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Louisa
14/05/2013, 13h08
Quand l'intelligence élevée fragilise la construction de l'identité…

Le sujet des enfants surdoués peut apparaître comme un sujet à la mode. L'effet
loupe et parfois déformant de la médiatisation peut laisser croire qu'il s'agit
d'une population "champignon", fabriquée par des parents en quête
d'autosatisfaction ou par des psys fascinés par ces "super-cerveaux".
La réalité est bien différente et paradoxalement toujours bien méconnue, loin de
son image fantasmée. Les enfants surdoués ont un parcours scolaire souvent
très chaotique, sont psychologiquement vulnérables, ont des repères narcissiques
flous, souffrent toujours d'une conscience douloureuse du monde. Selon la
personnalité de chacun ils sauront plus ou moins développer des défenses et des
ressources pour transformer leur particularité en atout, en projet de vie réussie.
Mais pour certains, au développement marqué par des difficultés affectives
multiples, les troubles psychologiques se manifesteront sous des formes plus ou
moins sévères. Pour ceux la, les décompensations psychologiques à
l'adolescence sont fréquentes avec des tableaux cliniques atypiques et des prises
en charge difficiles.
Les difficultés seront plus ou moins marquées selon si l'enfant a été ou non
dépisté, et l'âge auquel a été posé le diagnostic. Lorsque l'enfant grandit sans
savoir qui il est vraiment les risques de troubles psychologiques deviennent
réellement menaçants.



Une forme d'intelligence différente


Il faut, pour commencer à comprendre, intégrer que l'enfant surdoué n'est pas un
enfant sur-intelligent, quantitativement plus efficient, mais un enfant à
l'intelligence qualitativement différente. Et c'est cette différence qui permet de
donner sens aux difficultés qu'ils rencontrent. A l'école, la différence de son
mode de pensée, de ses procédures de raisonnement, de sa logique
mathématique, de sa structure de pensée décale cet élève de ce qui est attendu
par l'enseignant et le pénalise lourdement. Le plus souvent, lui-même ne
comprend pas pourquoi il ne réussit pas puisqu'il lui semble bien comprendre le
contenu, anticiper le déroulement, assimiler les subtilités de l'apprentissage.
Mais il le fait selon d'autres modalités sans en avoir clairement conscience. En
tout cas pendant une bonne partie de son cursus scolaire. On sait en effet que
nous avons tous l'illusion que l'autre pense comme nous et que se représenter
une forme de pensée différente de la sienne ou de celle consensuellement admise
est une entreprise souvent bien difficile pour l'esprit humain.

Une hyperlucidité sur le monde et une pensée toujours en marche


Mais surtout, cette forme d'intelligence atypique, d'une richesse et d'une
complexité extrême, donne à l'enfant une lucidité redoutable sur le monde, une
analyse aiguisée sur les choses et les gens, une compréhension approfondie du
fonctionnement extérieur mais aussi une sensibilité très fine aux émotions des
autres et à la qualité de la relation humaine. Leur intelligence grossit, amplifie,
analyse dans le moindre détail tous les éléments de l'environnement. Et ce
regard acéré sur le monde s'accompagne d'une hypersensibilité affective, d'une
hyper réceptivité émotionnelle, de capacités sensorielles surdéveloppées. Le
surdoué voit ce que les autres ne voient pas, entend ce que les autres ne
perçoivent pas, ressent fortement et parfois violemment ce qui échappe à la
plupart d'entre nous. Cette façon d'être au monde, toujours "branché" sur ce qu'il
s'y passe, constamment assailli par les émotions qu'ils s'y jouent, "bombardé"
sans répit d'informations sensorielles crée une anxiété constante et diffuse.
Anxiété sans objet mais dans le même temps alimentée par une pensée toujours
en marche. Pensée en quête constante de sens mais pensée sans limite. Pensée
toujours en marche qui ne peut être apaisée par des certitudes : toute nouvelle
hypothèse, un début de réponse, entraîne inlassablement de nouvelles questions,
de nouvelles interrogations, de nouvelles angoisses… Pensée sans fin et quête
existentielle centrale. Penser c'est vivre, mais trop penser c'est souffrir ! Pensée
qui génère angoisses de mort et angoisses existentielles envahissantes et
violentes.




La suite de l'article est là si ça vous intéresse :

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au_gré_du_vent
15/05/2013, 21h00
Des fois, être différent c'est comme une malédiction...

Louisa
16/05/2013, 12h42
Faut le prendre comme une chance, de n'être pas passé sur cette terre en vain, pour rien, même le plus misérable des insectes à son utilité, hormis chez les Hommes qui pourtant sont doués d'intelligence. Vas comprendre la contradiction...

yasmi
16/05/2013, 18h55
Le problème de ces enfants c'est qu'il ne se retrouve pas dans une structure adaptée et comme c'est
il faut le dépister rapidement;
Je pense qu'il ne faut pas non plus les isoler entre surdoués et que rester en contact avec les autres
est une bonne chose.

Louisa
17/05/2013, 12h09
Il faut des contacts normaux avec la société bien sûr, mais à côté de ça pour l'apprentissage, les structure comme les écoles Montessori ont largement fait leurs preuves.. mais il n'y en a pas des masses.

au_gré_du_vent
17/05/2013, 12h44
on dirait que le problème te touche de prés, Louisa...

je crois que c'est dur pour des parennts d'avoir un enfant surdoué, ils se demanderont tjs s'ils ont tout fait pour l'aider à s'épanouir...

A mon avis, le plus important ce n'est pas qu'il réussisse une carriere mais qu'il réussisse sa vie...

Louisa
17/05/2013, 13h02
.................................................. ...........................

yasmi
17/05/2013, 21h57
Il faut des contacts normaux avec la société bien sûr, mais à côté de ça pour l'apprentissage, les structure comme les écoles Montessori ont largement fait leurs preuves.. mais il n'y en a pas des masses.

Voilà un mix des deux serait l'idéal pour l'équilibre de l'enfant.
Faudrait surtout pas lui mettre la pression.