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Voir la version complète : Les Compagnons du Prophète (SAW)



dahmane1
02/05/2013, 08h04
Al-Hafidh Ibn Hajar définit le Compagnon comme étant : « une personne qui a rencontré le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam), a cru en lui et qui est morte musulmane, même si elle a apostasié puis est revenu dans l'Islam.

Les Compagnons du Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) sont les meilleurs des gens après les prophètes et forment la meilleure génération de cette communauté. Ils ont la meilleure croyance, la meilleure compréhension du Coran et de la sounna et n'ont nullement déviés de la voie du Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) après sa mort.
Voila une partie de ce que dit Allah (exalté soit-Il) dans Son Livre à leur propos (sens des versets):

« Les tout premiers (croyants) parmi les Emigrés et les Auxiliaires et ceux qui les ont suivis dans un beau comportement, Allah les agrée, et ils l'agréent. Il a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et ils y demeureront éternellement. Voilà l'énorme succès!» 9.100

dahmane1
02/05/2013, 08h06
Il s’agit du noble Compagnon Hudhayfa ibn al-Yamân, qu’Allah soit satisfait de lui. Il était surnommé ‘Abdallah. Il embrassa l’Islam, de même que son père. Son père était un allié de Banû ‘Abdul-Ach-hal, qui faisait partie des Ansars. Ils se rendaient un jour à Médine, lorsqu'ils furent arrêtés par les mécréants quraychites. Ces derniers leur demandèrent s’ils avaient l’intention de rencontrer Muhammad (SAW). Ils répondirent qu’ils souhaitaient seulement se rendre à Médine. Les Quraychites ne les laissèrent partir qu’après avoir obtenu d'eux la promesse de ne pas combattre aux côtés du Prophète (SAW). Quand survint la bataille de Badr, ils informèrent le Prophète (SAW) de leur engagement avec les polythéistes. Le Prophète (SAW) leur dit :
« N’y prenez pas donc part. Nous respecterons le pacte conclu avec eux et nous solliciterons l’aide d’Allah contre eux » (Mouslim).
Hudhayfa et son père prirent part à la bataille de Ohod. Au cours de cette bataille, Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, s’aperçut que les musulmans voulaient tuer son père, en croyant qu’il était l’un des polythéistes. Pour les en empêcher, il s’écria : « Ô serviteurs d’Allah ! C’est mon père ! ». Mais ils ne saisirent pas ce qu’il disait et le tuèrent. Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, dit : « Qu’Allah vous pardonne ! ». Le Prophète (SAW) exigea le versement du prix du sang à Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, à titre de dédommagement pour le meurtre de son père, mais Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, le donna en aumône aux musulmans.
Lors de la bataille du Fossé, les polythéistes encerclèrent Médine. Le Prophète (SAW), voulant s’enquérir de leur situation, demanda un volontaire parmi les Compagnons pour assumer cette tâche, et dit :
« Qui prendra l’initiative d’aller s’enquérir des nouvelles des polythéistes et nous en informer, et j’invoquerai alors Allah pour qu’il soit mon compagnon au Paradis ? ».
Les Compagnons, qu’Allah soit satisfait d’eux, souffraient tellement de la peur, de la faim et du froid que personne n’eut la force de bouger. Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, raconta : « Comme personne ne se leva, le Prophète (SAW) m’appela et je ne pus me soustraire à son ordre. Il me dit :
'Ô Hudhayfa ! Va, infiltre-toi dans les rangs ennemis et cherche à savoir ce qu’ils font et surtout ne fais rien (sans me prévenir) '.
Je m’en allai et je me glissai furtivement dans les rangs ennemis, qui étaient sous les effets des calamités envoyées contre eux par Allah, exalté soit-Il. Ils étaient ravagés par un vent violent ne laissant ni récipient à sa place, ni feu allumé, ni tente dressée. Abû Sufiân se leva et dit : 'Ô les Quraychites, que chacun de vous vérifie qui est son voisin'. Subitement, je pris le premier la main de mon voisin et je lui demandai : 'Qui es-tu ?'. Il me donna immédiatement son nom. Puis, Abû Sufiân poursuivit : 'Ô Quraychites, par Allah, vous n’êtes pas dans un lieu de résidence. Nos chevaux et nos chameaux ont péri, Banû Quraydha nous ont trahis et nous avons reçu d’eux ce que nous détestons. Levez donc le camp. Pour ma part, je décampe'. Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, retourna au Prophète (SAW) et l'informa de ce qui s’était produit.
Un autre jour, Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, entra dans la mosquée et trouva le Prophète (SAW) en train d’accomplir la prière. Il se tint derrière lui et le rejoignit dans sa prière. Le Prophète (SAW) récita al-Fâtiha, puis successivement les sourates al-Baqara (la Vache), an-Nisâ’ et al-‘Imrân en une seule unité de prière. A chaque fois que le Prophète (SAW) arrivait à un verset qui comportait des évocations, il évoquait Allah, exalté soit-Il. Quand il arrivait à un verset contenant une requête adressée à Allah, exalté soit-Il, il la Lui adressait et quand il lisait un verset demandant la protection d’Allah, exalté soit-Il, il la demandait (Mouslim).
Le Prophète (SAW) révéla à Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, les noms des hypocrites. Il les connaissait tous. Voilà pourquoi lorsqu'un musulman décédait, ‘Umar, qu’Allah soit satisfait de lui, scrutait l’attitude de Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui : s’il assistait aux funérailles, cela voulait dire que le défunt ne faisait pas partie des hypocrites et ‘Umar, qu’Allah soit satisfait de lui, assistait lui aussi aux funérailles. Si au contraire, Hudhayfa était absent des funérailles, cela voulait dire que le défunt était un hypocrite et 'Umar, qu’Allah soit satisfait de lui, n'y participait pas. 'Alî, qu’Allah soit satisfait de lui, dit : « Il était parmi les Compagnons, celui qui connaissait le mieux le nom des hypocrites. Le Prophète (SAW) lui a donné le choix d’appartenir aux Muhâjirûn ou aux Ansars, et il opta pour le second groupe ».
Un jour, Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, entra dans la mosquée et aperçut un homme qui accomplissait la prière à la hâte, sans parachever dûment l’inclinaison et la prosternation. Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, lui demanda : « Depuis quand accomplis-tu ainsi la prière ? ». « Depuis quarante ans », répondit l’homme. Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, l'informa qu’il n’avait ainsi pas accompli une seule prière intégrale depuis quarante ans et se mit à lui apprendre comment la faire correctement.
Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, était un cavalier intrépide. Pendant la bataille de Nahawand, lorsque le commandant de l’armée musulmane an-Nu’mân ibn Muqrin mourut en martyr, Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, prit la relève et leva l’étendard des musulmans jusqu’à ce qu'ils remportent la victoire. Par ailleurs, Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, prit part à la conquête de la Mésopotamie et fit preuve d’un grand héroïsme.
Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, était connu par son ascétisme. Un jour, ‘Umar, qu’Allah soit satisfait de lui, lui envoya de l’argent pour l'aider à assumer ses besoins, mais il le distribua aux musulmans et aux pauvres parmi les siens. ‘Umar, qu’Allah soit satisfait de lui, le nomma gouverneur d’al-Madâ`in (Ctésiphon) et ordonna aux habitants de cette ville de lui obéir et de lui donner ce qu’il demandait. Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, se rendit à al-Madâ`in à dos d’âne, tenant en main un morceau de viande. Dès qu’il y arriva, les habitants lui dirent : « Demande ce que tu veux ». Et Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, de répondre : « Je vous demande de la nourriture pour moi et du fourrage pour mon âne tant que je suis parmi vous ». Il demeura ainsi, ne touchant jamais à l’argent, sauf ce qui servait à sa nourriture et au fourrage de son âne.
Peu après, ‘Umar, qu’Allah soit satisfait de lui, voulut savoir ce qu’il était devenu. Il le convoqua à Médine, puis se cacha sur la route pour voir la fortune qu’il avait collectée. Mais il vit que sa condition était identique à celle du jour où il avait quitté Médine. Il l’accueillit joyeusement, et lui dit : « Tu es mon frère et je suis ton frère ». ‘Umar, qu’Allah soit satisfait de lui, disait fréquemment : « J'aimerais que ma maison soit remplie d’hommes comme Abû ‘Ubayda, Mu’âdh ibn Djabal et Hudhayfa ibn al-Yamân afin que je m'en serve dans l’obéissance à Allah, exalté soit-Il ».
Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, était enclin à l’isolement et disait : « J’aimerais avoir quelqu’un qui gère mes affaires, je fermerais alors la porte de ma maison, ne permettrais plus à personne d’entrer et m'abstiendrais moi-même de sortir jusqu’au jour où je rencontrerai mon Seigneur ».
Un jour, les gens se mirent en colère contre un gouverneur. Un homme alla trouver Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, à la mosquée et lui dit : « Ô Compagnon du Prophète (SAW) ne commandes-tu pas le bien et n’interdis-tu pas le mal ? ». Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, leva la tête, et saisissant ce que l’homme voulait dire, lui répondit : « Commander le bien et interdire le mal est une bonne chose, mais il n’est pas de la Sunna de brandir ton épée face à ton émir ». Interrogé sur la pire des fitna-s, il répondit : « Qu’on t'expose le bien et le mal, mais que tu ne parviennes pas à choisir entre les deux ». Il disait, qu’Allah soit satisfait de lui, à ses compagnons : « Méfiez-vous des lieux de fitna-s ». « Et quels sont-ils, ô Abû ‘Abdillah ? », lui demandèrent-ils. Il expliqua : « Ce sont les portes des souverains. Lorsque l’un de vous entre chez un gouverneur pour proférer des mensonges, et faire son éloge par des qualités qu'il ne possède pas ».
Il décéda, qu’Allah soit satisfait de lui, en l’an 36 de l’hégire.
Source : L’Encyclopédie de la famille islamique

dahmane1
02/05/2013, 22h51
Safia fille d'Abdel Moutalib etait une guerrière et une combattante comme son frère Hamza (Radhi Allahu 'An'u)

Lors de la Bataille du fossé, le Prophète Muhammad ('Aley'i salat wa salam) laissa les femmes, ainsi que sa tante Safia dans un fortin.

Ourwa, fils de Djaâfar, fils de Zoubir, rapporte de sa grand-mère Safia cet évènement : Lors de la bataille du Fossé le Messager d'Allah ('Aley'i salat wa salam) sortit en tête de son armée, et laissa les femmes dans la citadelle du nom de Faraâ, sous la responsabilité de Hassan fils de Thabit. Un Jour un cavalier Juif arriva près des murs, se hissa sur sa monture, et nous découvrit. Safia ordonna à Hassan de lui couper la tête. Hassan répondit : "Si j'avais ce courrage, j'aurais accompagné le Prophète ('Aley'i salat wa salam)."
Alors Safia se leva et lui trancha la tête, puis demanda à Hassan : "Lève-toi et jette sa tête par-dessus les murs. Ainsi les Juifs qui sont là, ayant pour objectif le massacre de femmes, croiront que nous sommes gardées par des hommes." Hassan de répondre: "Par Allah, je ne puis". Alors Safia se leva et jeta la tête par-dessus la muraille.
Voyant la tête de leur compagnon décapitée, ils prirent peur et dirent : "Nous savions qu'il ne pouvait laisser les femmes seules sans gardes. Ils décampèrent sans demander le reste.

Les Positions prises par Safia (Radhia Allah'u 'an'a)ainsi que sa présence lors des batailles que livra le Messager ('Aley'i Salat Wa Salam) montrent sa bravoure, sa vaillance et son héroïsme.

Au cours de la Bataille d'Ohod, les croyants se replièrent, elle s'avança alors avec une lance dans les mains, cinglant les visages des fuyards et criant aux fidèles : "Vous vous êtes repliés en laissant le Prophète ('Aley'i salat wa salam) sans défence."

Source : Auteur : Fdal Hadja Titre : "L'Histoire des Sahabiyat [Au temps du Prophète Muhammad ('Aley'i salat wa salam)]"

dahmane1
22/05/2013, 22h04
Sa généalogie :

Les gens l'appelaient Ibn Umm 'Abd ce qui signifie "Le fils de la mère d'un serviteur" ; son véritable nom était Abdullâh tandis que son père s'appelait Mas'oûd.

Sa conversion :

Un jour alors qu'il veillait sur le troupeau d'Uqbah Ibn Muayt, il aperçut deux hommes d'âges moyens et aux allures vertueuses se diriger vers lui.

Manifestement, ils semblaient très fatigués. Ils avaient tellemement soif que leurs lèvres et leurs gorges étaient bien sèches. Ils s'approchèrent de lui, le saluèrent et lui dirent :
- "Jeune homme, peux-tu traire une de ces brebis pour nous afin que l'on puisse étancher notre soif et reprendre quelques forces"?

- "Mais je n'y suis pas autorisé" répliqua le jeune garçon et de poursuivre : "Les brebis ne m'appartiennent pas, ma responsabilité ne se limite qu'à leur garde".

Les deux hommes n'ont alors pas cherché à argumenter avec lui, malgré leur forte soif ; ils furent ravis de cette franchise spontanée, et la satisfaction s'exprima sur leurs visages...

Ces deux hommes étaient le Prophète (صلىالله عليه و سلم) lui-même et son compagnon Abou Bakr As-Siddîq (رضيالله عنه). Ce jour-là, ils avaient emprunté les pistes montagneuses de La Mecque pour échapper aux violentes persécutions orchestrées par les Qouraychites.

Le jeune garçon fut impressionné par le Prophète et de son compagnon, et, très vite, il s'attacha à eux. Il ne tarda pas à embrasser l'islam et se proposa d'être au service personnel du Prophète.

Son prêche dans la voie de Dieu :

Un jour alors que les compagnons du Prophète - Que la Paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui -étaient rassemblés à La Mecque en nombre limité, affaiblis et opprimés, ils dissertaient sur le fait que les Quraïshites n'avaient toujours pas eu l'occasion d'écouter la récitation du Coran d'une façon publique et à haute voix.
- "J'irai le leur réciter" ! dit Abdullâh Ibn Mas'oûd alors volontaire.
- "Mais nous craignons qu'il ne t'arrive quelque chose" ! lui dirent-ils. Nous préférerons une personne appartenant à un clan susceptible de le défendre contre leurs attaques.
- "Accordez-le-moi", insista Abdullâh Ibn Mas'oûd qui invoqua Dieu en ces termes : "Allâh protége-moi et garde-moi de leur mal".

De ce pas, il se dirigea vers la Mosquée jusqu'au niveau du Maqâm d'Ibrahim soit à quelques mètres de la Ka'bah.
Pendant que le disque solaire commençait à illuminer la Ka'ba autour de laquelle les Quraïshites s'étaient dispersés, Abdullâh alla se placer à hauteur du Maqâm et commença alors sa récitation de sourate Ar-Rahmân....

Pendant qu'il enchaînait les versets les Quraïshites tendirent l'oreille attentivement, puis s'interrogèrent : "Qu'est-ce que Ibn Umm Abd est en train de raconter ? Malheur à lui ! Il est en train de réciter ce que Muhammad a apporté !"
Ils se jetèrent alors sur lui et une pluie de coups s'abattit sur son visage. Cependant, cette agression ne l'empêcha pas dans sa constante récitation jusqu'à ce qu'il retourne auprès de ses compagnons, le visage tout ensanglanté.

- "C'est ce que nous craignions pour toi" ! dirent-ils.
- "Par Dieu", dit Abdullâh, "les ennemis de Dieu n'étaient pas plus à l'aise que je ne l'étais à ce moment précis. Si vous le souhaitez, je recommence demain".
- "Tu en as déjà fait assez", répondirent-ils, "tu leur as fait écouter ce qu'ils détestent".

Sa science :

Un homme interpella Omar Ibn Al Khattab qui se trouvait alors dans la plaine d'Arafat :

"Ô Amir al-Mûminîn (Commandeur des Croyants) ! je reviens de Kûfah [cité irakienne] où un homme est en train de retranscrire le Coran en se basant sur sa mémoire".
'Omar se fâcha et, tout en fumant de colère, entreprit les cents pas auprès de son chameau.
- "Quelle est l'identité de cet homme ? demanda 'Omar.
- "Abdullâh Ibn Mas'oûd", répondit l'homme.
Alors la colère de 'Omar s'estompa et il retrouva son calme.
- "Malheur à toi, dit-il à l'homme, par Dieu, je ne connais aucun homme qui ne soit aussi doué dans cette matière que lui. Une nuit le Messager de Dieu - Que la Paix soit sur lui - était en train de s'entretenir avec Abou Bakr au sujet de la situation des musulmans, moi-même j'étais avec eux.

Lorsque le Prophète décida de partir, nous l'avons aussi raccompagné. Nous avions traversé la mosquée où se trouvait un homme debout en pleine prière que nous n'avions [au départ] pas reconnu. Le Prophète s'était alors arrêté afin de l'écouter puis il se retourna et [nous] dit : "Quiconque désire réciter le Coran dans le même style de splendeur lorsqu'il était en train d'être révélé alors qu'il le récite dans le même style de Ibn Umm 'Abd".

Après sa prière 'Abdullâh s'était assis et commença à faire ses invocations, puis le Prophète - Que la Paix soit sur lui - dit alors : "Implore et tu seras exaucé, implore et tu seras exaucé". 'Omar poursuivit : "Je me suis dis que je devais absolument voir Abdullâh Ibn Mas'oûd pour lui annoncer l'heureuse nouvelle que venait de prononcer le Prophète à son sujet, je voulais lui dire que ses invocations étaient exaucées.

C'est ce que j'allais faire mais je me suis rendu compte que Abou Bakr m'avait devancé et lui avait annoncé la nouvelle. Par Dieu, je n'ai jamais encore réussi à devancer Abou Bakr lorsqu'il s'agit de réaliser une bonne action".

Il a dit une fois : "Par Lui, en dehors Duquel il n'y a nul Dieu, aucun parmi les versets révélés du livre de Dieu ne me sont connus sans que je sache le lieu et les circonstances dans lesquelles leurs révélations s'étaient prononcées. Par Dieu, si je m'aperçois qu'il existe une seule personne qui puisse en connaître davantage sur le livre de Dieu, de toutes mes forces je ferai en sorte de ne pas la lacher".

Une fois au cours d'une de ses grandes sorties en tant que Calife, Omar Ibn Al Khattab croisa une caravane que l'obscurité de la nuit empêchait de distinguer convenablement.

'Omar ordonna à l'un de ses membres de saluer la caravane et il se trouvait que Abdullâh Ibn Mas'oûd en faisait partie…
- "D'où venez-vous" ? Interrogea 'Omar.
- D'une vallée très profonde [fadj 'amîq], répondit la caravane. ("fadj 'amîq" est une expression coranique).
- "Et où allez-vous comme ça" ? demanda 'Omar.
- A l'Ancienne Demeure [bayt 'atîq]", fit de nouveau écho la caravane ("al-bayt al-'atiq" est une expression coranique).
- "Une personne savante ('âlim) doit très certainement vous accompagner", dit 'Omar qui chargea un homme de demander à la caravane : "Quelle partie du Coran est la plus majestueuse" ?

- {Allâh, point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui Qui Subsiste par Lui-même. Ni sommeil et ni somnolence ne Le saisissent, […]},

répondit l'interrogé, citant par-là le verset du Trône. (2/255).
- "Quelle partie du Coran est la plus limpide en terme de justice" ?

- {Certes, Dieu commande l'équité, la bienfaisance et l'assistance aux proches ...} (16/90),

répliqua toujours l'interrogé.
- "Quel est l'un des principaux enseignements du Coran" ?

- {Quiconque fait un bien fût-ce du poids d'un atome, le verra, et quiconque fait un mal fût-ce du poids d'un atome, le verra.} (99/7-8)

- "Quelle partie du Coran met en exergue un formidable espoir" ?

- {Dis : "Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu. Car Dieu pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux}. (39/53)

- C'est là que 'Omar demanda : "Abdullâh Ibn Mas'oûd ne serait-il pas parmi vous" ?
- Par Dieu, oui, répliqua l'homme de la caravane.

Notre maître 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd fut grandement influencé par la méthodologie de notre maître 'Omar Ibn Al-Khattâb dans la recherche, la déduction subtile des lois, l'Ijtihâd par l'opinion dans l'absence d'un texte du Coran et la Sunnah, avec une grande rigueur dans l'authentification du Hadîth.

Son émigration à Koufa en Irak :

'Abdoullâh Ibn Mas'oûd s'installa dans la ville de Koufa après sa construction sous le Califat de notre maître 'Omar Ibn Al-Khattâb, que Dieu l'agrée, en l'an 17 A.H.

Ses élèves :

Parmi les plus remarquables des disciples d'Ibn Mas'oûd, que Dieu l'agrée, nous pouvons citer des juristes brillants comme 'Ubaydah Ibn Qays As-Salmâni, 'Alqama Ibn Qays An-Nakh'i au sujet duquel son sheikh, Ibn Mas'oûd dit : "je ne connais une chose sans que 'Alqamah la connaisse ". De même nous pouvons citer Shurayh Al-Kindi qui présida la Justice à Koufa sous le Califat de 'Omar, et occupa cette fonction pendant 62 ans.

Sa mort (32 H.) :

Abdulla Ibn Mas'oûd vécut jusqu'au Califat de notre maître Othman (رضي الله عنه).

Lorsque la maladie s'était emparée de lui, 'Othmân lui rendit visite :

- "De quel mal souffres-tu" ?

- Mes pêchés.

- Que désires-tu maintenant ?

- La Miséricorde de mon Créateur.

- Puis-je maintenant te remettre le bien qui te revient et que tu n'as cessé de refuser depuis des années ?

- Je n'en ai guère besoin.

- Laisse-le au moins à tes filles.

- Craints-tu que mes filles connaissent la pauvreté ? Je les ai toutes exhortées à lire la sourate [al-Waqi'a] (l'Evénement) chaque nuit parce que j'ai entendu le Prophète dire : "Quiconque lit al-Waqi'ah chaque nuit sera immunisé contre la pauvreté pour toujours".
En cette nuit, Abdullâh retourna auprès de son Créateur, avec dans son esprit le souvenir de Dieu et la récitation des versets de Son Livre.

dahmane1
23/08/2013, 23h12
Elle était la fille de Huyay ibn Akhtâb, de la tribu juive de Khaybar.

On a dit de lui qu'il serait un descendant d'Aaron. Par sa mère, elle était apparentée à la tribu des Qurayda.

Prénommée à l'origine Zaynab, elle prit le nom de Safiya lors de son mariage. Auparavant elle avait été mariée quelques mois seulement avec le chef des Nadir : Kinâna ibn Haqîq.

La tribu juive de Khaybar habitait une oasis située vers le Nord. Elle était alliée avec les Quraysh, ennemis de l'islam, et représentait un véritable danger pour les musulmans. S'y étaient, en outre, installés ceux des juifs de Médine expulsés lorsqu'ils avaient trahi le Prophètelors de la guerre du Fossé, malgré le pacte qui les obligeait à l'assister pour défendre la ville de Médine.

Le Prophète, ayant réglé ses difficultés avec les gens de la Mecque, considéra qu'il était temps de mettre de l'ordre dans cette autre région afin d'assurer la sécurité des musulmans.

II entreprit donc de faire campagne contre cette tribu, convaincu du danger qu'elle représentait. Il y eut des tués de chaque côté. L'un des chefs de cette tribu, Kinana, devait mourir à cette occasion.

La campagne se termina en faveur des musulmans, et les gens de Khaybar acceptèrent finalement de signer un traité, aux termes duquel il fut entendu qu'ils demeuraient libres de continuer à pratiquer leur religion ; mais ils prirent l'engagement de travailler et ensemencer leurs terres et furent obligés de livrer la moitié de leur récolte de dattes à Médine. Ils prirent, en outre, l'engagement de ne plus trahir les musulmans. Ce traité apporta un peu d'aisance à la communauté des musulmans qui, jusqu'à cette période, avaient vécu dans un état de grande pauvreté.

C'est à l'occasion de cette campagne que le Prophète interdit le mariage temporaire, en quelque situation et avec qui que ce soit.

Captive, Safiya fut attribuée comme servante à l'un des Compagnons. D'après Anas, il s'agirait de Dihya Al-Kalbi. Cependant, de crainte d'offenser les gens de sa tribu - elle était la fille d'un chef - 'Alila conduisit au Prophète qui la libéra.

Il lui donna le choix : retourner parmi les siens ou embrasser l'islam et devenir l'une de ses Epouses.

Elle choisit de devenir l'une des Mères des Croyants (Qu'Allah soit satisfait d'elles). On peut s'étonner de la rapidité de sa décision, car elle fit son choix instantanément et prononça la shahâda.

Mais, le choix de Safiya fut aisé si l'on sait que, depuis sa petite enfance, elle avait entendu les gens de sa famille parler d'un Prophète annoncé, dont la venue était proche. Elle avait aussi entendu parler de cet arabe de la Mecque qui prétendait être Prophète. Elle les avait encore entendu dire qu'il était arrivé à Quba (près de Médine).

Elle se souvint que son père et son oncle avaient même voulu s'en assurer et s'y étaient rendus ensemble. À leur retour, ils n'avaient pas traité l'Envoyé d'Allah d'imposteur, certainement convaincus que cet homme était bien le Prophète attendu ! Mais, comme cela ne les arrangeait pas, ils n'en soufflèrent mot... Safiya était encore une enfant au moment de ces événements, mais elle en avait été très marquée et les choses étaient restées gravées dans sa mémoire.

Enfin, la décision de Safiya fut d'autant plus facile à prendre que, la veille du jour où le Prophète arriva en vue de Khaybar, alors que personne n'était averti de son approche, elle avait vu dans un rêve une lune brillante au-dessus de Médine, puis cette lune s'était déplacée au-dessus de Khaybar et était tombée dans son sein. Lorsqu'elle avait raconté son rêve à son mari, il avait été fâché et l'avait giflée en lui disant : « Tu veux donc épouser ce roi du Hijâz ? » La trace de ce coup était encore visible et formait une tâche verte sur sa joue.

Le Prophète la consola des pertes subies par les membres de sa tribu et par elle-même. Il lui expliqua les raisons pour lesquelles il avait dû faire campagne contre Khaybar, la responsabilité en incombant aux gens de cette tribu qui, en raison de la haine qu'ils nourrissaient pour les musulmans, représentaient un trop grand danger pour qu'il les laisse leur nuire.

La dot de Safiya fut donc sa libération. Le Prophètes'arrêta 3 jours sur le chemin du retour, entre Khaybar et Médine, à Sadd Ar-Rauhâ, où fut célébré le mariage.

Le repas de noces fut composé de dattes, de lait caillé et de beurre. Il n'y avait pas de viande.

Anasa rapporté : « J'allais inviter les musulmans au repas de noces et comme il n'y avait ni pain, ni viande, le Prophète ordonna d'étendre des nappes et d'y placer des dattes, du fromage et du beurre. Tel fut le repas de noces donné pour Safiya. » [Rapporté par Bukhârî]

À Médine, l'arrivée de Safiya n'avait pas été prévue et on ne lui avait pas encore préparé d'appartement. Elle fut donc installée à l'extérieur, dans une maison voisine.

Les Mères des Croyants (Qu'Allah soit satisfait d'elles) ne lui réservèrent pas un accueil très chaleureux, en particulier en raison de ses origines, mais aussi à cause de sa grande beauté.

'Âïsha fut particulièrement inquiète. Les autres Épouses (Qu'Allah soit satisfait d'elles) la surnommaient parfois la fille de Huyay du nom de son père, mais il suffisait d'une intonation pour que ces mots deviennent une insulte... ce qui la rendait très vulnérable en raison de ses origines.

Alors qu'elle s'en plaignait un jour au Prophèteil lui conseilla : « Réponds-leur: mon père est Aaron, mon oncle est Moussa ! »

Mais ses relations avec les Mères des Croyants (Qu'Allah soit satisfait d'elles) s'améliorèrent rapidement et finalement, on nous rapporte qu'elle était très aimée d'elles toutes.

Elle avait environ 17 ans lors de son entrée dans la maison du Prophète. En raison de son jeune âge, elle était plus proche de 'Âïsha et peu à peu, elles furent très liées l'une à l'autre, de même avec Hafsa .

Safiya était réputée dans la maison du Prophète pour faire la meilleure cuisine. Parfois, elle préparait un plat qu'elle lui envoyait chez 'Âïsha. Elle fut, parmi les Mères des Croyants , l'une de celles qui renoncèrent aux visites conjugales du Prophète lorsqu'il ramena le nombre de celles-ci à 4. Elle était très pieuse, jeûnait le jour et priait la nuit. Safiya , comme toutes les Mères des Croyants, nous a rapporté des ahadîth.

Lorsque l'Envoyé d'Allah tomba malade et qu'il fut transporté dans l'appartement de 'Âïsha , elle lui rendit visite et lui dit : « Ô Envoyé d'Allah ! J'aimerais que le mal qui te mine me ronge à ta place. »

Elle est morte à l'âge de 60 ans, en l'an 50 de l'Hégire, (la même année que le calife 'Ali).

Elle continua d'aider ses parents, non musulmans, après son mariage avec le Prophète.

A sa mort, elle laissa environ 100.000 dirhams et légua le tiers de ses biens à l'un de ses neveux, le fils de sa sœur, resté juif. Certains musulmans voulurent s'opposer à l'exécution de ce testament, mais 'Âïsha intervint efficacement pour que ce legs puisse avoir lieu selon la volonté de Safiya .

Selon la jurisprudence, il est permis de faire un testament en faveur d'un non musulman et de lui réserver le tiers de l'héritage avant que ne s'opère le partage selon les règles islamiques.

stutt
17/12/2013, 11h14
Bonjour,
je me permets de te corriger une petite erreur (de traduction surement )
la bonne définition est : une personne qui a rencontré le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam), a cru en lui en croyant en lui et qui est morte musulmane, même si elle a apostasié puis est revenu dans l'Islam.
cela implique qu'une personne qui l'a rencontré en une année A et etait non musulman ... puis s est converti apres en l'année A+3 par exemple n'est pas un compagnon
voila voilou

bel1000
17/12/2013, 13h25
cela implique qu'une personne qui l'a rencontré en une année A et etait non musulman ... puis s est converti apres en l'année A+3 par exemple n'est pas un compagnon

par rencontré tu veux dire croisé ( j'espère)
le compagnonnage est un terme bien défini et ses adversaires bien qu'ils aient vécus la même période et peut etre parler avec lui ne sont pas des compagnons

stutt
17/12/2013, 14h16
non non dans mon exemple je veux dire rencontré (vu, parlé, et assis avec) ... mais tu as raison je ne suis pas allé jusqu'au bout, je reprends :
"cela implique qu'une personne qui a rencontré le prophete SAW en une année A et etait non musulman ... puis s est converti apres en l'année A+3 SANS REVOIR LE PROPHETE A NOUVEAU par exemple n'est pas un compagnon, s'il le recroise apres sa conversion il est considéré comme compagnon"

stutt
17/12/2013, 14h21
les adversaires du prophete SAW ne sont pas considéré comme des compagnons parce qu'ils n'étaient pas musulmans au moment ou (u avec accent) ils le croisaient ou alors parce qu'ils sont mort non musulmans !
et Oui je suis au courant de la définition bien cadré des termes religieux :-)

bel1000
17/12/2013, 21h43
par compagnon en entend des gens assez proches ou proches

dans un premier cercle il y a la famille
dans le second cercle ses confidents
dans le troisième cercle les compagnons ( certains estiment cela à une centaine)
dans le quatrième cercle les contemporains

des juifs ont vécu dans la meme ville ( avec leur statut particulier) ont commercé avec lui, lui ont parlé cela ne fait pas d'eux des compagnons

dahmane1
18/12/2013, 07h21
les adversaires du prophete SAW ne sont pas considéré comme des compagnons parce qu'ils n'étaient pas musulmans au moment ou (u avec accent) ils le croisaient ou alors parce qu'ils sont mort non musulmans !
et Oui je suis au courant de la définition bien cadré des termes religieux :-)

Les proches disciples des prophètes sont dans le Christianisme des "apôtres", dans le judaïsme des "juges", et enfin en Islam des "compagnons"

dahmane1
18/12/2013, 10h05
Son nom et sa généalogie

Il s'appelle 'Amir Ibn 'Abdoullah Ibn Al-Jarrâh avec le surnom de Abou 'Oubayda.

Quraychite de Fihr.

Sa naissance

Il est né à La Mecque dans une noble famille quraychite.

Sa conversion à l'Islam

Il fut le neuvième à embrasser l'Islam. Son père resta dans la mécréance, mais Dieu (le Très-Haut) guida sa mère.

Son prêche

Il s'y est converti un seul jour après Abou Bakr et grâce à celui-ci, il aida 'Abd Ar-Rahmân Ibn 'Awf, 'Uthmân Ibn Mazh'ûn et Al-Arqam Ibn Abou Al-Arqam à se convertir et les emmena au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) devant qui ils prononcèrent la confession de foi.

Il était des Deux émigrations.

Ses combats du vivant du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Abou 'Oubayda (que Dieu l'agrée) combattit aux côtés du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dans toutes les batailles.
Au cours de la bataille de Badr, les cavaliers de Qouraysh, méfiants à son égard, se tenaient à distance. Cependant, un homme en particulier s'acharnait à poursuivre Abou 'Oubayda dans ses déplacements. Abou 'Oubayda faisait de son mieux pour éviter ce soldat.
En dépit des tentatives désespérées d'Abou 'Oubayda, l'homme réussit à barrer le chemin d'Abou 'Oubayda et le contraindre au face à face. Abou 'Oubayda ne put plus se contenir. Il assena un coup d'épée à son adversaire. Sa tête roula à terre. Il gisait mort.
Il s'agissait de son propre père.
Et Dieu révéla un verset en faveur de Abou 'Oubayda : {Tu n'en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Dieu et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s'opposent à Dieu et à Son Messager, fusent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou les gens de leur tribu. Il a prescrit la foi dans leurs cœurs et Il les a aidés de Son secours. Il les fera entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, où ils demeureront éternellement. Dieu les agrée et ils L'agréent. Ceux-là sont le parti de Dieu. Le parti de Dieu est celui de ceux qui réussissent.} (58/22)

Le jour de la défaite des musulmans à Ouhoud, un des polythéistes commen¢à hurler : "Montrez-moi Muhammad, montrez-moi Muhammad !"
Pour le protéger, Abou 'Oubayda et neuf autres musulmans encerclèrent le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) et repoussèrent les assauts des polythéistes.

Au terme de la bataille, les musulmans découvrirent qu'une molaire du Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) était cassée, qu'il était blessé au front, et que deux disques de son bouclier avaient pénétré dans sa joue. Abou Bakr s'avan¢vers lui avec l'intention d'extraire ces disques mais Abou 'Oubayda lui dit : "S'il te plaît, laisse-moi m'en occuper".

Abou 'Oubayda craignait de faire mal au Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) s'il tirait les disques avec sa main. Il mordit alors fermement dans l'un des disques afin de l'extraire de sa joue. Il réussit mais durant l'opération une de ses incisives tomba à terre. Il perdit une autre incisive en retirant l'autre disque. Abou Bakr remarqua : "Abou 'Oubayda est le plus habile des hommes pour casser des incisives !"

Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) le choisit pour enseigner le Coran et la Sounna aux Yéménites

Anas (que Dieu l'agrée) rapporte que les gens du Yémen sont venus à nous, et dirent au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) : "Envoie nous une personne qui nous enseignera la Sounna et l'Islam".
Sur ce, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) saisit la main de Abou 'Oubayda (que Dieu l'agrée) et dit : "Il est l'homme de confiance de ma Oumma". (Mouslim)

Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) le choisit comme juge de confiance
Muhammad Ibn Ja'far (que Dieu l'agrée), rapportait qu'une délégation chrétienne vint faire une requête au Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) : "Ô Abû-l-Qasim, envoie-nous l'un de tes compagnons, dont tu es satisfait, afin qu'il juge les questions de propriétés sur lesquelles nous sommes en désaccord. Nous avons un grand respect pour vous, les musulmans".
Et le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) de répondre : "Venez me voir le soir. Je vais envoyer avec vous le fort, l'honnête".
'Omar Ibn Al-Khattâb dit à ce propos : "Je me rendit tôt à la prière du Zhuhr, espérant être celui que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) qualifia "le fort, l'honnête". Juste après la prière, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) se tourna à droite et à gauche cherchant quelqu'un. Et je tendis ma tête pour qu'il me voie mais il poursuivit sa recherche jusqu'à ce qu'il voie Abou 'Oubayda et l'appela : "Sors avec eux et tranche équitablement entre eux dans ce qui les oppose".
'Omar répliqua alors : "Abou 'Oubayda l'a emporté".
Son attitude au jour d'As-Saqîfa (11 H)

Ibn Sirine rapporte : Ils prêtèrent alors serment à Abou Bakr, que Dieu l'agrée. Quand on prêta serment à Abou Bakr, certaines personnes allèrent voir Abou 'Oubayda Ibn Al-Jarrah. Il rétorqua : "Vous venez vers moi alors que le {Deuxième de deux} (9/40) est parmi vous!"

Abou Bakr appela Abou 'Oubayda, que Dieu les agrée : "Viens que je te fasse calife, car j'ai entendu le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dire : "chaque communauté a un homme de confiance, et tu es l'homme de confiance de cette communauté".
Abou 'Oubayda répondit : "Jamais je ne m'avancerai devant un homme auquel le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a ordonné de diriger notre prière". (Mouslim)

Ses combats après la mort du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Abou 'Oubayda (que Dieu l'agrée) participa dans toutes les conquêtes islamiques. Il y joua un rôle majeur. Il se lan↓ à la tête des armées islamiques, en Syrie jusqu'à ce que Dieu lui accorda la victoire et la conquête de l'intégralité de la Syrie.

Quand la peste envahit ces territoires, 'Omar le fit appeler auprès de lui: "J'ai besoin de toi de toute urgence. Si ma lettre te parvient de nuit, tu dois partir avant l'aube. Si cette lettre te parvient de jour, tu dois partir avant la tombée de la nuit et revenir ici au plus vite".

Lorsque Abou 'Oubayda re� la lettre de 'Umar, il dit : " Je sais pourquoi le Prince de Croyants a besoin de moi. Il veut la survie de quelqu'un qui, cependant, n'est pas éternel".
Aussi répondit-il à 'Umar : " Je sais que tu as besoin de moi. Mais j'appartiens à une armée de musulmans et je n'ai nulle envie de fuir ce qui les afflige. Je ne veux pas me séparer d'eux jusqu'à ce que la volonté d'Allah soit faite. Quand tu recevras cette lettre, libère-moi de ton commandement et permets-moi de rester ici".

Quand 'Omar lut la lettre, il pleura. Les fidèles présents sur les lieux se demandèrent : "Abou 'Oubayda est-il mort ? ".
'Omar dit : "Non, mais la mort est proche de lui".

Quand Omar (que Dieu l'agrée) le nomma à la place de Khâlid Bin Walid (que Dieu l'agrée), celui-ci fit cette remarque aux gens de la Syrie : "Le gardien de la Oumma est venu à vous".

Son décès (58 ans)

Il mourut à 58 ans, à la peste d' 'Amawas (Prononcé aussi 'Imwas). Localité entre Ramla et Beyt Al Maqdis (Jérusalem). Elle fut le foyer de cette peste où périrent nombre de gens, dont plusieurs Compagnons, parmi lesquels Mou'adh Ibn Jabal, Al Fadl Ibn 'Abbas, Yazid Ibn Abou Soufian...

Au chevet de la mort, Abou 'Oubayda recommanda à ses soldats en disant : "Je vais vous faire une recommandation. Si vous la suivez, vous serez toujours en bonne condition : "Parachevez la prière, versez l'aumône, jeûnez pendant le mois du ramadan, faites l'aumône, le pèlerinage et la 'Umra. Echangez le conseil entre vous, rendez un conseil sincère à vos commandants, ne les trichez pas. Ne vous versez pas dans l'ici-bas. Si l'on vit 1000 ans, on serait indubitablement à ma place que vous voyez. Dieu a prescrit la mort aux fils d'Adam, le plus intelligent d'entre eux est celui qui obéit le mieux à son Dieu et celui qui fait le plus pour l'au-delà".

Il s'adressa à Mu'âdh pour qu'il dirige la prière à sa place puis rendit l'âme, que Dieu soit satisfait de lui.

Mu'âdh se leva et dit : "Ô gens, vous êtes frappés par la mort d'une personne. Par Allah, je ne sais si j'ai déjà rencontré un homme aussi sincère, aussi droit, qui se gardait de tout mal. Demandez à Dieu de verser Sa miséricorde sur lui et Dieu sera miséricordieux avec vous".

Ses mérites

'Abdullah Ibn 'Omar, un des compagnons du Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) a dit de lui : "Abou Bakr As-Siddîq, 'Othman Ibn 'Affân et Abou 'Oubayda Ibn Al-Jarrâh étaient très en vue au sein de la tribu des Quraych. Ils étaient dotés du meilleur caractère et d'une grande modestie. Quand ils parlaient, ils ne vous décevaient pas, et quand on leur parlait ils ne vous accusaient pas de mentir".

Son apparence physique

Sa silhouette longue et élancée lui donnait un air frappant. Son visage était lumineux et sa barbe clairsemée. Il était agréable à regarder.


http://www.youtube.com/watch?v=oXHmAP5i53I

dahmane1
04/01/2014, 19h48
C'était un ennemi acharné et irréductible du Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam et de l'islam. Il avait mis ses dons de tribun et de poète au service de la propagande qurayshite dirigée contre le Prophète Salla-llah allahi wa salam.

Son redoutable sens de la diplomatie et sa réputation de fin négociateur furent utilisés par Quraysh lorsqu'il fallait ouvrir des négociations avec le Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam. Et c'est ainsi que son nom allait se confondre dans l'histoire avec le traité d'Al-Hudaybiya signé entre le Prophète Salla-llah allahi wa salam et la tribu de Quraysh en l'an six de l'Hégire.

Ce jour-là, Suhayl fit preuve d'une intransigeance excessive en refusant que soit mentionné sur le parchemin du traité le terme de « Clément », qualifiant Dieu, et celui de Messager de Dieu, qualifiant le Prophète Salla-llah allahi wa salam, en dépit des protestations des compagnons.

Mais le Messager de Dieu savait ce que ses compagnons ignoraient. Et c'est ainsi que le traité d'Al-Hudaybiya s'avérera être un vrai succès diplomatique pour la cause de l'islam.

Il en va de même pour Suhayl à qui beaucoup de compagnons en voulaient pour son hostilité contre l'islam mais que le Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam ménagea pour des raisons que lui seul connaissait.

En effet, lors de la bataille de Badr, Suhayl Ibn 'Amr radhiallahuanhu fut fait prisonnier par les musulmans avec d'autres qurayshites. 'Umar radhiallahuanhu qui lui en voulait terriblement, s'approcha du Prophète Salla-llah allahi wa salam et lui dit :

« Ô Messager de Dieu ! Laisse-moi arracher les incisives à Suhayl pour qu'il ne puisse plus dénigrer. »

L'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam lui répondit :

« Ô 'Umar, je n'ai pas le droit de mutiler quiconque afin que Dieu ne me mutile pas, bien que je sois prophète. »

Puis, il fit à 'Umar radhiallahuanhu cette confidence :

« Ô 'Umar, peut-être que Suhayl prendra demain une position qui te réjouira…»

Là aussi, l'observation du Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam s'avérera vraie… Le plus grand tribun de Quraysh, son plus fin diplomate, devint un des plus acharnés défenseurs de l'islam qu'il avait tant combattu. Et cette heureuse métamorphose ne fut possible que grâce à la grandeur d'âme et la magnanimité dont fit preuve le Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam lors de son entrée à la Mecque.

C'est en l'an huit de l'Hégire, en effet, que le Prophète Salla-llah allahi wa salam, à la tête de quelques dix mille musulmans, marcha sur la Mecque d'où il avait été expulsé avec ses compagnons huit ans auparavant. Jamais la Mecque et ses environs n'avaient vu un tel monde discipliné scandant l'unicité de Dieu.

L'islam, qui ne comptait qu'un nombre restreint d'hommes et de femmes obligés de se cacher pour adorer Dieu était maintenant au fait de sa gloire et de sa puissance. La Mecque, voyant que toute résistance était vaine, ouvrit ses portes et retint son souffle. Qu'allait faire d'elle le Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam après qu'elle l'eût traité d'imposteur, torturé et persécuté ses compagnons jusqu'à ce qu'elle les ait chassés de leur terre natale ?

Et c'est ainsi que la crainte de la vengeance pour les torts subis par les musulmans s'installa dans les coeurs des qurayshites. Suhayl Ibn 'Amr radhiallahuanhu était de ceux qui avaient cette impression. Laissons-le nous raconter lui-même ce qu'il avait ressenti ce jour-là :

« Lorsque le Messager d'Allah entra à la Mecque, je me suis réfugié chez moi et me suis barricadé. Ensuite, j'ai envoyé mon fils 'Abdallah demander au Prophète de m'accorder l'amân (protection) et le pardon car je craignais pour ma vie. 'Abdallah alla voir le Messager et lui dit : ” Ô Envoyé de Dieu ! Mon père demande de l'amân. Peux-tu le lui accorder ?”

Il lui répondit : « Oui, il a l'aman de Dieu, qu'il sorte sans crainte. »

Ensuite, l'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam s'adressa à ceux qui l'entouraient et leur dit : « Quiconque parmi vous aperçoit Suhayl, qu'il évite de lui montrer de l'hostilité, car celui-ci est un homme raisonnable et noble et ce n'est pas quelqu'un comme lui qui peut ignorer l'islam. Aucune force ne peut empêcher les desseins de Dieu de s'accomplir…»

Abdallah courut annoncer la bonne nouvelle à son père. Celui-ci s'écria alors :

« Par Dieu, il a été magnanime !»

Le Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam reçut ensuite les habitants de la Mecque inquiets quant à leur sort, et leur dit : « Ô peuple de Quraysh, qu'attendez-vous de moi ? »

Suhayl, qui venait de recevoir le pardon du Prophète Salla-llah allahi wa salam, s'approcha et parla au nom des Quraysh.

Il dit : « Nous n'attendons que le bien. Tu es un frère généreux, fils d'un frère généreux…»

Le visage éclairé par un large sourire, le Messager Salla-llah allahi wa salam les regarda avec affection puis leur dit :

« Allez, vous êtes libres ! »

Depuis ce jour-là, Suhayl radhiallahuanhu ne sera plus le même homme. Ces paroles l'avaient troublé, bousculé et profondément bouleversé. Il pensa et repensa au cas de Muhammad Salla-llah allahi wa salam et n' arrivait pas à admettre qu'un tel homme aux qualités spirituelles et morales indéniables fût un imposteur.

Le Messager Salla-llah allahi wa salam a dit vrai :

« Un homme raisonnable et noble ne peut ignorer l'islam… »

Et c'est ainsi, graduellement, que son coeur s'ouvrit à la lumière de l'islam, ce qui est admirable pour cet homme qui ne s'est pas converti par peur ou par contrainte, mais après une longue réflexion sur le Prophète et son message.

On rapporte que le jour de la bataille de Hunayn, il n'était pas encore musulman, et ce n'est que plus tard qu'il embrassa l'islam à Al-Ja'rana, près de la Mecque. Et là, il devint un musulman fervent et convaincu qui se surpassa pour faire oublier son passé.

Abû Bakr radhiallahuanhu rapportera ce qui suit :

« J'ai vu Suhayl Ibn 'Amr le jour du pèlerinage d'adieu, offrant au Messager de Dieu une bête qu'il sacrifia de sa main.
Ensuite, ce dernier se fit couper les cheveux et je vis Suhayl les prendre et les mettre sur ses yeux.
Je me rappelai alors le refus de Suhayl d'écrire “Au nom de Dieu, Clément et Miséricordieux”
et “Muhammad, Messager de Dieu” et je remerciai Dieu de l'avoir guidé… »

Ses contemporains ont tous témoigné de sa piété, de ses penchants pour la prière et le jeûne, de sa crainte révérencielle de Dieu et de sa passion pour le Saint Coran, qu'il entreprenait d'apprendre avec beaucoup d'efforts. Quant à ses dons de tribun et de diplomate, il les mettra désormais au service de l'islam, seulement de l'islam.

C'est ainsi qu'il prendra une position historique à la mort du Messager Salla-llah allahi wa salam ; position qui redonnera à la communauté sa cohésion et sa stabilité après que celle-ci eût connu des moments de flottement et de panique, aussi bien à Médine qu' à la Mecque.

Si, à Médine, Abû Bakr radhiallahuanhu a su par sa grande sagesse remettre les choses dans l'ordre, à la Mecque, ce fut notre illustre compagnon Suhayl qui joua ce rôle décisif. Il rassembla les musulmans désorientés par la mort du Prophète Salla-llah allahi wa salam et leur tint un discours admirable qui leur rendit leur sérénité et leur stabilité.

Il leur dit que Muhammad Salla-llah allahi wa salam était un vrai messager et que sa mission était authentique, car ce n'est qu'après l' avoir accomplie qu'il rendit l'âme. Maintenant qu'il est mort, ajouta-t-il son message est toujours là et leur devoir à eux est de suivre ce message et d'être fidèles à ses enseignements. Et c'est là que s'accomplira la prédiction du Prophète Salla-llah allahi wa salam disant à 'Umar :

« Ô 'Umar. peut-être que Suhayl prendra demain une position qui te réjouira !»

Et à propos des incisives que 'Umar radhiallahuanhu voulait arracher, « Laisse-les ô 'Umar, peut-être qu'un jour elles te plairont. », 'Umar radhiallahuanhu se remémora cette prédiction et rit longuement. Suhayl radhiallahuanhu était maintenant un des plus ardents défenseurs de l'islam.

Lorsque les armées musulmanes prirent le chemin menant aux empires romain et perse, Suhayl radhiallahuanhu y prit sa place le plus naturellement du monde, en luttant, cette fois-ci, pour un idéal de salut et de justice pour les peuples asservis et soumis au règne des tyrans.

Le jour de la bataille d'Al-Yarmûk, il fit preuve d'un héroïsme légendaire, trouvant par là l'occasion d'effacer le souvenir de son passé d'ennemi de l'islam. Et il l'effaça aussi courageusement qu'admirablement.

Les armées musulmanes victorieuses revinrent à leur point de départ, mais Suhayl, lui, refusa d'y revenir en dépit de l'attachement qu'il éprouvait pour sa ville natale.

Un de ses compagnons, Abû Sa`d Ibn Fudhâla qui l'avait accompagné en Syrie rapporte à son sujet ce qui suit : « J'ai entendu Suhayl radhiallahuanhu dire, alors que nous étions en Syrie :

“J'ai entendu le Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam dire : ” Celui qui consacre une heure de sa vie au service de Dieu a plus de mérites que celui qui oeuvre toute sa vie dans sa famille.”

Aussi, je me consacrerai là au service de Dieu et je ne retourne plus à la Mecque.” »

Et c'est dans les environs de la Palestine qu'il mourut, alors qu'il était mobilisé dans la voie de Dieu, prêt à tout moment à lutter pour la défense de l'islam et pour sa gloire.

Que Dieu soit satisfait de cet illustre compagnon repentant et plein de résipiscence !

dahmane1
20/01/2014, 20h24
Nous allons découvrir le portrait de Khadija (radiya Allahu ‘anha), une femme hors du commun, dont le Prophète Mohammed (salallahu ‘alayhi wa sallam) dira « ..la meilleure des femmes de ma communauté a été ma première épouse… ». Une grande femme d’abord de par sa naissance et son métier, mais également une femme qui ne quittera jamais son mari, et qui le soutiendra envers et contre tout.

Khadija, grande commerçante Mecquoise

Khadija bint Khuwaylid appartenait à la grande tribu Mecquoise des Banu Assad, une branche des Quoraychs. Son oncle, Waraqa ibn Nawfal, était chrétien. C’était un vieil homme apprécié de tous, ayant une grande connaissance des religions et des prophètes passés.

Lorsque les hadiths commencent à parler de Khadija, elle avait 40 ans et était déjà veuve deux fois. On la qualifiait comme étant une très belle femme. Elle aurait eu trois enfants de ses deux premiers mariages, dont un garçon qui fera parti des premiers musulmans, et qui mourra lors de la bataille du chameau sous le califat de ‘Ali. Très riche commerçante, elle avait pour habitude de conclure des affaires avec les hommes de son milieu. On dit que de puissants notables souhaitaient se marier avec elle. Mais elle préférait continuer de travailler, jusqu’au jour où Mohammed (salallahu ‘alayhi wa sallam) apparût dans sa vie. Il était alors très jeune. Un homme de 25 ans, n’ayant pas encore reçu la révélation divine. Il prenait grand soin d’aider son oncle Abu talib, afin de subvenir aux besoins de sa famille. La vie était alors très dure. Abu Talib conseilla à Mohammed (salallahu ‘alayhi wa sallam) de traiter ses affaires convenablement avec cette riche commerçante.

Cette dernière a alors décidé de faire appel à celui qui deviendra notre Prophète, afin de conduire ses caravanes marchandes vers la Syrie. Après quelques temps, Khadija avoua à son amie et confidente Nufaysa bint Muniyah, son Amour pour Mohammed (SAWS). Elle avait remarqué une certaine sagesse encrée en lui, et lui accorda sa totale confiance. Khadija décida alors de le demander en mariage. Il hésita dans un premier temps, du fait de ses moyens modestes, mais Nafaysa réussit à le convaincre. Les oncles de part et d’autre se réunirent alors, et la date du mariage entre Khadija et Mohammed (SAWS) fût fixée. Certains hadiths rapportent qu’il y eut de nombreux invités lors de la célébration de leur mariage. Puis le couple s’en alla vivre chez Abu Talib. Le couple vécu heureux et donna naissance à six enfants : deux garçons, Qassim et Abdullah, et quatre filles, Zaynab Ruqiya oum Kalthoum et Fatima. Les garçons moururent en bas âge…

Khadija, la première convertie à l’Islam

Nous sommes encore à une époque où l’idolâtrie règne. La Kaaba accueille toutes les tribus possibles et imaginables pour le pèlerinage annuel. Des rituels polythéistes prospèrent depuis des centaines d’années.

Quinze années se sont écoulées après l’union de Khadija et Mohammed (SAWS). La vie du couple va alors se transformer. Le calme et la paix qu’ont connu Khadija et Mohammed (SAWS) vont faire place aux souffrances qu’ils allaient devoir affronter à Mecqua… Khadija s’était habituée à voir son mari se rendre régulièrement à la grotte de Hira. Il aimait s’éloigner des gens pour s’isoler. Il s’abandonnait à la réflexion sur le monde. Puis, la première révélation de Dieu à Mohammed se manifesta. D’abord dans la grotte, puis chez lui. Mohammed (SAWS) connaitra alors des périodes difficiles. Il se demanda s’il n’avait pas à faire aux démons qui venaient perturber son sommeil. Il alla même jusqu’à douter de ses facultés intellectuelles. Ce sera le début d’une longue patience et d’un soutien inébranlable de la part de Khadija à notre Prophète. C’est elle qui sera présente lorsque Jibril (l’ange Gabriel) apparaitra à son mari. Mohammed lui faisait part de sa peur et n’hésitait pas à poser sa tête sur les genoux de son épouse afin de se calmer. Khadija entreprendra des démarches chez son oncle, Waraqa ibn Nawfal, afin d’essayer de comprendre la signification de ces manifestations surnaturelles.

Beaucoup de hadiths soulignent le bon sens de cette femme. Très vite elle comprendra qu’il ne s’agissait pas d’œuvres sataniques. Elle tente dans un premier temps l’expérience de retirer son foulard lorsque son époux lui signala la présence de Jibril. Seul Mohammed pouvait le voir, et Jibril disparût immédiatement. Khadija en conclût que seul une personne pudique ne pouvait la regarder sans son hijab. Elle su alors apaiser les angoisses du Prophète et l’encouragera jusqu’au bout. Elle apportera réconfort à son mari, mais aussi une aide matérielle précieuse à la communauté, lorsqu’elle suivra le nouveau chemin dont Mohammed est le guide. Elle le poussera à mener sa tâche de Messager correctement.

Al Boukhari rapporte que Khadija dit un jour à son mari : « N’aies pas peur, Dieu ne te mettra jamais à mal, Dieu ne te fera que du bien car tu aides tes proches, tu soutiens ta famille, tu gagnes honnêtement ta vie, tu maintiens les autres dans la droiture, tu donnes asile aux orphelins, tu dis la vérité, tu ne t’appropries pas frauduleusement les dépôts, tu secours ceux qui n’ont rien, tu fais du bien aux pauvres et tu traites tout le monde avec courtoisie ».

Aussitôt que la révélation débuta, Khadija devint la première femme (mais également le premier Homme) à embrasser l’islam. Elle prononcera la shahada et fera ses prières aux côtés du Prophète (SAWS). Elle affrontera la méchanceté et la haine des gens du livre et des polythéistes. Elle suivra son mari jusqu’au bout, même en exil dans le désert. Elle mourra d’ailleurs au 10ème jour du mois du Ramadan de l’année 620, c’est-à-dire trois ans avant l’hégire. Mohammed (SAWS) l’enterrera lui même et ne se remettra jamais de son absence.

Le Prophète après la mort de Khadija

Khadija restera à jamais dans la mémoire du Prophète (SAWS), puisque même après sa mort, Aïcha (radiya Allahu anha), la seconde femme du Prophète, nous apprend qu’il continuait à partager ses biens avec les amis de Khadija, par exemple lorsqu’il sacrifiait un mouton. Aicha en était très jalouse. Elle ressentait que Khadija avait une place bien particulière dans le cœur du messager d’Allah, puisqu’un jour il lui dira selon des hadiths :

« Par Allah (Khadija) a cru en moi lorsque les gens se montraient impies. Elle a tenu pour vrai ce que je disais au moment où les gens me traitaient de menteur. Elle m’a secouru avec ses biens quand les gens m’en privaient. Elle a été la femme qui m’a donné un garçon ».

Et parce que le prophète pensait tant à Khadija après sa mort, Jibril viendra le rassurer pour lui annoncer que Khadija avait une maison de Nacre au Paradis, troublée d’aucun bruit. Une autre version rapporte qu’il s’agit d’une maison d’où seraient exclues la fatigue et les cris. Qu’Allah soit satisfait de notre mère Khadija.

A travers cet exemple de femmes exceptionnelles dans l’Islam, après Maryam puis Khadija, nous ne pouvons que méditer et prendre exemple. Les souffrances causées par la méchanceté des individus ne peuvent que perfectionner notre adoration en notre Créateur. Le seul qui garantit un avenir certain dans l’au-delà.


http://www.youtube.com/watch?v=ULm_7lXGxsI

c_moi
06/03/2014, 09h16
رجالٌ خالدون (http://www.yabeyrouth.com/pages/index1225.htm)
Salam /koum

Fatimi
04/11/2015, 15h47
Le Prophete pbsl a rencontré beaucoup de personnes et le Coran leurs fait des reproches
Tout ceux qui ont vu le Prophete pbsl n'était pas croyants, mais il y'avait plein d'hypocrites

Quand on lit l'histoire du début, elle est rempli de Fitna, comme jamais avant depuis Adam
et c'est malheureux si tu tu cherches à comprendre on te fait sortir de l'islam :(

Tout à l'heure j'écoutais Adnane Ibrahim et qui parle des tueries entres compagnons
c'est lamentales, ces gens iront ils au paradis en tuant Nasf que Allah a interdit de tuer?!


https://www.youtube.com/watch?v=KvvIMKV5aVE&feature=youtu.be