégie ou la maladie d’Alzheimer, ne figurent pas dans la nomenclature actuelle.

Pour rappel, le laboratoire pharmaceutique algérien (LPA), a été créé en 1991, il est l’une des premières entreprises privées à avoir réalisé la transition de l’importation à la fabrication des produits pharmaceutiques.

Propriété de Aït Adjedjou Mustapha, ce laboratoire travaille avec des entreprises de renommée internationale telles que Sanofi, Biochémie et SmithKline.

Yazid Idir

http://actualite.el-annabi.com/article.php3?id_article=8182