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Voir la version complète : les sept dormants



mquidech
17/05/2013, 12h36
SALAM


LES SEPT DORMANTS(première partie)



C’est le récit des « sept dormants » qui seraient des princes Byzantins qui auraient fui les fausses croyances de leur peuple et se seraient réfugiés dans une caverne avec leur chien.

Dieu les fit dormir trois cent neuf ans et obstrua l’entrée de la caverne pour les sauver des persécutions de leurs concitoyens. On dit que deux hommes sages de leur temps inscrivirent sur une plaque de plomb leurs noms et la date de leur entrée dans la caverne. C’est ce qui est mentionné par le mot « Raquim ».

Trois siècles plus tard, Dieu les réveilla de leur sommeil, et ayant envoyé l’un d’eux à la ville pour leur acheter des vivres, on s’aperçu à l’antiquité de leur monnaie qu’ils avaient quelque secret étrange. Quant ils vinrent à la caverne et qu’ils les virent bien vivants, Dieu leur retira leur âme et ils moururent aussitôt après.

(A suivre ...)
_________________

Louisa
17/05/2013, 12h58
Inscrite pour la traversée du récit.

M'siquine
17/05/2013, 15h44
Pourquoi sept si même dans le Coran qui relate leur histoire leur nombre reste caché !

mquidech
17/05/2013, 19h12
salam

le coran dit : 3, 5 ou sept,l'essentiel c'est qu'ils ont existe et le nombre 7 est mentione comme une possibilité.leur nombre n'est rien par rapport a leur recit,alors patientez de lire la suite et vous pouvez commenter a votre guise.

yasmi
17/05/2013, 21h34
La suite please ...
Hamdoullah t'es revenu Mquidech, çà va l'opération c'est bien passé ?

mquidech
17/05/2013, 21h58
salam

toujours impatiente ma chere yasmi.un peu de patience.
ça va hamdoullah,la premiere partie s'est tres bien passé.

yasmi
17/05/2013, 22h01
salam

toujours impatiente ma chere yasmi.un peu de patience.
ça va hamdoullah,la premiere partie s'est tres bien passé.

Y'a une deuxième partie en plus, incha Allah je te souhaite que çà se passe aussi bien que la première.
Je veux connaitre la suite vu qu'ils sont morts, donc çà m'intrigue lol.

mquidech
17/05/2013, 23h00
salam


Les sept dormants (deuxième partie) :

Les habitants d’Ipos sortirent le jour de leur fête, pour la célébration de leurs idoles et entrer dans les bonnes grâces de leurs statues. Mais un jeune homme qui descendait d’une de leurs plus nobles familles se sentait gêné parce qu’il voyait, et son intelligence ne se fiait point à ces dieux qu’ils adoraient. Les doutes l’assaillaient et ses pensées étaient confuses et perplexes ; alors il s’esquiva de leurs foules et se glissa furtivement de leurs attroupements, jusqu’à ce qu’il atteignit un arbre où il où il se reposa, renfrogné, la tête baissée, perplexe et embarrassé.

Il ne tarda pas à être rejoint par un autre homme, qui était aussi douteux et perplexe que lui, qui sentait le même embarras, les mêmes soupçons, et lui ressemblait par la magnanimité de son caractère et la noblesse de son origine. Un autre puis un quatrième les suivirent jusqu’à ce qu’ils furent au nombre de sept.Il fut rapide à leurs âmes de se reconnaitre, leurs opinions de concorder et de se joindre par la même idée, bien qu’il ne descendaient pas de la même arbre généalogique.

Ils se font part mutuellement de leurs doutes, leurs soupçons , leurs secrets et leur reniement des dieux que leur peuple adorait. Par leur clairvoyance et leur instinct, ils examinèrent attentivement l’étendue de l’Univers, jusqu’à ce leurs âmes s’éclairèrent de la lumière du monothéisme et qu’ils furent orientés vers le Créateur des créatures et le secret de la vie. Ils se sentirent confiants envers cette religion, s’abandonnèrent à elle et se mirent d’accord à la dissimuler au fonds de leurs cœurs, et de la cacher aux tréfonds de leurs âmes, car le roi était un païen acharné et polythéiste obstiné.

Ils demeurèrent ainsi, chacun entreprenant ce que les gens entreprenaient et s’occupant comme le plus commun des mortels, mais une fois seuls et n’ayant aucun témoin, ils s’adressaient à Dieu, adorant, priant et chantant Sa pureté. Une nuit, se réunissant comme d’habitude et ensemble, l’un d’eux dit d’une voix basse et d’une méfiance étrange : « Mes frères, j’ai entendu hier une nouvelle qui, si son auteur est sincère, et il me semble sincère, apporterait la nuisance à notre religion et un danger certain pour nos vies. Il m’est parvenu que le roi a découvert notre secret et qu’il a levé le voile sur notre croyance et notre religion, alors il s’est emporté, a fulminé de colère et de rage, et nous a menacés de préjudice, si nous ne nous détournions pas de cette religion qui s’est incrustée à l’intérieur de nos âmes et s’accorde avec notre foi et nos pensées.

Nous sommes donc sur le point de nous trouver au grand jour en sa présence, sujets à ses promesses et à ses menaces, entre son épée et son billot.Alors réfléchissez sur les suites de cette affaire et prenez une décision. Un autre dit : « C’est une nouvelle que j’ai ouïe auparavant, mais ce n’est peut-être que des propos séditieux et mensongers et interprétations de quelques ignorants. Mais il semble qu’elle s’est propagée et répandue. Je suis d’avis que nous restions fermes dans notre religion et que nous résistions à toute oppression ou intimidation qu’on risque d’exercer sur nous. Il n’est donc pas question pour nous de reprendre ces statues qu’ils adorent, après que nous en ayons découvert la fausseté et la perversion.

Nous ne délaisserons pas l’adoration de Dieu, alors que chaque lever du soleil apporte une preuve de Son existence, et que chaque invocation de l’esprit témoigne de Sa grandeur. » Les rumeurs s’avérèrent justes et les nouvelles vraies, et ils se trouvèrent tous un jour en présence du roi, après avoir été trainés de leurs maisons et extirpés à leurs familles. Il leur dit : « Vous avez essayé de voiler une affaire, mais sans succès, et vous vous êtes évertués à dissimuler une religion, mais vous y avez échoué.

Il m’est parvenu ce que vous cachez, et ce que vous dévoilez, et j’ai su que vous avez apostasié la religion du roi et de la cour, vers une religion que j’ignore comment elle est descendue sur vous ou de quelle source vous l’avez apprise. Il aurait été aisé pour moi de vous laisser errer dans votre religion et de vous garder la liberté d’agir, n’aurait-ce été ce que j’ai appris de la noblesse de vos familles et du rang que vous occupiez chez vos tribus. La gent commune, si elle a vent de votre cas, pourrait adopter votre croyance, se convertir à votre religion suivre votre voie, ce qui sèmerait le désordre et le déséquilibre dans le royaume et briserait la sécurité.
(A suivre...)

mquidech
18/05/2013, 19h31
SALAM

LES SEPT DORMANTS (troisiéme partie)

« Je ne hâterai pas votre supplice ni ne vous punirai, avant que vous ne pensiez à la manière d’agir : Soit vous rejoignez notre secte et vous vous résignez, comme tous les gens, soit tout spectateur verra devant lui des têtes lancées, des membres déchiquetés et du sang qui coulera de vos corps ».

Dieu unit leurs cœurs, les soutint dans leur foi et ils dirent : « Notre roi ! Cette religion, nous n’y sommes pas entrés imitateurs, ni convertis par coercition comme nous ne l’avons pas suivie en ignorants. L’instinct nous y a appelés et nous avons répondu, notre esprit s’en est illuminé et à sa lumière, nous nous sommes avancés. Il est le Dieu Unique, et nous ne prierons autre dieu que Lui.Quant à notre peuple, ils ont adoré les statues par ignorance et imitation, sans être poussés vers elles par un certain pouvoir, ni en témoigner par des preuves. C’est là que notre savoir et notre avis aboutissent.Alors juge de ce que tu voudras ».

Le roi dit : « Allez-vous en aujourd’hui, mais à condition que vous reveniez demain pour que je décide ce qui serait de vous et que je tranche dans votre cas ». Ils s’isolèrent pour se concerter sur la manière d’agir, et peser mûrement la prochaine étape. L’un d’eux dit : « Puisque le roi a découvert notre secret, nous ne pouvons plus demeurer entre ses menaces et ses promesses, ses convoitises et ses avertissements.

Prenons la fuite pour sauver notre religion vers cette caverne dans la montagne, qui serait peut-être, malgré son obscurité et son étroitesse, plus vaste et plus accueillante que cette terre spacieuse où nous ne pouvons adorer Dieu comme nous le voulons, ni proclamer notre religion comme nous l’entendons. Nous ne trouverons pas la paix dans un endroit où nous sommes portés à suivre une religion qui ne nous inspire pas confiance, ni de dignité dans un pays où des opinions qui ne sont pas les nôtres et qui nous sont imposées ».

(A suivre…).

mquidech
19/05/2013, 18h53
SALAM

LES SEPT DORMANTS (Qatrième partie)

(Suite…) Quant il fit jour, ils emportèrent leurs ravitaillements, quittèrent leur patrie et émigrèrent au nom de la religion. Un chien les aperçu sur la route, les suivit et se suspendit à leur ombres, et ils ne trouvèrent pas de mal à ce qu’il les accompagnât et veilla sur eux. Ils poursuivirent leur chemin jusqu’à ce que qu’ils atteignent la grotte où ils trouvèrent des fruits qu’ils mangèrent et de l’eau qu’ils burent.

Ensuite, ils s’étendirent pour se dégourdir les membres et récupérer les forces, qu’ils avaient perdues lors du voyage. Mais ils ne tardèrent pas à sentir la somnolence leur caresser les paupières, et bientôt leurs têtes se reposèrent sur la terre dans un sommeil profond. Les nuits succédèrent aux jours, les années se suivirent et les jeunes hommes étaient toujours endormis, blottis dans un sommeil qui ne quittait point leurs paupières.

Le rugissement du vent ne les gênait pas, les grondements du tonnerre ne réussissaient pas à les réveiller, et les rayons du soleil qui s’infiltraient par la brèche de la grotte, qui leur donnaient la lumière et la chaleur, ne parvenaient pas jusqu’à eux. Puis le soleil penchait et se couchait, en réalisant ce que Dieu avait voulu de la préservation de leurs corps. Si un passant avait posé sur eux son regard, il les aurait vus se retourner vers la droite et vers la gauche.

Leurs physionomies transformées, frappant de peur et de terreur celui qui les voyait. Trois-cents et neuf années se sont écoulées depuis leur profond sommeil. Lorsqu’ils se réveillèrent, ils ne pouvaient résistaient à leur faim, ni se dégourdir leurs membres de fatigue, ils n’ont pas pensé qu’ils viennent de passés un aussi long sommeil dans cette caverne. L’un deux demanda : « Il me semble que nous avons dormi pendant de longues heures ? Qu’en pensez-vous mes amis ? » Un autre de répondre : « Nous avons dû dormir pendant un jour, car la faim que nous sentons et la fatigue dont nous ressentons le prouvent ».

A SUIVRE...

mquidech
20/05/2013, 16h43
SALAM

LES SEPT DORMANTS (Cinquième partie) :

Suite…)
Un troisième ajouta : « L’orque nous nous sommes endormis, il faisait jour, et voici le soleil qui ne s’est pas encore couché. Je crois que nous avons dormi une partie de la journée. » Un quatrième dit : « Laissez ces suppositions de côté, car Dieu sait mieux combien nous avons dormi. Je sens la faim me tirailler comme si je n’avais pas mangé depuis plusieurs nuits. Que l’un de vous se rende en ville, pour nous procurer de la nourriture. Mais qu’il soit prudent et éveillé, avisé et sage, afin que personne ne le reconnaisse et qu’il n’attire pas l’attention. Car s’ils découvrent où nous sommes, ils nous tuerons et nous feront détourner de notre religion. »

Alors, l’un d’eux sortit vers la cité pour se procurer de la nourriture, apeuré et méfiant. Il pénétra dans Ipsos, et qu’elle ne fut sa surprise d’en voir les monuments changés et les bâtiments renversés : Les décombres des palais étaient déversées , les bâtiments en ruines, et voici des visages qu’ils ne connaissait pas et des spectacles qui ne lui étaient point familiers. Ses regards devinrent hagards, il ne cessait de se retourner et l’hésitation apparut dans démarche, et la consternation dans sa perplexité ?

Cet embarras et cette consternation étaient si insistants qu’ils attirèrent les regards sur lui. Quelqu’un lui dit : « Es-tu étranger à ce pays ? Et que contemples-tu ? Que cherches-tu ? »Il répondit : « Je ne suis pas un étranger, mais je voudrais acheter quelques substances et ne trouve pas le marché. »Alors l’homme le prit par la main, et l’emmena chez un marchand. L’habitant de la grotte sortit ses sous et les donna au commerçant, et que ne fut la surprise de dernier de voir les pièces qui dataient de plus de trois cents ans ! Alors il cru être tombé sur un trésor, et que derrière ces sous, il devait en avoir une immense fortune ; les gens se rassemblèrent autour de lui et se précipitèrent vers lui de toutes part.

(a suivre…)

mquidech
21/05/2013, 18h36
SALAM


LES SEPT DORMANTS (Sixième partie) Suite et fin.

Alors il leur dit : « Ô gens, ce n’est point ce que vous croyez, et cet argent n’est pas ce qu’il vous a semblé être. Ce n’est que quelques dirhams que j’ai gagnés hier par un certain commerce, je veux en acheter ma nourriture aujourd’hui. Qu’y-a-t-il de surprenant à cela ? Qu’est-ce qui vous a poussés à avoir de telles pensées envers moi ? » Il se prépara à s’en aller, de peur qu’il ne fut reconnu et que son identité ne soit dévoilée, lais ils se mirent à le traiter gentiment, lui tenir des propos doux et engager avec lui la conversation, et qu’il fut grand leur ébahissement, lorsqu’ils surent qu’il était un des nobles jeunes hommes qui étaient enfuis trois-cents neufs années plus tôt de leur roi oppresseur et impie et qu’ils étaient à ce qu’ils avaient entendu, ceux que le roi avaient recherchés sans trouver mais que ces recherches avaient été soldées par un échec. Et que l’homme fut terrorisé lorsqu’il sut qu’ils l’avaient reconnu et connaissaient leur véritable histoire. Alors il eut peur pour lui-même et pour ses compagnons, et se prépara à s’enfuir. Mais quelqu’un dit : « N’aie pas peur, le roi que tu crains est mort depuis prés de trois-cents ans, et le roi actuel qui gouverne ces jours-ci croit en Dieu comme vous le faites. Mais dis-moi, où sont tes compagnons ? ». Alors le jeune homme sut la réalité des choses, et se rendit compte de l’espace de temps qui le séparait de ces gens. Là ne dépassait pas l’état d’un fantôme déambulant, ou d’une ombre mouvante, alors il dit à celui qui lui parlait : « Laissez-moi partir chez mes amis dans la caverne, pour leur conter cette histoire, car ils doivent maintenant trouver mon absence bien longue et doivent s’inquiéter pour moi. Leur histoire parvint au roi qui se hâta de les rencontrer et prit le chemin de leur caverne. Alors, il y vit des êtres vivants qui éclataient de vie et dont le sang coulait dans les veines. Il leur serra les mains et les embrassa, puis les invita à son palais pour y habiter. Mais ils dirent : » Nous ne voulons pas vivre alors que nos enfants et nos petits-fils sont morts, que nos demeures ont disparu, et qu’il n’y a plus de raison pour nous pour tenir à cette vie ». Puis ils s’adressèrent à Dieu en le priant de les choisir prés de lui et de les embrasser de sa miséricorde. Le temps d’un clignement d’œil n’avait pas encore passé qu’ils s’effondrèrent, des corps sans âmes. Quant aux gens, ils dirent : « Dieu nous a probablement fait connaitre afin que nous sachions que la promesse de Dieu est vraie, que la résurrection est réelle, et que l’heure surviendra sans aucun doute ». Ensuite ils se concertèrent et dirent : « Elevons un édifice à l’endroit de la caverne, Dieu seul connait leur secret ». L’avis qui triompha, fut qu’on élèverait un sanctuaire (Sourate de la Caverne – Verset 21). Suite et fin.