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kredence
23/12/2008, 20h29
Algérie : le gouvernement durcit les conditions d’importation de médicaments

Par sonia lyes , le 23/12/2008

La décision était attendue depuis plusieurs mois.

Elle vient de tomber : le ministère de la Santé a fixé une première liste d'une centaine de médicaments interdits à l'importation.

Cette liste, publiée au dernier Journal officiel, concerne des médicaments qui sont déjà fabriqués en Algérie, comme le prévoit la décision annoncée le 23 octobre par le gouvernement.

En plus des médicaments, l'interdiction a été élargie aux dispositifs médicaux destinés à la médecine humaine.

«Cette liste sera révisée et actualisée, en tant que de besoin, en fonction des impératifs du marché, des capacités de production nationale et de la satisfaction des besoins nationaux en la matière », selon l'arrêté du ministère de la Santé.

Le ministère de la Santé a également rendu public un nouveau cahier des charges fixant les conditions techniques d'importation des produits pharmaceutiques.

L'importateur déjà en activité devra notamment présenter un dossier d'investissement au gouvernement au plus tard dans six mois et s'engager à réaliser un investissement dans la production de médicaments dans un délai maximum de deux ans, selon le texte.

Dans le cas contraire, l'importateur perdrait l'autorisation d'importer des médicaments et autres produits pharmaceutiques.

Le nouveau cahier des charges conditionne également l'octroi de licences d'importation à de nouveaux opérateurs par des engagements de réaliser des investissements dans l'industrie pharmaceutique.

UNE LISTE « TROP COURTE »

L'Union nationale des opérateurs en pharmacie (Unop) n'est pas satisfaite de la liste jugée «trop courte » et du cahier des charges «déconnecté de la réalité».

Le ministère de la Santé n'a pas associé les opérateurs dans la confection de cette liste et l'établissement du cahier de charges, selon le président de l'Unop Amar Ziad.

«Nous avons proposé une liste de 300 médicaments et le gouvernement a décidé d'interdire une centaine de produits à l'importation», explique à toutsurlalgerie (www.tsa-algerie.com) M. Ziad.

Concernant le cahier des charges, le président de l'Unop s'interroge sur sa faisabilité, sans mesures d'accompagnement de la part du gouvernement.

«Le cahier des charges exige des opérateurs de se transformer en investisseurs au bout de deux ans. Sans mesures d'accompagnement, cette décision est difficile à appliquer sur le terrain», estime t-il.

TSA