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Voir la version complète : Le sud se réveille,..........??



ICOSIUM
30/03/2013, 23h49
«Nous ne laisserons personne toucher à l’unité nationale»

le 30.03.13
elwatan.com
Après s’être réuni au niveau de son domicile avec les chefs de tribu du Hoggar, l’amenokal Ahmed Edabir a présidé, hier après-midi, un rassemblement de notables et de jeunes de Tamanrasset au siège de la maison de la culture, sous les slogans : «Est-ce que développement veut dire marginalisation ?» ; «Non à la hogra et à l’exclusion» ; «L’ordre tribal, legs et avenir», «Ahaggar partie intégrante de l’Algérie».


C’est l’événement de cette journée ensoleillée de vendredi et les lieux qui lui sont consacrés se sont avérés trop exigus. De nombreux jeunes et moins jeunes ont suivi durant des heures le débat en restant debout. A la tribune, en plus de l’amenokal, d’autres chefs de tribu, comme Guemama Abderrahmane, Benmassaoud Abderrahmane, Badi Sidna, Moulay Yazid ou encore Boumezrag Chenani. Prenant la parole en premier, sous les applaudissements et les youyous de l’assistance, Edabir Ahmed revient sur les circonstances de la manifestation. «Sur insistance des notabilités, des chefs des tribu et des jeunes de l’Ahaggar, j’ai organisé une rencontre avec les chefs de tribu et ce rassemblement. Nous n’avons pas de pays de rechange. L’Algérie est notre seule et unique patrie. Nous faisons en sorte de respecter les engagements de nos aïeux qui se sont sacrifiés pour elle. Mais aujourd’hui, nous voulons que nos dirigeants s’occupent de nos enfants. Des jeunes qui n’ont pas pour habitude d’aller errer entre les wilayas à la recherche d’un travail. Malgré les difficultés, ils sont restés chez eux. Ils sont là et attendent que leurs droits leur soient donnés. Tous les Algériens sont les bienvenus à Tamanrasset, mais la priorité revient aux enfants de l’Ahaggar. Nous avons préparé plateforme de revendications que nous adresserons à qui de droit grâce à votre contribution», lance Edabir sous les acclamations. Il reprend sa place à la tribune et Hamadou El Mokhtar fait la lecture de la plateforme de revendications présentée la matinée en présence des chefs de tribu.


«Nous ne sommes pas un patrimoine folklorique»


Il exprime son regret de ne voir qu’un seul député présent dans la salle, alors que tous les élus avaient été invités, dit-il. «Nous voulons que nos dirigeants changent le regard qu’ils portent sur nous. Il ne faut plus qu’ils nous voient uniquement sous l’angle du folklore parce que nous portons le chèche. Nous en avons assez du silence imposé aux jeunes. Nous portons tous le pays dans notre cœur et craignons aussi pour sa sécurité et son unité. Il y a des milliers de jeunes diplômés qui chôment dans notre wilaya. Les dirigeants sont incapables de nous voir autrement que chauffeurs et guides. Nous leur disons que nous sommes capables d’administrer et de gérer notre région, donnez-nous juste l’occasion de le prouver», déclare l’orateur, avant de conclure : «Nous ne voulons plus que notre région serve d’exil pour les cadres sanctionnés, ou d’école pour les administrateurs stagiaires.»

De nombreux intervenants prennent la parole et chacun n’y va pas avec le dos de la cuillère, tout en rappelant à chaque fois, l’attachement à l’unité du pays. «Nous ne sommes pas mieux que les autres Algériens, mais nous voulons juste être leurs égaux, que nous ayons les mêmes chances d’accès aux postes de responsabilité, à toutes les écoles de formation, aux universités, aux différentes filière universitaires, etc. Nous en avons assez de la tutelle. Nos parents se sont battus pour se libérer de la tutelle du colonialisme, nous aussi nous nous battrons par tous les moyens contre cette tutelle, même si celui qui l’exerce est algérien.» Hadj Ramdane, un notable connu, fait vibrer la salle avec son langage cru. Il espère que l’organisation ancestrale de l’amenokal soit réinstaurée tout en l’adaptant à la modernité. «Il faudra faire en sorte que chaque tribu puisse désigner elle-même son délégué, qui fera partie d’un conseil consultatif, qui aidera l’amenokal à parler au nom de tous et à impliquer les jeunes dans la gestion de leur cité», dit-il.

Il revient sur l’histoire de la région, en disant qu’elle n’a jamais été enseignée aux Algériens, alors que c’est l’amenokal Bey qui a «libéré les deux tiers du pays en refusant à de Gaulle la séparation du Sahara». Après d’autres déclarations allant dans le même sens, Hamadou fait la lecture de la déclaration finale à l’assistance, qui consiste en l’annonce de la création d’un conseil de tribus, de notabilités et de jeunes de l’Ahaggar, qui doit prendre en charge toutes les préoccupations de la région et les soumettre aux plus hautes autorités du pays. Une déclaration fortement applaudie. Des jeunes demandent la parole. «L’unité du pays est consacrée chez nous. Personne n’osera la toucher tant que nous sommes vivants. Mais nous voulons, pour une fois, que cette Algérie nous regarde un peu et voit les disparités qui existent entre les jeunes qui vivent au Nord et ceux qui vivent à Tamanrasset.

Il faudra que les dirigeants sachent que sans le Sud, ni l’Est, ni l’Ouest, ni le Centre ne pourront survivre», lance le jeune, âgé d’une trentaine d’années. Un autre lui emboîte le pas : «Comment expliquer que notre amenokal Bey Akhamokh ne soit pas connu ? Le jour où il y aura son nom à Alger sur un bâtiment public, les nordistes chercheront à comprendre qui est-il et là ils découvriront ce qu’il a fait pour le pays. Il faut que les dirigeants sachent que les jeunes de Tamanrasset ne constituent pas un problème pour l’Algérie. Ils sont la garantie de la protection de son unité.» A la fin de la rencontre, Ahmed Edabir reprend la parole. «Certains ont demandé un mois pour désigner les délégués des jeunes et des tribus, moi je vous laisse deux mois. Après, nous soumettrons vos revendications à qui de droit et nous veillerons au suivi de chacune d’elles sur le terrain…»

Salima Tlemçani

M'siquine
31/03/2013, 00h12
Le titre est trop pompeux !

Comme si nous étions en Corée ! Le Sud et le Nord en Algérie est bloc indivisible sur tous les plans !

ICOSIUM
31/03/2013, 00h18
Le titre est trop pompeux !

Comme si nous étions en Corée ! Le Sud et le Nord en Algérie est bloc indivisible sur tous les plans !

ce n'est pas du tout comme ca que je l'entend,mais plutot comme ça..''«Non à la hogra et à l’exclusion»

M'siquine
31/03/2013, 00h21
ce n'est pas du tout comme ca que je l'entend,mais plutot comme ça..''«Non à la hogra et à l’exclusion»

Trop de manipulations mon ami ! Je suis au sud et je sais ce que c'est !

ICOSIUM
31/03/2013, 00h22
Trop de manipulations mon ami ! Je suis au sud et je sais ce que c'est !

tant mieux , alors qu'en est-il de la hogra et de l'exclusion??

M'siquine
31/03/2013, 00h46
Qu'appellent-ils hogra et exclusion ?

bel1000
31/03/2013, 10h56
Qu'appellent-ils hogra et exclusion ?

salima tlemçani de son vrai nom zohra boucho est la porte parole attitrée des DRS. elle ne sort pas de son bureau mais a tous les scoops surtout sécuritaires.
les habitants du sud se rendent compte de la manipulation pour separer les tribus en tapant sur le mali ( pour les affaiblir) et le motif invoqué : lutte contre le terrorisme alors que de vieilles femmes et des enfants furent bombardés et des crimes ethniques virent le jour ( comme par le passé).
quand 19 ministres sont issus de la meme region ( tlemcen) cela donne à reflechir , quand des entreprises économiques ont pour siege le nord du pays cela donne à reflechir aussi.
les chomeurs sont sortis à cause de cela et surtout à cause des lois regissant le travail qui ne sont pas respectées par les étrangers avec la complicité des instances algériennes : meriem mahdi, yacine zaid , tahar belabas ( pour ne citer qu'eux) connaissent un bout sur la question sinon ceux qui veulent en savoir plus n'ont qu'à suivre le dossier SNAPAP depuis les années 2007 ( au fait comme chez nous la mode (ou le pouvoir) veut que les partis et associations ont des clones je parle du SNAPAP de Rachid Malaoui ) sinon de voir les dossiers de Yahia Bounouar ( directeur de quotidien en exil , directeur de kalimadz ( radio libre) et président comité des droits de l'homme.


voila pourquoi les targuis ont haussé le ton aussi comme les chomeurs:

Pourquoi le mouvement des chômeurs est passé aux menaces

El Watan, 29 mars 2013

Après les violences de la semaine, Yahia Bounouar, journaliste indépendant qui suit le mouvement des chômeurs depuis plus d’un an, raconte de l’intérieur les évolutions qui conduisent la Coordination à hausser le ton face aux autorités.

Jeudi 5 juillet 2012. Avec une trentaine de ses camarades venus de plusieurs wilayas du pays, Tahar Belabès organise un rassemblement sur la place du 1er Mai à Alger. Malgré le surprenant et imposant cordon sécuritaire, les manifestants s’installent sur la place et tiennent leur sit-in pendant près d’une heure. Ils seront ensuite interpellés et passeront la journée dans différents commissariats de police de la capitale. Cet événement marquera la véritable naissance de la Coordination nationale pour la défense des droits des chômeurs. En effet, jusqu’à cette date, la CNDDC fonctionnait sous l’aile du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap).

Le rassemblement du 5 juillet est la première action organisée, contre l’avis du Snapap. Le scénario se répétera une seconde fois en février 2013. Fin janvier, le syndicat, avec d’autres organisations, décide d’un rassemblement devant le ministère du Travail pour le 25 février, évitant soigneusement le 24, date anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures en 1971. Aussitôt, Tahar Belabès annonce, au nom de la CNDDC, une marche entre Ouargla et Hassi Messaoud pour le 24 février. C’est un double défi, et il le sait. Le noyau de militants change dès lors de stratégie et de tactique. Alors qu’auparavant, il se contentait de communiquer sur internet et de s’appeler les uns les autres au téléphone réunissant quelques dizaines de militants, ils décident cette fois-ci de s’organiser.
Terrain

Une première réunion installe un groupe chargé de préparer la marche : sécurité, communication, affichage, logistique, etc. En parallèle, des réunions sont organisées dans chaque quartier de la ville qui désigne chacun un représentant pour les réunions de préparation. Un appel à la cotisation est lancé et chacun y va de son petit billet. Des tracts sont imprimés, des gilets pour les personnes chargées de la sécurité sont achetés, les slogans sont validés et les banderoles immédiatement préparées. Le 24 février 2013, c’est la surprise. Plusieurs milliers de jeunes marchent sur Hassi Messaoud. Ils seront bloqués au bout de 25 km au barrage fixe à la sortie de la ville et se disperseront dans le calme. Pas un seul geste de violence n’est signalé.

La CNDDC a relevé le défi. Le lendemain à Alger, le rassemblement devant le ministère ne regroupera, comme d’habitude, que deux à trois cents personnes. Le succès de la marche du 24 février amène avec lui, paradoxalement, son lot de pressions, de menaces et d’intimidations. Tahar Belabès et le noyau de militants qui l’entoure ne connaissent qu’une seule réponse : le terrain. Forts de l’expérience du 24 février, ils décident alors de lancer un appel à un rassemblement «Millioniya» pour le 14 mars sur la grande place face à l’APC, rebaptisée, symboliquement «place Tahrir». Inquiets, paniqués pour certains, les dirigeants locaux et nationaux, plutôt que de prendre conscience de la colère des jeunes et d’ouvrir des discussions, versent immédiatement dans la manœuvre. Les jeunes sont accusés de faire dans la sécession, d’être manipulés par «une main étrangère» et par l’éternel épouvantail : «les islamistes».
Propagande

Le samedi 9 mars, un quotidien arabophone proche du régime accuse même le leader du mouvement, Tahar Belabès, d’avoir préparé le rassemblement du 14 mars en Suisse alors que celui-ci ne dispose pas de passeport. «Ils le savent, dit-il, mais qu’importe, le démenti sera publié après le rassemblement, le but étant de casser la mobilisation.» C’est ce qui se passera effectivement, le démenti ne sera publié que le vendredi 15 mars. Le lundi 11 mars, la télévision offshore organise, avec des élus locaux et le wali, une émission en direct de Ouargla, en présence de quelques jeunes présentés comme des dissidents de la CNDDC au cours de laquelle est annoncée l’annulation du rassemblement.

Cette campagne de propagande et d’attaque aura l’effet inverse et amplifiera le mouvement de sympathie pour les jeunes de la CNDDC et notamment pour Tahar Belabès. Résultat, le 14 mars, des milliers de personnes répondent à l’appel des chômeurs. Le rassemblement est un succès. La presse nationale et internationale couvre l’événement. Le lendemain, en visite dans une autre ville du Sud, à Béchar, le Premier ministre emboîte le pas et reconnaît la légitimité des revendications des jeunes de Ouargla. Face à ce retournement, les comités de wilaya de la CNDDC s’enflamment. A Ménéa, Adrar, Metlili, Djelfa, Médéa, les rassemblements se multiplient. A Laghouat, les jeunes chômeurs appellent à un grand rassemblement pour le samedi 23 mars, ceux d’El Oued pour le 30, Batna pour le 4 avril.
Dialogue

Le lundi 18 mars, alors que les préparatifs pour Laghouat s’accélèrent, Tahar Belabès est contacté pour rencontrer de hauts responsables, dont le Premier ministre. Ne refusant pas le dialogue, il répond qu’il doit s’organiser et consulter sa base, constituer une délégation nationale et préparer une plate-forme de revendications. Pendant ce temps, un groupe d’une quarantaine de députés, envoyé par les autorités, organise une série de conférences dans les wilayas. Partout, ils seront chassés par les jeunes et leurs conférences seront annulées : à Laghouat d’abord, puis à Ghardaïa, à Metlili et enfin à Ouargla. Devant l’affront, ils mettront fin à leur mission. Le 23 mars, le second grand rassemblement à Laghouat est également un succès mais aussi et surtout une démonstration de la capacité des jeunes à s’organiser et à occuper pacifiquement l’espace public. C’est ce qui fait peur aux autorités.

A partir de cette date, alors que les militants s’attendaient à l’ouverture d’un dialogue de la part des autorités, ils sont surpris par la montée en puissance de la répression. A Ouargla, les gendarmes chargent violemment un rassemblement pacifique de quelques centaines de chômeurs. A Ghardaïa, le rassemblement vire à l’affrontement, et le 26 mars, 18 militants sont arrêtés et tabassés. Huit d’entre eux sont emprisonnés. Sur le terrain, ce sont les «agents» du régime qui poussent les jeunes à la violence. La CNDDC, qui appelaient au dialogue dans ses précédents communiqués, hausse le ton.
Diviser

Accusant les autorités «d’utiliser la violence pour discréditer un mouvement qui revendique ses droits de manière pacifique», la CNDDC menace de «sortir dans la rue dans différentes wilayas et fait porter aux autorités l’entière responsabilité des éventuels dérapages». Tahar Belabès n’en croit pas ses yeux : «Le régime a utilisé toutes les cartes contre nous : régionalistes, sécessionnistes, main étrangère et maintenant il utilise la violence. Je me retrouve avec mes camarades à calmer les jeunes au moment où les représentants de l’Etat les poussent à la violence. C’est incroyable.

A Ghardaïa, le régime tente de diviser les Mozabites et les Arabes, mais ça ne fonctionnera pas. Après le rassemblement d’El Oued, prévu le 30 mars, nous préparons un autre rassemblement «Millioniya» pacifique, à Ghardaïa, en solidarité avec nos camarades arrêtés.» Entre ces jeunes, ces chômeurs, qui n’ont plus rien à perdre et qui viennent de donner une leçon magistrale à tous en réussissant, pacifiquement, à redonner aux luttes sociales et politiques de la dignité et de la vivacité et un régime qui semble totalement dépassé et incapable de réagir, le bras de fer est engagé.

Yahia Bounouar

ICOSIUM
31/03/2013, 16h32
Qu'appellent-ils hogra et exclusion ?

:):),...........No comment

PSM31
16/04/2013, 20h06
salima tlemçani de son vrai nom zohra boucho est la porte parole attitrée des DRS. elle ne sort pas de son bureau mais a tous les scoops surtout sécuritaires. les habitants du sud se rendent compte de la manipulation pour separer les tribus en tapant sur le mali ( pour les affaiblir) et le motif invoqué : lutte contre le terrorisme alors que de vieilles femmes et des enfants furent bombardés et des crimes ethniques virent le jour ( comme par le passé). quand 19 ministres sont issus de la meme region ( tlemcen) cela donne à reflechir , quand des entreprises économiques ont pour siege le nord du pays cela donne à reflechir aussi. les chomeurs sont sortis à cause de cela et surtout à cause des lois regissant le travail qui ne sont pas respectées par les étrangers avec la complicité des instances algériennes : meriem mahdi, yacine zaid , tahar belabas ( pour ne citer qu'eux) connaissent un bout sur la question sinon ceux qui veulent en savoir plus n'ont qu'à suivre le dossier SNAPAP depuis les années 2007 ( au fait comme chez nous la mode (ou le pouvoir) veut que les partis et associations ont des clones je parle du SNAPAP de Rachid Malaoui ) sinon de voir les dossiers de Yahia Bounouar ( directeur de quotidien en exil , directeur de kalimadz ( radio libre) et président comité des droits de l'homme. voila pourquoi les targuis ont haussé le ton aussi comme les chomeurs: Pourquoi le mouvement des chômeurs est passé aux menaces El Watan, 29 mars 2013 Après les violences de la semaine, Yahia Bounouar, journaliste indépendant qui suit le mouvement des chômeurs depuis plus d’un an, raconte de l’intérieur les évolutions qui conduisent la Coordination à hausser le ton face aux autorités. Jeudi 5 juillet 2012. Avec une trentaine de ses camarades venus de plusieurs wilayas du pays, Tahar Belabès organise un rassemblement sur la place du 1er Mai à Alger. Malgré le surprenant et imposant cordon sécuritaire, les manifestants s’installent sur la place et tiennent leur sit-in pendant près d’une heure. Ils seront ensuite interpellés et passeront la journée dans différents commissariats de police de la capitale. Cet événement marquera la véritable naissance de la Coordination nationale pour la défense des droits des chômeurs. En effet, jusqu’à cette date, la CNDDC fonctionnait sous l’aile du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap). Le rassemblement du 5 juillet est la première action organisée, contre l’avis du Snapap. Le scénario se répétera une seconde fois en février 2013. Fin janvier, le syndicat, avec d’autres organisations, décide d’un rassemblement devant le ministère du Travail pour le 25 février, évitant soigneusement le 24, date anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures en 1971. Aussitôt, Tahar Belabès annonce, au nom de la CNDDC, une marche entre Ouargla et Hassi Messaoud pour le 24 février. C’est un double défi, et il le sait. Le noyau de militants change dès lors de stratégie et de tactique. Alors qu’auparavant, il se contentait de communiquer sur internet et de s’appeler les uns les autres au téléphone réunissant quelques dizaines de militants, ils décident cette fois-ci de s’organiser. Terrain Une première réunion installe un groupe chargé de préparer la marche : sécurité, communication, affichage, logistique, etc. En parallèle, des réunions sont organisées dans chaque quartier de la ville qui désigne chacun un représentant pour les réunions de préparation. Un appel à la cotisation est lancé et chacun y va de son petit billet. Des tracts sont imprimés, des gilets pour les personnes chargées de la sécurité sont achetés, les slogans sont validés et les banderoles immédiatement préparées. Le 24 février 2013, c’est la surprise. Plusieurs milliers de jeunes marchent sur Hassi Messaoud. Ils seront bloqués au bout de 25 km au barrage fixe à la sortie de la ville et se disperseront dans le calme. Pas un seul geste de violence n’est signalé. La CNDDC a relevé le défi. Le lendemain à Alger, le rassemblement devant le ministère ne regroupera, comme d’habitude, que deux à trois cents personnes. Le succès de la marche du 24 février amène avec lui, paradoxalement, son lot de pressions, de menaces et d’intimidations. Tahar Belabès et le noyau de militants qui l’entoure ne connaissent qu’une seule réponse : le terrain. Forts de l’expérience du 24 février, ils décident alors de lancer un appel à un rassemblement «Millioniya» pour le 14 mars sur la grande place face à l’APC, rebaptisée, symboliquement «place Tahrir». Inquiets, paniqués pour certains, les dirigeants locaux et nationaux, plutôt que de prendre conscience de la colère des jeunes et d’ouvrir des discussions, versent immédiatement dans la manœuvre. Les jeunes sont accusés de faire dans la sécession, d’être manipulés par «une main étrangère» et par l’éternel épouvantail : «les islamistes». Propagande Le samedi 9 mars, un quotidien arabophone proche du régime accuse même le leader du mouvement, Tahar Belabès, d’avoir préparé le rassemblement du 14 mars en Suisse alors que celui-ci ne dispose pas de passeport. «Ils le savent, dit-il, mais qu’importe, le démenti sera publié après le rassemblement, le but étant de casser la mobilisation.» C’est ce qui se passera effectivement, le démenti ne sera publié que le vendredi 15 mars. Le lundi 11 mars, la télévision offshore organise, avec des élus locaux et le wali, une émission en direct de Ouargla, en présence de quelques jeunes présentés comme des dissidents de la CNDDC au cours de laquelle est annoncée l’annulation du rassemblement. Cette campagne de propagande et d’attaque aura l’effet inverse et amplifiera le mouvement de sympathie pour les jeunes de la CNDDC et notamment pour Tahar Belabès. Résultat, le 14 mars, des milliers de personnes répondent à l’appel des chômeurs. Le rassemblement est un succès. La presse nationale et internationale couvre l’événement. Le lendemain, en visite dans une autre ville du Sud, à Béchar, le Premier ministre emboîte le pas et reconnaît la légitimité des revendications des jeunes de Ouargla. Face à ce retournement, les comités de wilaya de la CNDDC s’enflamment. A Ménéa, Adrar, Metlili, Djelfa, Médéa, les rassemblements se multiplient. A Laghouat, les jeunes chômeurs appellent à un grand rassemblement pour le samedi 23 mars, ceux d’El Oued pour le 30, Batna pour le 4 avril. Dialogue Le lundi 18 mars, alors que les préparatifs pour Laghouat s’accélèrent, Tahar Belabès est contacté pour rencontrer de hauts responsables, dont le Premier ministre. Ne refusant pas le dialogue, il répond qu’il doit s’organiser et consulter sa base, constituer une délégation nationale et préparer une plate-forme de revendications. Pendant ce temps, un groupe d’une quarantaine de députés, envoyé par les autorités, organise une série de conférences dans les wilayas. Partout, ils seront chassés par les jeunes et leurs conférences seront annulées : à Laghouat d’abord, puis à Ghardaïa, à Metlili et enfin à Ouargla. Devant l’affront, ils mettront fin à leur mission. Le 23 mars, le second grand rassemblement à Laghouat est également un succès mais aussi et surtout une démonstration de la capacité des jeunes à s’organiser et à occuper pacifiquement l’espace public. C’est ce qui fait peur aux autorités. A partir de cette date, alors que les militants s’attendaient à l’ouverture d’un dialogue de la part des autorités, ils sont surpris par la montée en puissance de la répression. A Ouargla, les gendarmes chargent violemment un rassemblement pacifique de quelques centaines de chômeurs. A Ghardaïa, le rassemblement vire à l’affrontement, et le 26 mars, 18 militants sont arrêtés et tabassés. Huit d’entre eux sont emprisonnés. Sur le terrain, ce sont les «agents» du régime qui poussent les jeunes à la violence. La CNDDC, qui appelaient au dialogue dans ses précédents communiqués, hausse le ton. Diviser Accusant les autorités «d’utiliser la violence pour discréditer un mouvement qui revendique ses droits de manière pacifique», la CNDDC menace de «sortir dans la rue dans différentes wilayas et fait porter aux autorités l’entière responsabilité des éventuels dérapages». Tahar Belabès n’en croit pas ses yeux : «Le régime a utilisé toutes les cartes contre nous : régionalistes, sécessionnistes, main étrangère et maintenant il utilise la violence. Je me retrouve avec mes camarades à calmer les jeunes au moment où les représentants de l’Etat les poussent à la violence. C’est incroyable. A Ghardaïa, le régime tente de diviser les Mozabites et les Arabes, mais ça ne fonctionnera pas. Après le rassemblement d’El Oued, prévu le 30 mars, nous préparons un autre rassemblement «Millioniya» pacifique, à Ghardaïa, en solidarité avec nos camarades arrêtés.» Entre ces jeunes, ces chômeurs, qui n’ont plus rien à perdre et qui viennent de donner une leçon magistrale à tous en réussissant, pacifiquement, à redonner aux luttes sociales et politiques de la dignité et de la vivacité et un régime qui semble totalement dépassé et incapable de réagir, le bras de fer est engagé. Yahia Bounouar Merci, G tout compris. Voila ce qu'il faut faire, informer et casser ceux qui désinforment... Ces "branleurs" et ces hagarines qui ne laissent pas vivre leur frère en paix, en liberté, et surtout qu'ils arrettent de les spolier de leurs droits. Ce sont eux les illuminatis. Rabi i3aounnkoum oua ikhalass fihoum wahed ebwahed

ICOSIUM
19/04/2013, 21h12
Tahar Belabès, hier, lors de son discours .
• -Quelle est votre évaluation du rassemblement du 18 avril ?
Le principal acquis est que les citoyens n’ont pas perdu leur volonté de manifester pour revendiquer leurs droits. Ils sont sortis pour dire qu’ils n’ont rien à voir avec les émeutes de la semaine dernière. Notre base réelle, celle sur laquelle on peut compter était bien présente et même les slogans étaient radicaux. Nous avons menacé d’internationaliser notre cause par le recours à la justice internationale ; les juges sont en effet devenus la main de fer du pouvoir, laissant de côté leur éthique et leur professionnalisme, l’administration n’a plus qu’un rôle négatif envers le citoyen.
L’utilisation excessive de la force et de la violence policières ainsi que le recours systématique à la justice vont nous pousser à nous radicaliser et durcir notre position envers les pouvoirs publics en les dénonçant à l’extérieur des frontières par rapport au non-respect des conventions que l’Algérie a ratifiées et qui garantissent une justice équitable pour tous, y compris le droit de poursuivre un commis de l’Etat, un policier ou un gendarme qui a manqué à ses obligations ou outrepassé ses limites.
• -Quels sont les principaux messages que vous vouliez transmettre ?
Nous avions trois choses importantes à dire ce jeudi, premièrement que le recours à la justice internationale est un remède possible si nous n’arivons pas à avoir nos droits civiques et juridiques. Plus d’une centaine de chômeurs sont actuellement poursuivis en justice. Certains ont été emprisonnés, d’autres ont écopé de lourdes amendes en plus de la maltraitance des forces de l’ordre qui n’ont aucune ligne rouge. Ils utilisent des gaz lacrymogènes périmés (2008-2009).
Le recours excessif au matraquage et la présence policière, on est d’ailleurs tout le temps fliqués, nous gênent de plus en plus. Notre deuxième message concerne les droits fondamentaux garantis par la Constitution, notamment la liberté d’expression, la liberté de s’organiser et de manifester, ce sont des droits sur lesquels nous ne céderons pas. Nous les joignons à notre revendication de base qui est l’emploi, à force de communiquer avec le peuple.
• -Certains critiquent votre solidarité avec les familles des émeutiers détenus, que répondez-vous ?
Il n’y a pas de contradiction, tout a été manipulé, le logement n’est qu’un prétexte. En vérité, les autorités locales visaient les chômeurs pour faire oublier les acquis moraux du 14 mars. Le pouvoir nous ment, il n’y a ni poste ni logement pour tout le monde. Notre solidarité a pour objectif de discréditer un des députés de Ouargla dont les enquêtes ont confirmé son implication dans ces émeutes. Les listes ont été photocopiées et distribuées avant l’affichage, ainsi que de l’essence et des chèches. Nous demandons à ce que les vrais commanditaires soient poursuivis en justice. Ce sont toujours les plus démunis, la plèbe, qui paient les pots cassés. Les enfants ont été manipulés. Nous sommes désolés pour les policiers blessés, ce sont les enfants du peuple, on l’a bien dit, nous n’avons rien à leur reprocher, ils frappent quand on le leur demande.
• -Quelle suite comptez-vous donner à votre combat après six grands rassemblements? Quelle est votre position envers l’administration locale ?
Nous avons constitué une coordination de wilaya dont les bases prennent racine dans tous les quartiers. Une dizaine, à leur tête Khouildat Salah, un homme de consensus. Nous espérons que l’administration ouvre un dialogue avec ces personnes crédibles. Que ces citoyens soient considérés comme partenaires dans toute action concernant l’emploi, la gestion des offres, etc. Cette procédure peut absorber la colère et rétablir la confiance entre les chômeurs et l’administration locale, celle qui gère l’ANEM. Dans toutes les willayas, cela se passe ainsi, pourquoi pas ici.
• -Vous traitez le pouvoir de menteur, et Bouteflika dans tout ça ?
Le chef de l’Etat est le responsable légal et moral. C’est à lui de prendre à bras-le-corps les problèmes de la jeunesse et reconnaître les insuffisances. Oui, nous le tenons pour responsable de cette situation et nous lui demandons de nous faciliter l’accès à nos droits et que le mensonge et le clientélisme cessent. Soit il prend lui-même les décisions, soit il nomme des personnes capables d’en finir avec tout ça.
Houria Alioua

bel1000
20/04/2013, 12h25
ce mouvement grace à Dieu a un sage à sa tete

dahmane1
20/04/2013, 19h56
salima tlemçani de son vrai nom zohra boucho est la porte parole attitrée des DRS. elle ne sort pas de son bureau mais a tous les scoops surtout sécuritaires.
,,,

Ya si Bel, tu donnes trop d’importance à cette DRS, tu penses vraiment que c’est la DRS, l’armé ou même le Président qui dirige le pays ?! Ce sont des Algériens comme nous tous, qui ne font qu’exécuter le programme illuminati et leur plan de gouverner le monde, imposé à tous les gouvernements y compris ceux des USA passés et actuels. Les gouvernements qui refusent de se soumettre sont soit rappelés à l’ordre par les institutions internationales prévues à cet effet, menacés ou carrément attaqués militairement sous la couverture de ces mêmes institutions qui ont eux-mêmes créé et qu’ils dirigent.

bel1000
20/04/2013, 21h00
Ya si Bel, tu donnes trop d’importance à cette DRS, tu penses vraiment que c’est la DRS, l’armé ou même le Président qui dirige le pays ?! Ce sont des Algériens comme nous tous, qui ne font qu’exécuter le programme illuminati et leur plan de gouverner le monde, imposé à tous les gouvernements y compris ceux des USA passés et actuels. Les gouvernements qui refusent de soumettre sont soit rappelés à l’ordre par les institutions internationales prévues à cet effet, menacés ou carrément attaqués militairement sous la couverture de ces mêmes institutions qui ont eux-mêmes créé et qu’ils dirigent.

mon ami tu es loin de la vérité c'est une véritable pieuvre
dans une societé (direction generale) où j'etais quelques années il y avait pas moins de 16 DRS de sergent à commandant et j'occupais le bureau avec un lieutenant et notre directeur etait un capitaine et je ne parle pas des unités ( j'ai connu un adjudant-chef dans une unité et par hasard à cause d'une reflexion au sujet d'un directeur).
merani tout le monde connait ( l'ex du FIS) et bien Kasdi Merbah dit un jour de lui c'etait un de mes meilleurs éléments. Sellal et tayeb louh sont connus pour etre des officiers ; certains sont aussi dans la police et pas gradés du tout.
pour les suppletifs ou informateurs il y en a des milliers et il en existe au moins un dans tous les quartiers d'Alger et ailleurs.
un officier du nom de colonel Fawzi chapeaute tous les médias et aucune information sécuritaire ne passe sans son agrement et meme bouteflika est sur écoute

dahmane1
20/04/2013, 21h55
mon ami tu es loin de la vérité c'est une véritable pieuvre
dans une societé (direction generale) où j'etais quelques années il y avait pas moins de 16 DRS de sergent à commandant et j'occupais le bureau avec un lieutenant et notre directeur etait un capitaine et je ne parle pas des unités ( j'ai connu un adjudant-chef dans une unité et par hasard à cause d'une reflexion au sujet d'un directeur).
merani tout le monde connait ( l'ex du FIS) et bien Kasdi Merbah dit un jour de lui c'etait un de mes meilleurs éléments. Sellal et tayeb louh sont connus pour etre des officiers ; certains sont aussi dans la police et pas gradés du tout.
pour les suppletifs ou informateurs il y en a des milliers et il en existe au moins un dans tous les quartiers d'Alger et ailleurs.
un officier du nom de colonel Fawzi chapeaute tous les médias et aucune information sécuritaire ne passe sans son agrement et meme bouteflika est sur écoute

C’est bien de connaitre tout ça, mais faut-il aussi savoir qui instruit et qui dirige tous ces agents de la base au sommet ?! Tu ne trouves pas bizarre que les mêmes sujets (éducation, sécurité, travail, corruption….) sont discutés au même moment en Algérie, qu’en France et dans d’autres pays !!! Les mêmes informations sont rapportées par toutes les presses et traitées de la même façon, pourtant de pays différents gouvernés par des systèmes politiques différents en apparence !!! C’est là une preuve que tous les gouvernements dépendent d’une autorité commune ou système de la mondialisation !!!

bel1000
21/04/2013, 00h07
C’est bien de connaitre tout ça, mais faut-il aussi savoir qui instruit et qui dirige tous ces agents de la base au sommet ?! Tu ne trouves pas bizarre que les mêmes sujets (éducation, sécurité, travail, corruption….) sont discutés au même moment en Algérie, qu’en France et dans d’autres pays !!! Les mêmes informations sont rapportées par toutes les presses et traitées de la même façon, pourtant de pays différents gouvernés par des systèmes politiques différents en apparence !!! C’est là une preuve que tous les gouvernements dépendent d’une autorité commune ou système de la mondialisation !!!

ça oui
y'a une main cachée qui dirige dans l'ombre surtout en algérie et meme que parfois elle apparait sur la télé et des médias en parle alors que selon la constitution et son article 2 ces organisations fantoches doivent etre interdites et pourtant non elles ont pignons sur rue et ses adhérents ( du moins les algériens) s'estiment etre une classe à part surtout quand ils ont en face d'eux un affreux barbu comme moi
c'est lion"s club et rotary club qui s'inspirent des loges françaises surtout celles de leur maitre à tous en france Alain Bauer qui est aussi criminologue et se fait passer pour politologue pour apparaitre le plus souvent à la télé ( surtout france 5)
si j'ai parlé des DRS c'est que j'en connais un bout sur les méthodes et meme un copain ( que je n'ai pas revu depuis l'année 1991 à ce jour ) etait officier mais travaillait aux PTT comme simple agent administratif il avait une mission de surveillance comme le lieutenant qui occupait avec moi le service dans une societé qui avait aussi une mission de surveillance et meme qu'un capitaine etait au niveau d'une societé dans le bureau d'ordre comme simple chef de service mais toute la paperasse passait entre ses mains et comme il etait formé pour je suis sur qu'il lisait meme le courrier personnel des directeurs.

sur youtube tu trouveras les révélations d'un certain karim moulai qui prétend être un ex DRS ( possible ) il cite beaucoup de noms et selon certains récits sa crédibilité est à 60% car il en rajoute un peu.

cimode
26/04/2013, 22h44
Je me rappelle les paroles de mon père (Dieu ait son âme): le 5 juillet 1962 j'étais heureux. Le 6 juillet je pleurai.

cimode
27/04/2013, 17h38
ya bel1000.

Bismillah Era'hmane Erahim.

Soulages ton esprit et ne surestimes pas les capacités d'organisation de tes adversaires. Il n'existe nulle autre *main cachée* que celle de Iblis qui déclaré la guerre à l'Homme.

Iblis ne requiert aucune structure collective formelle pour défaire la justice de ce monde, seulement la convergence collective anarchique des motifs de Fitna dans laquelle ils entraine l'Homme.

Il faut se souvenir qu'Iblis prospère principalement dans le chaos et non dans l'ordre.

El Hamdoullilah.