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Voir la version complète : L'impossible!



baudelaire87
25/04/2013, 00h38
Faut-il pour arriver à tes yeux
Traverser la terre et les cieux
Faut-il pour habiter ton regard
Prendre les chemins où on s’égare
Et pour s’altérer de ton sourire
Faut-il vaincre mes vieux délires
Et ces perles dansant sur tes lèvres
Viennent-elles du paradis ou de l’enfer ?
Sur ton visage rayonnant, ce teint
Est-il notre printemps ou le tien ?
Et ces mèches qui ruissellent de tes cheveux
Sont-elles des promesses ou des vœux ?
Qu’a-t-il ce parfum que tu parsèmes ?
Pour plonger l’âme dans un dilemme
Et pour arriver à toi, y croire
Est-ce une réalité ou un maudit espoir ?
Si arriver à tes yeux est un labeur
Qu’en est-il ma chère de ton cœur ?

(Arriver à toi)

Baud87

Louisa
25/04/2013, 08h49
Tu es un maître des mots.
Tu mets du temps à écrire ou est ce que ça coule tout seul ?

baudelaire87
25/04/2013, 12h45
Tu es un maître des mots.
Tu mets du temps à écrire ou est ce que ça coule tout seul ?

Merci pour ton commentaire, ça coule tout seul, mais je n'écris pas tous les jours...seulement lorsqu'il y a quelque chose qui me bouleverse.

Louisa
26/04/2013, 09h39
C'est beau et tu as un style très personnel en plus, la sensibilité de l'observation.
Je partage celui ci avec toi, il est d'Aragon.


J'arrive où je suis étranger


Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre pour le givre
Et pour le vent être léger
J'arrive où je suis étranger
Un jour tu passes la frontière
D'où viens-tu mais où vas-tu donc
Demain qu'importe et qu'importe hier
Le coeur change avec le chardon
Tout est sans rime ni pardon
Passe ton doigt là sur ta tempe
Touche l'enfance de tes yeux
Mieux vaut laisser basses les lampes
La nuit plus longtemps nous va mieux
C'est le grand jour qui se fait vieux
Les arbres sont beaux en automne
Mais l'enfant qu'est-il devenu
Je me regarde et je m'étonne
De ce voyageur inconnu
De son visage et ses pieds nus
Peu a peu tu te fais silence
Mais pas assez vite pourtant
Pour ne sentir ta dissemblance
Et sur le toi-même d'antan
Tomber la poussière du temps
C'est long vieillir au bout du compte
Le sable en fuit entre nos doigts
C'est comme une eau froide qui monte
C'est comme une honte qui croît
Un cuir à crier qu'on corroie
C'est long d'être un homme une chose
C'est long de renoncer à tout
Et sens-tu les métamorphoses
Qui se font au-dedans de nous
Lentement plier nos genoux
Ô mer amère ô mer profonde
Quelle est l'heure de tes marées
Combien faut-il d'années-secondes
À l'homme pour l'homme abjurer
Pourquoi pourquoi ces simagrées
Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre pour le givre
Et pour le vent être léger
J'arrive où je suis étranger

baudelaire87
26/04/2013, 20h45
C'est beau et tu as un style très personnel en plus, la sensibilité de l'observation.
Je partage celui ci avec toi, il est d'Aragon.


J'arrive où je suis étranger


Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre pour le givre
Et pour le vent être léger
J'arrive où je suis étranger
Un jour tu passes la frontière
D'où viens-tu mais où vas-tu donc
Demain qu'importe et qu'importe hier
Le coeur change avec le chardon
Tout est sans rime ni pardon
Passe ton doigt là sur ta tempe
Touche l'enfance de tes yeux
Mieux vaut laisser basses les lampes
La nuit plus longtemps nous va mieux
C'est le grand jour qui se fait vieux
Les arbres sont beaux en automne
Mais l'enfant qu'est-il devenu
Je me regarde et je m'étonne
De ce voyageur inconnu
De son visage et ses pieds nus
Peu a peu tu te fais silence
Mais pas assez vite pourtant
Pour ne sentir ta dissemblance
Et sur le toi-même d'antan
Tomber la poussière du temps
C'est long vieillir au bout du compte
Le sable en fuit entre nos doigts
C'est comme une eau froide qui monte
C'est comme une honte qui croît
Un cuir à crier qu'on corroie
C'est long d'être un homme une chose
C'est long de renoncer à tout
Et sens-tu les métamorphoses
Qui se font au-dedans de nous
Lentement plier nos genoux
Ô mer amère ô mer profonde
Quelle est l'heure de tes marées
Combien faut-il d'années-secondes
À l'homme pour l'homme abjurer
Pourquoi pourquoi ces simagrées
Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre pour le givre
Et pour le vent être léger
J'arrive où je suis étranger

Merci beaucoup Louisa, j'aime beaucoup ce poème, tellement profond

Louisa
29/04/2013, 14h19
Je me suis inscrite ici parce que vos écrits à tous dans cette section, parlaient pour vous. On retrouve la compréhension profonde de l'âme de la poésie... qui traîne ici et là.