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Анис
14/05/2013, 18h50
Les relations entre la Russie et la Chine se développent de manière multilatérale, a souligné Andreï Denissov. Cela concerne surtout les relations commerciales. Le chiffre d'affaire du commerce entre les deux pays s’est élevé à 88 milliards de dollars l’année dernière, le double d’il y a cinq ans.

« Nous avons créé aujourd’hui des conditions politiques favorables pour le développement de la coopération politique, notamment dans le domaine des investissements qui nécessite une confiance mutuelle entre les deux parties, ou la réalisation des grands projets et les hautes technologies, en raison de la sécurité de nos États. Tout cela est présent dans nos relations », a souligné Denissov.

Le diplomate note cependant que la Russie et la Chine ont encore des progrès à faire en matière de la collaboration.

« La structure de nos relations économiques est dépendante des fluctuations des marchés mondiaux. Il suffit que la croissance en Chine freine pour que la demande en matière première de ce pays, la deuxième économie mondiale, commence à baisser. Il n’y a qu’un seul moyen d’y remédier : augmenter la part des produits de haute technologie, et augmenter la part des éléments novateurs dans nos échanges économiques », explique-t-il.

L’Ambassadeur accorde beaucoup d'attention à la composante humanitaire du dialogue intergouvernemental.

« Nous avons besoin de remplir la composante humanitaire et culturelle de notre collaboration. Réaliser des échanges dans le domaine de l’éducation. Le cinéma chinois s’est fait connaître ces dernières années en Russie. Grâce à sa renommée internationale, l’art chinois est également devenu connu en Russie. Toutefois nos connaissances dans ce domaine restent assez limitées. En même temps, il est possible d’intéresser les jeunes avec l’art populaire et ethnique. Mais je pense que cet art est orienté sur des personnes âgées qui pourront apprécier pleinement ce genre ».

Andreï Denissov a qualifié la visite du patriarche Cyrille en Chine d’événement historique et sans précédent. L'Ambassadeur a exprimé sa confiance qu'elle permettra de renforcer non seulement les relations spirituelles, mais aussi bilatérales entre les peuples de Russie et de Chine.

« La rencontre avec le président de la Chine, prévue pour une demi-heure à l’origine, a duré deux fois plus de temps. En tant que participant à cette rencontre, j’étais étonné de voir que Xi Jinping, tout comme d'autres membres de la délégation chinoise ont écouté avec un véritable intérêt ce que disait notre patriarche ».

En évoquant les problèmes de l’orthodoxie russe, le diplomate a exprimé sa confiance que la Chine moderne possède toutes les conditions favorables à sa renaissance.

« Il est injuste de parler des persécutions contre l’Eglise orthodoxe chinoise. Cette branche de christianisme était malheureusement placée dans des conditions particulières sur le territoire chinois. Ceux qui prêchaient cette foi à la fin du 19e et le début du 20e siècles – c’étaient des Russes qui se sont installés en Chine. Ils ont apporté la foi orthodoxe en Chine. Et malgré le fait que l’Eglise orthodoxe se développait par la suite de manière orthodoxe, la disparition de la composante russe s’est reflétée sur le destin de l’Eglise orthodoxe en Chine. Actuellement, avec l’attitude bienveillante des autorités chinoises, le respect de la constitution du pays et le respect de la législation dans ce domaine, des progrès pourront être faits dans ce domaine ».

L'Ambassade de Russie à Pékin continuera à soutenir les orthodoxes chinois. Il est important que cette foi puisse se développer de manière naturelle avec le respect des lois de la RPC, a conclu l’Ambassadeur de la Russie en Chine Andreï Denissov.