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amar1
24/05/2013, 15h07
Quel beau discours! Vus de cet angle-là, le premier ministre Abdelamakek Sellal et le gouvernement veillent sur notre fierté plus que n’importe quel autre gouvernement dans le monde. Selon monsieur Sellal qui n’a rien perdu dans l’affaire d’In Amenas, l’Algérie détient la clé de la sécurité et de la souveraineté. Il en donne une leçon à qui veut comprendre pourquoi les militaires usent systématiquement de la brutalité dans leur intervention contre les terroristes




Ce n’est pas une question d’intelligence, mais une question de nif (nez), avait-il insinué en pointant son index vers son nez devant les médias du monde entier. Le nif algérien, symbole de la fierté, est l’apanage des Algériens, il n’existe nulle part ailleurs, autrement il ne l’évoquera pas pour justifier le carnage d’In Amenas. Ainsi le peuple algérien, mené par le bout du nez, est rassuré; les dépositaires du nif algérien qui détiennent le pouvoir sont capables de grands sacrifices pour préserver sa fierté. Ils n’hésitent pas à tuer les otages avec leurs ravisseurs, dont ils font leur priorité absolue. D’ailleurs c’est la terrible leçon qu’ont dû apprendre les terroristes. Ces derniers se sont cassé le nez à In Amenas grâce au nez des généraux Bentalha. S’ils ont voulu jouer sur les sentiments humains, les terroristes ont été déçus, voire choqués… Les signataires du sang et leurs parrains s’en souviendront longtemps de la froideur des responsables et le mépris de la vie qu’ils ont vu dans l’assaut des forces spéciales. D’ailleurs c’est exactement ce que les généraux Bentalha se sont dit en janvier 1992, le nif algérien était capable de supporter un grand sacrifice. Les généraux, éternels tuteurs du peuple, ont même estimé un nombre de 60 000 morts pour sauvegarder la dignité de la République…

Le nif algérien a une autre vertu. Devant un échec sécuritaire, la réponse de l’Algérie était toujours singulière : le statu quo. Cette attitude est facile à comprendre. Pour Bouteflika, comme pour le général Toufik, les terroristes ne feront pas de victimes politiques dans le rang des haut responsables militaires et civils. Le pouvoir n’abdiquera pas , personne ne perdra sa place et personne ne payera pour la défaillance ou les négligences criminelles qui ont conduit à la prise d’otages. Les seules victimes à déplorer sont et seront toujours de petites gens, issus de la populace.

Le Nif algérien est drôlement bien bâti, il donne au pouvoir la force morale de sacrifier les citoyens quand il ne sait pas prévenir ou ne sait pas faire face à un grand danger. Le pouvoir algérien, à cause de son NIF disproportionné, est enfermé ad vitam aeternam dans une logique suicidaire. Il est prêt à « tout perdre» pour sauver la face… Il ne panique jamais devant la terreur et ne tire pas les leçons. Le NIF de Sellal comme celui de ses prédécesseurs et de tous les responsables algériens haut placés sont longs, il s’allonge à chaque discours. Le Nif algérien est même ancestral… Il explique la longue histoire de l’Algérie avec les invasions…

yasmi
24/05/2013, 17h10
Sellal fait ce qu'on lui ordonne de faire. Et tout politicien qui se respecte se doit de pratiquer la langue de bois.