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ICOSIUM
26/02/2013, 21h42
Mardi, 26 Février 2013
Condamné à perpétuité, sa peine a été réduite à 15 ans en appel
Le poète qatari qui dérange Hamad Ben Khalifa Al Thani
Par : Merzak Tigrine

Le petit émirat du Golfe, Qatar, qui s’est autoproclamé défenseur des droits de l’homme dans le monde arabe, notamment dans les pays touchés par le “Printemps arabe” où il pousse à un changement de régimes, n’a pas hésité à condamner et à jeter dans ses geôles un poète ayant osé souhaiter la chute du pouvoir en place à Doha.

Au Qatar, une monarchie non déclarée officiellement, la critique n’est pas tolérée par le régime de l’émir Hamad Ben Khalifa Al Thani, qui punit d’une main de fer tous les récalcitrants. Le poète Mohammed Al-Ajami l’a vérifié à ses dépens en déclamant un poème dans sa chambre d’hôtel au Caire.
Après une condamnation en première instance à la perpétuité pour ce poème souhaitant la chute du régime, il a vu hier sa peine réduite à 15 ans de prison, selon une déclaration de son avocat à l’AFP. En effet, n’ayant guère apprécié le contenu de cette ode, qui n’a pourtant jamais été déclamée en public, le régime de Hamad ben Khalifa Al Thani a actionné sa justice pour le punir de ce crime de lèse-majesté. Pour rappel, Mohammed Al-Ajami, connu également sous le pseudonyme d’Ibn al-Dhib, avait été arrêté le 16 novembre 2011 pour un poème saluant l'avènement des révolutions du “Printemps arabe”, tout en exprimant l'espoir qu'elles s'étendraient aux monarchies du Golfe. Il est condamné le 29 novembre 2012 en première instance à la prison à perpétuité pour “atteinte aux symboles de l'Etat et incitation à renverser le pouvoir”. Hier, son l'avocat et ancien ministre de la Justice, Mohammed Néjib al-Naïmi, a déclaré que “la peine a été réduite aujourd'hui par la cour d'appel à 15 ans”, mais a annoncé qu'il allait “porter l'affaire devant la cour de cassation”, dont les jugements sont sans appel. Il n’a pas hésité à affirmer que le jugement de la cour d'appel était “politisé, comme celui du tribunal de première instance”. Mieux, il a défié les instances judiciaires de produire la moindre preuve de la culpabilité de son client en faisant valoir dans sa plaidoirie qu'il n'y avait “aucune preuve que le poète ait prononcé en public le poème pour lequel il est jugé”. Il a assuré qu’il l'avait simplement récité “dans son appartement au Caire”. Par ailleurs, l’avocat a indiqué qu'il rencontrait son client une fois par semaine, et que des représentants d'organisations de défense des droits de l'homme arabes avaient assisté à la séance de lundi, à l'invitation de l'organisation qatariote des droits de l'homme. Ce “poème du Jasmin” rend hommage à la révolution tunisienne et félicite le chef du parti islamiste tunisien Ennahda Rached Ghannouchi. Il exprime l'espoir que le changement touchera d'autres pays arabes, dans une allusion aux monarchies du Golfe, affirmant “nous sommes tous la Tunisie face à une élite répressive”.
Le poème a fait référence au Qatar, qui abrite une importante base américaine, en ajoutant : “J'espère que sera bientôt le tour des pays dont le dirigeant s'appuie sur les forces américaines.” Il y a lieu de souligner que la première condamnation du poète à la prison à perpétuité avait soulevé de vives critiques, et vivement dénoncée par l'ONU et plusieurs organisations des droits de l'homme, surtout que le Qatar se pose en champion des soulèvements anti-gouvernementaux, notamment par le biais de sa puissante chaîne satellitaire Al-Jazeera.


M T

Les financiers du printemps Arabe et de la démocratie qatari,…………. Chez les autres

yasmi
27/02/2013, 16h10
Evidemment les USA and CO ne trouvent rien à redire.
Y'a pas pire que ce genre de donneurs de leçons ...
Qu'il soit maudit ce cheikh en carton.

ahmeddamien
27/02/2013, 20h23
pas pire que ces.............
les hypocrites aurons la meilleure place en enfer
ca console