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Voir la version complète : Manger algerien



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dahmane1
21/06/2013, 10h52
http://3a.img.v4.skyrock.net/1706/87931706/pics/3159731076_1_2_DsZhST3h.jpg

dahmane1
21/06/2013, 10h54
http://www.youtube.com/watch?v=IBmZpPBZmTg

dahmane1
21/06/2013, 16h32
Personnellement, la Setifienne est ma préférée lol


http://www.youtube.com/watch?v=hBccwg4jsCo

Mekrouda
22/06/2013, 00h39
ohhhh y a de la makla dans l'air :lol: en plus j'ai super faim à cette heure :lol:

skheft 3la ma7jouba :o


http://www.youtube.com/watch?v=fS4sV-yFa8o

dahmane1
24/06/2013, 20h23
Ingrédients

1kg de pommes de terre.

1/2 litre de lait.

1 douzaine de feuilles de Dioul

50g de beurre.

Poivre.

Sel.

De l'huile pour friture

Préparation

1 Tout d'abord, choisir des pommes de terre farineuses, les éplucher, les laver et les couper en quartiers. Ensuite faire cuire une vingtaine de minutes dans de l'eau salée, puis les retirer et les égoutter.

Ensuite, les passer à la moulinette avec le lait comme pour une purée ordinaire. Mélanger le beurre et laisser refroidir. Entre-temps, préparer les feuilles de dioul, plier les deux extrémités vers le milieu.

Déposer une cuillère à soupe de farce sur la feuille et faire des rectangles. Frire dans de l'huile très chaude et dorer les deux faces.

Conseils

-Servir avec des tranches de citron et du persil frais.
-Vous pouvez ajouter si vous le désirez des petites crevettes et du fromage dans votre purée. Votre plat sera encore meilleur.

Bessa7tek makrouda lol

http://www.dzmarmite.com/wp-content/uploads/2011/05/bourak-algerie-cuisine-recette.jpg

Mekrouda
24/06/2013, 20h35
hum, bourek batata bark??? une idée :) même si j'aurais ajouté du persil et du fromage à l'intérieur de la farce :) et ajouter kesber et kerwia :p

ysselmek :)

dahmane1
24/06/2013, 20h44
hum, bourek batata bark??? une idée :) même si j'aurais ajouté du persil et du fromage à l'intérieur de la farce :) et ajouter kesber et kerwia :p

ysselmek :)

A l'origine, la farce des bourekettes algéroises est constituée essentiellement de purée de pomme de terre,,,je sais seulement qu'elles sont délicieuses hummm

Mekrouda
24/06/2013, 20h55
A l'origine, la farce des bourekettes algéroises est constituée essentiellement de purée de pomme de terre,,,je sais seulement qu'elles sont délicieuses hummm

ah bon, je savais pas pour la purée, vu que dans ma région, la farce est faite entièrement de viande, beurk :p :)

dahmane1
24/06/2013, 21h11
ah bon, je savais pas pour la purée, vu que dans ma région, la farce est faite entièrement de viande, beurk :p :)

Essayes les algéroises en ajoutant des crevettes, de la saule ou tout autre poisson, mais sans trop les encombrer lol je sais que la cuisine algérienne est la meilleure au monde, elle n'est pas connue faute de publicité..

Mekrouda
24/06/2013, 21h40
Essayes les algéroises en ajoutant des crevettes, de la saule ou tout autre poisson, mais sans trop les encombrer lol je sais que la cuisine algérienne est la meilleure au monde, elle n'est pas connue faute de publicité..

j'aime pas la crevette :p mais il est vrai que la cuisine algérienne est variée et délicieuse :)

Toufik
26/06/2013, 02h42
Bourek :Bave: :Bave: :Bave:

yasmi
26/06/2013, 23h29
Karantika, mtouwem,harira,tajines variés ...
Notre cuisine est riche et variée.

dahmane1
27/06/2013, 02h15
Il change de nom (kesra, tamthount ou autre), mais le très bon gout est le même partout en Algérie


http://www.youtube.com/watch?v=0ESVf-TuHgM

Mekrouda
27/06/2013, 13h27
Il change de nom (kesra, tamthount ou autre), mais le très bon gout est le même partout en Algérie


http://www.youtube.com/watch?v=0ESVf-TuHgM

ma mère m'en a envoyé cette semaine :lol: miam miam miaaaaam

dahmane1
27/06/2013, 13h36
ma mère m'en a envoyé cette semaine :lol: miam miam miaaaaam

besa7tek makrouda, j'en ai pris ce matin au petit déjeuner lol

Mekrouda
27/06/2013, 14h11
besa7tek makrouda, j'en ai pris ce matin au petit déjeuner lol

me too :D je laisse la kesra pour le petit déj, en économisant le max pour en avoir le 1er jours de ramdane (au moins :p)

dahmane1
27/06/2013, 18h52
me too :D je laisse la kesra pour le petit déj, en économisant le max pour en avoir le 1er jours de ramdane (au moins :p)

Il m'arrive quand je suis seul de la préparer, d'ailleurs c'est pratiquement la seule chose que je sais faire en cuisine, bien sûr pas aussi bonne que celle de ma qbayliya lol. Sa préparation est facile et ne prend pas beaucoup de temps

Mekrouda
27/06/2013, 18h56
Il m'arrive quand je suis seul de la préparer, d'ailleurs c'est pratiquement la seule chose que je sais faire en cuisine, bien sûr pas aussi bonne que celle de ma qbayliya lol. Sa préparation est facile et ne prend pas beaucoup de temps

le problème est l'absence de tajine :p sinon sa préparation est simple :)

dahmane1
27/06/2013, 19h04
le problème est l'absence de tajine :p sinon sa préparation est simple :)

une poêle à défaut d'un tajine,

Mekrouda
27/06/2013, 19h12
une poêle à défaut d'un tajine,

oooh non!!! déjà qu'on a des plaques chauffantes au lieu du feu, w zid du métal à la place de l'argile, une kesra est cuite au bout de 40 min pour n'avoir aucun goût!!!

dahmane1
27/06/2013, 19h19
oooh non!!! déjà qu'on a des plaques chauffantes au lieu du feu, w zid du métal à la place de l'argile, une kesra est cuite au bout de 40 min pour n'avoir aucun goût!!!

le faite d'en parler me donne l'eau à la bouche, hummmmmmmm lol je vois mal une table de ramadhan sans thamtount lol

Mekrouda
27/06/2013, 19h21
le faite d'en parler me donne l'eau à la bouche, hummmmmmmm lol je vois mal une table de ramadhan sans thamtount lol

eh bein si... :( une table de ramdane solitaire et sans kesra :pleure:

dahmane1
27/06/2013, 19h29
http://www.youtube.com/watch?v=9U48zpjZR8I

dahmane1
27/06/2013, 19h31
eh bein si... :( une table de ramdane solitaire et sans kesra :pleure:

pas solitaire mais triste :pleure: lol

Mekrouda
27/06/2013, 19h33
pas solitaire mais triste :pleure: lol

je parle de ma taaaaaaaaaaaaaaaaable :pleure::pleure::pleure:

dahmane1
27/06/2013, 19h57
je parle de ma taaaaaaaaaaaaaaaaable :pleure::pleure::pleure:

oui j'ai compris, ya aussi khobz edar qui peut décorer ta table en l'absence de la délicieuse et savoureuse kesra

Mekrouda
27/06/2013, 20h02
oui j'ai compris, ya aussi khobz edar qui peut décorer ta table en l'absence de la délicieuse et savoureuse kesra

hahahaha en fait t'as pas compris :p je parle d'une table en solitaire, donc même garnie de tout ce qu'on veut, elle n'est pas partagée et manque ainsi de l'essentiel :)

dahmane1
27/06/2013, 20h32
hahahaha en fait t'as pas compris :p je parle d'une table en solitaire, donc même garnie de tout ce qu'on veut, elle n'est pas partagée et manque ainsi de l'essentiel :)

C'est ce que j'avais compris au début, mais j'ai voulu te le faire dire lol non makrouda, personne n'est seul sauf s'il veut s'isoler. Au mois de ramadhan, il m'arrive de manger à la mosquée, dans une ambiance amicale et familiale lol

Mekrouda
27/06/2013, 21h31
C'est ce que j'avais compris au début, mais j'ai voulu te le faire dire lol non makrouda, personne n'est seul sauf s'il veut s'isoler. Au mois de ramadhan, il m'arrive de manger à la mosquée, dans une ambiance amicale et familiale lol

bsa7tek :) tu as mis à nu un trait de caractère : s'isoler et être solitaire...je ne sais aller vers les gens et personne ne vient à moi...w bqat ettabla lya wa7di, vive el hargmaaaa :lol:

yasmi
27/06/2013, 21h36
C'est triste mekrouda d'être seule à manger surtout durant le ramadan.
Y'a des associations comme une chorba pour tous.

dahmane1
27/06/2013, 21h50
bsa7tek :) tu as mis à nu un trait de caractère : s'isoler et être solitaire...je ne sais aller vers les gens et personne ne vient à moi...w bqat ettabla lya wa7di, vive el hargmaaaa :lol:

Avec ce caractère, tu passeras toute ta vie toute seule à table lol...il y a même un hadith dans ce sens, la kheyra fimen la ya'elef wala youelef. n'attends pas les gens venir vers toi, essayes de faire le premier pas, dans le bon sens bien sur

Mekrouda
27/06/2013, 21h50
C'est triste mekrouda d'être seule à manger surtout durant le ramadan.
Y'a des associations comme une chorba pour tous.

euuuh, je ne suis pas aussi grégaire que ça :) je veux juste la partager avec ma famille :)

yasmi
27/06/2013, 22h15
euuuh, je ne suis pas aussi grégaire que ça :) je veux juste la partager avec ma famille :)

Ah d'accord lol.

Mekrouda
27/06/2013, 22h21
Avec ce caractère, tu passeras toute ta vie toute seule à table lol...il y a même un hadith dans ce sens, la kheyra fimen la ya'elef wala youelef. n'attends pas les gens venir vers toi, essayes de faire le premier pas, dans le bon sens bien sur

donc la khayra fiy :)

yasmi
27/06/2013, 22h24
Mekrouda est gourmande et ne veut pas partager lol.

Mekrouda
27/06/2013, 22h27
Mekrouda est gourmande et ne veut pas partager lol.

lya lya :lol:

yasmi
27/06/2013, 22h32
lya lya :lol:

http://www.canailleblog.com/photos/blogs/im-greedy-and-then-je-suis-gourmande-et-alors-314223.gif :lol:

Mekrouda
27/06/2013, 22h37
http://www.canailleblog.com/photos/blogs/im-greedy-and-then-je-suis-gourmande-et-alors-314223.gif :lol:

http://a142.idata.over-blog.com/450x330/4/06/68/72/illustrations/bebe-pasteque-450x330.jpg

yasmi
27/06/2013, 22h44
Trop mignonne cette photo, j'adore.

Mekrouda
27/06/2013, 22h47
Trop mignonne cette photo, j'adore.

c'est tout moi :o en beaucoup moins mignonne :rofl:

yasmi
27/06/2013, 23h01
c'est tout moi :o en beaucoup moins mignonne :rofl:

Je suis sure que non. t'es hlouwa comme tout :p
Je vais y aller.
Bonne nuit à tous...

Mekrouda
27/06/2013, 23h05
Je suis sure que non. t'es hlouwa comme tout :p
Je vais y aller.
Bonne nuit à tous...

bonne nuit Yasmi :)

dahmane1
28/06/2013, 17h53
Je suis sure que non. t'es hlouwa comme tout ...

maqrouta hloua ! pléonasme ou vérité de Lapalisse lol

dahmane1
28/06/2013, 17h54
http://www.youtube.com/watch?v=W3ZtB4jJWy0

La rechta , c’est une sorte de pâte algerienne faites avec de la semouline ( semoule très fine), il y a une version où on mélange la semoule avec la farine. J'ai utilisé que la semouline et j'ai travaillé avec l'amidon qur je vous conseil vivement, la pâte est plus legère et c'est plus facile à travailler... http://www.lesjoyauxdesherazade.com/article-rechta-pate-algerienne-fait-maison-113303828.html

dahmane1
30/06/2013, 14h55
http://www.youtube.com/watch?v=pl6O6MTYVVg

dahmane1
30/06/2013, 15h21
Les feuilletées Algériens qu’on nome Msemen

Les Msemen est une sorte de pâte a base de semoule tres élastique qu’on étale tres finement

ensuite on les plie en portefeuille les fait cuire sur un tajine ou une poêle ou meme une crêpière

ils peuvent etre déguster nature ou bien ou nappé de miel

Ingrédients :

500 g de semouline ou mélange de semoule fine et semoule moyenne

300 ml d’eau environ tout dépends de la semoule

7 g de sel

huile pour étaler la pâte

Préparation :

dans votre cuve du pétrin ou a la main mettre la semoule le sel et commencer ajouter l'eau en petites doses en pétrissant jusqu'à obtenir une pâte bien lisse belle et tres maniable

couvrez votre pâte et laisser reposer 30 minute

huiler vos mains et en extraire entre le pouce et l’index des petite boule de pâte de la grosseur d’une mandarine, les huiler au fur et a mesure en les déposant sur un plateau largement huilé . couvrir d’un film alimentaires et laisser ainsi vos boules reposer minimum 1 h ou plus ça ne seras que meilleurs et facilitera le travail.

reprendre vos boules huiler un plan de travail huiler aussi et commencer à l’étaler le plus finement possible, faut que la pâte soit transparente et la plier, la prendre délicatement et la poser sur une crêpière chauffée au préalable et la faire cuire sur une face ensuite la retourner pour cuire la deuxième face. retirer et poser sur une assiette, faites ainsi avec le reste des boules


http://www.youtube.com/watch?v=IwZnCB_xVLE

dahmane1
30/06/2013, 15h24
Bonne dégustation, la prochaine fois incha Allah, çà sera le Malfouf hummmm

Mekrouda
30/06/2013, 17h28
sa la dégustation se faisait en regardant :bave::bave:

autre plat algérien, le r'fis qsantini miam miam miam, j'étais invitée hier à la crémaillère d'une collègue, j'en ai préparé un peu, et ça a eu un grand succès :lol: tout le monde demandait la recette :lol:

http://wlad-el-jej.com/wp-content/uploads/Rfiss-11-1000x1000.jpg

dahmane1
01/07/2013, 20h17
sa la dégustation se faisait en regardant :bave::bave:

Tu as aussi les recettes en vidéo. La dégustation est encore meilleure, louken etkesli yedik lol je sais que les Constantinoises sont des championnes en cuisine lol

lionalgerien
01/07/2013, 20h28
actuellment le rfis est le meileur plat algeriende fete

dahmane1
01/07/2013, 20h33
Kabda malfouf , (foie de mouton enroulé de crépine)

* un foie de mouton
* de la crépine, choisir les partie les plus fines.
* su sel, poivre, cumin et paprika.


on fait quoi?

Bien laver et laisser égoutter le foie.
Rincer la crépine et la faire sécher en la tendant de préférence à la manière d un linge.
Mettre le foie à cuire à feu doux sur les deux côtés environ 10 min.

Le couper en morceaux puis l'ouvrir dans le sens de la largeur et le remettre sur le feu.

Dès qu'il est presque complètement cuit, le découper en dés réguliers, les mettre dans un saladier et les assaisonner.

Couper la crépine sèche en bandelettes de la même largeur que les dés de foie et les assaisonner de la même façon.

Enrouler chaque morceau de foie dans la crépine et remplir les brochette avec.

Faire cuire à feu doux en veillant à ce que la crépie ne brûle pas .

Servir avec du thé et pourquoi pas de la harira aussi comme j 'ai fait moi.


http://www.youtube.com/watch?v=OpCcMp6pP0Y

yasmi
01/07/2013, 23h00
Je savais pas qu'on appelait çà crépine lol. Je dis toujours melfouf à mon boucher.
Certes c'est gras, mais tellement délicieux que je ne m'en prive pas.

dahmane1
02/07/2013, 15h01
Je savais pas qu'on appelait çà crépine lol. Je dis toujours melfouf à mon boucher.
Certes c'est gras, mais tellement délicieux que je ne m'en prive pas.

Les bouchers l'utilisent pour préparer et envelopper la terrine, entre autre. Chez Msiquine lol on l'appelle "ERDA", et je crois que c'est comme çà qu'on l'appelle aussi à Tlemcen.

http://a137.idata.over-blog.com/265x200/0/48/79/47/P/IMG_0567.jpg

dahmane1
02/07/2013, 15h09
Ingrédients (2 personnes):

-3 bols de semoule
-1 bol de farine (250 g environ)
-1/2 verre à eau d huile
-3 cuil à soupe de levure briochine
-du sel
-grain de sésame (djeldjlania)
-2 oeufs -
-1 oeuf pour la dorure
-eau de fleur d oranger
-1 verre à eau de lait
- eau

Préparation:

mettre la semoule la farine dans une" djefna, qas3a, fait tout, bassine ou sur un plan de travail ce que vous avez à la portée de votre main.

-faites un puits et versez l huile bien mélangez avec vos mains .Mettez la levure dans la préparation bien mélanger. Retirez ce mélange sur le coté ,en face de la préparation mettez le sel , l eau de fleur d'oranger et l eau - la pate doit etre ni molle ni ferme .- mettez la de coté et laissez lever la pate doit doublée de volume.

-Reprenez la pate la pétrir en la détachant, jusqua ce qu elle devienne lisse( si vous avez un pértain c est l idéal)une fois que la pate est lisse ajoutez les 2 oeufs le beurre fondu froid (ou smen)et le lait . pétrir jusqu à ce que la pate absorbe le liquide - la pate doit etre homogène, tendre et non collante.

Divisez là en 2 boules les mettre dans une plaque huilée allant au four

Aplatissez les sur une épaisseur de 2 cm environ.

couvrez d un torchon et laissez lever 1/2 h ou 1 h environ

Dorez la surface des galettes au jaune d oeuf.Garnir de grains de sésame

cuisez au four chaud puis diminuez le four préalablement chauffé

http://www.douniacuisine.com/image-recette/1295.jpg

dahmane1
03/07/2013, 18h00
Ingrédients

pour Boulettes de sardines au riz
•sardine : 1.5 kg
• oignon rouge : 1
• ail : 6 gousses
• poivron vert : 1 tranche
• persil haché : 3 c. à soupe
• coriandre hachée : 3 c. à soupe
• riz rond (précuit dans l'eau) : 1 verre
• paprika : 1 c. à soupe
• cumin : 1 c. à café
• cannelle : 1 pincée
• sel, poivre

Pour la sauce :
• tomate : 5
• oignon rouge : 1
• ail : 1 gousse
• huile : 2 c. à soupe
• laurier en poudre : 1 pincée
• paprika : 1 c. à café
• poivron vert : 2

Préparation

Lavez les sardines. Enlevez la tête, la peau et les arêtes.

Ne gardez que la chair et mixez-la avec l'ail, le persil, la coriandre, la tranche de poivron vert, le sel, le poivre, le paprika, le cumin et la cannelle.

Dans un grand saladier, mélangez les sardines mixées avec l'oignon haché très finement et le riz.

Laissez reposer 10 min au réfrigérateur.

Pour la sauce, épluchez les tomates et mixez-les avec l'oignon, l'ail, le laurier et le paprika.

Versez la sauce dans une cocotte, ajoutez l'huile et laissez sur feu doux 2 min.

Ajoutez 125 cl d'eau et portez à ébullition.

Faites des boulettes de la taille d'un abricot avec la préparation et jetez-les dans la sauce bouillante.

Ajoutez les poivrons verts coupés en rondelles et laissez cuire à feu vif jusqu'à obtention d'une sauce onctueuse.


http://www.youtube.com/watch?v=USOaCOt9uN4

dahmane1
03/07/2013, 19h26
Ingrédients :

750 grammes de semoule fine
250 grammes de farine
Un peu de levure
Huile d’olives pour enduire les crêpes
Sel
De l'eau

Préparation :

Tamiser la semoule et la farine dans un grand saladier. Creuser un puit au centre et ajouter le sel et la levure préalablement délayée dans un peu d'eau.

Verser, petit à petit, de l’eau tiède et mélanger avec la main en faisant des cercles pour éviter de faire des grumeaux. Il faut obtenir une pâte légère et assez liquide.

Couvrir et laisser lever 1 à 2 heures environ (en fonction de la température ambiante). La pâte, sera prête à cuire, lorsqu’elle aura un aspect mousseux à la surface et aura doublée de volume

Mettre sur le feu une poêle épaisse qui n’attache pas, enduire avec un petit morceau de tissu ou du sopalin trempé dans de l'huile d'olives.

Mélanger la pâte avant de la faire cuire à l’aide d’une louche.

Verser une louche de pâte au centre de votre plat de cuisson en faisant des mouvements circulaires, avec le dos de la louche, du centre vers les bords, afin de bien répartir la pâte.

Laisser cuire d’un seul côté, vous constaterez que durant la cuisson des petits trous se forment à la surface.

Lorsque la surface de la pâte se recouvre entièrement de petits trous la crêpe est cuite.

Décoller la crêpe doucement à l’aide d’une spatule

Poser la crêpe à plat, le coté lisse sur une grande assiette plate.

Recommencer la même opération jusqu’à épuisement de toute la pâte.

Huiler selon votre goût la face trouée de chaque crêpe.


Ne pas poser les crêpes les unes sur les autres alors qu’elles sont encore chaudes, prendre deux assiettes, mettre une crêpe dans une assiette et une autre dans l’autre assiette, cela évitera qu'elles collent entre elles.


http://www.youtube.com/watch?v=--AkAy-u_Gk

dahmane1
06/07/2013, 11h55
Nous continuons de parcourir le Sud, et notre voyage culinaire nous fera découvrir une douceur qui n’est pas répandue dans toutes les régions d’Algérie. Elle se concentre dans le Sahara, et pour cause, elle est faite à base de dattes. Il s’agit du rob, une confiture puisée de ce fruit que l'on aura préalablement séché. Elle est préparée durant toute l’année après la récolte.
Ainsi, dans toutes les maisons du grand Sud algérien, et particulièrement durant la saison d’hiver, les femmes de la maison se donnent rendez-vous pour la confection de la confiture de dattes de la saison précédente, des dattes qu’elles auront minutieusement triées et séchées au soleil durant les journées chaudes de l’été. Ce fruit d’hiver se récolte et se conserve pendant toute l’année. Consommée à l’état brut ou en confiture, la datte est le fruit de la saison du grand froid, car il est fort en teneur nutritionnelle et il est recommandé d’en consommer pour passer un hiver en forme. Aujourd’hui, c’est jour de fête, et les femmes doivent préparer la confiture de dattes de l’année. Toutes font sortir les ustensiles indispensables pour la réussite de la recette : planche à découper, couteau à trancher, grande bassine en plastique pour y mettre les fruits et les laver, grande cuillère en bois, jatte allant sur le feu, entonnoir à confiture, louche, pots à confiture en verre. Chacune rapporte sa part de dattes dans de grands couffins nattés et exhibe avec fierté les fruits contenus en vantant leur pureté et leur beauté. Les plus âgées d’entre elles montreront leur savoir-faire aux plus jeunes, les laissant faire tout en veillant à ce qu’elles suivent à la lettre toutes les étapes. De temps à autre, l’une des jeunes femmes s’approche d’une grande tante et lui demande timidement si elle fait bien les choses. Alors, c’est pour son aînée l’occasion de déballer tout son doigté et son art en racontant pour la énième fois l’histoire de son apprentissage auprès de sa mère, un épisode que toutes écoutent avec une grande attention. Elle s'étalera sur la manière de choisir les plus belles dattes, les plus saines surtout, prêtes au séchage. Elle expliquera comment reconnaître les dattes les mieux séchées pour donner la meilleure confiture. Elle fera un cours magistral sur la manière de remplir les pots afin que le fruit se conserve le plus longtemps possible sans que son goût soit altéré et sans que la confiture devienne acide. Des directives que chacune suit à la lettre, c'est aussi un examen pour les nouvelles mariées que leur feront passer leurs belles-mères : si elles réussissent leur examen, elles auront de beaux jours devant elles, si en revanche elles sont ajournées, elles devront doubler d'effort l'année d'après pour gagner l'estime de la belle-famille.

La recette

Ingrédients

Dattes séchées 50% de leur poids en sucre
50% de leur poids en eau
Temps de préparation : 15mn
1er temps de repos : 2 heures
Temps de cuisson 2e temps de cuisson : 40mn
2e temps de repos : jusqu’à refroidissement complet

Préparation

Prendre les dattes soigneusement triées et leur ôter les noyaux. Les couper en fines lamelles dans le sens de la longueur. Les laisser gonfler durant toute la nuit dans l’eau dans une jatte. Le lendemain, faire cuire les dattes à gros bouillons sans sucre pendant 10 minutes puis ajouter le sucre et poursuivre la cuisson pendant 30 minutes à feu moyen. Remuer régulièrement avec une cuillère en bois car cette confiture a tendance à coller. Lorsque la confiture est complètement refroidie, mettre en pots et fermer hermétiquement pour une longue conservation. Cette confiture est généralement présentée pour accompagner un plat à base de pâtes.

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2013/02/23/article.php?sid=145534&cid=52

PS Cette recette est encore plus bonne, si elle est préparée à base de d'hen ghelmi

http://2.bp.blogspot.com/-83k9ZaTfLTw/T7jeabRyhcI/AAAAAAAAAK4/S9Sesrz-3zQ/s1600/sirop+de+dattes.jpg

dahmane1
07/07/2013, 21h29
« Bouhezza » est un fromage traditionnel fermenté dont la fabrication est le fait des régions de l’Est Algérien (Oum el Bouaghi, Khenchella, Bartna) jadis réputées par une pratique importante de l’élevage extensif des caprins et des ovins. En effet, à l’origine, le « Bouhezza» était le produit de la transformation du lait de chèvre et de brebis ; toutefois la tendance actuelle semble s’orienter vers l’utilisation du lait de vache.

Le salage l’égouttage et l’affinage du « Bouhezza» sont réalisés simultanément dans une outre, « Chekoua », préalablement traitée aux tannins pendant 3 à 4 mois. Au cours de la période d’affinage, du sel et du « L’ben » seront ajoutés au contenu de la « Chekoua». Au stade de la consommation le fromage est pétri avec incorporation de poudre de piment rouge, ce qui lui donne une caractéristique particulière.


http://asset.keldelice.com/attachments/photos/637651/original/photo-2.JPG?1338362340

dahmane1
08/07/2013, 10h12
le bouillon :

1 kg de viande d’agneau (ou d’une autre viande selon goût)
2 gros oignons
250 g de carottes
250 g de haricots secs trempés la veille
Quelques branches de cardon
250 g de tomates
150 g de pois chiches
1 tête d’ail
1 bouquet de coriandre
1 c.a.s. de piment fort
1 verre à thé d’huile
Sel, poivre, eau

les boulettes de semoule :

1 kilo de semoule grosse ou moyenne
1 verre à thé d’huile d’olive
Ail, menthe, sel, poivre noir, paprika

Préparation :

– Faire revenir dans une grande marmite et dans l’huile les oignons hachés, les tomates coupées en petits dés, l’ail pilé et mondé, la coriandre très finement hachée ainsi que le piment fort. Saler légèrement et poivrer. Laisser cuire 5 mn.
– Ajouter la viande coupée en morceaux, couvrir et laisser cuire 10 mn à feu doux.
– Ajouter les haricots, les carottes, les cardons coupés en bâtonnets, les pois
chiches et mouiller avec 2 litres d’eau.
– Entre-temps préparer les boulettes de semoule en jetant la semoule dans un grand saladier, de préférence en bois.
– Ajouter l’huile, le sel, l’ail écrasé, la menthe finement hachée et le paprika.
– Prendre quelques louches de la marqa (bouillon) et mouiller délicatement la préparation.
– Bien mélanger le tout. L’appareil doit être compact et ferme afin de pouvoir former de grosse

boulette.

Former des boulettes sans trop les presser et les plonger délicatement dans la marmite. Laisser cuire à découvert une vingtaine de minutes. Servir bien chaud.

http://edjazair.com/Dzmag/wp-content/uploads/tikourbabine_aux_oeufs-300x336.jpg

Mekrouda
08/07/2013, 14h11
« Bouhezza » est un fromage traditionnel fermenté dont la fabrication est le fait des régions de l’Est Algérien (Oum el Bouaghi, Khenchella, Bartna) jadis réputées par une pratique importante de l’élevage extensif des caprins et des ovins. En effet, à l’origine, le « Bouhezza» était le produit de la transformation du lait de chèvre et de brebis ; toutefois la tendance actuelle semble s’orienter vers l’utilisation du lait de vache.

Le salage l’égouttage et l’affinage du « Bouhezza» sont réalisés simultanément dans une outre, « Chekoua », préalablement traitée aux tannins pendant 3 à 4 mois. Au cours de la période d’affinage, du sel et du « L’ben » seront ajoutés au contenu de la « Chekoua». Au stade de la consommation le fromage est pétri avec incorporation de poudre de piment rouge, ce qui lui donne une caractéristique particulière.



ma mère m'en a toujours parlé, elle en rêve encore car ça se fait de moins en moins, et comme précisé, en échangeant du lait de vache contre du lait de brebis, la goût a radicalement changé :)

dahmane1
12/07/2013, 18h33
la Sfiria est un tajine de poulet ou de viande accompagné de croquettes de pain , c'est un plat généreux du terroir algérois il est traditionnellement servi pendant le mois du ramadan ou quand on reçois des invités ,il se compose d'une viande cuite dans une sauce blanche avec des pois chiche parfumée a la cannelle accompagné de croquettes de pain rassis au fromage , voilà une bonne façon de donner une seconde vie à votre pain rassis

Ingrédients:

•600g de poulet ou de viande d'agneau
•1 bâton de cannelle
•poivre et sel
•1 bonne poignée de pois chiche trempée la veille
•1cà soupe de smen ou beurre clarifié
•1 oignon

-Pour les croquettes:

-250g de pain rassis

-150g de fromage râpé

-1 œuf

-sel et poivre

-1 pincée de cannelle

-persil haché facultatif

Temps de préparation : 20 min Temps de cuisson : 50 min Total : 70 min

-Préparation:

-Dans une marmite faire revenir les morceaux de poulet dans le smen avec l'oignon râpé, saler et poivre

-Ajouter le bâton de cannelle et les pois chiche

-Couvrir d'eau jusqu'a la hauteur de la viande et laisser cuire au moins 45min

-entre-temps tremper le pain rassis dans l'eau pendant 10min

-Presser-le pain entre vos main pour lui ôter tout l'eau

-Dans un saladier mettre la pain mouillé et émietté, le fromage râpé, l'œuf, le persil, la cannelle et puis saler et poivrer

-Former des petites boules et passer-les à la farine et faites les frire dans un huile chaude et poser-les sur du papier absorbant et laisser-les refroidir

-Dès que la viande est cuite laisser réduire la sauce

-Dresser vos croquettes dans un plat mettre au centre la viande et arroser généreusement de sauce servir aussitôt

http://a137.idata.over-blog.com/600x399/3/52/23/76/aid-2011/Sfiria/sfiria1.jpg

dahmane1
14/07/2013, 22h30
Ingrédients:

1 kg de grosse semoule
2 C, à soupe de levure
1 C, à soupe de sel, Eau
Eau

Pour préparer le Sirop:

3 mesures de miel
1 mesure d'eau
fleurs d'oranger

Instructions de Préparation:

Dans un récipient, mettre la semoule, la levure délayer déjà dans de l'eau tiède et le sel. Mélanger avec de l'eau jusqu'à obtenir une pâte de la même consistance que la pâte à crêpes.

Laisser reposer pendant 48 h, jusqu'à ce que le volume de la pâte se multiplie par 4.

Ajouter ensuite un peu d'eau et mélanger avec une spatule .

Préparer un bain de friture chaud. Mettre la pâte dans un cornet à pâte et faire frire en donnant les formes de la zlabia, comme indiqué dans la vidéo


http://www.youtube.com/watch?v=xmNTit-c5zw

yasmi
16/07/2013, 11h06
Je connaissais pas sfiria, çà a l'air d'être bon ...

dahmane1
16/07/2013, 12h37
Je connaissais pas sfiria, çà a l'air d'être bon ...

Salam YASMI, comme ca je suis sûr que je n'ai pas écris "terre" en tout petits caractères lol

Saha ftourek terre lol

C'est un délice, et je l'aime faite avec des biscottes sans sel au lieu du pain

http://www.minceurmoinscher.com/ori-biscotte-nature-proteinee-93.jpg

au_gré_du_vent
16/07/2013, 12h50
salam Dahmane,

tu ne sais pas où on peut encore trouver ,par nos jours, 'bouhezza" (voir post 58) ?

je voudrais bien m'en procurer un jour

dahmane1
16/07/2013, 13h04
salam Dahmane,

tu ne sais pas où on peut encore trouver ,par nos jours, 'bouhezza" (voir post 58) ?

je voudrais bien m'en procurer un jour

Salam gre

fi bled echawiya, sinon tu as la tomme noire de kabylie


http://www.youtube.com/watch?v=rVuM2Zobq_Q

au_gré_du_vent
16/07/2013, 13h06
Batna donc? il est prévu qu'on fasse un tour prochainement inchallah!:)

ça tombe donc bien! j'espere ne trouver!

je ne connais pas le tomme noire, je jure pourtant être kabyle!:lol:

yasmi
16/07/2013, 19h12
Salam Dahmane lol, t'étais pas obligé :icon_mrgreen:
Faudra que je goutte un jour la prochaine fois que je descend sur Alger
j'essaierai de trouver un resto qui en prépare.

la terre
16/07/2013, 20h30
Salam YASMI, comme ca je suis sûr que je n'ai pas écris "terre" en tout petits caractères lol

Saha ftourek terre lol

C'est un délice, et je l'aime faite avec des biscottes sans sel au lieu du pain

http://www.minceurmoinscher.com/ori-biscotte-nature-proteinee-93.jpg

quel honneur !!!!!!! :mahboul:
terre en gros caractere !!!!!

merci dahmane
saha ftourek

dahmane1
16/07/2013, 23h31
quel honneur !!!!!!! :mahboul:
terre en gros caractere !!!!!

merci dahmane
saha ftourek

saha ftourek terre

je dois à chaque vérifier si j'ai écris terre, yasmi, gre, makrouda, ou même fulluna, romance, sabrina, mi ange, galla,,,, et toutes les autres qui ne viennent plus, pour au moins nous dire saha ftourna lol

dahmane1
17/07/2013, 01h17
Avertissement : à éviter en ces temps de chaleur lol

La doubara est une spécialité de Biskra, elle peut se préparée à base de pois chiche ou de fève et il existe en version chaude ou froide.

Allez c'est parti pour la version froide à base de pois chiche!

Ingrédients:

- 1 bol de pois chiche

- 2 tomates

- 1/2 piment confit ( j'ai utilisé celui de Dame besson)

- 1 càs de double concentré de tomate

- 1 càs de harissa

- 2 càs d'huile d'olive

- 2 grosse càs de persil ciselé

- 2 grosse càs de coriandre ciselé

- sel, poivre, cumin

Préparation:

- Faire cuire à l'autocuiseur les pois chiches

- Dans un saladier, mélanger une cuillère à soupe de double concentré de tomates , 1CAS de harissa (fraîche) et 2 cas d'huile d'olive, une pincée de sel, de poivre.

- Ajouter les pois chiches cuits à l'autocuiseur, bien mélanger pour que le mélange concentré de tomates/harissa/huile d'olive enrobe bien les pois chiches.

- Saupoudrer d'un peu de cumin,ajouter 2 tomates fraîches découpées en morceaux, 1/2 piment confit en petits morceaux,

puis ciseler une grosse poignée de coriandre, et la même quantité en persil.


http://www.youtube.com/watch?v=fnetbRR58iE

dahmane1
17/07/2013, 11h50
Al-Hammama, c’est là, le véritable coup de cœur des Blidéens. En effet ce plat ancestral de la Mitidja continue, aujourd’hui encore, à séduire de plus en plus de familles, en particulier durant le printemps.
La ville de Blida, réputée pour ses roses, ses fameuses portes et ses places, compte aussi dans son riche patrimoine cette spécialité à base de couscous et d’herbes sauvages, qui s’ajoute à d’autres fiertés culinaires locales comme al-kassoul et le barkoukess ou encore les gâteaux traditionnels makrout et tcharak m'sakkar.

Al-hammama peut contenir jusqu'à 70 variétés d'herbes de haute montagne, qui lui donnent d’ailleurs ce teint brunâtre qui la distingue. On y trouve de la lavande stéchade appelée aussi «lavande papillon» (el-halhal), du thym, du safran, de l'astragale, du genièvre ou encore des feuilles de mûres, de framboises, de cerises, de noix ou d’amandes. Ces herbes sont vendues dans les marchés de la ville par des herboristes, généralement des femmes, à des prix ne dépassant guère les 20 DA le bouquet.

Hadja Aoueouache, une des dernières gardiennes des traditions des ancêtres, raconte la façon de préparer al-hammama «à la blidéenne», c'est-à-dire, explique-t-elle, un tantinet philosophe, comme au temps où la cohabitation simple, l’estime réciproque et la joie de côtoyer l’autre donnaient à la vie tout son sens et toute sa saveur. En plus du couscous et des herbes, deux autres plantes, chajrat Meriam et bounafaâ, constituent des ingrédients indispensables en raison des effets thérapeutiques qu'elles peuvent développer une fois bouillies et après avoir absorbé les saveurs des autres herbes cuites à la vapeur.

Cette grand-mère, méthodique et perfectionniste comme le voulait son époque, insiste sur le fait qu'il faut bien laver les herbes à l’eau pure avant de les triturer et que le mélange ainsi obtenu, est ajouté au couscous, le tout assaisonné avec du sucre et de l'huile d'olive à servir de préférence avec du petit-lait. De son avis, il est conseillé de le consommer chaque matin à jeun, des jours durant, afin de faire profiter le corps de ses bienfaits.

Ce plat, devenu par la force de la tradition, synonyme de printemps, est vécu comme un «événement» auquel la plupart des Blidéens se préparent. Et c'est dans une ambiance festive que les montagnardes partent chercher elles-mêmes les herbes nécessaires dans les bois puis entreprennent, une fois de retour chez elles, de préparer al-hammama en entonnant des chants traditionnels et en déclamant des dictons populaires, souvent de circonstance et capables parfois de déclencher ces rires hilarants qui, plutôt que de distraire, poussent à la tâche.

Cela étant, en dépit du fait que ce plat soit disponible dans les marchés, au prix de 120 à 150 DA le kg, de nombreuses familles blidéennes procèdent elles-mêmes à sa préparation. Al-hammama compterait, à en croire les anciens, de nombreux bienfaits, étant donné qu'il contient «toutes les plantes et herbes naturelles à effets thérapeutiques sur diverses maladies, grâce à la lavande qu'il renferme et qui serait efficace contre certaines irritations», tout comme la plante appelée chadjrat Meriam dont les facultés intrinsèques favoriseraient aussi une meilleure circulation du sang dans l’organisme fatigué.

http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/21/28/201304/ob_d565b5_5732947303-9bda20ae85-o-jpg.jpeg

dahmane1
17/07/2013, 12h19
Cherbette, est une citronnade millénaire évoquant une douceur de vivre. Elle est préparée avec les meilleurs citrons sélectionnés dans le respect de la nature en préservant les vertus du citron …

Selon une tradition, la Cherbette aurait vu le jour à Blida.
L’explication est d’autant plus plausible que trois facteurs la confortent.
Blida est située au beau milieu de la Mitidja, une région très riche en fruits de toutes sortes et au surplus extrêmement arrosée par une multitude de sources.
Il faut ajouter à tout cela l’extrême ingéniosité des maîtresses de maison. Outre leur savoir-faire en matière de pâtisserie et de cuisine qu’elles tiennent de leurs arrière-grand-mères, elles ont réussi non seulement à imposer la cherbette au marché de la ville, surtout pendant la période du ramadan, mais à diversifier le produit dans leurs propres foyers.
Chaque famille traditionnelle de cette ville a sa propre recette et sa propre astuce en matière de préparation.
Au point que dans certaines maisons, les mères refusent d’acheter de la limonade courante dans les magasins.

Ingrédients:

5 gros citrons (4 pour le sirop et un pour la garniture)
Zest d’1/2 citron (facultatif)
2 ½ tasses de sucre
2 tasses d’eau
Garniture : bâton de cannelle et clous de girofles.

Instructions de Préparation:

Dans une grande casserole, mettre le jus de 4 citrons pressés, le zeste d’1/2 citron (réserver le citron), l’eau et le sucre. Faire cuire sur feux doux pendant environ 1h 1/2 ou jusqu’à ce que le jus soit réduit d’1/3 et le zeste commence à prendre la couleur orange.
Couper le citron réservé en deux et trancher quatre fines lanières et réserver pour la décoration.
Dans un mortier, presser le reste du citron et réduire les deux moitiés du citron afin de faire libérer les huiles du citron de la peau. Presser le jus du citron et le sirop dans un pichet. Ajouter de l’eau et/ou du sucre selon le goût. Ajouter de la glace, les lanières de citron, bâton de cannelle et les clous de girofles.

http://azititou.files.wordpress.com/2013/04/cherbets.jpg

dahmane1
17/07/2013, 20h11
.................................

dahmane1
18/07/2013, 15h41
Qalb elouz قلب اللوز connu aussi sous le nom de Chamia dans l'Ouest Algérien et harissa dans l'Est, la vedette de nos tables ramadanesque Qalb el louz une des plus célèbre pâtisserie algérienne durant le mois sacré.

Temps de préparation : 15 min Temps de cuisson : 45 min Total : 60 min

Ingredients:

pour un moule rond de 40 cm
-1kg de grosse semoule ( blé dur) on peut utilisé la moyenne mais je vous conseille la grosse.
-600g de sucre cristallisé.
-100g de beurre fondu.
-1/4 de litre(moitié eau et moitié eau de fleurs d'oranger soit 125ml de chaque).
-1/2 CC de sel.
-1cc de vanille liquide.

Pour la farce :

100g d'amandes moulues.
2cas de cacao facultatif si vous aimez la cannelle remplacer le cacao par 1cc de cannelle en poudre
Pour le sirop
1.5l d'eau
500g de sucre
1verre de thé d'eau de fleur d'oranger.

Préparation:

-Mélangez la semoule avec le sucre et le sel et la vanille et ajoutez le beurre fondu refroidi , sablez bien avec la pomme des mains ,ajoutez la moitié d'eau( eau+eau de fleurs d'oranger) et mélangez comme on fait avec le couscous couvrez et laissez toute une nuit ou une matinée.
-Préparez le sirop pour qu'il puisse refroidir mettre le tout dans la casserole à fond épais dès le 1 er bouillon mettre sur feu modéré pour au final obtenir environ 1,2l de sirop comptez 10à 15 min réservez-le.

Reprenez le mélange de semoule frottez avec les mains et puis ajoutez l'eau restante et mélange bien, graissez copieusement votre plat avec du beurre mettre la moitié de la semoule et saupoudrez le dessus d'amandes moulu mélangé au cacao et puis mettre l'autre moitié tassez bien avec les mains coupez profondément des carrés au couteau et mettre au centre de chaque carré une amande et mettre au four préchauffé à 220°cpour un four électique et 200°pour un four à gaz pendant 45min même 1heure tout dépend du four, dès la sortie versez le sirop délicatement avec une louche et remettre dans le four éteint sortez votre plat dès qu'il reste un peu de sirop .laissez refroidir à l'air au moins 5 ou 6 heures ou de préférence une nuit couvert d'un torchon propre ou un film alimentaire et puis découpez à l'aide d'un couteau que vous tremperez à chaque fois dans de l'eau chaude et mettre dans les caissettes.

Très bonne dégustation!!



http://www.youtube.com/watch?v=JLY4G32K2cQ

dahmane1
18/07/2013, 15h54
b'sahatkoum, mais latey 3likoum lol sah ftourkoum

http://p9.storage.canalblog.com/99/17/942819/71538777.jpg

yasmi
19/07/2013, 15h50
Si je mange trop de sucré çà va me couper l'appétit.
Vous faites comment lol ?
Moi je suis vite rassasiée.

dahmane1
20/07/2013, 17h48
Si je mange trop de sucré çà va me couper l'appétit.
Vous faites comment lol ?
Moi je suis vite rassasiée.

on fait comment !!! il suffit de ne pas trop manger lol koulou ma zada 3ala 7adihi, inqalaba ila didihi lol

dahmane1
20/07/2013, 23h07
Ingrédients:

•des morceaux de poulet
•1 kg de pomme de terre
•2 gros oignons
•1 botte de persil
•1 citron
•sel, poivre, cannelle
•1 càs de smen (de beurre ou d'huile)
•huile pour la friture
•1 oeuf
•1 poignée de pois chiche trempés la veille

Préparation:

Commencer par préparer la sauce en mettant, le gras dans une cocotte avec les morceaux de poulet, 1 oignon râpé, le sel, les épices et les pois chiche. Rajouter juste un tout petit peu d'eau et faire revenir une dizaine de minutes en remuant. Couvrir d'eau et poursuivre la cuisson. D'autre part, éplucher les pommes de terre et les couper en grosses frites. Les faire frire et les réserver. Aprés cuisson du poulet, le retirer de la sauce, le mettre dans un plat allant au four, passer dessus un peu d'huile et enfourner pour quelques minutes le temps d'obtenir une belle couleur dorée. Battre légérement 1 oeuf, lui rajouter un jus de citron, quelques feuilles de persil hâché et verser sur la sauce, laisser 2 minutes et éteindre le feu.

Au moment de servir, mettre des frites dans une assiette avec le poulet doré, verser dessus une louche de sauce et parsemer d'oignon émincé et de persil ciselé. Servir avec des quartiers de citron.

http://a392.idata.over-blog.com/644x484/5/13/54/92/API/2012-08/08/kebab_algerois_3.jpg

dahmane1
22/07/2013, 02h09
Ingrédients:

- 500 g de foie de veau ou d'agneau
- 3 petites gousses d'ail (ou 2 grandes)
- 1 cuillère à café de paprika
- 1/4 cuillère à café de poivre noir
- 1 cuillère à café de sel
- 1 pincée de carvi
- 4 cuillères à soupe d'huile
- 2 cuillères à soupe de vinaigre
- environ 1 verre d'huile pour friture
- 1 piment ou 1/2 cuillère à café d'harissa (facultatif)

Couper le fois en gros dés, saler et poivrer
Faire revenir dans une poële pendant 10 minutes environ, dans une friture très chaude.
kebda mchermla 3
A part, peler l'ail et piment, saler et poivrer légèrement, arroser d'huile, faire revenir 10 minutes environ.
Ensuite, recouvrir d'1/2 litre d'eau, semer de paprika et porter à ébullition.
Retirer le foie d'huile et le plonger dans la sauce, laisser cuir 30 minutes à feu modéré.
Lorsque le foie est cuit et la sauce assez réduite, ajouter le vinaigre, donner 2 ou 3 bouillons.

http://www.patisouss.com/wp-content/uploads/Photo-3671-610x300.jpg

dahmane1
23/07/2013, 14h19
http://www.la-recette-de-cuisine.com/main/files/0d6caf81e5f922b08f5fbe4f20c3bd9a.jpeg

Mekrouda
24/07/2013, 01h02
trida :) dite mqert'fa dans certaines régions, et chez vous, elle s'appelle comment?

http://i70.servimg.com/u/f70/12/10/81/56/trida910.jpg

dahmane1
24/07/2013, 01h42
trida :) dite mqert'fa dans certaines régions, et chez vous, elle s'appelle comment?

http://i70.servimg.com/u/f70/12/10/81/56/trida910.jpg

trida bien sur ! comme partout en Algérie; elle garde le même très bon gout de l'Est et la même identité même si elle change de région lol la mqetfa, est la vermicelle traditionnelle à Alger

Mekrouda
24/07/2013, 01h56
trida bien sur ! comme partout en Algérie; elle garde le même très bon gout de l'Est et la même identité même si elle change de région lol la mqetfa, est la vermicelle traditionnelle à Alger

c'est pas mqetfa mais m'qeRtfa, chez les Annabis :)
je crois qu'à l'Ouest, trida veut dire autre chose :) mais je peux me tromper :)

dahmane1
24/07/2013, 02h02
c'est pas mqetfa mais m'qeRtfa, chez les Annabis :)
je crois qu'à l'Ouest, trida veut dire autre chose :) mais je peux me tromper :)

m'qeRtfa ! c'est quoi ?

Mekrouda
24/07/2013, 02h54
m'qeRtfa ! c'est quoi ?

je disais, la trida est appelée mqertfa à Annaba :)

dahmane1
25/07/2013, 18h16
C'est une crème qui se déguste en dessert et bien fraîche, elle se prépare géneralement pendant le mois sacré du Ramadhan car elle est très nutritive, vous pouvez pas resister à l'odeur de la fleur d'oranger et la cannelle.


Ingrédients

- 1 verre de riz,

- 2 verres de lait,

- 3 c à soupe d'eau de fleur d'oranger,

- sucre en poudre,

- cannelle

Préparation

Faire bouillir de l'eau dans une casserole et verser le riz et le laisser cuire et dépasser sa cuisson car le but et de le faire fondre même s'il faut rajouter de l'eau au fur et à mesure.

laisser le riz absorber presque toute l'eau.

Ajouter un verre de lait ou plus tout depend de la quantité, sucre, eau de fleur d'oranger et le passer au mixeur et bien le mixer.

Rajouter s'il faut un peu de lait si la consistance est trop épaisse.

Verser dans des petits ramequins et décorer avec de la cannelle.

Mettre au réfrigérateur et déguster froid.

Prendre quelques cuillères à soupe de m'halbi et mettre de la cannelle et mélanger et verser le tout dans un sac de congélation et couper juste la pointe et libre de votre imagination pour la déco.

http://www.recette-monde.com/wp-content/uploads/2010/06/mhalbi-creme-de-riz-300x196.jpg

dahmane1
25/07/2013, 18h51
Ingrédients:

500g de poulet de cubes (pour ceux qui aiment,ajouter des abats)ou viande d'agneau.
1 oignon
1 bonne poignée de pois-chiche (trempés la veille)
1c à s de beurre salé(smen)
1c à c de sel
1/4c à c de poivre noir
1/4c à c de cannelle
1 poignée de persil ciselé
1 jaune d'œuf
1 jus de citron
1 bonne poignée de vermicelle
Eau

Préparation:

Mettre les morceaux de poulet dans une marmite, râper dessus l'oignon, ajouter le beurre salé, le sel, le poivre, la cannelle et une tasse d'eau. Faire revenir 10min,recouvrir d'eau, ajouter les pois-chiche et faire cuire 40min (20min si c'est une cocotte minute).

Après ce temps, jeter le vermicelle et laisser mijoter 10min à feu doux.

Prélever une louche de cette sauce dans un bol, y ajouter le jus de citron, le persil haché, le jaune d'œuf et mélanger à la fourchette, avant de verser cette préparation dans la marmite.

Eteindre le feu aussitôt.

Servir cette soupe bien chaude, saupoudrée de persil ciselé.

http://media.paperblog.fr/i/569/5694158/chorba-beida-soupe-algeroise-poulet-L-p2IGnS.jpeg

au_gré_du_vent
01/08/2013, 15h37
le mot "bita" m'a tjs fait rigoler!:lol:

yakhi algérois! yakh!:)

Mekrouda
02/08/2013, 15h52
le mot "bita" m'a tjs fait rigoler!:lol:

yakhi algérois! yakh!:)

:plus1: pareil :lol:

dahmane1
03/08/2013, 01h26
:plus1: pareil :lol:


le mot "bita" m'a tjs fait rigoler!:lol:

yakhi algérois! yakh!:)

Vous parlez du goût ou de la couleur !? perso j'aime bien les soupes et sauces blanches.

@ Gre yakhi qbaylia yakhi, tu ne sais pas que les goûts et les couleurs ne se discutent pas lol

dahmane1
03/08/2013, 01h33
Les Ingrédients :

- 125 g de beurre

- 125 g de sucre

- 1 càc de vanille

- 1/2 sachet de levure chimique

- Zeste d'une orange

- 2 oeufs

- 1 verre de Maïzena

- Farine

Pour la déco : 1 jaune d'oeuf et des vermicelles colorés

La Préparation :

* Travailler le beurre mou avec le sucre pour obtenir un mélange crémeux.

* Ajouter les 2 oeufs et bien remuer pour amalgamer le tout.

* Incorporer le zeste de l'orange râpé bien finement, puis la maïzena.

* Pour finir, ajouter la levure et la farine en quantité nécessaire pour former une boule de pâte molle et non collante.

* Laisser la pâte couverte, reposer au frais au moins 30 minutes.

* Reprendre la pâte et l'étaler sur un plan de travail fariné. Découper des formes à l'aide de vos emporte-pièces et les déposer sur du papier sulfurisé.

* Badigeonner la surface de chaque gâteaux avec un peu de jaune d'oeuf et parsemer de vermicelles colorés.

* Faire cuire à 180°C jusqu'à ce que les gâteaux deveiennent légèrement hâlés.

http://cuisinedehinda.c.u.pic.centerblog.net/o/4d05f565.jpg

Mekrouda
03/08/2013, 05h33
Vous parlez du goût ou de la couleur !? perso j'aime bien les soupes et sauces blanches.

@ Gre yakhi qbaylia yakhi, tu ne sais pas que les goûts et les couleurs ne se discutent pas lol

ce n'est pas de la couleur qu'on discute, mais de sa prononciation :lol: comment baida et devenue bita :D

sinon, Constantine est connue pour sa cuisine à la sauce blanche, donc j'adore la chorba baida :) tout comme le tlitli byed, couscsi biad, ila akhirih :)

dahmane1
03/08/2013, 22h40
ce n'est pas de la couleur qu'on discute, mais de sa prononciation :lol: comment baida et devenue bita :D

sinon, Constantine est connue pour sa cuisine à la sauce blanche, donc j'adore la chorba baida :) tout comme le tlitli byed, couscsi biad, ila akhirih :)

saha ftourek makrouda

J'aime cette couleur de la paix, non pour ce qu'elle est, mais pour ce qu'elle l'est lol

http://us.cdn3.123rf.com/168nwm/xetra/xetra1001/xetra100100021/6158241-symbole-de-paix-angole-isolees-sur-fond-bleu.jpg

PSM31
13/08/2013, 15h51
salam,
et moi etchicha, elmermez et elkhli3.
A part ça je mange hallal:icon_lol:

dahmane1
13/08/2013, 18h16
salam,
et moi etchicha, elmermez et elkhli3.
A part ça je mange hallal:icon_lol:

Salam PSM31

tu as une recette ?

PSM31
13/08/2013, 21h21
Sahit la famille,

Ouallah je ne pense pas t'apprendre des recettes djazairia car t'es oueld blad et tu connais quasiment tout.
Par contre, j'en ai une, d'un ami hongrois c'est la goulash hongroise. Alors:
Pour 6 personnes : si tu fais une guesra à tes amis ou aux membres de ta famille, il te faut:


1 kg de boeuf (http://cuisine.journaldesfemmes.com/encyclopedie/fiche_composant/160/boeuf.shtml)
500 g d'oignons (http://cuisine.journaldesfemmes.com/encyclopedie/fiche_composant/34/oignon.shtml)
500 g de tomates (http://cuisine.journaldesfemmes.com/encyclopedie/fiche_composant/44/tomate.shtml) (ou 1 boîte de tomates (http://cuisine.journaldesfemmes.com/encyclopedie/fiche_composant/44/tomate.shtml) concassées)
2 poivrons (http://cuisine.journaldesfemmes.com/encyclopedie/fiche_composant/38/poivron.shtml)
3 cuillères à soupe de paprika ou felfla hamra
2 cuillères à soupe d'origan (http://cuisine.journaldesfemmes.com/encyclopedie/fiche_composant/172/origan.shtml)
2 cuillères à soupe de cumin
1 cuillère à café rase de cayenne (ou plus selon votre goût)
1 litre de bouillon de boeuf (http://cuisine.journaldesfemmes.com/encyclopedie/fiche_composant/160/boeuf.shtml) (ou 2 cubes de bouillon)
3 cuillères à soupe d'huile
30 g de margarine ou de beurre (http://cuisine.journaldesfemmes.com/encyclopedie/fiche_composant/287/beurre.shtml)
sel




Préparation : 30 mn
Cuisson : 90 mn


1 Couper la viande en cubes de 1 à 2 cm (pas plus, sinon le temps de cuisson devra être augmenté).
2 Chauffer la margarine et l'huile dans une grande sauteuse ou une poêle. Y faire dorer (http://cuisine.journaldesfemmes.com/definition/41/dorer.shtml) les dés de viande et les transvaser dans un autocuiseur au fur et à mesure de leur cuisson, sans la graisse.
3 Pendant ce temps, éplucher et émincer (http://cuisine.journaldesfemmes.com/definition/49/emincer.shtml) les oignons. Ôter le pédoncule et les graines des poivrons et les détailler en petits cubes (on peut utiliser des dés de poivrons surgelés). Ôter la partie filandreuse à la base des tomates et les couper en dés (on peut utiliser une boîte de tomates concassées).
4 Dans la graisse restante, faire revenir les oignons et les poivrons sans les brûler. Puis les mettre dans l'autocuiseur avec les dés de tomates, les épices et le bouillon (http://cuisine.journaldesfemmes.com/definition/15/bouillon.shtml). Saler légèrement, fermer l'autocuiseur et laisser cuire à feu moyen 1 h 30 (au minimum) à partir du chuintement de vapeur. Vous pouvez prolonger la cuisson d'environ 30 minutes pour une viande plus fondante ou réchauffer le plat le lendemain, il n'en sera que meilleur.
Pour finir: servir chaud, accompagné de pâtes ou de pommes de terre vapeur, enchainer avec un 7up et à la fin un thé bena3na3 (thé à la menthe)

Bon appétit
http://www.algerie-monde.com/forums/images/smilies/Faim01.gif

dahmane1
13/08/2013, 21h30
Sahit la famille,

Ouallah je ne pense pas t'apprendre des recettes djazairia car t'es oueld blad et tu connais quasiment tout.
Par contre, j'en ai une, d'un ami hongrois c'est la goulash hongroise. Alors:
Pour 6 personnes : si tu fais une guesra à tes amis ou aux membres de ta famille, il te faut:


1 kg de boeuf (http://cuisine.journaldesfemmes.com/encyclopedie/fiche_composant/160/boeuf.shtml)
500 g d'oignons (http://cuisine.journaldesfemmes.com/encyclopedie/fiche_composant/34/oignon.shtml)
500 g de tomates (http://cuisine.journaldesfemmes.com/encyclopedie/fiche_composant/44/tomate.shtml) (ou 1 boîte de tomates (http://cuisine.journaldesfemmes.com/encyclopedie/fiche_composant/44/tomate.shtml) concassées)
2 poivrons (http://cuisine.journaldesfemmes.com/encyclopedie/fiche_composant/38/poivron.shtml)
3 cuillères à soupe de paprika ou felfla hamra
2 cuillères à soupe d'origan (http://cuisine.journaldesfemmes.com/encyclopedie/fiche_composant/172/origan.shtml)
2 cuillères à soupe de cumin
1 cuillère à café rase de cayenne (ou plus selon votre goût)
1 litre de bouillon de boeuf (http://cuisine.journaldesfemmes.com/encyclopedie/fiche_composant/160/boeuf.shtml) (ou 2 cubes de bouillon)
3 cuillères à soupe d'huile
30 g de margarine ou de beurre (http://cuisine.journaldesfemmes.com/encyclopedie/fiche_composant/287/beurre.shtml)
sel




Préparation : 30 mn
Cuisson : 90 mn


1 Couper la viande en cubes de 1 à 2 cm (pas plus, sinon le temps de cuisson devra être augmenté).
2 Chauffer la margarine et l'huile dans une grande sauteuse ou une poêle. Y faire dorer (http://cuisine.journaldesfemmes.com/definition/41/dorer.shtml) les dés de viande et les transvaser dans un autocuiseur au fur et à mesure de leur cuisson, sans la graisse.
3 Pendant ce temps, éplucher et émincer (http://cuisine.journaldesfemmes.com/definition/49/emincer.shtml) les oignons. Ôter le pédoncule et les graines des poivrons et les détailler en petits cubes (on peut utiliser des dés de poivrons surgelés). Ôter la partie filandreuse à la base des tomates et les couper en dés (on peut utiliser une boîte de tomates concassées).
4 Dans la graisse restante, faire revenir les oignons et les poivrons sans les brûler. Puis les mettre dans l'autocuiseur avec les dés de tomates, les épices et le bouillon (http://cuisine.journaldesfemmes.com/definition/15/bouillon.shtml). Saler légèrement, fermer l'autocuiseur et laisser cuire à feu moyen 1 h 30 (au minimum) à partir du chuintement de vapeur. Vous pouvez prolonger la cuisson d'environ 30 minutes pour une viande plus fondante ou réchauffer le plat le lendemain, il n'en sera que meilleur.
Pour finir: servir chaud, accompagné de pâtes ou de pommes de terre vapeur, enchainer avec un 7up et à la fin un thé bena3na3 (thé à la menthe)

Bon appétit
http://www.algerie-monde.com/forums/images/smilies/Faim01.gif

wallah à part thamthount (kesra), je n'ai jamais su préparer quoique ce soit, même avec une recette sous les yeux lol par contre je sais reconnaitre un bon plat quand il est sur la table lol

PSM31
13/08/2013, 21h37
elkesra ouala elkhobz kif kif
Tout s'apprend qui veut.
Par contre, c'est une bonne vertue de reconnaitre les bons plats.
alors bienvenue au club
:hi:

dahmane1
27/09/2013, 17h23
Ingrédients

500 g de aich (pasta sous forme de trés petit boules, plus grand que le couscous).
2 tomates.
2 pommes de terre.
2 carottes.
2 courgettes.
sel.
poivre.
eau.
1 cuillère à soupe de concentré de tomate.
1 cuillére d'huile d'olive.
1 oignon.

Préparation

Laver les légumes et couper en petits morceaux.
Hacher l'oignon, ajouter de l'huile puis du sel et du poivre, hacher la tomate finement.
Laisser cuire pour 5 minutes.
Verser 1 litre d'eau et laisser chauffer puis ajouter tout les légumes et le aich.
Faire cuire 30 minutes.
Ajouter de concentré de tomate.
Laisser le encore pour 10 minutes et c'est terminé.

http://p8.storage.canalblog.com/82/41/864917/70894993.jpg

Jazairi
28/09/2013, 00h21
Berkoukesse ou T3am ghlid, est un bon plat. Géneralement préparé pour la femme venant d'accoucher. Les femmes(famille,voisines,connaissances)y sont conviées. Jadis, les voisines cotisaient pour la preparation du berkoukess. Chacune rapportait l'ingrédient qu'elle pouvait ou dont elle était chargé. Les femmes le préparaient en groupe dans une des maisons où se tient la réunion. Si l'une des femmes s'absente pour une raison, sa part,encore chaude, lui est envoyé chez elle.
Dahmane en est amateur. Je dis à Dahmane que parmis les ingredients,tu as oublié la viande. Ou c'est tellement vitale que tu ne l'as pas cité. La meilleure viande pour berkoukess est le khli3 -viande séchée -.

dahmane1
28/09/2013, 08h47
Berkoukesse ou T3am ghlid, est un bon plat. Géneralement préparé pour la femme venant d'accoucher. Les femmes(famille,voisines,connaissances)y sont conviées. Jadis, les voisines cotisaient pour la preparation du berkoukess. Chacune rapportait l'ingrédient qu'elle pouvait ou dont elle était chargé. Les femmes le préparaient en groupe dans une des maisons où se tient la réunion. Si l'une des femmes s'absente pour une raison, sa part,encore chaude, lui est envoyé chez elle.
Dahmane en est amateur. Je dis à Dahmane que parmis les ingredients,tu as oublié la viande. Ou c'est tellement vitale que tu ne l'as pas cité. La meilleure viande pour berkoukess est le khli3 -viande séchée -.

Salam jazairi, m'siquine

Si tu parles de "t3am leghlid" tu ne peux être que de cette belle et pittoresque région du sud ouest algérien ?

Vu son prix la viande est devenue une "option" et un luxe pour la plupart des bourses algériennes !

dahmane1
19/10/2013, 21h02
- 800 gr de semoule fine ou extra fine
- 200 gr de farine
- 1 cuillère à soupe de sucre
- sel
- eau
- 42 gr de levure de boulanger fraîche
- Huile de friture

Dans un grand saladier (jefna), versez la semoule fine, la farine. Faire une fontaine et rajoutez le sel,
le sucre et 30 cl d’eau environ. Mélangez jusqu’à obtenir une pâte granuleuse pas dure ni molle. Rajoutez de l’eau si c’est nécessaire. Couvrir et laissez reposer 30 minutes.

eprendre la pâte et la pétrir énergiquement sans rajouter d’eau. Cela va durer 15 minutes. Lorsque la pâte est souple et lisse, mouillez vos mains d’eau tout en continuant de pétrir jusqu’à obtenir une pâte molle qui s’étire. Si elle se déchire quand vous la soulevez alors continuez le pétrissage en mouillant vos mains.

Dans un bol, mélangez la levure avec un peu d’eau tiède. Ajoutez là à la pâte en continuant de pétrir.
Soulevez la bien afin de lui faire prendre de l’air. Étirez bien la pâte. Elle ne doit plus se déchirer et ne colle plus aux mains. Cela encore pendant 15 minutes. La pâte fait des bulles d’air.

Mettre la pâte dans une grande bassine, couvrir et mettre à gonfler dans un endroit à l’abri des courants d’air pour 1 H s’il fait chaud comme pour moi ou sinon 2 heures. . La pâte doit avoir doublé de volume voir plus.

Chauffez votre huile dans une poêle profonde. L’huile doit être chaude. Mouillez ou huilez vos mains et prélevez une boule de pâte de la taille d’une clémentine. Façonnez le beignet en cercle en étirant délicatement les extrémités en le faisant tourner. Avec un doigt, faire un trou au centre et mettre dans l’huile chaude. Arrosez d’huile pour faire gonfler. Lorsque la première face est dorée, retournez et cuire la seconde. Retirez et posez sur du papier absorbant. Renouvelez jusqu’à épuisement de votre pâte.

Servir les beignets tièdes ou légèrement réchauffés au micro-onde.


http://www.youtube.com/watch?v=AKlyBzxELQ8

Mekrouda
26/10/2013, 23h10
Lemchelwech est un plat sucré de fêtes (célébrations), appelé dans d'autres régions : r'fis

il est fait avec une pâte découpée comme la rechta mais préparée différemment, et arrosé avec un mélange de miel+beurre et parfumée à l'eau de fleur d'oranger et saupoudré de noix...

La pâte :
Semoule
eau
sel
réalisée comme celle de la ma7jouba (semnyate)

On l'étale très finement, et on la cuit sur le tajine 7did exactement comme semnyat sauf qu'on garde la pâte en une seule feuille et non pliée

https://fbcdn-sphotos-a-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash4/264167_455240334520595_414794089_n.jpg

On la cuit juste le temps de la blanchir pour qu'elle reste souple (faut pas qu'elle deviennent croustillante)

Par la suite, les feuilles sont enroulées et découpées finement comme des tagliatelles 4-5 mm d'épaisseur

http://img.over-blog.com/500x375/5/27/77/22/dossier-1/octobre/DSC09525.JPG

une fois la pâte préparée, on la passe à la vapeur (nfowrouha) 2 fois en l'arrosant d'eau de fleur d'oranger, à coté, on aura chauffé une préparation de miel et de beurre qu'on arrosera sur les pâtes à la vapeur encore chaudes (pour qu'elle l'absorbe) et on saupoudre de noix concassés...

et bon appétit bien sûr :)


http://www.dailymotion.com/video/x15qdsb_mch_creation

dahmane1
09/11/2013, 14h56
Fromage traditionnel algérien, fabriqué à Batna, Sétif, Mecheria.... Sec et découpé en petits morceaux, est utilisé comme ingrédient pour donner une saveur exceptionnelle à certaines sauces.

http://img.webme.com/pic/m/mechria/klila.jpg

dahmane1
10/11/2013, 19h47
Ingrédients (6 personnes):

600g de semoule de couscous
250g de navets en cubes
250g de carottes en cubes
250g de courgettes en cubes
250g de pommes de terre en cubes
250g de petits pois
1 gros oignon haché
huile d'olive
Sel

Préparation:

Préparer le semoule de couscous comme à l'accoutumé,c'est à dire en la passant 3 fois à la vapeur,en l'aspergent à chaque fois d'eau . Saler et graisser à l'huile d'olive.

Passer tous les légumes à la vapeur également en les salant au préalable et les melanger encore chauds à la semoule.

Servir bien chaud,accompagné de petit-lait,ou de lait caillé,c'est un délice !

http://www.lesfoodies.com/_recipeimage/recipe/27497/w/430

dahmane1
11/11/2013, 03h03
Lemchelwech est un plat sucré de fêtes (célébrations), appelé dans d'autres régions : r'fis ...

Salam Makrouda

Les Rfiss ( aussi appelé à Alger Rfiss tounsi ) sont de petites douceurs typique de l'Algérie profonde, une recette ancienne et traditionnelle préparée simplement à base de semoule de blé dur moyenne dorée, de dattes et de beurre auxquels on ajoute parfois une pointe de couteau de cannelle ou un peu de miel; sans cuisson au four.

Ce sont des gâteaux très simples à préparer qui ne présentent pas de difficultés particulières si ce n'est l'étape où il faut dorer la semoule où il faut être attentif et vigilent afin qu'elle prenne une jolie couleur dorée sans brunir.

Les Rfiss se préparaient communément sous forme de boules mais à présent, on le retrouve également sous forme de losanges ou bien détaillé à l'aide d'emporte-pièces ou marqués de jolies empreintes.

Ces petits gâteaux sont à la fois légèrement croustillants par la présence de la semoule dorée et fondant en bouche en même temps, c'est délicieux, sucré à point simplement par la présence des dattes et ils se conservent parfaitement bien.

A savourer simplement autour d'un thé à la menthe ou servi avec un verre de lait.

Pour une vingtaine de gâteaux ( +/- suivant la taille donnée ) :

500g de semoule de blé dur moyenne

500g de pâte de dattes tendre et de bonne qualité

150 à 200g de beurre doux mou/pommade

Un filet d'huile pour travailler la pâte de dattes

Ajouts facultatif : une pointe de couteau de cannelle et/ou 1 cc d'eau de fleur d'oranger

Dans une poêle, griller la semoule de blé dur moyenne à sec jusqu'à ce qu'elle soit joliment dorée. Attention à bien surveiller la cuisson de la semoule car elle grille assez rapidement une fois qu'elle a atteint une teinte blonde.

Pendant ce temps, pétrir la pâte de dattes avec un peu d'huile ( à ce stade, on peut ajouter la pincée de cannelle et/ou cuillérée de fleur d'oranger si désiré ) jusqu'à ce qu'elle soit agréable à manipuler et tendre.

Ajouter la semoule grillée encore chaude et le beurre, pétrir plusieurs minutes ( à la main ou à l'aide d'un robot culinaire ) jusqu'à obtention d'une pâte plutôt ferme.

Former la pâte en petites boules ou l'étaler ( pas trop finement, ni trop épais ) et découper à l'emporte pièce ou en losanges, en cubes, façonner dans des moules à empreintes ou autres; décoré chaque pièce avec une cerise confites ou une amande entière.

Laisser refroidir totalement avant dégustation.

Déposer en caissettes si les pièces de R'fis sont petites ou sur une assiette.

http://media.paperblog.fr/i/367/3673187/rfis-tounsi-T-1.jpeg

Mekrouda
12/11/2013, 00h36
Salam Makrouda

Les Rfiss ( aussi appelé à Alger Rfiss tounsi ) sont de petites douceurs typique de l'Algérie profonde, une recette ancienne et traditionnelle préparée simplement à base de semoule de blé dur moyenne dorée, de dattes et de beurre auxquels on ajoute parfois une pointe de couteau de cannelle ou un peu de miel; sans cuisson au four.

Ce sont des gâteaux très simples à préparer qui ne présentent pas de difficultés particulières si ce n'est l'étape où il faut dorer la semoule où il faut être attentif et vigilent afin qu'elle prenne une jolie couleur dorée sans brunir.

Les Rfiss se préparaient communément sous forme de boules mais à présent, on le retrouve également sous forme de losanges ou bien détaillé à l'aide d'emporte-pièces ou marqués de jolies empreintes.

http://media.paperblog.fr/i/367/3673187/rfis-tounsi-T-1.jpeg

salam Dahmane :)
il ne faut pas oublier que les noms changent d'une région à une autre :) chez moi, à Constantine, r'fis désigne un tout autre plat :)

par exemple :
r'fis dans certaines régions d'Algérie : une sorte de chakhchoukhat e'tajine sucrée
http://cuisinea4mains.files.wordpress.com/2011/07/mchelouech1-copy.jpg?w=590

r'fis à Constantine : une galette de semoule qu'on passe au pilon avant de la passer à la vapeur et la préparer comme lemchelwech
http://nsa29.casimages.com/img/2012/05/26/120526032840494630.jpg

r'fis tounsi : ce qu'on appelle dans ma région tammina :)
http://img10.hostingpics.net/pics/99812043.jpg

tammina dans l'algérois : ce qu'on appelle chez nous bsissa ou zrir (préparé à base de bsissa, qui est un mélange de blé, orge, lentille, pois chiche torréfiés, réduit en poudre)
http://img4.hostingpics.net/pics/390485bsissa.jpg
etc etc :lol:

t'auras compris que d'une région à l'autre, l'appellation désigne autre chose :)

j'adore ettaminna (ou r'fis tounsi) :lol: chez moi, on découpe au couteau je n'ai jamais vu tammina en boules, je découvre :)

dahmane1
12/11/2013, 06h36
Une preuve que la cuisine algérienne variée, est la même dans toutes nos pittoresques régions, Le changement d'appellation des plats et gâteaux, rajoute à son bon gout et sa saveur, cette impression poétique de voyager dans notre vaste et bel espace algérien .

Mekrouda
12/11/2013, 15h56
Une preuve que la cuisine algérienne variée, est la même dans toutes nos pittoresques régions, Le changement d'appellation des plats et gâteaux, rajoute à son bon gout et sa saveur, cette impression poétique de voyager dans notre vaste et bel espace algérien .

quand on a les mêmes produits de la terre, on a les mêmes plats :) à quelques différences près...selon la disponibilité locale

dahmane1
12/11/2013, 16h15
quand on a les mêmes produits de la terre, on a les mêmes plats :) à quelques différences près...selon la disponibilité locale

Chaque plat et chaque gâteau évoque, une histoire et une culture ancestrales communes et indissociables.

Mekrouda
12/11/2013, 16h26
Chaque plat et chaque gâteau évoque, une histoire et une culture ancestrales communes et indissociables.

peut être :)

dahmane1
12/11/2013, 16h56
peut être :)

comment çà peut être ! Tu ne sais pas que El Hadj Al Anka chantait des textes ramenés de Qnadsa ?


http://www.youtube.com/watch?v=n9vJakHzlsU

Mekrouda
12/11/2013, 17h35
comment çà peut être ! Tu ne sais pas que El Hadj Al Anka chantait des textes ramenés de Qnadsa ?


http://www.youtube.com/watch?v=n9vJakHzlsU

j'aime à croire que l'Algérie est indivisible non parce qu'elle est homogène, avec une histoire commune (sur le long cours) mais parce qu'elle s'est construite patiemment, d'une région à l'autre, parcourue par des courants différents...

dahmane1
12/11/2013, 18h00
j'aime à croire que l'Algérie est indivisible non parce qu'elle est homogène, avec une histoire commune (sur le long cours) mais parce qu'elle s'est construite patiemment, d'une région à l'autre, parcourue par des courants différents...

Je n'ai n'ai aucun problème, l'accueil est pour moi le même. Sauf qu'a Akbou je mange afourou b'zit ouzemour , et Ain Sefra z'lafa t3am bedhan ghelmi, mais à Constantine j'ai cette préférence de manger double zit lol

Mekrouda
12/11/2013, 18h02
Je n'ai n'ai aucun problème, l'accueil est pour moi le même. Sauf qu'a Akbou je mange afourou b'zit ouzemour , et Ain Sefra z'lafa t3am bedhan ghelmi, mais à Constantine j'ai cette préférence de manger double zit lol

double zit, tu parles du 7ommoss? :lol:
bsa7etna la diversité :)

dahmane1
12/11/2013, 18h38
double zit, tu parles du 7ommoss? :lol:
bsa7etna la diversité :)

oui j'en raffole, appelée aussi Doubara à Biskra lol

"Les pois chiches font partie des aliments les plus anciennement connus des Maghrébins. Avec leurs cousines les lentilles et les céréales, ils constituèrent la base de l’alimentation de nos ancêtres. Toujours est-il que durant des siècles, l’Algérie s’est sustentée de hommos. L’appellation arabe empruntée à l’ancien égyptien ommos se retrouve berbérisée en hammez, bien que le terme kiker emprunté au latin cicer fut utilisé autrefois. Le répertoire gastronomique algérien ne saurait s’en passer. Le pois chiche est omniprésent dans la presque totalité des mets de la cuisine algérienne quand il ne les fait pas à lui tout seul. Hommos camoun, double zit dobara, calientica lablabi, toraïcos sont autant de préparations populaires, servies dans les gargotes ou par les marchands ambulants, qui ont marqué plus d’un palais. Complément protéinique des préparations carnées — la pratique remonte au temps où la viande était encore rare — il rivalise parfois avec les amandes quand celles-ci se font rares. C’est le cas du mtouème, qui pour des raisons de cherté, a troqué les amandes pour la hmissa, comme disent les Algérois."

dahmane1
17/11/2013, 22h24
Ingrédients:

Pour les boulettes de poisson:

500 g de cabillad (colin ou autre poisson à chair blanche)

40 g de pain rassi (sans sa croûte la mie uniquement)

1 oeuf

1 gousse d'ail

un petit bouquet de persil

1/2 c à c de poivre

1/2 c à c de cumin

1 pointe de piment d'espelette

Sel

Pour la sauce aux poivrons:

1 oignon

1 gousse d'ail

1 poivron rouge

1 poivron vert

5 c à s de coulis de tomates

1 c à c bombée de paprika

1/2 c à c de poivre

1/2 c à c de cumin

1 piment rouge sec (felfel driss)

Sel

1 c à s d'huile d'olive

Préparation:

Mixez l'ensemble des ingrédients jusqu'à obtenir une pâte molle. Formez des petites boulettes.Réservez.

Dans un tajine, faites revenir l'oignon émincé et l'ail écrasé 2 minutes.

Rajoutez les poivrons coupés en dés ainsi que le piment rincé épépiné et coupé en 2.

Saupoudrez de paprika, de cumin, de poivre et de sel. Arrosez de coulis, puis rajoutez un peu d'eau. Faites cuire à couvert.

Dès que les poivrons sont cuits, incorpoerez les boulettes de poisson. Faites cuire 6 à 8 minutes en retournant les boulettes si nécessaire.

Parsemez de persil haché et servez aussitôt.

http://perlbal.hi-pi.com/blog-images/1052015/gd/133485803127/TAJINE-DE-BOULETTE-DE-POISSON.jpg

dahmane1
04/01/2014, 20h41
le mesfouf aux raisins secs, ou la seffa aux raisins secs, un délicieux plat de la cuisine algerienne, qu’on prépare souvent surtout lors des nuits ramadanesques, avec une belle tasse de lben (petit lait)

les ingrédients:

300 g de couscous fin
1 pincée de sel
300 ml d’eau tiède
150 g de raisins secs.
120 g de beurre
1 c à c de cannelle

Préparation

1.mettre les raisins a gonfler dans un peu d’eau tiède.
2.préparez le couscous a la vapeur.
3.et avant de mettre le couscous a cuire pour la dernière fois, placez tout d’abord les raisins secs égouttés de leurs eau, couvrez et laissez cuire entre 8 et 10 min a la vapeur.
4.enlevez le couvercle, et couvrez les raisins secs de couscous
5.laissez encore cuire le couscous 15 min
6.versez le tout dans une bassine ( le bas du couscous est rempli d’eau, secouez un peu pour que l’eau soit égouttée, avant de versez le contenu dans la bassine,
7.ajoutez le beurre et incorporez le au mélange couscous et raisins secs.
8.servez tiède avec du lben ou babeurre

http://p6.storage.canalblog.com/67/90/1036700/80117587_o.jpg

dahmane1
05/01/2014, 17h45
http://www.recette-monde.com/wp-content/uploads/2010/05/Sekrane-tayeh-ffe-droudj-300x196.jpg

Ingrédients
•500 g de viande d’agneau
• 200 g de viande hachée
• 2 gros oignons
• 3 C. à soupe de vinaigre rouge
• 8 œufs
• 3 C. à soupe d’huile
• 1 batonnet de cannelle
• ½ C. à café de poivre noir
• Sel

Préparation

Dans une marmite, faire revenir la viande coupée en morceaux, l’oignon, l’huile, le sel, le poivre noir et la cannelle, verser environ un litre et demi d’eau.
Ajouter la viande hachée, bien mélanger et laisser cuire.
Une fois la viande cuite, égouttez-la et ajouter le vinaigre à la sauce.
Dans un plat beurré ou huilé allant au four, mettre la viande puis arroser de sauce.
Ajouter les œufs battus puis enfourner pendant 30 mn

dahmane1
11/01/2014, 22h09
Tamina est une patisserie Algerienne, servie traditionnellement à l'occasion d'une naissance et on l'a prepare aussi le jour du mawled enabaoui acharif (la naissance du prophete Mohamed ssl) Il s'agit d'une pâte composée de semoule grillée, dorée mais pas brune, de miel et de beurre fondus

Ingrédients:

200 g de semoule moyenne grillée la veille
100 g beurre
70 g de miel
Cannelle

Préparation :

Griller la semoule à petit feu, en arabe « ta'hmiss », tout en remuant à l’aide d’une cuillère en bois, jusqu’à lui donner une jolie teinte bien dorée,

La semoule ne doit pas être chaude au moment de la préparation de la Tamina).

Faire fondre le beurre et le miel dans une casserole sur feu doux.

Verser la semoule sur le liquide obtenu tout en remuant avec une cuillère en bois, laisser la casserole sur le feu. Quand la préparation se détache des parois de la casserole, retirez du feu. La pâte doit être très fluide mais non liquide. En refroidissant, elle prendra de la consistance. Verser dans de petites assiettes - la surface doit être bien lisse - et garnir avec de la cannelle.


http://www.youtube.com/watch?v=6TkdPwUaQZE

dahmane1
16/01/2014, 18h58
Galette aux oeufs (taknift)


Cassez les oeufs dans un saladier, rajoutez la pincée de sel et battez bien le tout avec un fouet.
Rajoutez la farine tout doucement et la levure. La pâte doit être bien lisse sans grumeaux et pas trop coulante.
Mettez la poêle à chauffer avec l'huile très doucement sur le feu.
Versez doucement la préparation de façon à former une galette bien ronde.
Secouez doucement la poêle pour répartir la pâte.
Couvrez et laissez cuire doucement tout en faisant bouger la poêle en cercle arrondi pour répartir la chaleur.
Une fois bien dorée, et la pâte bien levée, retournez la galette avec une assiette et remettez-la (pour cuire l'autre face) dans la poêle sans couvrir.
Remettez l'huile dedans et laissez cuire.
Plantez un couteau au milieu. Si le couteau ressort sec, c'est cuit.
Coupez en quatre et servez chaud, arrosez et accompagnez de miel dans des petites coupes.

http://i40.tinypic.com/15yelk.jpg

dahmane1
21/01/2014, 08h10
Ingrédients

1 poulet - 1 oignon - 1 cuillerée à café de poivre noir - 1 pincée de cannelle - 1 cuillerée à soupe de smen ( beurre fondu et salé ) - 1 poignée de pois chiches
trempés la veille - 125 g de f'daweche ou m'qatfa fait maison (vermicelles fins) - 1 jaune d'œuf - 1 bouquet de persil - 1 jus de citron - Sel

Préparation:

- Videz et flambez le poulet. Frottez-le de sel et lavez-le. Coupez-le morceaux assez petits
- Mettez à cuire avec le smen, le poivre noir, la cannelle l'oignon râpé et le sel
- Faites revenir à feu doux sans dorer
- Ajoutez la quantité d'eau nécessaire (1 litre à 1 litre et demi)
- Dès ébullition, plongez les pois chiches
- Couvrez et laissez cuire (ajoutez de l'eau chaude si nécessaire)
- Versez les vermicelles dans le bouillon
- Laissez cuire en remuant de temps à autre

- Prélevez une louche de sauce,
- Versez-la dans assiette creuse
- Délayez le jaunes d'œuf dans cette sauce
- Ajoutez le persil haché et le jus de citron et mélangez bien le tout
- Versez petit à petit dans la marmite tout en remuant
- Retirez du feu et servez

( Vous pouvez faire cuire deux ou trois pommes de terre entières avec le poulet. Vous les réduirez ensuite en purée et les ajouterez au bouillon en même temps que les vermicelles. Le bouillon sera un peu plus épais. )

http://3.bp.blogspot.com/_2JV-SfPP-a0/TKB53JDlVQI/AAAAAAAABr4/wRN6Uemt8Pg/s1600/IMG_0054.jpg

select
23/01/2014, 14h49
le changement de couleur est radical pour moi étant de l'ouest ! je n'ai jamais gouter une chorba algéroise.

dahmane1
23/01/2014, 17h42
le changement de couleur est radical pour moi étant de l'ouest ! je n'ai jamais gouter une chorba algéroise.

Les sauces blanches sont les préférées des algérois

select
25/01/2014, 12h05
ça a l'air appétissant tout de même ^^

dahmane1
25/01/2014, 18h53
ça a l'air appétissant tout de même ^^

IL faut être un artiste pour réussir une sauce blanche et donner du gout au plat, c'est un régal hummmmmmm

http://img.over-blog-kiwi.com/0/26/57/03/201306/ob_f535b17d688312bc10018897386c19d3_064.jpg

select
27/01/2014, 12h34
mmmmmmm...maintenant tu vas me préparé ce plat voila :anim_super:

dahmane1
27/01/2014, 16h13
mmmmmmm...maintenant tu vas me préparé ce plat voila :anim_super:

désolé de te décevoir ! à part à table pour reconnaitre un bon plat, je ne sais rien faire faire d\autre en culinaire lol

et pour me faire excuser, je te propose ce délicieux tighrifine kabyle lol

http://a403.idata.over-blog.com/3/42/61/09/API/2011-03/100_3944.jpg

select
30/01/2014, 11h18
merci Dahmane ! c'est beghrir c'est ça ??

dahmane1
30/01/2014, 21h18
merci Dahmane ! c'est beghrir c'est ça ??

C'est cà, et pour t'aider à le préparer, tu as la recette ici http://www.algerie-monde.com/forums/cuisine/15054-manger-algerien-6.html (poste 56) lol

select
31/01/2014, 11h34
C'est cà, et pour t'aider à le préparer, tu as la recette ici http://www.algerie-monde.com/forums/cuisine/15054-manger-algerien-6.html (poste 56) lol

Baghrir ça va je m'en sort lol sahel

select
31/01/2014, 11h35
Les bouchers l'utilisent pour préparer et envelopper la terrine, entre autre. Chez Msiquine lol on l'appelle "ERDA", et je crois que c'est comme çà qu'on l'appelle aussi à Tlemcen.

http://a137.idata.over-blog.com/265x200/0/48/79/47/P/IMG_0567.jpg

hyper ultra gras,...:eek2:

dahmane1
31/01/2014, 14h43
hyper ultra gras,...:eek2:

C'est gras, et çà donne du gout au délicieux malouf préparé sur un feu de charbon

http://www.briquette-charbon-bois.com/images/carbobriq-incan.jpg

dahmane1
01/02/2014, 11h23
Le figuier vient partout en Kabylie et on le trouve jusqu’aux altitudes de 1 200 m et, chez les At Ouâban, jusqu’à la zone des cèdres. Les Kabyles distinguent vingt-huit variétés de figuiers outre celles, dont les fruits appelés dukkar servent à la caprification. Les principales variétés sont, parmi les figues blanches : abakur amellal, taγanimt, tazerart, tadefuit... Pour les figues violettes : abakur aberkan, ajanjar, aγanim, tazεišt... La variété appelée taγanimt est la plus estimée parmi les figues blanches et la variété dite ajanjar parmi les figues violettes. On appelle tabuyeḥbult, une variété de figue plate qui, contrairement aux autres, n’est pas mise à sécher (i7vouvene) mais consommée toujours fraîche.

http://1.media.atelierdeschefs.com/recette-a16733.jpg

Ingrédients:

◾1 kg de figues bien mûres
◾750 g de sucre cristallisé
◾1 jus de citron jaune

Préparation :

Lavez les figues puis coupez le pédoncule.

Coupez les figues en petits morceaux ou en 4 si vous aimez les gros morceaux .

Mettez les fruits dans une bassine à confiture ou dans une cocote minute . Pressez le citron et verser le jus sur les figues coupées .

Recouvrir avec le sucre cristallisé et laissez macérer au moins 12h (je laisse une nuit à température ambiante , la bassine recouverte d’un linge propre.

Une fois macérées , les figues ont rendu de l’eau .

Mettez à cuire à feu moyen en remuant de temps en temps puis à compter de l’ébullition , 30 à 40 min en écumant régulièrement .

Donner un petit coup de mixeur plongeant par coup (3-4 secondes en tout ) pour faire en sorte qu’il n’y ait pas trop de gros morceaux ou mixez le tout avec le mixeur si vous n’aimez pas de morceaux dans la confiture,

dahmane1
01/02/2014, 19h33
http://www.lesfoodies.com/_recipeimage/recipe/107700/w/430

LE TEMPS DES ASPERGES

Dans mes souvenirs d’enfant, les asperges sont indélébilement liées à cette portion de route entre Djeniène El-Meskine et la cimenterie (CADO), sur le trajet Sidi Bel-Abbès-Oran, où mon père ne manquait jamais de faire halte pour faire ses provisions. Longtemps, j’ai pensé que c’était là le berceau où naissaient les petites bottes vertes que débitaient les petits paysans aux pieds nus et aux joues rouges. Les années passant s’estompera quelque peu l’ingénue poésie sous le coup de la “connaissance”. Mais le palais n’en démordit point. Quel régal que ces tiges aux tendres extrémités que préparait ma mère. Cuites dans du lait afin de leur faire perdre une partie de leur âcreté puis accommodées en omelette ou tout simplement servies avec du sel, de l’huile et du vinaigre. Plus tard, à comparer le goût des “sauvages” avec les cultivées, je trouvais ces dernières bien fades. Le goût de la spontanée est plus fort que celui de la cultivée, son arôme intense. Il y avait des cultures autrefois. J'en ai vu jusqu'à El Goléa dans les années 1970. Les asperges d'Algérie se vendaient en primeurs en France. Leur prix était plus élevé que celui des Argenteuil... L’appellation sekoum ou ikssim dans les parlers populaires serait-elle une déformation du terme berbère d’aksoum (viande) ? Probable. J’ai retrouvé en Kabylie aksoum n’tahat (viande des chèvres) pour désigner le feuillage épineux des asparagus dont sont friands les caprins. Quelque linguistes nous éclaireront-ils ? Les anciens se régalaient d’asperges sauvages “Asparagus officinalis” que les Romains décidèrent de cultiver. L’asperge blanche (cultivée) restera longtemps l’apanage des nantis à cause de sa rareté. Elle ne se démocratisera qu’au début du siècle dernier. Mais, c’est à la sauvage qu’on prête les meilleures vertus. L’asperge est réputée dépurative, diurétique, laxative et tonique. Bonne pour la ligne, elle contient de nombreuses vitamines (A, B, C, E), des sels minéraux comme le potassium et le phosphore, sa faiblesse en sodium en fait le légume idéal pour lutter contre l’hypertension.
Puis, à feuilleter la Gastronomie à travers l’Algérie, de Mme Zekkeli, on en reprendrait bien un peu de cet original l’ham bel sekkoum attribué à la belle localité d’Azzaba. De l’agneau aux asperges, rien que ça !
Alors soyons tentés

LE TEMPS DES ASPERGES - Liberté Algérie , Quotidien national d'information (http://www.liberte-algerie.com/autres/le-temps-des-asperges-152676)



Ingrédients:

-4 oeufs pour une poignée d'asperges.
-Asperges sauvages des collines (au moins une poignée.)
- 1/2 verre d'eau
- huile d'olive
- sel, poivre.

Préparation:

Enlever le bout dur de chaque asperge, garder seulement les pointes et le tendre.

Les rincer dans une passoire à l'eau, puis les faire revenir dans une poêle avec l'huile d'olive pendant 5 min à feu normale.

Puis rajouter de l'eau environ la moitié d'un verre seulement pour qu'elles puissent cuire et se gorgées d'eau pendant 10-15 min à feu moyen, pendant ce temps casser les œufs dans un saladier y mettre un peu d'eau, les battre jusqu'à émulsion, saler et poivrer.

Après réduction d'eau dans la poêle, renverser tout le contenu de la poêle dans le saladier afin que les œufs prennent la couleur de l'asperge, laisser reposer 5 min, puis remettre tout le contenu du saladier dans la poêle, laisser cuire 5 min pas plus afin d'obtenir une omelette baveuse!!! et bon appétit!!!

Remarques :

Les asperges poussent en colline Mars-Avril. C'est une recette que tout le monde adore, donc quand j'ai beaucoup d'asperges, je les congèle et je peux faire cette omelette toute l'année, vu que c'est saisonnier !!

dahmane1
01/02/2014, 21h24
Baghrir ça va je m'en sort lol sahel

Certains le préfèrent sucré, moi non je l'aime bien avec de l'huile d'olive accompagné d'une bonne tasse de thé (9371). Mais si tu le prépares puisque sahel (facile), do not forget to invite me. lol

http://wellingtonista.com/wp-content/uploads/2013/12/Lazeeza-pancakes.jpg

select
03/02/2014, 11h32
Bien sur Dahmane... hadi hadra ! marahba bik :bav: avec de l'huile d'olive...à essayer.

dahmane1
03/02/2014, 20h24
Ingrédients

*500g de petits pois écossés
*500g de fond d’artichaut
*500g fèves
*1 bouquet de coriandre
*quelques feuilles de menthe fraîche
*5 gousses d’ail
* 1 piment fort ( facultatif)
*sel, poivre noir
*poivre rouge
*une poignée de riz
*4 cas d’huile
*citron

Préparation

Nettoyer les fèves, découper-les tout en gardant leur peau.
Rincer les petits pois et découpe les artichauts en quatre.
Dans un tajine mettre les fèves, les petits pois, la menthe, l'huile , l’ail avec le felfel driss ou piment fort écrasés et le sel
Assaisonner le tout et laissez mijoter pendant environ une demi heure.
A mi-cuisson, ajouter les artichauts, et un verre d'eau bouillante.
Laisser mijoter à feu doux jusqu'à cuisson, tout en surveillant pour qu'il ne sèche pas.
Une fois que nos légumes cuits, ajouter le riz et le coriandre et laisser à feu doux. Une fois que c'est prêt, servir bien chaud avec un filet de jus de citron.

http://www.vitaminedz.com/articles/2294/2294443.jpg

dahmane1
03/02/2014, 20h35
Bien sur Dahmane... hadi hadra ! marahba bik :bav: avec de l'huile d'olive...à essayer.

merci pour l'invitation, felfar7 incha Allah


http://www.youtube.com/watch?v=lxSQPRIl4pc

dahmane1
08/02/2014, 22h23
La recette :

7 mesures de lait

- 1 mesure de farine de riz(riz en poudre ou poudre de riz)

- 1 mesure de sucre semoule

- 3 cuillères à soupe d'eau de fleur d'oranger

- une poignée de pistaches concassées pour décorer

- cannelle

Préparation :

Mélanger le lait avec la farine de riz et verser le mélange dans une casserole avec le reste des ingrédients sauf la canelle. Mettre sur feu moyen en remuant avec une cuillère en bois sans arrêt pour que les grumeaux ne se forment pas.

Lorsque le mélange s'épaissit retirer du feu, ajouter l'eau de fleur

d'oranger Répartissez le tout dans des ramequins.

Décorer avec la cannelle et les pistaches

Mettre au frais plusieurs heures.


http://www.youtube.com/watch?v=YY1fLOsjmUw

dahmane1
11/02/2014, 21h26
1 Faire griller les pâtes dans une poêle à feu doux jusqu'à ce qu'elles prennent une belle couleur dorée ,

2 Faire bouillir les macaronis dans de l’eau légèrement salée,

3 Dans une casserole, faire fondre 3 cuillères à table de margarine, ajouter les pâtes grillées, du fromages et des œufs râpés,

4 Servir chaud, accompagné d'une tasse de petit lait

besa7atkoum

http://i49.tinypic.com/2hnywll.jpg

dahmane1
13/02/2014, 06h23
Ingrédients:

◾4 pommes de terre découpées en cubes
◾entre 1 ou 2 œufs en fonction de leur taille
◾un mélange de persil et de coriandre ciselée
◾2 gousses d’ail (plus ou moins )
◾1 cuillère à soupe de cumin
◾du sel et du poivre
◾un peu de farine

Préparation:

Pour préparer la recette de maâkouda :

Laver et pocher les pommes de terre dans de l’eau salée puis les réduire en purée avec un moulin ou en les écrasant avec une fourchette (n’utilisez jamais de mixer pour ça)
Disposer la purée obtenue dans un saladier, y ajouter un œuf, le persil, la coriandre, l’ail écrasé, le cumin. Saler, poivrer et mélanger le tout.

PS: si la pâte obtenue est trop sèche, ajoutez un peu d’œuf

Confectionner des boulettes avec la purée et les aplatir légèrement avec les doigts. Les tremper une à une dans un bol contenant la farine
Prendre soin de bien enlever l’excédant de farine en tapotant légèrement les maâkoudas.

Dans une friture très chaude, plonger les maâkoudas et les faire dorer des deux côtés.

Remarques

l’appareil de la pommes de terre, doit être complètement refroidi

l’huile utilisée doit être brulante , 190°C

http://a405.idata.over-blog.com/3/52/23/76/aid-2011/Maakouda/Photo-5726.jpg

dahmane1
13/02/2014, 18h58
Ingrédients

250 g de viande hachée,
5 à 6 œufs,
1 gros bouquet de persil,
1 oignon,
poivre,
sel
cannelle,
1/2 c. de beurre,
fromage râpé

Préparation

Dans une poêle, faire revenir la viande et l'oignon hachés avec le beurre, le sel, le poivre et la cannelle sur feu moyen, ensuite laisser mijoter.
Verser dessus les œufs battus salés en omelette avec le persil haché.
Mélanger le tout et verser dans un plat beurré allant au four.
Faire gratiner à 150 °c.
Ensuite, retirer le plat et saupoudrer toute la surface de fromage râpé ou de chapelure et de quelques noisettes de beurre puis laisser cuire.

http://www.recette-dz.com/static/images/recettes/1333/medium/recettes-1333131110064330.jpg

dahmane1
15/02/2014, 18h39
Ingrédients:

1.3 mesures de semoule moyenne
2.1 mesure de margarine fondu
3.1 c à s de sucre
4.1 c à c de sel
5.Eau + Eau de fleur d'oranger

Pour la farce :

•250g de pâte de datte
•1 pincée de cannelle
•2 c à s d'huile neutre
•1 cuillère à café d'eau de fleur d'oranger

Préparation:

•Travaillez la pâte de dattes avec les ingrédients donnés, jusqu'à obtention d'une boule molle. Façonner des boudin et laisser de côté

•.Dans une grande terrine, mélanger la semoule, le sel. Faire une fontaine et versez la margarine fondu. Mélangez bien afin que le gras soit bien absorbé par la semoule. Laissez reposer .

•Abaisser la boule de semoule placer au milieu un boudin de datte, ramasser les deux extrémités de pâte par-dessus, de manière à bien l'enfermer, rouler le tout, en formant un grand boudin.

•Aplatir avec le moule spécial makrout

•Découpez le boudin en losanges et les mettre de côté .

•Mettre à cuire dans une poêle remplis d'huile bien chaud, faire dorée vos makroutes.

•Plonger les makroutes dans le miel juste après la cuisson

http://img.over-blog-kiwi.com/0/26/57/03/201308/ob_99b6402648152eb31cb2008a4810de60_041.JPGt

http://www.youtube.com/watch?v=hHbjX_1wrLU

dahmane1
16/02/2014, 21h32
Pour une galette. Autrefois, elle se dégustait seule avec de l’huile d’olive.

•1,5 botte de menthe fraîche
•1 botte de coriandre fraîche
•1 oignon
•1 piment vert (si vous aimez)
•2 gousses d’ail
•environ 400 gr de semoule fine
•Sel
•150 ml d’un mélange huile de table/huile d’olive
•5 cl d’eau
•Et puis un petit morceau de graisse sechée (facultatif)

Effeuillez la menthe. La laver. Faire de même pour la coriandre. Dans le robot mixer, mettre les herbes, l’oignon, l’ail, une partie de l’huile, le piment et mixez.

Vous obtiendrez un genre de pesto bien parfumé. Versez le dans un grand saladier dans lequel vous vous aurez mis la semoule, le sel, poivre et le restant d’huile.

Mélangez bien les herbes et la semoule. Une pâte va commencer par se former. Rajoutez l’eau progressivement jusqu’à obtenir une boule compacte.

L’aplatir sur un plan de travail que vous aurez saupoudré de semoule et l’étaler sur une épaisseur de 1 cm.

Délicatement, la poser sur la poêle chaude et laissez cuire jusqu’à ce que la première face soit bien dorée.

Retournez la galette et faire dorer l’autre face de la même façon. Coupez en quartier et laissez refroidir…


http://www.youtube.com/watch?v=SlxhrzB6_cA

dahmane1
20/02/2014, 22h51
http://a142.idata.over-blog.com/3/30/71/91/API/2011-10/28/dolma-couregttes-et-pommes-de-terre_2.jpg

Ingrédients:

1.300 g de viande de bœuf hachée
2.1 à 2 morceaux de viande
3.3 courgettes
4.5 pommes de terre
5.1 oignon
6.1 poignet de riz
7.1 œuf
8.1 botte de persil
9.sel,poivre,cannelle
10.150 g de pois chiches trempé la veille
11.citron

Préparation:

•Dans un saladier mélanger la viande hachée avec 3 cas d'oignon haché, le sel, le persil, le riz, l'œuf, le poivre ,la cannelle.
•Eplucher les pommes de terre et couper les extrémités des courgettes ,laver-les.
•Vider les courgettes et les pommes de terre de l'intérieur.
•Remplisser-les avec la viande hachée et réserver
•Dans une marmite mettre l'oignon hachée avec l'huile et faire doré la viande saler et poivrer.
•Mouiller avec 1 litre d'eau ,ajouter les pois chiches et laisser cuire quand la viande et cuite retirer-la.
•Mettre les légumes farci et laisser cuire.
•Servir dans un plat, parsemer de persil ciselé et un filet de citron.

dahmane1
27/02/2014, 08h24
Beaucoup de plats andalous trouvent leur origine dans la cuisine d'Al-Andalous, qui devient de plus en plus populaire. Fernando Rueda

A la moitié du XIXè siècle, le philosophe allemand Ludwig Feuerbach (1804-72) affirmait : « Der mensch ist was er isst », l'homme est ce qu'il mange, remarquant le fait concret que l'alimentation d'une communauté influence sa façon de penser, ses sentiments, son éthique, et même, sa politique ; c'est-à-dire, sa forme de vivre et d'interpréter ce qui l'entoure. Ainsi donc, les andalous et une partie importante du peuple espagnol, dans leur gastronomie traditionnelle ou populaire, continuent à manger les produits que les peuples qui les ont conquis amenèrent avec eux et les plats qu'ils cuisinaient, les huit siècles de domination musulmane étant les plus prolifiques par la quantité de produits apportés – essentiels pour comprendre la cuisine andalouse ou espagnole actuelle – et par la liste de plats qui se conservent aujourd'hui intacts dans notre patrimoine culinaire ou provenant de ceux-la. En conséquence, la cuisine traditionnelle qui identifie le peuple qui la mijote est un art populaire – nous mangeons de l'histoire –, aussi important que son patrimoine naturel et monumental. L'andalou doit être tout aussi orgueilleux dans ce cas de l'héritage islamique de ses monuments que des recettes et produits apportés par les arabes : les deux sont une partie importante de son patrimoine. http://www.afkar-ideas.com/wp-content/uploads/files/3-10-26-fr.pdf

Livres de cuisine médiévale en Andalousie

Témoignage du raffinement et du faste de la culture andalouse, Al-Andalus nous a laissé 2 livres de cuisine : Kitâb al-Tabîkh ou Anonyme Andalou et Fudalat al-Khiwan. On retrouve cette cuisine à travers de nombreuses recettes actuelles du Sud, du Maroc à la Turquie. Mais cet héritage se retrouve particulièrement dans la cuisine de plusieurs villes du Maghreb, car les habitants de Cordoue se sont réfugiés à Tlemcen (Algérie), les habitants de Séville à Ifriqiya (Tunisie), les habitants de Valence à Fès et ceux de Grenade à Tetouan et Chechaouen (Maroc). http://www.oldcook.com/medieval-livres_cuisine_andalousie#kit


http://www.youtube.com/watch?v=44T5jjDTpsk

PSM31
02/03/2014, 16h25
Tahya berkoukess hami yergousse:anim_jumproll:

dahmane1
02/03/2014, 20h58
Tahya berkoukess hami yergousse:anim_jumproll:

Le berkoukes fait partie des recettes de pâtes fraîches spécifiques au Maghreb, héritières du répertoire de recettes décrites par Ibn Sina ou Ibn Razin Tujibi.

Une variante de ce plat incorporant du fenugrec, le berkoukes bi za'ter, est utilisée en diététique médicale traditionnelle pour soigner les enfants chétifs ou les fièvres infectieuses

http://p8.storage.canalblog.com/82/41/864917/70894993.jpg

dahmane1
04/03/2014, 12h24
Kitâb al-Tabîkh (al-Mahdî) - Kitâb al-Tabîkh (Al-Warrâq) - Kitâb al-Tabîkh (al-Baghdâdî) : A Baghdad Cookery Book - Kitâb al-wusla - Kanz - Kitâb al-Tabîkh : Anonyme Andalou - Fudalat al-Khiwan d'ibn Razin Tujibi - Kitâb Wasf al-At'ima al-Mu'tâda - Kitâb al-tibâkha

Les livres de cuisine écrits en arabe au Moyen Age sont généralement oubliés des médiévistes. Les textes de ces manuscrits sont peu accessibles aux francophones car traduits seulement en anglais ou en espagnol. Entre le 10e et le 13e siècle, à une époque où les livres de cuisine de l'Europe chrétienne ne sont pas encore sortis (les premiers manuscrits datent de la fin du 13e siècle), une dizaine de livres de cuisine arabe ont été écrits à Bagdad, Alep, en Egypte ou dans al-Andalus.

Livres de cuisine en arabe

Contrairement aux livres de l'Europe chrétienne, aucun de ces livres n'a été écrit par des cuisiniers. Les auteurs, connus ou inconnus, sont des lettrés, des copistes (comme al-Warrâq dont le nom signifie copiste en arabe), voire des parents proches des califes ou vizirs au pouvoir. Tous ces livres sont en partie des compilations de recettes de l'époque du calife Haroun al-Rashid : les auteurs se réfèrent souvent à Abou Ishaq Ibrâhîm ibn al-Mahdî, demi-frère cadet du calife des 1001 nuits, ainsi qu'à d'autres auteurs culinaires du 9e siècle, médecins, poètes, courtisans ou même califes. Il ne reste que quelques fragments de ces auteurs d'origine. David Waines estime, dans La cuisine des califes, que le Kitâb al-Tabîkh d'Al-Warrâq, premier livre complet de cuisine du 10e siècle, a compilé une petite centaine de ces recettes d'origine. On les repère souvent à leur titre, qui cite le nom de l'auteur à l'origine de la recette.

Rappelons que le même phénomène existe dans les livres de cuisine médiévale d'Occident, où l'on retrouve des recettes communes qui ont circulé de livre en livre, chaque cuisinier y ajoutant ses propres recettes. Le copyright est une invention récente, qui n'existe pas en cuisine. Par exemple, le Viandier de Taillevent, contient une partie des recettes qui proviennent du Manuscrit de Sion, antérieur à Taillevent, et l'édition imprimée du 15e siècle, contient des recettes postérieures à Taillevent.

Nous retrouvons donc, dans chaque livre de cuisine arabe, de nombreuses recettes communes ou très voisines, avec ajout de recettes spécifiques à chaque livre, correspondant à l'époque ou au lieu de rédaction du manuscrit.

Les livres de recettes sont en général mieux rédigés que les livres de cuisine occidentaux (par exemple le Viandier de Taillevent ou le Forme of cury) et comportent généralement une introduction, avec des indications diététiques. Par exemple le Kitâb al-Tabîkh d'Al-Warrâq explique la théorie des humeurs. Les proportions d'ingrédients sont souvent indiquées. Certaines recettes comportent des commentaires diététiques ou des indications géographiques d'origine.

La palette d'épices est en général un peu différente de celle les livres de cuisine occidentaux (cannelle, clou de girofle, muscade, macis, safran, poivre, gingembre, galanga, mais aussi mastic, nard, camphre, ambre gris, eau de rose), et les herbes aromatiques sont davantage utilisées (coriande, carvi, cumin, menthe, persil, aneth, sésame, rue).

Les viandes sont en général cuites avec des légumes (l'aubergine est la reine des légumes), souvent mises en boulettes ou très cuites, voire avec des sauces épaissies par du riz ou des pâtes. La matière grasse est généralement la queue grasse des moutons (issue d'une variété de moutons du Proche Orient), éventuellement l'huile d'olive ou de sésame. Les sauces sont acidulées avec vinaigre, verjus ou jus de citron, de bigarade ou de grenade et sucrées avec miel ou sucre et fruits (dates, prunes, figues, raisins). Certains légumes sont transformés en pickles. Fruits secs (amandes, noix, noisettes, pistaches), yaourt, fromage sont souvent présents dans les plats avec les épices. Le murrî est un condiment très fréquent (soit de la saumure de poisson, voisine du garum antique, dont l'équivalent actuel est le nuoc mam asiatique, soit de la saumure de céréales, dont l'équivalent actuel est la sauce soja).

Contrairement aux livres occidentaux de cuisine médiévale, les recettes de desserts, confiseries, sirops, sont très présents dans les livres arabes.

Ces livres de cuisine arabe sont le symbole de la richesse culturelle de la vie de cour de l'époque des califes abbassides de Bagdad (8e-10e siècle) et de sa diffusion dans le Proche Orient et dans al-Andalus. Les dirigeants arabes abbasides sont supplantés par les Turcs seldjoukides dès la fin du 11e siècle, mais la culture culinaire arabe se maintient. Les Mamelouks de Syrie et d'Egypte vont perpétuer cet héritage jusqu'à l'arrivée des Ottomans (1517), puisqu'un livre de cuisine d'Alep reprend encore de nombreuses recettes de Bagdad au 15e siècle. L'empire ottoman va également s'inspirer de la gastronomie arabe, puisque plusieurs livres arabes sont conservé à Istanbul.

Oldcook : livres en arabe, manuscrits de cuisine mdivale (http://www.oldcook.com/medieval-livres_cuisine_arabe)

dahmane1
05/03/2014, 07h48
La définition des épices chez les auteurs andalusiens

« Tu dois savoir que la connaissance de l’usage des épices (tawabil) dans la confection des repas est le principe fondamental de celle-ci et constitue l’assise sur laquelle est édifié l’art culinaire, car nous trouvons dans ces épices celles qui répondent le mieux aux différents plats. Leur emploi transforme les mets, les rend plus savoureux et meilleurs.
L’utilisation d’épices dans les aliments est doublement utile : d’une part, ils ont des effets bénéfiques, d’autre part, ils évitent les inconvénients entraînés par certains aliments. »

Cette définition est très proche de celles que nous pouvons trouver dans les réglementations alimentaires actuelles.

http://unesdoc.unesco.org/images/0012/001233/123370f.pdf (page 49)

http://www.unmondeailleurs.net/wp-content/uploads/2011/06/Dubai_epices_soukh.jpg

PSM31
08/03/2014, 17h38
Le berkoukes fait partie des recettes de pâtes fraîches spécifiques au Maghreb, héritières du répertoire de recettes décrites par Ibn Sina ou Ibn Razin Tujibi.

Une variante de ce plat incorporant du fenugrec, le berkoukes bi za'ter, est utilisée en diététique médicale traditionnelle pour soigner les enfants chétifs ou les fièvres infectieuses

http://p8.storage.canalblog.com/82/41/864917/70894993.jpg


Sahit sadiki,

Jazaka Allahou khayrann pour la terminologie et l'historique mais la recette birahmati eloualidine hadi karnou zamara que je l'ai pas mangé.:merci:

dahmane1
08/03/2014, 22h21
Sahit sadiki,

Jazaka Allahou khayrann pour la terminologie et l'historique mais la recette birahmati eloualidine hadi karnou zamara que je l'ai pas mangé.:merci:

c'est un plat ? de quelle région ?

Sans me vanter, j'ai gouté de tous les plats algériens, du nord au sud et de l'est à l'ouest. houhou yach'kor ro7ou lol

dahmane1
10/03/2014, 22h24
قرن وزمارة je viens de relire pour comprendre lol ok

dahmane1
10/03/2014, 22h37
Stigmates desséchées obtenues à partir des fleurs de Crocus Sativus l. Elles ont une couleur d'un violet intense, une forme de trompette et une taille moyenne. Le safran a un goût légèrement amer et un fort arôme caractéristique. Mélangé à de l'eau, il prend une couleur jaune transparent et a un goût délicat.
Le safran a été colporté en Espagne par les Phéniciens en 800 av. J.C., mais son utilisation courante et sa culture se sont vraiment propagées lors de la longue domination arabe en Espagne (Al Andalus) entre 711 et 1492. Depuis lors, le nom de l'Espagne a toujours été lié à celui du safran. La qualité du safran espagnol s'est rapidement popularisée dans le monde entier.

Le mot safran tire son origine du latin safranum, aussi ancêtre du portugais açafrão, de l'italien zafferano et de l'espagnol azafrán. Safranum vient lui-même du mot arabe aṣfar (أَصْفَر), signifiant « jaune », via la paronymie avec le mot zaʻfarān (زَعْفَرَان), le nom de l'épice en arabe.
Safran (épice) (http://fr.wikipedia.org/wiki/Safran_(%C3%A9pice))

http://www.chambresteranga.com/images/tourisme/safran2_web.jpg

dahmane1
12/03/2014, 14h55
A Istanbul, dans le dernier grand empire musulman du Proche-Orient, les Ottomans opèrent la synthèse culinaire de deux traditions, celle du monde arabo-musulman et celle de la Méditerranée gréco-romaine.

http://pmcdn.priceminister.com/photo/Yerasimos-Stephane-A-La-Table-Du-Grand-Turc-Livre-895438852_ML.jpg

dahmane1
12/03/2014, 22h33
La Calentica est un plat algérien d'origine oranaise, à base de farine de pois chiche, ce fut une spécialité importée par les Andalous, et plus précisément de la région de Murcia.
On peut recenser beaucoup d'appellations proches comme calentita ou galentita. On trouve également les termes karantika, karane, kalentika, grantéta, karantita, garantita ou garentéta.

http://www.tanger-experience.com/wp-content/themes/lifestyle_10/images/2013/02/caliente-marocain.png

dahmane1
15/03/2014, 22h45
Les huit siècles de la civilisation andalouse laissèrent leur empreinte dans divers aspects de la culture de la région et aussi dans sa gastronomie. Le goût arabe pour les pâtisseries à base de miel et de fruits secs est arrivé jusqu’à notre époque.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/87/G%C3%A2teaux_alg%C3%A9riens_Mostaganem.png

dahmane1
20/03/2014, 17h45
Caractérisée par une frugalité certaine, la cuisine kabyle se compose essentiellement de céréales, orge et blé dur, de légumes, de fruits et d’herbes cultivés dans les champs. Dans l’environnement souvent difficile des montagnes et collines escarpées, les Kabyles n’ont pas développé un art culinaire raffiné propre au milieu citadin. Les femmes ont déployé leur ingéniosité en utilisant les ressources de la nature, et en adoptant les divers apports des cultures avoisinantes.
C’est ce que l’on peut lire dans l’avant-propos de cet ouvrage entièrement dédié aux recettes kabyles ancestrales, recueillies par Hadjila Djenadi, une enseignante de Sidi Aïch (Béjaïa), soucieuse de transmettre aux jeunes filles d’aujourd’hui le savoir-faire culinaire des grand-mères berbères. C’est aussi une approche culturelle, puisque le but de cette publication est de protéger un patrimoine culinaire transmis de mère en fille, à travers les siècles. Des recettes haut en couleur, à base d'ingrédients simples et bio. Riche en céréales, agrémenté d’huile d’olive et parfumé d’herbes naturelles, l’art culinaire kabyle repose sur une alimentation saine. Retrouvez tout au long des pages de Assewi, les recettes d’antan comme amaqful n-catwa (couscous aux légumes d'hiver), abazin n-ilkodra (plombs aux herbes), tikurbabin (boulettes de semoule), tacawat (pâte feuilletée à la semouline), aftir uqasul (crêpes fines en sauce), tahbult n’zit (biscuit frit), seksu n-taga (couscous aux cardons), lasfang (beignets), seksu n-timzin (couscous à la semoule d’orge)… De quoi mettre vos papilles en fête !

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2010/05/05/article.php?sid=99681&cid=16

http://www.boutique-berbere.com/sites/default/files/106-154.jpg

dahmane1
20/03/2014, 19h59
Alors que la culture culinaire française se référencie principalement au « Menagier de Paris » (XIVè), dans les pays arabes, les livres de recettes s’écrivent depuis le VIIIè siècle.
.
L’influence de ces recettes fut importante. C’est suite à leur développement dans l’Al Andalus que les occidentaux commencent à goûter au lait d’amandes et aux saveurs aigres-douces.

Le Ménagier de Paris est un livre manuscrit d'économie domestique et culinaire écrit au XIVe siècle. Il est attribué à un bourgeois parisien et fut écrit à l'intention de sa jeune épouse afin de lui faire connaitre la façon de tenir sa maison et de faire la cuisine. Il comprend des enseignements en matière de comportement social et sexuel, des recettes et des conseils pour la chasse et le jardinage. Son intérêt est autant historique et linguistique que culinaire. Ce dernier aspect a cependant été le plus souvent mis en valeur aux XXe et XXIe siècles ; il passe pour être le plus grand traité culinaire français du Moyen Âge.
Il fut publié pour la première fois par le baron Jérôme Pichon en 1846 pour la Société des Bibliophiles français. http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9nagier_de_Paris


http://iloapp.kloreal.be/blog/histoire?ShowFile&image=1264675211.jpg
http://iloapp.kloreal.be/blog/histoire?ShowFile&image=1264778909.gif
http://i2.cdscdn.com/pdt2/5/3/2/1/700x700/9788889854532/rw/la-grande-cuisine-arabe-du-moyen-age-livre-d.jpg

dahmane1
20/03/2014, 22h28
(Kitâb al-Tabîkh fi'l-Maghrib wa'l-Andalus fi'asr al-Muwahhidin, connu sous le titre Anonyme andalou, ce manuscrit date du premier tiers du 13e siècle.)

Ce substitut de lait est aussi riche en vitamines que le lait de vache. C’est l’alternative idéale pour les personnes souffrant d’allergies aux lactoses, le lait d’amande permet également de garder la ligne car ce dernier contient moins de calories que le lait !


Sans cuisson

A partir d'amandes crues écalées vous pourrez fabriquer un lait d'amandes crues, compatible avec l'Alimentation vivante.

Faites tremper les amandes crues bio non émondées et bien sûr non rancies une douzaine d'heures, les amandes vont entamer le processus de pré germination qui augmentera leurs qualités nutritionnelles. Jetez l'eau de trempage. Rincez les amandes. Broyez les amandes au robot ou au blender.

Vous obtiendrez un liquide plutôt épais auquel vous pourrez ajouter de l'eau jusqu'à la consistance idéale d'un lait et puis éventuellement sucrer si vous le souhaitez.

Avec cuisson

Ingrédients :

100 g. d'amandes en poudre,
500 g. d'eau.

Préparation

Faire bouillir l'ensemble 10 minutes.
Filtrer au travers d'une passoire à mailles fines.
On obtient environ 450 g. de lait.
Le résidu peut être utilisé séparément dans une pâtisserie par exemple.

http://wlad-el-jej.com/wp-content/uploads/Smoothie-au-lait-damandes-dattes-et-vanille.jpg

dahmane1
22/03/2014, 12h26
L’art de la confiserie, nous l’avons vu dans la première partie, s’est développé à Bagdad et en Al-Andalus à partir de l’héritage grec et romain. Cette culture des sucreries s’introduit dans l’Europe chrétienne à partir du 13e siècle et connaît un succès retentissant parmi les élites...

Un ouvrage fondateur l’Antidotarium Mesuae

L’Occident chrétien reçoit les formules des confiseries arabes grâce au gigantesque travail de traduction de la littérature médicale musulmane réalisé en Italie et en Espagne dès le 11e siècle. La redécouverte de la médecine grecque via l’héritage arabe est à l’origine du renouveau et de la revalorisation de la discipline en Europe, ainsi que de son introduction dans les universités. Parmi les traités pharmaceutiques inspirés par les grabadins, l’Antidotarium Mesuae, d’un inconnu caché sous le pseudonyme de Mésué1, dévoile les bases de la confiserie occidentale. L’ouvrage est probablement italien et date du 13e siècle. L’auteur manifeste un intérêt particulier pour Avicenne et l’ « anonyme andalou »2 à qui il emprunte diverses recettes de confiseries.

Repris sous le nom d’électuaire, on y retrouve les gawarisnat de l’ « anonyme andalou » sous forme de berlingots ou de fondants à la menthe, au clou de girofle et au musc. Les électuaires aux amandes et aux pignons maghrébo-andalous3 sont eux aussi présents, à ceci près que le sucre y remplace le miel.

Le Pseudo-Mésué s’intéresse également aux fruits confits, comme les zestes de citron confits, dont il emprunte la technique à Avicenne. Il classe logiquement les nougats, les massepains et les guimauves parmi les lochs, traduction des la’uqat arabes. Enfin, ses juleb4, mellites5 et robs6, rappellent ceux du manuscrit anonyme7.

Les livres de confiserie

À l’instar de ce qui s’est passé dans le monde arabe, les recettes de confiserie passent de la pharmacopée aux livres de cuisine. Les formules aux fruits secs, aux zestes d’orange, aux fleurs ou aux coings sont reprises dans le Mesnagier de Paris et le Libro per cuoco du 14e siècle, où on rencontre aussi bien le sucre que le miel.

Au 15e siècle, la confiserie s’émancipe davantage de la pharmacopée et fait désormais l’objet d’un genre littéraire spécifique. Le premier livre de confiserie européen, le Libre de totes manieres de confits, paraît en Catalogne au 15e siècle8.

Au 16e siècle, en France, les livres de confiture lui emboîtent le pas. Le premier d'entre eux paraît à Paris en 1545 sous le titre Petit traicté contenant la manière pour faire toutes confitures, compostes, vins saulges, muscadetz & autres breuvages, parfunctz savons, muscadz, pouldres, moutardes, & plusieurs autres bonnes recettes. Il se base sur un manuscrit de la fin du 15e siècle qui sera publié sous les titres Manière de faire toutes confitures (1558) et Pratique de faire toutes confitures (1590). Entretemps, le célèbre astronome et apothicaire Nostradamus a publié l’Excellent et Moult utile opuscule à Lyon (1555).

http://culture.ulg.ac.be/upload/docs/image/jpeg/2014-01/nostradamus1.jpg

Nostradamus1Contrairement à ce qu’on lit parfois, Nostradamus n’est pas le premier auteur européen à donner la recette de fruits confits.
Il est tout de même parmi les premiers à éditer un livre de confiseries, l’Excellent et Moult utile opuscule (1555).

Ces œuvres, héritières à la fois des livres d’économie domestique et des secrets, conservent un aspect hétéroclite. Elles reprennent des recettes de pommades, de savonnettes, de parfums ou de remèdes contre la peste qui côtoient les boissons digestives, les confits au vinaigre et au sel, tout comme des préparations au sucre et au miel. Ces dernières comprennent les confitures et les marmelades, les fruits confits, les dragées de graines aromatiques et d’autres friandises servies d’ordinaire au dernier service du repas, à l’Yssue de table9.

Parmi ces douceurs, les fruits et les légumes confits héritiers des murrabayat arabes tiennent le premier rang dans l’Occident chrétien. Dans l’œuvre de Nostradamus, on en trouve de nombreuses formules à base de zeste de citron et d’orange, de gourde, de noix, de laitue, de cerise, de gingembre, d’amande, de petits limon et orange, de coing, d’écorce de bourrache, de poire et de panicaut10.

Bien entendu, les douceurs de la famille arabe des la’uqat tiennent également le devant de la scène. La friandise composée de poudre d’amande, de sucre et d’eau de rose porte désormais le nom de massepain, mot d’origine incertaine. Le nougat de pignon, quant à lui, est présenté sous le nom de Pignolat. On y trouve encore le Sirop rosat11, des gelées de cerise et de coing, du cotignac, l’antique defrutum qui ne fait pas allusion aux robs arabes, ainsi que le pénide d’Abulcassis12.

Un peu plus tard, en 1604, dans l’Ouverture de cuisine du Liégeois Lancelot de Casteau13, les recettes de confiseries sont bien présentes. Le massepain et les nougats aux pignons de pin ou aux pistaches paraissent avoir fait les délices des princes-évêques, tout comme le pastillage14 à la cannelle, à la poudre d’orange ou au musc. On y rencontre également une recette de biscuit d’origine italienne, la moustacholle. Composé de farine, d’œuf, d’amandes en poudre, de sucre, de cannelle, de clou de girofle, de noix de muscade et d’eau de rose, il s’agit probablement de l’ancêtre de nos spéculoos.



1 Pseudonyme emprunté au nom du médecin arabe Yuhanna Ibn Masawayh (777-857).
2 Voir première partie.
3 Classés parmi les ma’agin de l’anonyme andalou.
4 Sirop aromatisé à base d’eau et de sucre.
5 Sirop aromatisé à base d’eau et de miel.
6 Jus de fruit concentrés remontant au defrutum antique, à base de coing ou de grenade.
7 Liliane Plouvier, Le rôle d’al-andalus dans la transmission des connaissances de l’Orient vers l’Occident, l’exemple de la confiserie, Manger au Maghreb, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 2006, p. 42,43.
8 Idem, p. 43.
9 Philip et Mary Hyman, Les livres de cuisine imprimés en France, Livres en bouche, Cinq siècles d’art culinaire en Français, Paris, Hermann, 2001, p. 59.
10 Un substitut autochtone de gingembre.
11 Un sirop parfumé à la rose.
12 Michel de Nostradamus, Excellent & moult utile opuscule à touts necessaire, Lyon, Antoine Volant, 1556.
13 Maître queux des princes-évêques de Liège.
14 Mélange de sucre impalpable et de gomme adragante modelés en formes diverses.

Culture, le magazine culturel de l (http://culture.ulg.ac.be/jcms/prod_1425659/a-l-origine-de-la-confiserie/-2-la-confiserie-dans-loccident-chretien)

dahmane1
22/03/2014, 21h11
Sauce

ingrédients

2kg de plat de côtes de boeuf, coupé en 6 morceaux généreux
2 oignons
1,5kg de taghediwt
400g de tomates
1 branche de céleri
4 carottes
100g de pois chiches trempés la veille
1cc de bicarbonate ou levure
Le jus d'un demi citron
2 cs de piment doux moulu
1 cs de cumin moulu
1/2 cs de canelle moulue
3/4 de cs rase de sel
1/4 de cs de poivre
Huile d'olive

Préparation

Faire bouillir une grande quantité d'eau additionnée du citron et du bicarbonate. Couper les chardons en julienne, les rincer 3 fois.
Plonger les chardons dans l'eau bouillante et les blanchir pendant une quinzaine de minutes à compter de la reprise de l'ébullition.
Pendant ce temps, peler et émincer les oignons et le céleri. Dans une très grande marmite, faire chauffer de l'huile d'olive à feu moyen et y faire revenir l'émincé pendant 10 minutes, sans coloration.
Ajouter le bœuf, poursuivre la cuisson pendant 5 minutes à feu vif le temps de saisir la viande.
Ajouter alors les tomates et les épices, couvrir et laisser bouillonner pendant 15 minutes (en ajoutant un peu d'eau si les tomates ne sont pas juteuses!).
Verser 3L d'eau dans la marmite, porter à franche ébullition, ajouter les pois chiches, couvrir et laisser mijoter 45 minutes.
Peler et couper les carottes en gros tronçons.
Au bout des 45 minutes, ajouter Taghediwth et les carottes, et maintenir à petite ébullition à couvert jusqu'à ce que la viande soit bien fondante.

Préparer entre temps un excellent couscous, faire griller quelques piments et les peler...

Servir le tout très chaud avec une huile d'olive bien parfumée...

http://auto.img.v4.skyrock.net/7190/86517190/pics/3136569684_1_24_HF1UxRVQ.jpg

dahmane1
28/03/2014, 20h11
Cuisine algérienne (http://fr.wikipedia.org/wiki/Cuisine_alg%C3%A9rienne)

dahmane1
10/04/2014, 22h06
Parmi les pâtisseries de tradition arabe, l’Alfajor de Medina Sidonia, appelé à l’origine "alajú", vient du terme arabe "al-hasú" (fourré).

Friandise à base d'amandes, de noix et de miel, Alfajor en français biscuit fourré

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/eb/Alfajores.JPG

dahmane1
20/04/2014, 04h23
La pastilla est un plat traditionnel du Maghreb originaire d'Andalousie (Espagne), constitué d'une sorte de feuilleté (feuilles de ouarka ou warqa, proches de la feuille de brik), à base d'oignon, de pigeons (ou de poulet, de pintade, ou encore, plus récemment, de fruits de mer), de persil, de coriandre, d'œuf dur et d'amandes, mélange de sucré et de salé parfumé à la cannelle. Elle est souvent servie lors des fêtes, juste avant le plat principal.

La pastilla est présente en Algérie, à Tlemcen, Oran, Tiaret, Chlef, jusqu'à Alger... Elle varie selon les régions : pigeon, caille, poulet, viande hachée, poisson, fruit de mer, légumes... , saupoudré de sucre glace et décorée avec de la cannelle en poudre.

Ingrédients

9 feuilles de brick
500 g de fraises
250 g de crème pâtissière
20 g de beurre fondu
4 cuill. à soupe de sucre glace

Préparation

Préchauffez le four en position gril. Découpez les feuilles de brick en quatre. Posez-les sur la plaque du four et beurrez-les au pinceau.

Mettez une cuillère à soupe de sucre glace dans une petit passoire et saupoudrez-en les feuilles de brick.

Enfournez et faites dorer, en laissant la porte du four entrouverte et en surveillant sans arrêt. Sortez-les du four et réservez.

Lavez et équeutez les fraises. Coupez-les en rondelles. Mettez la crème pâtissière dans une poche à douille lisse.

Posez dans chaque assiette deux carrés de feuille de brick, les uns sur les autres. Nappez-les de crème pâtissière.

Recouvrez d'une couche de fraises. Posez à nouveau par-dessus deux carrés de fila. Recouvrez d'une nouvelle couche de crème, puis de fraises. Terminez par deux carrés de brick.

Saupoudrez du sucre glace restant et servez la Pastilla aux fraises aussitôt

http://www.recette-dz.com/static/images/recettes/294/medium/recettes-294110215121355.jpg

dahmane1
07/05/2014, 22h50
Les "andalousiens" (mot par lequel des historiens désignent maintenant les habitants de l'Andalousie musulmane) ont élaboré une cuisine dont Rudolf Grewe dit qu'elle est la cuisine d'Europe la plus raffinée de cette periode .

Liliane Plouvier a fait une liste de cet héritage : les andalousiens nous ont transmis le feuilletage, les pâtes alimentaires, les beignets, l'escabèche, le sucre, les sirops, les sorbets, les confitures, les bonbons, les fruits confits, les marmelades, les massepains et les nougats, les eaux distillées (eau de rose, eau de fleur d'oranger), les saveurs aigres-douces, les aubergines, les épinards, le musc et l'ambre (qui seront surtout employés en Europe à partir du 16e siècle)

Les andalousiens ont également transmis aux européens du Moyen Age les connaissances diététiques de leurs médecins...

C'est grâce à l'héritage d'al-Andalus que les cuisiniers médiévaux ont fréquemment utilisé en cuisine les amandes, le citron ou l'orange, et ont associé les fruits avec viande ou poisson. Cet héritage a ensuite été renié à partir du 17e siècle. On le redécouvre maintenant.

http://djyoix5pvhp80.cloudfront.net/images-produit/1483753.jpg

dahmane1
29/05/2014, 18h39
Nombreuses sont les légendes qui courent sur l’origine de ce dessert mythique. On l’attribue parfois aux Médicis. Ils l’auraient, dit-on, importé en France par l’intermédiaire de Marie de Médicis. Les recettes florentines ou vénitiennes de l’époque faisant état de pâte feuilletée en attribuent le mérite… aux Maures (ou Mores).

D’autres traditions prétendent qu’un cuisinier du nom de Feuillet l’aurait inventé au XVIIe siècle… mais on ne trouve pas trace de ce pâtissier miracle. D’autres encore assurent qu’un apprenti mitron de Louis XIII l’aurait créé par inadvertance. Quand on sait la difficulté de réalisation du gâteau, difficile d’admettre cette dernière histoire…

http://www.univers-recette.com/images/767-Mille-feuillesjpg


http://www.dailymotion.com/video/x18ilv6_m-fe_creation?start=12

dahmane1
30/05/2014, 22h52
Ingrédients

- 6 œufs

- 6 c-a-soupe bombées de farine

- 1 sachet de levure chimique

- 1 pincée de sel

- 1 verre d’huile neutre

- miel et fleur d’oranger

Instructions

1. Battre les œufs, ajouter la farine mélangée à la levure et la pincée de sel.

2. Chauffer l’huile dans une poêle et chauffer un peu d’huile dans une autre casserole.

3. Verser l’omelette dans la poêle et laisser cuire sur feu doux.

4. Verser sur l’omelette par cuillère à soupe l’huile qu’on a fait chauffer dans la casserole. La galette va gonfler.

5. Quand la face inférieure commence à dorer retourner la galette en vous aidant d’une assiette.

6. Continuer la cuisson en découpant la galette.

7. Déposer dans un plat et arroser de miel à la fleur d’oranger qu’on aura préalablement chauffé.



http://www.dailymotion.com/video/x15jy7n_el-mch_creation?start=2

dahmane1
06/06/2014, 20h26
La troisième partie du «Kitâb al Tabkh» se base sur l’analyse de recettes de pains et de douceurs. On pourra y lire 129 recettes parlant de tourtes.

Recette des M'Hadjebs:

-500g de semoule fine de blé dur (ce n'est pas de la semoule de couscous)
-3-4 cuillerées à soupe d'huile
-2 cuillerées à café de sel
-eau froide
-huile pour étaler

Garniture des Mhadjebs

-3 cuillerées à soupe d'huile d'olive
-7 tomates
-4 oignons
-1 poivron (rouge ou vert)
-4 gousses d'ail
-1 cuillerée à soupe de concentré de tomate
-1/2 cuillerée à café de harissa
-sel, poivre


http://www.youtube.com/watch?v=ZhalgoJRaA4

dahmane1
20/06/2014, 18h29
À Jijel, le couscous au poisson, appelé « seksou bel'hout », est une tradition bien ancrée chez la population.
Qu'il soit préparé sur commande dans les restaurants et les établissements hôteliers ou conçu à la maison par la ménagère, le couscous d'orge garni de tranches de poisson est incontestablement une sorte de légende culinaire, voire une « culture », à Jijel et dans sa périphérie immédiate. Une bonne présentation de ce mets, qui sacrifie ainsi à la tradition du « plat national » en tirant profit de la profusion de poisson dans cette cité côtière, tourne souvent au véritable chef-d'œuvre, autant pour les yeux que pour les papilles gustatives. Parmi la large panoplie de couscous préparé de par le monde, celui cuisiné dans les foyers de Jijel a une certaine particularité et là, les maîtres-queux du coin sont formels : le couscous jijelien au poisson est « invariablement apprécié » avant d'être adopté par quiconque le découvre pour la première fois. Le couscous d'orge garni de poisson a trôné en seigneur au cours du traditionnel concours organisé autour du meilleur plat préparé à base de poisson. Cette rencontre a permis de mettre au jour des talents insoupçonnés chez de nombreux cordons bleus de cette wilaya littorale.
A Jijel, le couscous au poisson est appelé « seksou bel'hout », qu'il soit de couleur blanche, à base de farine ou de blé ou encore de glands (ce dernier était, dit-on, très consommé par les combattants de l'ALN durant la révolution), ou plus sombre à base d'orge, le couscous reste le maître incontesté de la table ou de la meïda dans les familles de Jijel. « La réussite d'un couscous pour les Jijeliens ne dépend pas seulement de la sauce délicieuse qui sert à arroser les grains mais aussi de la qualité et du mode de préparation de ces derniers », avertit un restaurateur de la place avant d'expliquer avec moult détails la manière de préparer ce plat populaire dont l'existence remonte à des temps immémoriaux. Pour réussir cette recette traditionnelle, il faut d'abord bien choisir son poisson, dira-t-il avant de concéder que s'il jette plus volontiers son dévolu sur le mérou ou la bonite, des poissons bien charnus, il ne rechigne pas non plus à accommoder son couscous avec du rouget de roche ou de la sardine écaillée et vidée.
Les qualités de « fin cuisiner » de ce restaurateur qui se proclame « seul maître de ses fourneaux » ne semble avoir d'égale que sa volubilité : « Il vous faut des oignons râpés, une gousse d'ail hachée, un petit bouquet de persil, de la tomate fraîche pelée et hachée, deux cuillerées à café de sel, trois ou quatre pommes de terre coupées en deux - dans le sens de la longueur -, une pincée de cumin, un peu de poivre noir, deux feuilles de laurier et quatre cuillerées à soupe d'huile de table. » A moins d'être stoppé net dans ses envolées emphatiques dédiées au « seksou bel'hout », le bonhomme irait même jusqu'à préciser l'intensité du feu de la cuisinière pour bien faire mijoter la sauce ! Le succès jamais démenti de ce plat dans l'antique Igilgili a fait que dans les magasins d'alimentation générale, le couscous d'orge, roulé et prêt à l'emploi, est vendu aussi bien en vrac que conditionné dans des sachets de 1 kg ou plus. A Jijel ville, ce plat de grand-mère garnit chaque vendredi au moins les tables, selon un rite observé depuis la nuit des temps.
Il n'a pas été détrôné par l'apparition de nouveaux modes de consommation, même les jeunes qui ont un penchant prononcé pour les hamburgers, cheeseburgers, panini ou le sempiternel « frites-omelette », restent fidèles au sacro-saint couscous du vendredi. C'est dire que le « seksou bel'hout », plus qu'une tradition, est bel et bien une culture au pays des Kotama.
http://www.djazairess.com/fr/elwatan/147606

http://www.jijel-echo.com/IMG/jpg/seksou_belhout-_2.jpg

rycerz
20/06/2014, 23h37
dahmane1,
tu sais, que j'ai retrouver mon appétit on jetant un coup d’œil sur ce topic, c'est magnifique comme plats, je savait pas qu'on a une gastronomie très riche

dahmane1
21/06/2014, 03h36
dahmane1,
tu sais, que j'ai retrouver mon appétit on jetant un coup d’œil sur ce topic, c'est magnifique comme plats, je savait pas qu'on a une gastronomie très riche

"L'Homme est ce qu'il mange", et tu as raison de dire que certains font tout pour nous faire oublier ce que nous sommes.

romance
22/06/2014, 15h58
La troisième partie du «Kitâb al Tabkh» se base sur l’analyse de recettes de pains et de douceurs. On pourra y lire 129 recettes parlant de tourtes.

Recette des M'Hadjebs:

-500g de semoule fine de blé dur (ce n'est pas de la semoule de couscous)
-3-4 cuillerées à soupe d'huile
-2 cuillerées à café de sel
-eau froide
-huile pour étaler

Garniture des Mhadjebs

-3 cuillerées à soupe d'huile d'olive
-7 tomates
-4 oignons
-1 poivron (rouge ou vert)
-4 gousses d'ail
-1 cuillerée à soupe de concentré de tomate
-1/2 cuillerée à café de harissa
-sel, poivre


http://www.youtube.com/watch?v=ZhalgoJRaA4

c est tes bon ce genre de msemen farci j en fais regulierement hier samedi j ai fais des rlingots ( baghir) comme disent les marocains avec poivrons iognons tomates et ails mais une seule te cale facilement

romance
22/06/2014, 16h00
dahmane1,
tu sais, que j'ai retrouver mon appétit on jetant un coup d’œil sur ce topic, c'est magnifique comme plats, je savait pas qu'on a une gastronomie très riche

des fois sur canal Algérie ils montrent de ces plats ancestrales je reste toute ébahie devant tant d eplat qui la plupart sont oublies de la menagere d aujourd’hui hui et moi meme je ne connais pas

faut dire qu ils montrent tout les plats de l Algérie entiere donc forcement on ne peut pas tout connaitre car cela depend de ta region a chaque region a sa propre cuisine ses propres plats et rites

dahmane1
22/06/2014, 19h15
des fois sur canal Algérie ils montrent de ces plats ancestrales je reste toute ébahie devant tant d eplat qui la plupart sont oublies de la menagere d aujourd’hui hui et moi meme je ne connais pas

faut dire qu ils montrent tout les plats de l Algérie entiere donc forcement on ne peut pas tout connaitre car cela depend de ta region a chaque region a sa propre cuisine ses propres plats et rites

Ils ne sont pas oubliés, mais seulement occultés. Tous ces plats existent à nos jours, sous une autre identité usurpée, dans la cuisine raffinée occidentale !!!

dahmane1
22/06/2014, 19h33
http://www.laviedemondoudou.com/blog/wp-content/uploads/2012/11/berlingot3.jpg

La traduction française du Fudalat al-Khiwan est un document précieux qui permet d'avoir une meilleure idée du patrimoine culinaire d'al Andalus. La 9e partie est composée de 7 chapitres : sur les préparations au miel, les différents genres de pâtisseries et corollaires.

Ingrédients

◾sucre : 250 g
◾ glucose : 25 g
◾ extrait de citron : 1 cl
◾ eau : 8 cl
◾ colorant : 2 gouttes
◾ huile : 2 c. à soupe

Préparation

1 Mettez le sucre, le glucose, l'extrait de citron et l'eau dans une casserole, portez à ébullition et laissez cuire jusqu'à 150°C au thermomètre de cuisson.

2 Huilez une plaque, et versez le sucre bouillant dessus.

3 Ajoutez le colorant.

4 Prenez ensuite le sucre et étirez-le puis repliez-le jusqu'à ce qu'il soit uniforme et soyeux, il doit rester souple.

5 Roulez-le en boudins de 2 cm de diamètre.

6 Découpez le premier berlingot avec des ciseaux en le faisant tourner d'1/4 de tour chaque fois.

7 Etalez les berlingots en évitant qu'ils ne se touchent.

8 Laissez refroidir.

yasmi
23/06/2014, 10h18
Quelqu'un saurait comment on prépare un plat algérois dont je ne connais pas le nom.
C'est fait à base de frites accompagnés d'une sauce.
Mon mari en raffole ...

dahmane1
23/06/2014, 10h28
Quelqu'un saurait comment on prépare un plat algérois dont je ne connais pas le nom.
C'est fait à base de frites accompagnés d'une sauce.
Mon mari en raffole ...

Comme moi, normal pour un kabyle algerois lol

tu parles surement du "k'bab" en sauce blanche !

dahmane1
23/06/2014, 10h36
http://p3.storage.canalblog.com/34/75/820201/67027744.jpg

Ingrédients:

•des morceaux de poulet
•1 kg de pomme de terre
•2 gros oignons
•1 botte de persil
•1 citron
•sel, poivre, cannelle
•1 cas de smen (de beurre ou d'huile)
•huile pour la friture
•1 œuf
•1 poignée de pois chiche trempés la veille

Préparation:

Commencer par préparer la sauce en mettant, le gras dans une cocotte avec les morceaux de poulet, 1 oignon râpé, le sel, les épices et les pois chiche. Rajouter juste un tout petit peu d'eau et faire revenir une dizaine de minutes en remuant. Couvrir d'eau et poursuivre la cuisson. D'autre part, éplucher les pommes de terre et les couper en grosses frites. Les faire frire et les réserver. Après cuisson du poulet, le retirer de la sauce, le mettre dans un plat allant au four, passer dessus un peu d'huile et enfourner pour quelques minutes le temps d'obtenir une belle couleur dorée. Battre légèrement 1 œuf, lui rajouter un jus de citron, quelques feuilles de persil haché et verser sur la sauce, laisser 2 minutes et éteindre le feu.

Au moment de servir, mettre des frites dans une assiette avec le poulet doré, verser dessus une louche de sauce et parsemer d'oignon émincé et de persil ciselé. Servir avec des quartiers de citron.

dahmane1
23/06/2014, 11h03
Monsieur yasmi doit surement aimer aussi la SFIRIA ! spécial ramadan

Manger algerien (POSTE 61)

romance
23/06/2014, 19h24
oui ca doit etre surement ce plat

les algérois cuisinent beaucoup avec la sauce blanche contrairement aux gens de l ouest comme moi en sauce rouge

dahmane1
23/06/2014, 19h35
Al-Andalus nous a laissé 2 livres de cuisine : Kitâb al-Tabîkh ou Anonyme Andalou et Fudalat al-Khiwan. On retrouve cette cuisine à travers de nombreuses recettes actuelles du Sud, du Maroc à la Turquie. Mais cet héritage se retrouve particulièrement dans la cuisine de plusieurs villes du Maghreb, car les habitants de Cordoue se sont réfugiés à Tlemcen (Algérie), les habitants de Séville à Ifriqiya (Tunisie), les habitants de Valence à Fès et ceux de Grenade à Tetouan et Chechaouen (Maroc).

http://img4.hostingpics.net/pics/135638lhamlahlou1.jpg


Ingrédients:

- 200 g de pruneaux
- 100 g de raisin sec
- 2 pommes
- 6 bonne c à s de sucre en poudre
- 1 bâton de cannelle
- 2 fleurs d'anis
- 2 c à s d'eau de fleurs d'oranger
- 1 c à s de smen ou beurre
- 250 ml d'eau

Préparation:

•Dans une marmite en terre cuite faire fondre le beurre ajouter ajouter le sucre , l'eau, la cannelle, la fleur de l'anis et l'eau de fleur d'oranger.
•Ajouter les pruneaux et les raisins et les pommes éplucher et couper en quatre.
•Laisser cuire jusqu'à ce que les pommes deviennent fondante.

dahmane1
23/06/2014, 19h38
oui ca doit etre surement ce plat

les algérois cuisinent beaucoup avec la sauce blanche contrairement aux gens de l ouest comme moi en sauce rouge

bonjour romance

Les sauces blanches sont aussi présentes à Constantine, selon Makrouda

yasmi
25/06/2014, 16h04
Merci Dahmane pour la recette, par contre je connais pas sfiria, çà ressemble à quoi ?

dahmane1
25/06/2014, 18h22
Merci Dahmane pour la recette, par contre je connais pas sfiria, çà ressemble à quoi ?

Elle ressemble à quelque chose de très bon lol

salem yasmi


http://www.youtube.com/watch?v=0Yc5abpO780

au_gré_du_vent
26/06/2014, 12h24
c'est le genre de recettes récup:)

Merci Dahmane pour la recette, par contre je connais pas sfiria, çà ressemble à quoi ?

dahmane1
26/06/2014, 19h28
c'est le genre de recettes récup:)

c'est quoi gre une recette récup !?

yasmi
26/06/2014, 23h19
c'est le genre de recettes récup:)

Il est important de faire de la recup c'est vrai qu'on gaspille beaucoup.

dahmane1
27/06/2014, 18h03
INGREDIENTS POUR LA SAUCE :

- 2 litres d’eau,
- 1 oignon,
- 1 paquet d’épinards ou bleds sauvages,
- 2 à 4 tomates ou 1 cuillerée de concentré de tomate,
- 4 ou 5 gousses d’ail,
- 1 cuillère à café de poivre noir,
- 1 cuillère à soupe de poivre rouge,
- sel, kosbar, huile.

INGREDIENTS POUR LA Pâte :

- 1 kg de semoule fine,
- sel, eau.

Préparation

– Mettez l’eau à bouillir, coupez les épinards et plongez-les dans l’eau bouillante.
– Dans une assiette, mélangez oignon rapé, poivre rouge, poivre noir, sel, huile et tomate. Versez le tout dans la marmite. Aprés un instant, pilez le kosbar avec l’ail et ajoutez-le à la sauce.
– Pétrissez la semoule longuement avec eau et sel en coupant avec les mains de temps à autre, allongez la Pâte avec un peu d’eau en la travaillant jusqu’à ce que le mélange soit homogène et un peu mou. Divisez la Pâte en boules de la grosseur d’une mandarine. Trempez vos doigts dans de l’huile, étalez en feuille une boule de Pâte avec les deux mains. Prenez cette feuille délicatement et plongez-la dans la sauce sans la plier et sans la couvrir de sauce.
– Refaites l’opération jusqu’à épuisement de la Pâte. Avant de plonger chaque feuille, recouvrez la premiére de sauce et plongez-la au fond de la marmite afin d’éviter l’accolement et la formation de gros morceaux de Pâte.
– Servez bien chaud

Si vous m'invitez, je l'aime bien piquante avec felfel aqar7ene lol

http://static.blog4ever.com/2009/10/357654/artimage_357654_3164661_201101170457510.jpg

dahmane1
28/06/2014, 22h48
[QUOTE=dahmane1;164765]Préchauffer le four à 95°.
Prévoir un moule à cake.

Faire le caramel de base sur un feu doux
Dans une petite casserole parfaitement nettoyée avec,
50gr de sucre,
Une cuillerée à soupe d'eau,
Trois gouttes de citron.

Pendant ce temps lancer le sirop.
Parfumer avec un ou deux bâtons de cannelle.
Arrêter le feu après deux minutes d'ébullition.

Lorsque le caramel est terminé,
Le faire couler dans le moule à cake.

Lorsque le sirop est prêt,
Le refroidir:
Poser la casserole dans un bac rempli de glaçons.

- Un dessert à faire impérativement la veille pour le lendemain.

- Servir accompagné de fruits acides pour obtenir un contraste
avec la douceur et l'onctuosité du tocino del cielo .

- Parfait pour une mignardise,
le découper en petit carrés et le servir dans une petite cuillère

http://www.spanish-food.org/images/slide-tocino-cielo.jpg

dahmane1
02/07/2014, 22h34
La paella est une tradition qu'avaient les arabes lorsqu'ils étaient en Andalousie. La tradition voulait que l'on conserve les restes de tous les jours précédant le vendredi pour ensuite les méler au sein d'un plat unique servi le vendredi, aujourd'hui le couscous est devenu le plat du vendredi. Le mot paella vient de la contraction du mot بقياة (se prononce bakhya) qui désigne les restes.

Ce sont aussi les Arabes qui ont ramené le riz en Espagne.

La paella actuelle, avec les ingrédients connues, se nomme tout simplement "le riz à l'espagnol "
"Arros (riz) Con pollo "poulet" = riz au poulet est également identique à la paella , les ingrédients changes peu , puisque les fruits de mer sont remplacés par le poulet.


http://www.youtube.com/watch?v=JzCOo_010aw

dahmane1
03/07/2014, 19h35
Ingredients :

1 kg de crevette
1 gousse d'ail
2 tomates
1 piment
1/2 c. à café de cumin
1 cuil. à café de paprika
3 cuil. à soupe d'huile
sel, poivre

Préparation

Pour préparer la recette de crevette en sauce relevée- chtitha :

Décortiquer les crevettes, les laver, les laisser égoutter. Faire une sauce relevée avec ail, piment, poivre noir, cumin. Peler la tomate, la couper en petits morceaux, arroser d'huile.

Faire revenir 5 mn. Recouvrir d'un demi-litre d'eau, ajouter les crevettes et paprika. Laisser mijoter à feu moyen pendant 30 mn.

http://www.douniacuisine.com/image-recette/81.jpg

dahmane1
04/07/2014, 20h54
L’Andalousie - Cordoue, Séville, Grenade, et leur remarquable architecture mauresque. Pendant des siècles, les Maures ont régné en maîtres dans cette région méridionale de la péninsule ibérique. Ils ont marqué de leur empreinte le pays et les hommes. Les Maures ont perfectionné les systèmes d’irrigation hérités de l’époque romaine et permis ainsi l’exploitation de terres incultes. Car la pluie ne tombe que pendant les doux mois d’hiver. En été, le thermomètre affiche plus de 40° C.

La cuisine andalouse est adaptée au climat. Elle sait rester légère. Le célèbre gazpacho, soupe froide de légumes, vient d’Andalousie. Il se dégustait autrefois à la lisière des champs ou à l’ombre de la vigne, lors d’un déjeuner rafraîchissant. Les fritures à l’huile d’olive, qui n’ont rien de gras au goût, sont aussi issues d’une longue tradition. D’ailleurs les Espagnols appellent zona de fritos le sud de leur pays. Les FRITÀS de Rosa et la CALABAZA FRITÀ de Pablo sont des plats typiquement andalous - ainsi que tous les plats à base d’amandes, de préférence fraîches. Les Arabes, qui ont introduit l’amandier d’Afrique du nord, ont aussi importé une coutume culinaire : la sauce aux amandes.

Comme le gazpacho, la frità est un plat que les Andalous consomment volontiers dehors, en pique-nique. Elle est encore meilleure le lendemain - chaude ou froide . Son goût caractéristique vient de la sauce aux amandes et à l’ail. N’hésitez pas à en préparer de grandes quantités !

Ingrédients


Lapin : 1 lapin (ou 1 poularde) de 1,5 kg, sel, poivre, 50 ml d’huile d’olive, 200 ml de vinaigre blanc

Légumes : 2 gros poivrons rouges, 4 poivrons verts, 2 oignons moyens, 500 g de tomates ou 300 g de tomates pelées égouttées, 50 ml d’huile d’olive

Champignons : 500 g de pleurotes, 30 ml d’huile d’olive

Purée d’ail et d’amandes : 100 g d’amandes, 3 grosses gousses d’ail, 30 ml d’huile d’olive, ¼ bouquet de persil plat

https://azititou.files.wordpress.com/2012/10/frita01.jpg?w=535

Recette

Dépecer le lapin ou la poularde en autant de morceaux que possible (pour un lapin : couper les râbles et les pattes de derrière en deux ; pour une poularde : couper la carcasse, les blancs et les cuisses en deux). Déposer les morceaux dans une casserole et arroser d’huile, saler, poivrer. Remuer pour bien répartir l’huile et l’assaisonnement. Faire dorer les morceaux. Arroser de vinaigre et cuire à couvert pendant 20 minutes à feu doux. Retirer du feu.

Faire griller les poivrons rouges directement au-dessus d’une flamme, jusqu’à ce que la peau forme des cloques et noircisse. Peler les poivrons avec précaution, retirer la base de la queue et les pépins. Couper en languettes de 2 cm de large. Réserver. Mélanger délicatement à la viande.

Retirer la base de la queue et les pépins des poivrons verts, les couper en languettes de 2 cm de large. Inciser légèrement les tomates à la base de la queue, les plonger brièvement dans l’eau bouillante, les passer sous l’eau froide avant de les peler. Couper les tomates et les oignons en petits morceaux de 2 cm, retirer les pépins des tomates. Faire revenir rapidement les légumes dans l’huile. Ils doivent rester croquants. Si on utilise des tomates en boîte, faire revenir rapidement les oignons et les poivrons, puis faire cuire les tomates à part dans de l’huile pendant 10 minutes. Mélanger délicatement à la viande.

Nettoyer les champignons. Les couper en lamelles de 2 cm de large. Faire revenir dans l’huile en remuant régulièrement jusqu’à ce que l’eau soit évaporée. Saler légèrement pendant la cuisson. Ajouter à la viande.

Eplucher l’ail et le faire dorer légèrement dans l’huile avec les amandes. Retirer de la casserole, laisser égoutter. Piler l’ail et le persil dans un mortier pour obtenir une pâte. Ajouter à la viande. Servir aussitôt, ou de préférence le lendemain - chaud ou froid. Rectifier l’assaisonnement. Servir avec du pain blanc.

yasmi
07/07/2014, 14h32
Tu cuisines tous ses plats Dahmane ou alors tu te contentes de les manger :lol:

au_gré_du_vent
07/07/2014, 14h48
il ne sait rien faire Dahmane sans sa femme

c'est une qbaylya....
Tu cuisines tous ses plats Dahmane ou alors tu te contentes de les manger :lol:

dahmane1
07/07/2014, 16h47
Tu cuisines tous ses plats Dahmane ou alors tu te contentes de les manger :lol:

Des fois je me contente de les admirer lol mais la cuisine algérienne et ses senteurs provoquent en moi à chaque fois une faim de loup lol


il ne sait rien faire Dahmane sans sa femme

c'est une qbaylya....

dayra fernassa en cuisine lol elle prétend que Abas Ibn Fernas est un parent, et qu'elle a des racines en andalousie lol

dahmane1
07/07/2014, 22h19
Les traces de l’influence arabe dans la culture gastronomique espagnole sont omniprésentes. Le contraire serait par ailleurs étonnant car il y a eu des territoires d’Al-Andalus dans lesquels la domination arabe a été ininterrompue durant presque 800 ans.

Cette influence est à l’origine de la prédominance des saveurs sucrées dans la cuisine espagnole. La canne à sucre, introduite en Espagne par les arabes autour du IXème siècle, permettait la consommation d’un produit qui, pour le reste de l’Europe, restait alors une marchandise exotique : le sucre.

Les arabes considéraient aussi comme aliments (plutôt que comme raretés) d’autres produits « exotiques » cultivés ou produits en Espagne, comme le riz et les pâtes, qui sont aujourd’hui à la base des plats « stars » de la gastronomie espagnole : la paella de Valence, le riz au lait, la fideuá …

A cette époque, la consommation des légumes commence aussi à se développer avec l’introduction des épinards, des asperges, des aubergines, des artichauts, etc… qui peuvent se consommer mélangés, cuisinés ou crus (quelque chose qui était impensable auparavant), et qui ont conduit à des plats comme le pisto manchego (élaboré alors sans la tomate), ou l’escalibada catalane. Les purées et crèmes de légumes sont aussi un héritage des recettes arabes.

Un grand nombre de fruits parmi les plus habituels et les plus consommés, comme les oranges, les citrons, les bananes, les pastèques, les melons et les grenades, ont été répandus par les peuples arabes, tout comme l’habitude d’élaborer avec eux des confitures et des jus.

Les amandes, connues et consommées dans la péninsule depuis très longtemps, vont voir leur goût se raffiner à travers les milliers de recettes sucrées qui sont arrivées jusqu’à nous, comme le Massepain de Tolède, la Torta real de Montril ou le turrón d’Alicante.

Les épices introduites par les peuples arabes, telle que la cannelle, le safran, le cumin, le gingembre, le sésame, la coriandre, l’origan, le thym, la lavande ou la noix de muscade, sont aussi devenues une part essentielle de la cuisine espagnole.

C’est aussi à cette période d’occupation de la péninsule par les peuples arabes que les viandes commencent à être présentées à table accompagnées de légumes, tel qu’on le fait aujourd’hui dans tous les foyers espagnols.

Le développement des recettes à base de viande hachée, ou du moins découpée comme les albóndigas et les saucisses, qui ont incorporé plus tard la viande de porc, donnant lieu probablement aux multiples variantes des charcuteries des régions espagnoles.

Un autre exemple de l’héritage reçu des peuples arabes est l’ordre dans lequel les plats sont servis, commençant par les soupes et salades, puis les poissons et les viandes, pour finir avec les desserts, comme recommandé par Ibn Rushd (remarquable philosophe arabe du Moyen Age) dans un de ses traités.

Et pour finir, un héritage arabe qui a bouclé la boucle : la coutume de retourner le poisson dans la farine avant de le frire. Cette pratique a été transmisse pour les arabes aux moines jésuites, qui plus tard transmettraient cette recette au Japon, dans leur travail d’évangélisation. Finalement, elle est retournée en occident transformée sous la forme de la délicieuse tempura.

Qui croyait que la mondialisation était une invention du XXIème siècle ?

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51NSR4ZXilL._SY300_.jpg

dahmane1
08/07/2014, 03h24
http://www.lesfoodies.com/_recipeimage/recipe/14329/w/430

Ingrédients

500g de viande d'agneau 2 cuilléres d'huile 1kg de pommes de terre 2 oeufs 2 cuillres de farine eau
sel
poivre
huile a frire
oignon
ail
citron
persil

Préparation:

Mettre la viande qu'on a lavée dans la marmite. Ajouter le sel, le poivre noir, l'oignon haché, l'ail et 3 cuilleres d'huile.

Laisser cuire pendant 10mn puis arroser ceci avec 1 litre d'eau.

D'un autre coté, bouillir les pommes de terre dans l'eau le temps d'une demi cuisson puis les egoutter, les eplucher, les couper en rondelles.

Battre les oeufs et leur rajouter la farine . plonger les rondelles de pommes de terre dans les oeufs, les frire dans l'huile bouillie.

Lorsque la viande est cuite, ajouter les rondelles de pommes de terre à la sauce . servir le plat garni de tranches de citron et de persil

dahmane1
08/07/2014, 03h41
Le nom de notre fameuse « aubergine » nous vient directement de l'arabe « al-bâdinjân » (الباذنجان ). Un autre nom latinisé lui sera aussi attribué durant longtemps : celui de « mélongène ». Cela nous laisse deviner une pénétration en deux temps du charmant légume en Occident, toujours à partir du monde arabe : d'un côté, une entrée directe et ancienne par l'Espagne musulmane ; de l'autre, une plus récente par l'Italie. C'est semble-t-il au XVIIIe s. que le terme d' « aubergine » prend définitivement le pas sur celui de « mélongène » ; elle est l'appellation courante dans le dictionnaire de 1798.


http://www.youtube.com/watch?v=FrGt9ReBi38

L'étrangère
08/07/2014, 10h55
Elle ressemble à quelque chose de très bon lol

salem yasmi


http://www.youtube.com/watch?v=0Yc5abpO780

C'est pas un footballeur le cuisiner ? :lol:

On fait la sfiriya mais vraiment différemment..

dahmane1
08/07/2014, 15h47
C'est pas un footballeur le cuisiner ? :lol:

On fait la sfiriya mais vraiment différemment..

il n'y a rien qui interdit à un cuisinier de jouer au foot, et vis versa lol

dis nous ya lala comment toi tu la fais

saha ftourek

ahmeddamien
08/07/2014, 15h57
Le nom de notre fameuse « aubergine » nous vient directement de l'arabe « al-bâdinjân » (الباذنجان ). Un autre nom latinisé lui sera aussi attribué durant longtemps : celui de « mélongène ». Cela nous laisse deviner une pénétration en deux temps du charmant légume en Occident, toujours à partir du monde arabe : d'un côté, une entrée directe et ancienne par l'Espagne musulmane ; de l'autre, une plus récente par l'Italie. C'est semble-t-il au XVIIIe s. que le terme d' « aubergine » prend définitivement le pas sur celui de « mélongène » ; elle est l'appellation courante dans le dictionnaire de 1798.


http://www.youtube.com/watch?v=FrGt9ReBi38

salam
je ne connaissais pas lamelongene
joli
saha ftorkum dahmane

dahmane1
08/07/2014, 16h02
salam
je ne connaissais pas lamelongene
joli
saha ftorkum dahmane

wa ma outitoum mina el3ilmi illa qalila

saha ftourek Ahmed
salem

ahmeddamien
08/07/2014, 16h06
Le Mtabbal ( متبل الباذنجان) est une purée d’aubergines grillées et de tahineh (طحينة) ou crème de sésame, c’est un incontournable du Mezzé. On peut ou pas ajouter du yaourt, les 2 variantes (avec/sans) existent. Il se déguste avec du pain oriental.

Pour les ingrédients, il vous faut :

une aubergine
un yaourt bulgare (125g)
2 c.s de tahineh
2 c.s de jus de citron
2 gousses d’ail
du sel

Pour la déco :

menthe séchée
piment d’alep
huile d’olive

Laver l’aubergine puis la faire griller directement sur le feu de la plaque de cuisson. Je ne conseille pas de faire griller au four (comme c’est souvent préconisé) car le goût est très différent dans ce cas, il doit normalement être fumé.

Retourner l’aubergine dès que la peau commence à brûler. Lorsque celle-ci est complètement "brûlée" (ou carbonisée) de tous les côtés, retirer l’aubergine du feu. Laisser refroidir quelques minutes puis ôter la peau (elle se décolle très facilement).

Piler la chaire de l’aubergine. Je ne suis pas d’avis de mixer au robot, traditionnellement on pile l’aubergine dans un mortier. Ainsi, il reste des petits morceaux d’aubergine (visible sur la photo). La consistance ne doit pas être celle d’une crème parfaitement lisse (comme pour le hoummos).

Dans un récipient, mélanger la tahineh au citron puis ajouter l’ail pilé et le sel (quantité selon le goût). Ajouter l’aubergine puis le yaourt. Bien mélanger.

Enfin disposer dans une assiette, décorer de menthe séchée et piment puis verser de l’huile d’olive. Habituellement on décore avec des grains de grenade.

Sahten !! Bon appétit !!


Mtabbal ou caviar d’aubergine | Paris-Alep (cuisine syrienne) (http://parisalep.com/2009/10/08/mtabbal-ou-caviar-daubergine/)

je confirme c est super bon
photos dans le site

dahmane1
08/07/2014, 16h34
Ibn Hadjjâdj-al Ichbili de Séville, de la fin du XIe et XIIe siècles, est de ces Banû du Yémen. Il semble qu’il ait consacré un livre au seul épinard, considéré comme le roi des légumes. ("Les jardiniers andalous" d’Ibn al-Awwam)

http://a136.idata.over-blog.com/600x450/3/72/39/98/Juillet13/quiche-epinards-boursin-copie-1.jpg

L'étrangère
08/07/2014, 20h35
il n'y a rien qui interdit à un cuisinier de jouer au foot, et vis versa lol

dis nous ya lala comment toi tu la fais

saha ftourek

isalmek saha ftokoum à tous

Alors voici la recette : Avant, il y a très longtemps fi qadimi zamen, le pain était précieux donc au lieu de le jeter on le laissait durcir pour en faire des sfiriya. On prend du pain durci que l'on mouille pour en faire une espèce de pâte, des oeufs, du coriandre, poivre, sel, ça c'est la recette de base, on peut rajouter du poulet. On mélange et on commence à faire des petits beignets que l'on faire frire.

Cette recette peut se manger en accompagnement de la chorba, ou on peut faire une sauce bayda avec du poulet et verser sur les sfiriyettes..

Chahiya tayiba

dahmane1
10/07/2014, 02h47
Recueil de recettes compilées à Bagdad à la fin du 10e siècle par Abu Muhammad al-Muzaffar ibn Nasr ibn Sayyâr al-Warrâq. Warrâq signifie copiste en arabe : le livre est une compilation de recettes du 8e au 10e siècle, dont celles du premier Livre de cuisine en arabe, écrit à Bagdad à la fin du 8e siècle par Abou Ishaq Ibrâhîm ibn al-Mahdî, le demi-frère cadet du calife des Mille et une nuits, Haroun al-Rashid. Le Kitâb al-Tabîkh d'Al-Warrâq est le premier livre de cuisine arabe qui soit parvenu jusqu'à nous en entier.

http://iloapp.kloreal.be/blog/histoire?ShowFile&image=1264778909.gif
Kitâb al-Tabîkh d'Al-Warrâq, manuscrit d'Helsinki
National Library of Finland, signum Coll. 504.14 (Arb rf)

Texte traduit en anglais par Nawal Nasrallah, Annals of the Caliphs' kitchens, Brill, 2007.
David Friedman : Une partie du texte en arabe.

Ce livre est à la fois livre de cuisine, de diététique, de cosmétique et manuel de politesse à table. Le Ménagier de Paris, vers 1393, donne quelques recettes d’hygiène en fin de son livre de recettes. A la fin du 15e siècle, paraît La pratique de faire toutes confitures (imprimé au 16e siècle) qui est un manuel pour le service d'office. Il regroupe tout ce qu’un bon serviteur doit savoir pour servir les convives d’un banquet : recettes de confiture, de boissons, de vinaigres, d’eaux distillées, de savons, de parfums et de moutardes. Au 10e siècle, soit plusieurs siècles avant ces livres français, le Kitâb al-Tabîkh d’Al-Warrâq propose une anthologie de l’art culinaire abbasside : livre de diététique, livre de cuisine, livre de cosmétique et de service de table. Il comprend 132 chapitres de longueur très variable (certains chapitres n’ont qu’une recette, d’autres une vingtaine) pour 615 recettes. Al-Warrâq n’est pas seulement un copiste de recettes, il propose de nombreuses anecdotes, des poèmes ou des citations littéraires pour illustrer son propos dans certains chapitres. Il cite certaines de ses sources. Une trentaine de noms sont cités, auteurs de livres de cuisine ou de diététique, auteurs de recettes, en majorité des personnes des 8e et 9e siècles.

dahmane1
12/07/2014, 02h20
Cuisine constantinoise (http://www.constantine-hier-aujourdhui.fr/laculture/gastronomie/menu.htm)

http://p0.storage.canalblog.com/07/79/48772/28502630.jpg

dahmane1
18/07/2014, 03h44
Le livre de cuisine arabe du Xe siècle, Kitab al-Tabikh de Muhammad bin Hasan al-Baghdadi, cite six recettes pour le khubz, tous cuits dans un four.

http://i62.servimg.com/u/f62/12/52/20/89/p1040411.jpg

Inventée au tournant du XXème siècle, la baguette, avec sa forme longue, est le pain le plus demandé dans les boulangeries.Auparavant, le pain était sous forme de miche. Il se conservait longtemps...
Est-ce pour imiter la forme des baguettes viennoises, découvertes à Paris à la fin du XIXème siècle, que les boulangers parisiens se sont mis à donner cette nouvelles forme à leur pain ? Ou bien cette forme de baguette était-elle déjà présente au XVIIème siècle en France ? Toujours est-il que dans les années 1920, la baguette a détrôné la miche sur la table des Français et dans les boulangeries.
Sa forme longue et sa farine blanche en ont vite fait un pain de plaisir. La baguette se conserve peu et nécessite donc que l’on retourne quotidiennement à la boulangerie. Est ce une autre raison pour laquelle les boulangers se sont convertis à la baguette ? La boulangerie devient alors un commerce de proximité, où l’on se rend tous les jours.

http://www.evous.fr/Une-breve-histoire-de-la-baguette-en-France,1176353.html

dahmane1
21/07/2014, 16h00
http://p1.storage.canalblog.com/18/89/48772/27865748.jpg

La Palouza est une préparation mi crème-mi flan d'origine algérienne mais que l'on retrouve également dans les pays du Moyen Orient, Liban, Turquie etc ... sous le nom de Mhalbi, Mouhalabieh ... A noter cependant, que le Mhalbi en Algérie est plutot une sorte de riz au lait très onctueux et crémeux préparé à base de riz concassé.

Mais revenons à la Palouza, c'est une crème à base de lait parfumée à l'eau de rose ( ou de fleur d'oranger ), au gout fleuri et délicat en bouche, épaissi à la maïzena et décoré de fruits secs concassés tels que amandes grillées, pistaches ou pignons, absolument délicieuse, très fraiche et légère. Elle est également servie traditionnellement sur les tables ramadanesque au même titre que Mhalbi cité plus haut.

La garniture de fruits secs qui ornent la Palouza peut etre remplacé par des petites lignes de cannelle moulue déposé harmonieusement sur l'entremet.

D'après la recette du livre " La cuisine algérienne " de Josette Badache-Dellidj

1 L. de lait entier
4 CS de Maïzena ( fécule de maïs )
6 CS de sucre
1 à 2 CS d'eau de rose ou d'eau de fleur d'oranger

Décoration : fruits secs concassés ( amandes, pistaches ... ) ou un trait de cannelle.

NOTE : Plus les cuillérées de maïzena sont bombées, plus le flan sera épais; à vous de juger donc selon la consistance désirée de votre préparation.

Dans une casserole, mélanger le sucre avec la maïzena puis ajouter petit à petit le lait en fouettant et terminer avec l'eau de rose ou de fleur d'oranger.

Porter sur le feu plutôt doux et mélanger sans cesse jusqu'à épaississement et petits bouillonnements. La crème devra être légère et veloutée, elle devra napper la spatule.

Retirer du feu.

Verser la crème dans des ramequins ou coupelles. Laisser refroidir puis entreposer au réfrigérateur au minimum 2h; au mieux une nuit.

Avant de servir, décorer d'amandes concassées grillées, de pistaches ou de petites lignes de cannelle.

Servir très frais.

dahmane1
22/07/2014, 14h24
http://a133.idata.over-blog.com/600x430/3/72/39/98/fevrier-2012/bouchees-feuilletees-aux-aubergines.jpg

Ingrédients:

Pâte feuilletée

1 grosse aubergine ou 2 petits

1 gousse d'ail

1 cas d'huile d'olive

jus d'1/2 citron

menthe hachée

1 œuf

sel et poivre

Olives

préparation:

Faire griller l'aubergine, ôter la peau, et écraser la chaire, mélanger a l'ail, huile d'olive citron et menthe. Assaisonner.

Sur un plan farine, abaisser la pâte.

Découper des carres.

Badigeonner d'œuf battu.

Piquer le centre des carres a la fourchette

Déposer 1 cas du mélange au milieu.

Déposer une demi olive au milieu

Cuire dans un four préchauffé 200C pendant 20min.

dahmane1
23/07/2014, 01h20
http://www.douniacuisine.com/image-recette/917.jpg

Ingrédients:

1 ere recette:

2 boites de bimo ( 1mesure)
1 mesure halwat turc
2 mesures de noix ou cacahuètes
2 c a s de cacao
beurre
miel

2eme recette:

1 mesure gaufrette

1 mesure cacahuète

1 mesure halwet turk

Beurre

Préparation:

Mélanger tout les ingrédients secs et ramassez la pâte avec le miel et le beurre fondu ou juste avec du beurre fondu pour la 2ème recette..
Former des boules ou des losanges et décorer:

Vous pouvez les mettre dans du chocolat fondu puis dans la noix de coco

ou recouvert de pâte d'amandes

ou glaçage

ou du vermicelles
Mettre au frigo pendant quelque heures.

dahmane1
23/07/2014, 22h02
http://www.delices-du-monde.fr/photos-pays/espagne/cuisine-espagnole-2.jpg

Les traces de l’influence arabe dans la culture gastronomique espagnole sont omniprésentes. Le contraire serait par ailleurs étonnant car il y a eu des territoires d’Al-Andalus dans lesquels la domination arabe a été ininterrompue durant presque 800 ans.

Cette influence est à l’origine de la prédominance des saveurs sucrées dans la cuisine espagnole. La canne à sucre, introduite en Espagne par les arabes autour du IXème siècle, permettait la consommation d’un produit qui, pour le reste de l’Europe, restait alors une marchandise exotique : le sucre.

Les arabes considéraient aussi comme aliments (plutôt que comme raretés) d’autres produits « exotiques » cultivés ou produits en Espagne, comme le riz et les pâtes, qui sont aujourd’hui à la base des plats « stars » de la gastronomie espagnole : la paella de Valence, le riz au lait, la fideuá …

A cette époque, la consommation des légumes commence aussi à se développer avec l’introduction des épinards, des asperges, des aubergines, des artichauts, etc… qui peuvent se consommer mélangés, cuisinés ou crus (quelque chose qui était impensable auparavant), et qui ont conduit à des plats comme le pisto manchego (élaboré alors sans la tomate), ou l’escalibada catalane. Les purées et crèmes de légumes sont aussi un héritage des recettes arabes.

Un grand nombre de fruits parmi les plus habituels et les plus consommés, comme les oranges, les citrons, les bananes, les pastèques, les melons et les grenades, ont été répandus par les peuples arabes, tout comme l’habitude d’élaborer avec eux des confitures et des jus.

Les amandes, connues et consommées dans la péninsule depuis très longtemps, vont voir leur goût se raffiner à travers les milliers de recettes sucrées qui sont arrivées jusqu’à nous, comme le Massepain de Tolède, la Torta real de Montril ou le turrón d’Alicante.

Les épices introduites par les peuples arabes, telle que la cannelle, le safran, le cumin, le gingembre, le sésame, la coriandre, l’origan, le thym, la lavande ou la noix de muscade, sont aussi devenues une part essentielle de la cuisine espagnole.

C’est aussi à cette période d’occupation de la péninsule par les peuples arabes que les viandes commencent à être présentées à table accompagnées de légumes, tel qu’on le fait aujourd’hui dans tous les foyers espagnols.

Le développement des recettes à base de viande hachée, ou du moins découpée comme les albóndigas et les saucisses, qui ont incorporé plus tard la viande de porc, donnant lieu probablement aux multiples variantes des charcuteries des régions espagnoles.

Un autre exemple de l’héritage reçu des peuples arabes est l’ordre dans lequel les plats sont servis, commençant par les soupes et salades, puis les poissons et les viandes, pour finir avec les desserts, comme recommandé par Averroes (remarquable philosophe arabe du Moyen Age) dans un de ses traités.

Et pour finir, un héritage arabe qui a bouclé la boucle : la coutume de retourner le poisson dans la farine avant de le frire. Cette pratique a été transmisse pour les arabes aux moines jésuites, qui plus tard transmettraient cette recette au Japon, dans leur travail d’évangélisation. Finalement, elle est retournée en occident transformée sous la forme de la délicieuse tempura.

Qui croyait que la mondialisation était une invention du XXIème siècle ?

http://www.lepiceriedespagne.fr/blog/01-gastronomie/heritage-arabe-gastronomie-espagnole/

dahmane1
24/07/2014, 20h48
Beaucoup de plats andalous trouvent leur origine dans la cuisine d'Al-Andalous, qui devient de plus en plus populaire. Fernando Rueda

http://3.bp.blogspot.com/-Xep8X86OISY/Trz65B_dWoI/AAAAAAAABfI/hfOvP6TdTIQ/s1600/peuxporcplatblog.jpg

A la moitié du XIXè siècle, le philosophe allemand Ludwig Feuerbach (1804-72) affirmait : « Der
mensch ist was er isst », l'homme est ce qu'il mange, remarquant le fait concret que l'alimentation d'une communauté influence sa façon de penser, ses sentiments, son éthique, et même, sa politique ; c'est-à-dire, sa forme de vivre et d'interpréter ce qui l'entoure. Ainsi
donc, les andalous et une partie importante du peuple espagnol, dans leur gastronomie traditionnelle ou populaire, continuent à manger les produits que les peuples qui les ont conquis amenèrent avec eux et les plats qu'ils cuisinaient, les huit siècles de domination musulmane étant les plus prolifiques par la quantité de produits apportés – essentiels pour comprendre la cuisine andalouse ou espagnole actuelle – et par la liste de plats qui se conservent aujourd'hui intacts dans notre patrimoine culinaire ou provenant de ceux-la. En conséquence, la cuisine traditionnelle qui identifie le peuple qui la mijote
est un art populaire – nous mangeons de l'histoire –, aussi important que son patrimoine naturel et monumental. L'andalou doit être tout aussi orgueilleux dans ce cas de l'héritage islamique de ses monuments que des recettes et produits apportés par les arabes : les deux sont une partie importante de son patrimoine.

http://www.afkar-ideas.com/wp-content/uploads/files/3-10-26-fr.pdf

dahmane1
31/07/2014, 21h01
Pour la pâte :

250 g de farine
250 g de semoule fine
125 g de beurre fondu
30 g de sucre glace
1 c. à soupe d'eau de fleur d'oranger ou de rose
1 pincée de sel
1 pincée de levure chimique
Eau pour ramasser la pâte

Pour la farce :

250 g de pâte de dattes, halqouma, halwa turc ou figues sèches,,,
1 c. à soupe de graines de sésame grillées
1 c. à café de cannelle
1 cuillère à soupe d'eau de fleur d'oranger

Préparation :

Dans un grand saladier, mélanger les ingrédients de la farce de dattes de manière à avoir une pâte homogène.
Huiler vos mains et façonner des boulettes de la taille d'une cerise (j'aime bien ce calibre).

Dans un autre grand saladier, mélanger la farine, la semoule, le sucre glace, la levure, le sel et le beurre fondu.
Ajouter l'eau de fleur d'oranger et l'eau progressivement de manière à ramasser la pâte.
Réserver au frais environ 2h à 4h.

Montage :

Fariner le moule à maâmoul pour éviter que le biscuit ne colle.
Prendre un peu de pâte et former un disque, y placer en son centre une bille de pâte de dattes puis refermer la pâte sur elle même de manière à former une boule.
Placer la boule de pâte dans l'empreinte du moule et tasser en l'aplatissant.
Donner ensuite un coup sec pour libérer le maâmoul. Attention, ça ne cuit pas dans le moule !
Déposer sur une plaque sulfurisée.
Laisser sécher de préférence une nuit pour que le maâmoul garde son joli dessin durant la cuisson.



http://www.youtube.com/watch?v=5JlMadfw6Fs

Louisa
31/07/2014, 21h46
J'ai une amie qui m'a ramené du frik d'Algerie récemment, ca s'utilise que pour faire de la chorba ?

Louisa
31/07/2014, 21h46
Tres sympa ton sujet cuisine avec le petit côté historique : )

dahmane1
31/07/2014, 21h53
Tres sympa ton sujet cuisine avec le petit côté historique : )

salam ouisa

on mange l'Histoire, " l'Homme est ce qu'il mange " disait au 19 eme siècle un philosophe allemand

dahmane1
31/07/2014, 22h01
J'ai une amie qui m'a ramené du frik d'Algerie récemment, ca s'utilise que pour faire de la chorba ?

je ne peux te repondre, je suis nul en cuisine lol mais je pense qu'il y a tchichette lefrik réservée à la chorba, et il y a aussi tchichette el mermeze préparée je crois comme seksou

Louisa
31/07/2014, 22h43
salam ouisa

on mange l'Histoire, " l'Homme est ce qu'il mange " disait au 19 eme siècle un philosophe allemand
Salam Dahmane
Il a bien raison ce monsieur..on fini toujours par ressembler à ce qu'on mange.
Je trouve que la nourriture d'aujourd'hui est trop axée sur le paraitre. Ça manque de simplicité.
J'aime bien la cuisine chelha pour ça. Elle est sobre, pleine de goût et se fait en cuisine de saison. C'est plus liée à la terre et à la baraka qu'elle donne, du coup tu vis différemment même au niveau intellectuel.
Quand je vais chez moi là bas, je vois bien, les gens ont un respect pour ces choses là qu'on ne trouve pas dans les grandes villes.

Louisa
31/07/2014, 22h46
je ne peux te repondre, je suis nul en cuisine lol mais je pense qu'il y a tchichette lefrik réservée à la chorba, et il y a aussi tchichette el mermeze préparée je crois comme seksou

C'est pas grave : )
Tout se cuisine comme on aime avec un brin d'imagination

dahmane1
31/07/2014, 22h53
Salam Dahmane
Il a bien raison ce monsieur..on fini toujours par ressembler à ce qu'on mange.
Je trouve que la nourriture d'aujourd'hui est trop axée sur le paraitre. Ça manque de simplicité.
J'aime bien la cuisine chelha pour ça. Elle est sobre, pleine de goût et se fait en cuisine de saison. C'est plus liée à la terre et à la baraka qu'elle donne, du coup tu vis différemment même au niveau intellectuel.
Quand je vais chez moi là bas, je vois bien, les gens ont un respect pour ces choses là qu'on ne trouve pas dans les grandes villes.

la simplicité dans l'art de manger

chlouha ! tu parles des Cherchellois ?


https://www.youtube.com/watch?v=_JVlDU7j1_A

Louisa
31/07/2014, 23h15
Mdrr non des chleuhs du Maroc : )

dahmane1
31/07/2014, 23h48
Mdrr non des chleuhs du Maroc : )

même si nous avons deux systèmes de gouvernance différents et contre notre volonté, nous sommes toujours un seul peuple issu d'une même Histoire avec les même traditions dans une même terre nord africaine, en 2 mots nous sommes une même famille, et si tu es une chsl7iya tu ne peux être qu'une cousine lol

Louisa
01/08/2014, 22h24
Oui je suis chel7a.
Je suis complètement d'accord avec toi..tu sais moi je fais pas de différence. On est frère s et soeurs avant tout par le coeur. Je me sens personnellement pas gênée par la l'origine d'une personne, au contraire, c'est une source de richesse que je recherche.
Rien de plus ennuyant que quelqu'un qui se ferme sur lui même.

Par contre niveau culinaire, j'avoue avoir été surprise en mangeant chez une amie kabyle de découvrir qu'on pouvait mettre des haricots verts pour faire seksou : )

dahmane1
01/08/2014, 22h43
effectivement la sauce kabyle est faite avec tous les légumes de la saison, ma mere disait "merqa kbayliya" lol

dahmane1
01/08/2014, 23h26
je corrige, ma mere disait "marqette qbayel" lol

Opera
02/08/2014, 12h48
depuis que j'ai découvert la ch'lita kabyle, je n'arrête pas d'en faire :Faim01:


et j'ai même fait des variantes, à la dernière que j'ai faite, j'ai rajouté des aubergines que j'ai fait griller, coupées en deux, avec les poivrons et les tomates.

dahmane1
02/08/2014, 14h21
depuis que j'ai découvert la ch'lita kabyle, je n'arrête pas d'en faire :Faim01:


et j'ai même fait des variantes, à la dernière que j'ai faite, j'ai rajouté des aubergines que j'ai fait griller, coupées en deux, avec les poivrons et les tomates.

tu l'as découverte comment ? moi je l'aime piquante

l'aubergine introduite par les Arabes à Al Andalous, était jusqu'à lors inconnue par les Européens

Opera
02/08/2014, 14h34
bonjour Dahmane

disons que je l'ai redécouverte ici sur ce topic

je mangeais déjà un plat similaire , mais pas préparé de la même manière
et donc depuis que j'ai trouvé la recette ici, si facile à réaliser, je m'en donne à coeur joie


et pour varier un peu les goûts s'en m'éloigner de la recette original, j'aime rajouter des aliments qui reste dans l'esprit de ce plat.

dahmane1
06/08/2014, 02h05
Il y a quelques années ma mère nous la préparait, malheureusement je n'ai pas la
recette :icon_frown: celles que je trouve sur le net sont un peu différentes que celle de ma mère, qui je crois ne contenait pas l'ail. Je me souviens qu'elle était très bonne, avec seulement du poivre noir, de l'oignon mais sans viande. Essayez la et vous allez l'adorer.

dahmane1
12/08/2014, 21h35
http://www.la-kabylie.com/images/06a-couscous-kabyle-1.jpg

Ingrédients

2 kg de plat de côtes de boeuf, coupé en 6 morceaux généreux
2 oignons
1,5kg de taghediwt
400g de tomates
1 branche de céleri
4 carottes
100g de pois chiches trempés la veille
1cc de bicarbonate ou levure
'un demi citron
2 cs de piment doux moulu
1 cs de cumin moulu
1/2 cs de canelle moulue
3/4 de cs rase de sel
1/4 de cs de poivre
Huile d'olive

Préparation

Faire bouillir une grande quantité d'eau additionnée du citron et du bicarbonate. Couper les chardons en julienne, les rincer 3 fois.

Plonger les chardons dans l'eau bouillante et les blanchir pendant une quinzaine de minutes à compter de la reprise de l'ébullition.

Pendant ce temps, peler et émincer les oignons et le céleri. Dans une très grande marmite, faire chauffer de l'huile d'olive à feu moyen et y faire revenir l'émincé pendant 10 minutes, sans coloration. Ajouter le bœuf, poursuivre la cuisson pendant 5 minutes à feu vif le temps de saisir la viande. Ajouter alors les tomates et les épices, couvrir et laisser bouillonner pendant 15 minutes (en ajoutant un peu d'eau si les tomates ne sont pas juteuses!).

Verser 3L d'eau dans la marmite, porter à franche ébullition, ajouter les pois chiches, couvrir et laisser mijoter 45 minutes.

Peler et couper les carottes en gros tronçons.

Au bout des 45 minutes, ajouter Taghediwth et les carottes, et maintenir à petite ébullition à couvert jusqu'à ce que la viande soit bien fondante.

Préparer entre temps le couscous, faire griller quelques piments et les peler...

Servir le tout très chaud avec une huile d'olive bien parfumée...

dahmane1
15/08/2014, 10h12
Les Arabes apportèrent la moutarde en Espagne. Comme elle poussait partout et facilement en Europe, la moutarde fut très employée au Moyen-Age, apportant le piquant du poivre qui était horriblement cher. Les feuilles de moutarde étaient alors confites dans du vinaigre tandis que les graines étaient broyées.

champs de moutarde à Djelfa

http://www.vitaminedz.com/photos/78/02-78310-champ-de-moutarde-sauvage-aux-abords-de-djelfa.jpg

dahmane1
28/08/2014, 23h16
http://www.youtube.com/watch?v=5zLZ8OPVOpo

dahmane1
02/09/2014, 22h14
Anonymous Andalusian Cookbook
Kitab al tabikh fi-l-Maghrib wa-l-Andalus fi `asr al-Muwahhidin, li-mu'allif majhul.
The Book of Cooking in Maghreb and Andalus in the era of Almohads, by an unknown author.

http://italophiles.com/andalusian_cookbook.pdf

dahmane1
04/09/2014, 01h16
Essayer de retracer l’histoire de la naissance du cassoulet n’est pas une mince affaire lorsque l’on connaît les discours enflammés que cela provoque. Cependant, l’analyse iconographique, les livres de cuisine, les traités de médecine, l’archéologie, et l’histoire locale, nous fournissent de nombreux indices qui nous permettent d’appréhender la naissance de ce plat mythique et son évolution.

L’origine du cassoulet remonte à la période médiévale. On parle alors de ragoût, plat de viande en sauce qui mijote longuement auprès du feu. Un grand ouvrage de cuisine marquent le XIVe siècle : « le Viandier » écrit par Taillevant, de son vrai nom Guillaume Tirel, cuisiner de plusieurs rois durant 60 ans. Dans son ouvrage, vraisemblablement dictée, Taillevant fait la part belle aux pâtés et ragoûts, dont le ragoût de mouton et de porc aux fèves.

Les historiens de la cuisine pensent que Taillevant aurait pu s’inspirer d’un ouvrage arabe rédigé par Mohamed de Bagdad en 1226, qui révèle une cuisine extrêmement raffiné. Cet ouvrage fait appel à un déploiement d’épices, d’herbes, de légumineuses, et de viande de mouton. Certains historiens pensent que l’origine du cassoulet est arabe. Ce serait eux qui, au VIIe siècle, auraient introduit dans le sud de la France, la culture d’une fève blanche et qui enseignèrent aux habitants du pays à apprêter cette légumineuse. Le ragoût de mouton à la fève blanche figure parmi les recettes du Traité de cuisine de Bagdad. Taillevant a repris cette recette dans son Viandier.

La légende place la naissance du cassoulet durant la Guerre de Cent ans.

Mais aucune archive ne mentionne cette tradition, qui fut relatée pour la première fois au début du XVIe siècle. La légende raconte que, durant un siège de Castelnaudary par les anglais, les habitants, menacés de famine, mirent en commun tout ce qu’ils avaient pour nourrir les soldats de la ville. Lard, porcs, fèves, saucisses, viandes furent mis à mijoter dans une grande jatte.

Revigorés par ce repas, les soldats chauriens boutèrent les anglais hors du Lauragais et jusqu’au bord de la Manche !

Cet épisode fait peut-être allusion à la mise à sac de la ville par le Prince Noir en 1355, qui ne fut pas un siège mais un incendie. Le plat qui donna naissance au cassoulet est donc un ragoût. Le « Viandier » de Taillevant mentionne en effet, le « Hericot » qui vient du verbe « héricoter » en vieux français, qui signifie découper, hacher en petits morceaux. Le « héricot » était un ragoût de mouton, mis à mijoter avec des fèves, des navets et des herbes aromatique comme le persil, l’hysope et la sauge. Ce plat, « plat du pauvre », était un repas complet, qui permettait d’accommoder les restes. Il évolua au fil du temps en fonction de ce que l’on y mettait. Ce ragoût fut mis à cuire à la fin du XIVe siècle dans un plat à la forme particulière, la cassole, qui fut crée dans un village proche de Castelnaudary et qui, au fil du temps, donna son nom au plat mythique.

Le cassoulet, tel que nous le connaissons aujourd’hui, apparaît au début du XVIe siècle, car ce n’est plus des fèves que l’on mettra à cuire, mais des haricots lingot. Le haricot lingot est une variété particulière le Phaseolus arborigineus qui a vu le jour dans une zone s’étendant du Mexique au Pérou et à la Colombie. Il s’agit d’une liane grimpante très vigoureuse donnant de petites graines noires. C’est ainsi que le haricot gagna notre pays.

Ainsi depuis le Moyen Age, Castelnaudary et le Lauragais ont su préserver une légende populaire qui fit du cassoulet le patrimoine culinaire emblématique de cette ville et de ce petit "pays".

http://recette-algerienne.fr/wp-content/uploads/2013/09/SDC12526.jpg

dahmane1
04/09/2014, 06h09
Cassata siciliana. Dessert à base de génoise, ricotta, pâte d'amande, chocolat noir.
C'est une spécialité de Palerme avec des origines arabes. Son nom dérive de "Quas'at" c'est à dire " gobelet rond ". Son origine remonte autour de l'année mille, lorsque dans une Sicile dominée par les Arabes, les cuisiniers du palais de l'Emir, à Palerme, s'amusaient à mélanger saveurs et couleurs opposées. Ce mélange d'éléments opposés caractéristique de la cuisine sarrasine donna vie à la Cassata.

A partir du 16ème siècle, la Cassata siciliana devint une spécialité que l'on pouvait préparer toute l 'année.

http://www.lemenu.ch/rdb-recipe-images_fe/LM200507_56/cassata%20siciliana.jpg

dahmane1
04/09/2014, 06h14
Spaghetti alla Bottarga. La bottarga est le caviar de Sardaigne. Elle est très ancienne. Son existence remonte jusqu'aux Phéniciens. Mais ce sont les Arabes qui l'ont baptisée battarikh (d'où son nom), c'est à dire " œufs de poisson sèches ". En fait, est obtenue du séchage des oeufs de mulet ou, de moins de valeur, de thon

http://antipastiveloci.it/wp-content/uploads/2012/09/Bottarga-di-tonno.jpg

dahmane1
04/09/2014, 06h21
En 1928, les Américains ont répandu la légende, selon laquelle Marco Polo (http://www.algerie-monde.com/forums/musique-cin%E9ma/15594-cin%E9math%E8que-2.html poste 14) les aurait rapportées de Chine. Cette version est arrivée jusqu'à nos jours, même si les spécialistes actuellement ne lui donnent plus aucun crédit.
En effet, les pâtes existent en Italie depuis bien longtemps. Le témoignage le plus ancien concerne des peintures murales d'époque étrusque, où l'on voit des personnes qui préparent des pâtes. On sait avec certitude que, un peu plus tard, les Romains aussi mangeaient les pâtes, notamment les lasagnes, dont ils ont laissé même la recette.
Pendant tout le Moyen Age, les types des pâtes se sont multipliés. Ils ont été classifiés dans un recueil de recette qui date de 1290, cinq ans avant le retour de Marco Polo. Quant à ce dernier, dans son livre le Million, il fait bien la comparaison entre les pâtes chinoises et celles italiennes.
Les pâtes sèches (réalisées avec de la farine de blé dur et de l'eau) par contre, seraient arrivées en Italie au XIIe siècle par la Sicile grâce aux Arabes.

rycerz
04/09/2014, 17h07
allez y dahmane, un peut de bizareries de notre cuisine algérienne : c'est à el oued et ses alentours :

http://sphotos-e.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-prn1/563013_556499121028953_1097446974_n.jpg

http://mw2.google.com/mw-panoramio/photos/medium/56297781.jpg

rycerz
04/09/2014, 18h38
allez dahman, choisis quel qu'un (comme dit la blague) :Faim01:

voila :selecto: kar3a hammoud gratuit men 3andi , vous aussi les amis et amies vous êtes invités, .. :Faim01:

les deux bien cuits aux milieu sont à moi, (prière touchez pas) .... bonne appétit à tout le monde :Faim01:

dahmane1
04/09/2014, 19h49
allez dahman, choisis quel qu'un (comme dit la blague) :Faim01:

voila :selecto: kar3a hammoud gratuit men 3andi , vous aussi les amis et amies vous êtes invités, .. :Faim01:

les deux bien cuits aux milieu sont à moi, (prière touchez pas) .... bonne appétit à tout le monde :Faim01:

je ne sais pas si ca se mange, mais il parait que le criquet pèlerin termine toujours son voyage en grillade, de toutes les façons el djou3 iwakel la7djar lol

dahmane1
05/09/2014, 00h47
en arabe

Kitâb al-Tabîkh (al-Mahdî) - Kitâb al-Tabîkh (Al-Warrâq) - Kitâb al-Tabîkh (al-Baghdâdî) : A Baghdad Cookery Book - Kitâb al-wusla - Kanz - Kitâb al-Tabîkh : Anonyme Andalou - Fudalat al-Khiwan d'ibn Razin Tujibi - Kitâb Wasf al-At'ima al-Mu'tâda - Kitâb al-tibâkha

Les livres de cuisine écrits en arabe au Moyen Age sont généralement oubliés des médiévistes. Les textes de ces manuscrits sont peu accessibles aux francophones car traduits seulement en anglais ou en espagnol. Entre le 10e et le 13e siècle, à une époque où les livres de cuisine de l'Europe chrétienne ne sont pas encore sortis (les premiers manuscrits datent de la fin du 13e siècle), une dizaine de livres de cuisine arabe ont été écrits à Bagdad, Alep, en Egypte ou dans al-Andalus.

Livres de cuisine en arabe

Contrairement aux livres de l'Europe chrétienne, aucun de ces livres n'a été écrit par des cuisiniers. Les auteurs, connus ou inconnus, sont des lettrés, des copistes (comme al-Warrâq dont le nom signifie copiste en arabe), voire des parents proches des califes ou vizirs au pouvoir. Tous ces livres sont en partie des compilations de recettes de l'époque du calife Haroun al-Rashid : les auteurs se réfèrent souvent à Abou Ishaq Ibrâhîm ibn al-Mahdî, demi-frère cadet du calife des 1001 nuits, ainsi qu'à d'autres auteurs culinaires du 9e siècle, médecins, poètes, courtisans ou même califes. Il ne reste que quelques fragments de ces auteurs d'origine. David Waines estime, dans La cuisine des califes, que le Kitâb al-Tabîkh d'Al-Warrâq, premier livre complet de cuisine du 10e siècle, a compilé une petite centaine de ces recettes d'origine. On les repère souvent à leur titre, qui cite le nom de l'auteur à l'origine de la recette.

Rappelons que le même phénomène existe dans les livres de cuisine médiévale d'Occident, où l'on retrouve des recettes communes qui ont circulé de livre en livre, chaque cuisinier y ajoutant ses propres recettes. Le copyright est une invention récente, qui n'existe pas en cuisine. Par exemple, le Viandier de Taillevent, contient une partie des recettes qui proviennent du Manuscrit de Sion, antérieur à Taillevent, et l'édition imprimée du 15e siècle, contient des recettes postérieures à Taillevent.

Nous retrouvons donc, dans chaque livre de cuisine arabe, de nombreuses recettes communes ou très voisines, avec ajout de recettes spécifiques à chaque livre, correspondant à l'époque ou au lieu de rédaction du manuscrit.

Les livres de recettes sont en général mieux rédigés que les livres de cuisine occidentaux (par exemple le Viandier de Taillevent ou le Forme of cury) et comportent généralement une introduction, avec des indications diététiques. Par exemple le Kitâb al-Tabîkh d'Al-Warrâq explique la théorie des humeurs. Les proportions d'ingrédients sont souvent indiquées. Certaines recettes comportent des commentaires diététiques ou des indications géographiques d'origine.

La palette d'épices est en général un peu différente de celle les livres de cuisine occidentaux (cannelle, clou de girofle, muscade, macis, safran, poivre, gingembre, galanga, mais aussi mastic, nard, camphre, ambre gris, eau de rose), et les herbes aromatiques sont davantage utilisées (coriande, carvi, cumin, menthe, persil, aneth, sésame, rue).

Les viandes sont en général cuites avec des légumes (l'aubergine est la reine des légumes), souvent mises en boulettes ou très cuites, voire avec des sauces épaissies par du riz ou des pâtes. La matière grasse est généralement la queue grasse des moutons (issue d'une variété de moutons du Proche Orient), éventuellement l'huile d'olive ou de sésame. Les sauces sont acidulées avec vinaigre, verjus ou jus de citron, de bigarade ou de grenade et sucrées avec miel ou sucre et fruits (dates, prunes, figues, raisins). Certains légumes sont transformés en pickles. Fruits secs (amandes, noix, noisettes, pistaches), yaourt, fromage sont souvent présents dans les plats avec les épices. Le murrî est un condiment très fréquent (soit de la saumure de poisson, voisine du garum antique, dont l'équivalent actuel est le nuoc mam asiatique, soit de la saumure de céréales, dont l'équivalent actuel est la sauce soja).

Contrairement aux livres occidentaux de cuisine médiévale, les recettes de desserts, confiseries, sirops, sont très présents dans les livres arabes.

Ces livres de cuisine arabe sont le symbole de la richesse culturelle de la vie de cour de l'époque des califes abbassides de Bagdad (8e-10e siècle) et de sa diffusion dans le Proche Orient et dans al-Andalus. Les dirigeants arabes abbasides sont supplantés par les Turcs seldjoukides dès la fin du 11e siècle, mais la culture culinaire arabe se maintient. Les Mamelouks de Syrie et d'Egypte vont perpétuer cet héritage jusqu'à l'arrivée des Ottomans (1517), puisqu'un livre de cuisine d'Alep reprend encore de nombreuses recettes de Bagdad au 15e siècle. L'empire ottoman va également s'inspirer de la gastronomie arabe, puisque plusieurs livres arabes sont conservé à Istanbul.

Cet héritage culinaire se retrouve-t-il jusqu'en Inde dans la cuisine de l'empire moghol (1526-1858) ? Une piste à étudier. Il n'y aurait rien d'étonnant puisque les Moghols sont des turco-mongols de culture persane. Et la culture culinaire perse a directement influencé la gastronomie de Bagdad. En effet, certaines recettes, qui se diffusent dans tout le monde arabe, ont un nom d'origine persane : sikbâj (qui donne ensuite escabèche), zirbâj, faludâj, nârbâja, râshtâ, etc.

Il serait intéressant d'étudier, si les sources le permettent, l'origine de ces recettes perses : l'empire sassanide de Khosrô (ou Chosroès) et de ses successeurs avant l'islamisation de la Perse ou le goût pour la grande cuisine est-il antérieur ? Le développement de la gastronomie en Perse est-il à mettre en lien avec les recherches médicales et diététiques de l'Académie de Gundishapur, héritière de la médecine hippocratique ? Vaste sujet d'études à venir.

Une partie de cet héritage culinaire est arrivé jusque chez nous, via al-Andalus.

Plusieurs livres de diététique arabe : Livres de diététique médiévale arabe.


La Méditerranée à table, une longue histoire commune

TAMBAO : La Méditerranée à table - Marie Josèphe Moncorgé

Tome 1 : La cuisine de la Méditerranée, plus d'infos.

Tome 2 : Fromages, desserts et boissons, plus d'infos.

Au delà des spécificités, il existe des parentés entre les cuisines des pays de la Méditerranée. Tout comme la pâte feuilletée imaginée par les cuisiniers d’Al-Andalus, en plongeant dans les couches successives du feuilletage, on découvre, à travers son histoire culinaire, toute l’histoire du bassin méditerranéen.

Kitâb al-Tabîkh (al-Mahdî)

Premier Livre de cuisine en arabe, écrit à Bagdad au 8e siècle par Abou Ishaq Ibrâhîm ibn al-Mahdî.

C'est le demi-frère cadet du calife des 1001 nuits. Lettré, poète et gourmet, il avait une cuisinière, Badi'a, réputée pour ses talents de cuisinière. Il ne reste que des fragments de ce livre : une quarantaine de recettes. Ce Livre de cuisine est surtout connu indirectement, par les livres de cuisine suivants qui s'y réfèrent et citent certaines de ses recettes

Aruzziyya par Ibrâhîm ibn al-Mahdî
Prenez des morceaux de croupe maigre [rumsteck} maigre et des morceaux de graisse de queue de mouton. Coupez-les en tranches minces et fumer jusqu'à ce que la viande ait une coloration brune. Faites chauffer un peu d'huile d'olive dans un pot et faire frire les tranches de viande jusqu'à cuisson complète. Saupoudrez-les d'un peu de sel mais éviter d'utiliser du murrî de peur qu'il décolore le plat.

Prenez un grand pot, remplissez-le à moitié avec du lait et portez à ébullition. Ajoutez galangal et cannelle, un bâton chacun. Ajoutez du sel si nécessaire. Maintenant prenez du riz, lavez-le très bien et ajoutez-le au lait. Quand il est cuit et que le plat a épaissi, ajoutez les tranches de viande avec l'huile de friture. Remuez très bien le riz et servez-le, si Dieu le veut.

Kitâb al-Tabîkh d'Al-Warrâq, ch 51.

Kitâb al-Tabîkh : livre de cuisine
Kitâb al-Tabîkh : livre de cuisine.
Texte écrit par Kader Touati

Kitâb al-Tabîkh (Al-Warrâq)

Recueil de recettes compilées à Bagdad à la fin du 10e siècle par Abu Muhammad al-Muzaffar ibn Nasr ibn Sayyâr al-Warrâq. Warrâq signifie copiste en arabe : le livre est une compilation de recettes du 8e au 10e siècle, dont celles du premier Livre de cuisine en arabe, écrit à Bagdad à la fin du 8e siècle par Abou Ishaq Ibrâhîm ibn al-Mahdî, le demi-frère cadet du calife des Mille et une nuits, Haroun al-Rashid. Le Kitâb al-Tabîkh d'Al-Warrâq est le premier livre de cuisine arabe qui soit parvenu jusqu'à nous en entier.

Kitâb al-Tabîkh d'Al-Warrâq, manuscrit d'Helsinki
Kitâb al-Tabîkh d'Al-Warrâq, manuscrit d'Helsinki
National Library of Finland, signum Coll. 504.14 (Arb rf)

Texte traduit en anglais par Nawal Nasrallah, Annals of the Caliphs' kitchens, Brill, 2007.

David Friedman : Une partie du texte en arabe.

Ce livre est à la fois livre de cuisine, de diététique, de cosmétique et manuel de politesse à table. Le Ménagier de Paris, vers 1393, donne quelques recettes d’hygiène en fin de son livre de recettes. A la fin du 15e siècle, paraît La pratique de faire toutes confitures (imprimé au 16e siècle) qui est un manuel pour le service d'office. Il regroupe tout ce qu’un bon serviteur doit savoir pour servir les convives d’un banquet : recettes de confiture, de boissons, de vinaigres, d’eaux distillées, de savons, de parfums et de moutardes. Au 10e siècle, soit plusieurs siècles avant ces livres français, le Kitâb al-Tabîkh d’Al-Warrâq propose une anthologie de l’art culinaire abbasside : livre de diététique, livre de cuisine, livre de cosmétique et de service de table. Il comprend 132 chapitres de longueur très variable (certains chapitres n’ont qu’une recette, d’autres une vingtaine) pour 615 recettes. Al-Warrâq n’est pas seulement un copiste de recettes, il propose de nombreuses anecdotes, des poèmes ou des citations littéraires pour illustrer son propos dans certains chapitres. Il cite certaines de ses sources. Une trentaine de noms sont cités, auteurs de livres de cuisine ou de diététique, auteurs de recettes, en majorité des personnes des 8e et 9e siècles.

Kitâb al-Tabîkh d'Al-Warrâq, extrait du manuscrit d'Helsinki
Kitâb al-Tabîkh d'Al-Warrâq, extrait du manuscrit d'Helsinki
National Library of Finland, signum Coll. 504.14 (Arb rf)

Introduction à la cuisine et à la diététique

Les chapitres 1 à 5 sont une introduction à la cuisine, avec des indications précises sur les ustensiles, les épices et aromates, les saveurs. Les chapitres 6 à 30 pourraient être intégrés dans un livre de diététique : ils traitent de la théorie hippocratique des humeurs et de la valeur des aliments dans cette diététique.

Plus de 420 recettes en 73 chapitres

Du chapitre 31 au chapitre 104, sont présentées les nombreuses recettes du livre, classées dans l’ordre suivant :
Chapitres 31 à 47 : plats froids et en-cas
Chapitres 31 à 47 : plats froids et en-cas
Chapitres 48 à 86 : plats chauds de viandes, légumes et céréales
Chapitre 87 à 92 : viandes rôties
Chapitre 93 à 104 : desserts.

On remarquera la quasi absence de recettes de poissons, le petit nombre de recettes de légumes par rapport aux recettes de viande et l’importance des recettes de desserts.
Chapitre 31 : 17 recettes de volaille froide (bārida)
Chapitre 32 : 8 recettes de volaille grasse
Chapitre 33 : 7 recettes de poissons en plat froid
Chapitre 34 : 8 sauces et marinades pour poissons
Chapitre 35 : 4 sauces pour volailles (laqānid)
Chapitre 36 : 10 recettes de saucisses
Chapitre 37 : 2 recettes de poisson et volaille marinés
Chapitre 38 : 1 recette de moutarde
Chapitre 39 : 6 recettes de yaourt (laban) et fromage
Chapitre 40 : 24 recettes de condiments fermentés, d’olives et de kishk (céréales et laitages)
Chapitre 41 : 3 recettes de mouton et veau au vinaigre (alhām)
Chapitre 42 : 8 recettes de viandes froides diverses (bārida)
Chapitre 43 : une liste de légumes à bouillir et 1 recette d’asperges
Chapitre 44 : 6 recettes de viandes de chevreau et mouton bouillis (silāqa)
Chapitre 45 : 10 recettes de légumes (aubergines, carottes, fèves)
Chapitre 46 : 22 recettes qui imitent les recettes chrétiennes de Carême
Chapitre 47 : 4 recettes avec vinaigre, huile d’olive et miettes de pain
Chapitre 48 : 8 recettes de gibier (antilope, gazelle) cuits dans eau et sel et servi avec graines de moutarde
Chapitre 49 : 5 recettes de ragoûts (sikbāj et tharīda)
Chapitre 50 : 6 recettes de harīsa
Chapitre 51 : 4 recettes de bouillie de riz au lait
Chapitre 52 : 3 recettes de céréales
Chapitre 53 : 1 recette d’épinards et choux
Chapitre 54 : 3 recettes de radis et navet
Chapitre 55 : 2 recettes de riz aux fèves
Chapitre 56 : 1 recette de ragoût acide au safran
Chapitre 57 : 6 recettes de ragoût (zīrbāja)
Chapitre 58 : 5 recettes de ragoût au citron ou à la grenade (hummādiyya et rummāniyya)
Chapitre 59 : 3 recettes de ragoût blanc ou vert
Chapitre 60 : 2 recettes de légumes
Chapitre 61 : 2 recettes de pois chiche et fèves
Chapitre 62 : 3 recettes de ragoût acide au verjus et aux fruits
Chapitre 63 : 1 recette de kishk (céréales et laitages)
Chapitre 64 : 4 recettes de lentilles et de gesse
Chapitre 65 : 3 recettes de fèves et gesse
Chapitre 66 : 2 recettes de légumineuses
Chapitre 67 : 2 recettes de ragoût à la grenade (nārbāj)
Chapitre 68 : 2 recettes de ragoût au sumac
Chapitre 69 : 3 recettes au lait aigre (madīra)
Chapitre 70 : 4 recettes au yaourt (masliyya)
Chapitre 71 : 4 recettes de viande
Chapitre 72 : 1 recette de volaille à la Nabatéenne
Chapitre 73 : 2 recettes de viandes avec des œufs
Chapitre 74 : 5 recettes de viande à l’étouffée avec vinaigre (maghmūma)
Chapitre 75 : 3 recettes de viande (mulahwajāt)
Chapitre 76 : 4 recettes de viande avec des oignons (basaliyya)
Chapitre 77 : 6 recettes de viande (jazūriyya)
Chapitre 78 : 3 recettes de viande pilée
Chapitre 79 : 9 recettes d’omelette
Chapitre 80 : 3 recettes de viande hachée
Chapitre 81 : 5 recettes de viande cuite en bouillon ou avec du babeurre
Chapitre 82 : 1 recette de viande rôtie
Chapitre 83 : 12 recettes de panade (tharīda)
Chapitre 84 : 13 recettes de viande en friture (qaliyya)
Chapitre 85 : 8 recettes de viande émincée aux épices (kushtābiyya)
Chapitre 86 : 9 recettes de viande rouge émincée (tabāhija)
Chapitre 87 : 12 recettes de viande rôtie au tannūr
Chapitre 88 : 1 recette de chevreau ou agneau farci
Chapitre 89 : 5 recettes de viande coupée
Chapitre 90 : 3 recettes de volaille grillée à la broche (kardhabāj)
Chapitre 91 : 2 recettes de plats cuits au tannūr
Chapitre 92 : pudding cuit au four en même temps qu'un poulet suspendu à côté
Chapitre 93 : 9 recettes de dessert (fālūdhaj)
Chapitre 94 : 12 recettes de dessert (khabīsa)
Chapitre 95 : 7 desserts avec carottes, dates ou pommes (khabīs)
Chapitre 96 : 4 recettes de dessert aux noix ou aux amandes
Chapitre 97 : 4 recettes de desserts (khabīs)
Chapitre 98 : 11 recettes de pâtisserie dont 2 recettes sucrées avec des pâtes (itriya).
Chapitre 99 : 3 recettes de losanges d’amandes (lawzīnaj)
Chapitre 100 : 6 recettes de beignets (zalābiya)
Chapitre 101 : 3 recettes de gâteaux secs et crêpes
Chapitre 102 : 4 recettes de crêpes
Chapitre 103 : 4 recettes de décoration de desserts
Chapitre 104 : 6 recettes de nougats (nātif).

Des recettes diététiques

Les chapitres 105 à 116 proposent des recettes « diététiques » pour soigner certaines maladies.
Chapitre 105 : 16 recettes de plats végétariens bons pour la santé, pour nourrir le malade
Chapitre 106 : 11 recettes de ragoût et jus de viande pour nourrir le corps souffrant
Chapitre 108 : 13 recettes de soupes pour les maladies froides
Chapitre 109 : 8 recettes de ragoûts de grains pour certaines maladies
Chapitre 109 : 5 recettes nourrissantes de poisson pour la jaunisse.

Des recettes de boissons
Chapitre 110 : Mesures prise quand l’eau est refroidie par la glace
Chapitre 111 : Qualités de l’eau refroidie par l’air
Chapitre 112 : Avantages à boire de la bière sans alcool
Chapitre 113 : 8 recettes de bière sans alcool ordinaire ou parfumée
Chapitre 114 : 6 recettes devin et autres breuvages et leurs propriétés humorales
Chapitre 115 : Effets néfastes des vins sur les personnes infirmes et comment les éviter
Chapitre 116 : 3 recettes de boissons sans alcool
Chapitre 117 : 3 recettes de boissons au lait de chamelle, de vache et de brebis
Chapitre 118 : 3 recettes de boissons rafraichissantes
Chapitre 119 : 4 recettes de vin de datte et de raisin
Chapitre 120 : 1 recette de vin de raisin et 1 recette d’hydromel
Chapitre 121 : 3 recettes de sirop de sucre et de bonbon
Chapitre 122 : 8 recettes de sirops (sharāb) de légumes
Chapitre 123 : 6 recettes de sirops de fruits
Chapitre 124 : 3 recettes de boissons aromatiques et médicinales (mayba)
Chapitre 125 : 16 recettes de conserves de fruits et de légumes et de confitures (juwārishun)
Chapitre 126 : 9 recettes de moût cuit (rubb).

Des recettes de cosmétique et d’hygiène
Chapitre 127 : 4 recettes sur l’alkali et le souchet pour se laver les mains
Chapitre 128 : 4 recettes de cure-dents en bois
Chapitre 129 : 10 recettes de parfums dont 4 recettes avec du bunk (café)
Chapitre 130 : Règles pour se laver les mains avant et après le repas et manger à table
Chapitre 131 : Règles pour bien se tenir à table devant des supérieurs et des rois
Chapitre 132 : Bénéfices de la sieste après le repas.

dahmane1
05/09/2014, 00h50
...............suite

Innovation en cuisine

Nous trouvons dans ce livre de cuisine plusieurs recettes qui semblent être à l’origine de plats qui ont connu ensuite un développement important dans le monde méditerranéen :
Peut-être les premières recettes de laban, du nom du yaourt dans les pays arabes
Peut-être les premières recettes de concombre au yaourt
Peut-être les premières recettes de chawarma ou kebab
Peut-être les premières recettes de pâtes
Peut-être les premières recettes de nougat.

On découvre avec étonnement les premières recettes de café (bunk). Mais le café n’est pas ici une boisson, mais un grain parfumé, employé pour créer un parfum !

Une curiosité dans la cuisine arabe : les chapitres 119 et 120 sur l’art de faire du vin de date, de raisin ou l’hydromel ! La fermentation alcoolique est condamnée en Islam, mais le vin est recommandé par les médecins. Ce livre de cuisine, avec ses préoccupations diététiques, tranche en faveur de la médecine !

L’héritage du Kitâb al-Tabîkh d’Al-Warrâq

Un manuscrit du Kitâb al-Tabîkh d’Al-Warrâq figure dans la bibliothèque de Topkapi à Istanbul. On retrouvera un certain nombre de recettes du Kitâb al-Tabîkh d’Al-Warrâq dans plusieurs livres arabes postérieurs : au 13e siècle, le Baghdâd cookery book, l’Anonyme Andalou et le Fudalat al-khiwan, au 14e - 15e siècle, le Kanz al-Fawā’id (Egypte). L’influence du Kitâb al-Tabîkh d’Al-Warrâq dépasse les frontières du monde arabe. Selon Nawal Nasrallah, on retrouve des recettes abbassides jusqu’en Inde à la fin du 15e siècle. Les livres de cuisine de la famille du Liber de Coquina reprennent en Italie médiévale plusieurs de ses recettes : limonia, rumania, sumachia. La mawmenee du Forme of Cury est également un héritage du livre d’al-Warrāq. La cuisine arabe actuelle est toujours influencée par les recettes abbassides.

Pour faire jājaq
Prendre un récipient en cuir propre (ziqq) et sentez-le. Versez le yogourt et ajoutez le sel. L'extérieur du ziqq doit aussi être salé. Mélanger yogourt, oignon haché, gousses d'ail épluchées, persil haché délicatement, menthe na'na', estragon, rue, khiyar (concombres petits et lisses) et qiththa' (long concombre à côtes), tiges de laitue pelées, et - en saison - de l’artichaut (harshaf). Prendre aussi des amandes fraîches et tendres (vertes).

Il est préférable d’ajouter une quantité convenable de menthe na'na', rue, persil, oignon et ail. En plus, vous devez garder [le récipient en cuir] propre tout le temps [pour permettre aux liquides de s'écouler]. Quand c'est prêt à manger, servez-le avec l'huile d’olive.

S’agit-il de la première recette de concombre au yaourt ?

Kitâb al-Tabîkh (al-Baghdâdî)

Plus connu sous le titre A Baghdad Cookery Book, ce texte a été écrit à Bagdad en 1226 par Muhammad ibn al-Hasan ibn Muhammad ibn al-Karîm al-Kâtib al-Baghdâdî. On en sait pas grand chose sur l'auteur de ce livre de cuisine. Comme son nom l'indique, il serait de Bagdad où il aurait été scribe. Il aurait écrit son livre en 1226 et serait mort en 1239.
Texte traduit en anglais par A.J. Arberry et publié par The Hyderabad Quarterly Review, Volume XIII, 1939.
A Baghdad Cookery Book : the book of dishes, Muhammad Ibn Al-H Al-Baghdadi, traduction anglaise de Charles Perry, Prospect Books, 2005

Le livre de cuisine d'al-Baghdâdî est une compilation de recettes de la grande cuisine abbasside des 8e-10e siècles : recettes d'Ibrâhîm ibn al-Mahdî ou d'al-Warrâq, sélectionnées par al-Baghdâdî en fonction de ses goûts, comme il l'annonce dans son introduction.

Le livre a eu beaucoup de succès : on le retrouve jusqu'en Turquie et en Egypte. Il est intéressant de constater que le Baghdad Cookery Book fait l'apologie de la gastronomie abbasside au moment où cette dynastie est en voie de disparition : le pouvoir des califes s'est affaibli au point de devenir inexistant depuis l'arrivée des Turcs Seldjoukides en 1055 et le dernier calife abbasside est exécuté par les Mongols qui ont envahi Bagdad en 1258.

Mais la culture culinaire abbasside a survécu à la disparition des califes. Elle a même réussi à séduire les guerriers nomades d'Asie centrale qui se nourrissaient de yaourt et de riz : d'abord les Seldjoukides puis les Oghouzes ou Turcomans qui ont fondé l'empire ottoman. La grande cuisine ottomane est en partie héritière de la cuisine abbasside décrite dans le Baghdad Cookery Book.

Plusieurs manuscrits sont conservés à Istanbul, en Turquie, dans les bibliothèques de Süleymaniye, du musée de Sainte Sophie et du palais Topkapi. Le texte a été traduit en turc au 15e siècle par Mehmed bin Mahmoud Chirvânî (de Chirvân, une ville d'Azerbaïdjan). Chirvanî a ajouté, en fin de traduction, 82 recettes turques du 15e siècle.

Le Kitâb Wasf al-At'ima al-Mu'tâda, écrit en Egypte au 14e siècle, reprend les 160 recettes du Baghdad Cookery Book (420 recettes au total).

Le livre de cuisine d'al-Baghdâdî contient 160 recettes précédées d'une courte introduction. Ces recettes sont classées en 10 chapitres :
Chapitre 1 - Plats acides : 22 recettes de viandes cuites avec vinaigre ou citron et plats aux laitages : 6 recettes de viandes avec du lait caillé.
Chapitre 2 - Plats simples : 18 recettes de viandes cuites avec du riz, des légumes ou des pâtes.
Chapitre 3 – Plats frits et secs classés en 3 catégories : d'abord 8 recettes, puis 22 recettes de plats simples et doux, puis une recette de poulet.
Chapitre 4 – Harissa et plats cuits au four : 9 recettes.
Chapitre 5 – Plats frits, marinés, sautés, tartes… : 10 recettes.
Chapitre 6 – Plats de poissons : poissons frais (5 recettes), salés (5 recettes), poissons tirrîkh (3 recettes).
Chapitre 7 - Sauces, condiments et savouries : 4 sauces, 5 condiments et 5 savouries.
Chapitre 8 – 14 recettes de plats appelés jûdhâb et khabîs.
Chapitre 9 – Halwâ (douceur) : 9 recettes de confiseries et gâteaux secs.
Chapitre 10 – 14 recettes de pâtisseries.

Hummâdîya : Cut fat meat into middling pieces, and leave in the saucepan with a covering of water and a little salt. Boil, then throw in the stout cotton bag containing the seasonings, namely, dry coriander, ginger, pepper and cloves ground fine : add also a few pieces of cinnamon. Now mince red meat with seasonings, and make into cabobs : when the saucepan is boiling, throw in the cabobs, and as soon as these are cooked, remove the bag of seasonings. Now take the pulp of large citrons, seeded, and squeeze well in the hand, add about a quarter as much of grape-juice, and pour into the saucepan on top of the meat. Boil for an hour. Take sweet almonds, peel, chop up fine, soak in water, and add to the saucepan. Sweeten with sugar, or with syrup if preferred. Leave the saucepan over the fire to settle. Sprinkle with rose-water, wipe the sides with a clean rag, and remove.

Hummâdîya (vient de hummâd: pulpe de citron) : Couper de la viande grasse en morceaux de taille moyenne, et la mettre dans une casserole en couvrant d'eau et avec un peu de sel. Porter à ébullition, puis jeter dedans le sac de coton solide contenant les assaisonnements, à savoir coriandre sèche, gingembre, poivre et clou de girofle en poudre : ajouter aussi quelques morceaux de cannelle. Maintenant hacher de la viande rouge avec des assaisonnements et la mettre en boulettes : quand la casserolle bout, verser les boulettes dedans et dès qu'elles sont cuites, enlever le sac d'assaisonnements. Maintenant prendre la pulpe de gros citrons, enlever les pépins et bien presser à la main, ajouter environ un quart (?) de jus de raisin, et verser dans la casserole par-dessus la viande. Faire bouillir une heure. Prendre des amandes douces, peler, hacher fin, tremper dans l'eau et ajouter dans la casserole. Adoucir avec du sucre, ou du sirop si vous préférez. Laisser la casserole sur le feu pour clarifier. Saupoudrer d'eau de rose, essuyer les côtés avec un chiffon propre et enlever.

Kitâb al-wusla ilâ l-habîb fi wasf al-tayyabât wa l-tîb

Ce livre est appelé généralement al Wusla.

Le livre du lien avec l’ami ou description des bons plats et des parfums est un livre de recettes, rédigé à Alep au 13e siècle, à l’époque ayyoubide. Les Ayyoubides sont une dynastie d’origine kurde (1169-1260), dont le plus célèbre représentant est Saladin. Ils ont conquis les états latins d’Orient, la Syrie puis l’Egypte, jusqu’au Yémen, avant d’être chassés par les Mongols au nord et les Mamelouks au sud.

Le texte d’origine semble avoir été remanié par un auteur inconnu. On l’attribue généralement à Ibn al-Adîm (1192-1260), petit neveu de Saladin, poète, calligraphe, historien et vizir des ayyoubides. Mais il reste une dizaine de manuscrits, conservés au Proche Orient : le Caire, Damas, Alep, Bursa (Turquie), Mossoul, ainsi qu’à Berlin, Londres et en Inde (Bankipore). Et certains manuscrits indiquent d’autres auteurs : un historien d’Alep Kamâl ad-dîn Ibn al’Adîm ou un poète égyptien Ibn al-Jazzâr. Dans tous les cas, il s’agit d’une personne bien introduite à la cour des ayyoubides.

Les recettes présentées dans al Wusla sont très cosmopolites : cuisine d’Alep et de Bagdad (certaines recettes sont voisines de celles du Bagdad cookery book), mais de nombreuses recettes font référence à leur origine : plats arméniens, grecs, kurdes, turcomans, égyptiens, yéménites, indiens (riz) ou du Maghreb (couscous). Une recette fait référence aux croisés : un plat de viande à la franque ou shiwâ ifranjî.

Ce texte arabe a été édité à Alep en 1986-87, mais il n’a malheureusement pas encore été traduit. Maxime Rodinson en a fait une étude détaillée en 1949 (Revue des études islamiques). La présentation d’al Wusla reprend des éléments de cette étude.

Al Wusla va au-delà d’un simple livre de recettes de cuisine :
Il propose des recettes qu’on trouve habituellement pour le service d’office, c'est-à-dire des recettes qui concernent, de près ou de loin, ce qu’il faut savoir pour servir convenablement les convives d’un banquet : le chapitre 1 concerne les parfums, le chapitre 9 les savons et le chapitre 10 les eaux de senteur. En France, au 16e siècle, ont été publié à Lyon deux livres de ce type : La pratique pour faire toutes confitures, condiments, distillations d’eaux odoriférantes & plusieurs autres recettes très utiles (1558) et Excellent et moult utile opuscule écrit par Nostradamus et publié en 1555. L’opuscule de Nostradamus comporte 2 parties : Le vrai et parfait embellissement de la face, qui donne des recettes de parfums, de savons, de fards et d’onguents divers, suivi d’un livre de confitures : La façon & manière de faire toutes confitures.

Le livre commence par une introduction et propose 10 chapitres :
Chapitre 1 : Des parfums (14 sections)
Chapitre 2 - Des boissons (14 sections avec des recettes de sirops)
Chapitre 3 - De la préparation des jus acides et de vinaigres (5 sections)
Chapitre 4 - De la façon de clarifier la graisse alya (graisse de queue de mouton)
Chapitre 5 - Du poulet : 74 recettes présentées en 49 sections. Recettes de poulet rôti, en boulettes, cuit à l'eau ou au vinaigre, poulet aux légumes, aux fruits, poulet farci. Le chapitre se termine même par des recettes sans poulet.
Chapitre 6 – Plats séchés et frits, rissoles, etc. : recettes de viandes rôties, de légumes, de ragoûts, de riz, de pâtes, de couscous.
Chapitre 7 – Des douceurs et pâtisseries : recettes sucrées de pâtisseries, petits gâteaux, confiseries et de pains et de brioches (50 recettes différentes).
Chapitre 8 – Des conserves présentées en 2 parties : 28 sections avec des recettes de moutardes, de fruits et légumes au vinaigre et de condiments; la deuxième partie est intitulée Assaisonnements froids avec 17 sections de recettes de légumes et œufs.
Chapitre 9 – Des savons : recettes de savons parfumés.
Chapitre 10 – Des eaux de senteur : recettes de parfums confectionnés à base de distillation de fleurs (rose, oranger) et d'épices ou d'herbes aromatiques.

dahmane1
05/09/2014, 00h51
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Nous dépendons des rares arabisants qui ont eu la chance de lire cet important ouvrage, qui en ont parlé et donné quelques recettes :

Par exemple Florence Ollivry (Les Secrets d’Alep, Actes Sud, 2006) fait remarquer la profusion des pistaches dans les recettes et 5 recettes de viande à la rhubarbe, typiques de la cuisine d’Alep. Elle indique la présence de recettes de kubab, un mélange de viande pilée en boulettes et de légumes qui lui fait penser aux recettes actuelles de kebbé. Elle traduit en français une recette de coing au sirop, de conserves de roses et de pain au tannour.

Lilia Zaouali (La grande cuisine arabe du Moyen Age, Officina libraria, 2010) propose plus d’une vingtaine de recettes : Nâranj (poulet à l’orange), Zirbâj aux coings, basaliyya aux oignons, mawz (viande aux bananes), rutabiyya (viande aux dattes), plusieurs recettes d’aubergines, une recette de mulûkhiyya et une recette de viande séchée à l’égyptienne, une viande rôtie à la franque (écho des Croisades, mais qui est en fait ce que nous appellerions maintenant un méchoui !), plusieurs recettes de mouton rôti, qamhiyya (bouillie de blé entier), sha’îriyya (des pâtes en forme de grain d’orge), une recette de couscous al-maghribî (couscous à la viande, aux boulettes et aux poulets), plusieurs recettes de riz dont les grains ne doivent pas coller une fois cuit, labaniyya rumiyya (recette byzantine de viande aux blettes et au riz au lait) et une recette de semoule torréfiée et sucrée.

Kanz al-Fawa’id fi tanwi al-mawa’id

Ce livre est appelé généralement Kanz.

Le trésor de conseils utiles pour la composition d'une table variée est probablement une compilation de recettes du 13e ou 14e siècle, écrit en Egypte pendant la période mamelouk.

Ce texte a été édité à Beyrouth et Stuttgart en 1993, mais, comme le Al Wulsa, il n’a pas encore été traduit. Il contient plus de 800 recettes de cuisine, de desserts, mais aussi de boissons et de diététique, en provenance de différentes régions du Moyen Orient.

Lilia Zaouali (La grande cuisine arabe du Moyen Age, Officina libraria, 2010) propose plus d’une vingtaine de recettes :
Des recettes de légumes : pois chiches en purée (voisin du houmos libanais mais sans huile de sésame), fèves aux noisettes, purée d’aubergines au lait fermenté, tahîniyya (carottes au beurre de sésame), sikbâj aux aubergines, fausse mulûkhiyya;
Des recettes de viande : rummâniyya mukhaththara (au jus de grenade et aux pistaches), marwaziyya aux cerises séchées, tabâhija aux pistaches, ma’wardiyya aux boutons de roses, abricots frais, poulets au lait d’amandes, viande hachée frite, mudaqqaqa (viande hachée au vinaigre);
Des recettes de viande aux légumes : plat à la colocase, mulûkhiyya aux boulettes;
Des recettes de pâtes et riz : ittriya, sha’îrriyya (différente de celle du Al Wulsa), aruziyya (riz);
Des recettes de poisson : limûniyya (au citron), zirbâj, sikbâj (escabèche), boulettes de poisson de plusieurs formes, sîr cuits (poisson d’eau douce séché);
Des recettes diverses : kâmakh à l’estragon (sauce issue de la fermentation du pain), 2 recettes de crème fraîche, 2 recettes de sirop de coing, cédrat confit, confiture de carottes.

Kitâb al-Tabîkh

Kitâb al-Tabîkh fi'l-Maghrib wa'l-Andalus fi'asr al-Muwahhidin ou Anonyme Andalou.

Fudalat al-Khiwan

Fudalat al-Khiwan d'ibn Razin Tujibi.

Espagne - Carte d'Europe - Haut de page


Kitâb Wasf al-At'ima al-Mu'tâda

La description des nourritures familières est une compilation de recettes de l'Egypte mamelouke du 14e siècle, écrite par un auteur inconnu.

Il existe actuellement 2 manuscrits conservés au palais de Topkapi à Istanbul. L'un d'eux se termine par un colophon (la note en fin de manuscrit) indiquant une date : 30/11/1373 et un lieu : Le Caire.

Texte traduit en anglais par Charles Perry, incorporé dans Medieval Arab Cookery, Prospect Books, 2006.

Ce livre renferme 420 recettes, 160 recettes sont communes avec le Bagdad Cookery Book de Baghdadi et 3 recettes de boissons sont communes avec le al-Wusla. Le Kitâb Wasf comporte des chapitres nouveaux par rapport aux livres de cuisine présentés dans cette page : des recettes de boissons digestives (oxymel, sorte de bière, sirops), des recettes de plats végétariens et 3 chapitres de plats sucrés (halva, lauzinaj, fâlûdaj, nougat noir...).

Le Kitâb Wasf propose seulement 35 recettes avec un nom persan, dont un tiers dans le chapitre 2, soit beaucoup moins que dans le Kitâb al-Tabîkh d'Al-Warrâq : les limites de l'empire ottoman se sont déplacées, la Perse n'est plus le modèle culinaire dominant au 14e siècle, comme il l'était à l'époque des califes abbasides de Bagdad. Certaines recettes ont des noms en référence à l'ourdou (Pakistan et nord de l'Inde) ou à l'Asie centrale, ainsi qu'à Byzance.

Les saveurs de la cuisine du Kitâb Wasf sont, malgré tout, proches des saveurs des livres de cuisine arabe de Bagdad aux siècles précédents. Cependant, il s'ouvre à des recettes végétariennes pour malades, pour moines et chrétiens en temps de Carême (recettes de légumes : lentilles, aubergines, épinards, harissa). En effet, les chrétiens coptes sont majoritaires en Egypte jusqu'au 14e siècle et beaucoup de médecins sont encore chrétiens, prescrivant ces recettes de légumes à leurs malades.

On peut remarquer la présence de plats ordinaires (sawadhij) au riz, aux pâtes (itriya) ou aux lentilles, une séparation entre ragoûts sucrés, aigres ou épicés (hawamid). La viande n'est jamais grillée, mais toujours cuite au four ou en ragout avec légumes, riz ou pâtes (itriya ou reshtâ), souvent présentée en boulettes. Les recettes de poisson sont majoritairement réalisées avec du poisson séché ou salé.

Condiments : Certaines recettes utilisent du murrî (saumure de poisson ou de céréales déjà présente dans les livres de cuisine antérieurs), malheureusement traduit en "sauce soja" par Charles Perry. D'autres contiennent du yaourt au lait de brebis salé et fermenté (kâmakh rîjâl ou rîjâr), proche du smen maghrébin ou du mish égyptien (un fromage actuel maturé en saumure, à texture onctueuse, odeur et saveur forte, fabriqué avec du lait de vache ou de buflonne). Le verjus est également utilisé, ainsi que le vinaigre. L'aigre doux est créé par l'ajout de fruits (raisins secs, abricots) ou de sucre. Certains plats sont aspergés d'eau de rose en fin de cuisson.

La liste des épices indiquées dans l'introduction est : coriande, carvi, cumin, cannelle (de Chine ou de Ceylan), mastic, poivre et gingembre. Cette liste est incomplète par rapport aux épices utilisées. Il faut y ajouter le safran, le galanga. On utilise davantage de variétés d'épices en Europe à la même époque.

Curiosités
Une recette d'Isfîdhabâj (viande cuite avec des blettes et des œufs) est confectionnée avec du fromage "rumi" (ch. 3). Dans la littérature arabe, ce mot désigne les "romains", c'est-à-dire les Byzantins (l'empire byzantin est l'empire romain d'Orient) et autres chrétiens. On aimerait savoir s'il s'agit d'un fromage du type feta (fromage en saumure) ou du type kefalotyri (un fromage de chèvre ressemblant au parmesan).
Le couscous, qui n'a jamais eu de succès au Proche Orient, a droit a une longue recette au chapitre 4, à base de gourde, aubergine, chou, navet et bœuf.
Plusieurs recettes sont à base de mâsh traduit par haricot mungo par Charles Perry (plante tropicale originaire d'Asie dont les jeunes pousses germées sont connues sous le nom de pousses de soja). Erreur de traduction (confusion avec un autre haricot dolique local, le haricot à œil noir ?) ou le haricot mungo est-il déjà cultivé en Egypte au 14e siècle ? (ch. 3)
Une recette 'Adas Musaffâ : un plat de lentilles, froid et sucré, avec miel, vinaigre, fruits, épices, camphre, qui ne se retrouve pas dans les livres antérieurs (ch. 6).
Une recette de houmos (plat libanais avec pois chiches en purée et tahiné ou purée de sésame) enrichie avec herbes aromatiques, fruits secs et épices (ch. 6).

Plan du livre
Ch 1 – introduction sur la cuisine
Ch 2 – plats aigres (Hawâmid) ou aigres doux. Une section présente des plats de viande au lait ou au yaourt (kishk ou labaniyya).
Ch 3 – plats ordinaires non aigres (Sawâdhij), dont de nombreuses recettes à base de riz.
Ch 4 – plats frits (Qalâyâ) ou secs (Nawâshif) avec une section présente des plats ordinaires et doux (plusieurs recettes de viande aux fruits) et une section de plats à base de poulets.
Ch 5 – plats de bouillies (Harâ'is) et plats au four (Tannûriyyât). Plusieurs recettes de harisa dans ce chapitre.
Ch 6 – plats variés : frits (Mutajjanât, du mot tâjin), froids (Bawârid) ou pâtisseries de type samosas (Sambûsak).
Ch 7 – poissons frais ou salés. Chapitre plus court que les précédents.
Ch 8 – pickles (Mukhallalât), relish ou légumes préparés comme des condiments (Sibâgh) et condiments (Mutayyibât), dont plusieurs recettes de murrî (saumure de céréales proche de la sauce soja) et de moutarde.
Ch 9 – panades (Jawâdhib) et pudding (Akhbisa) : plats sucrés
Ch 10 – plats sucrés (Halâwât) : halva et autres confiseries orientales (dont une recette de nougat noir).
Ch 11 – pâtisseries (Khushkanâj, Mutbaq, qatâ'if) : biscuits, gâteaux, crêpes épaisses. Le premier manuscrit se termine ici. Les 2 chapitres suivants sont rajoutés dans le manuscrit du Caire daté du 30/11/1373.
Ch 12 – boissons digestives : oxymel, sirops.
Ch 13 – plats pour malades, moines et chrétiens pour le carême : recettes de légumes sans viande.

Le livre se termine par un appendice (Ziyadat) qui propose une autre série de recettes sucrées, tirées du chapitre 7 du Kitâb al-wusla, voisines des confiseries et pâtisseries des chapitres 10 et 11.

Douceur de crêpes
Crêpes, 4 livres; sirop, 4 livres; miel d'abeille, 2 livres; huile de sésame, 2 livres; safran, 1/2 dirham; sucre et eau de rose comme vous voulez. Laisser fondre le mélange [tremper les crêpes] et [les] retirer. Pistaches, 1/2 livre à éparpiller dessus.
Chapitre 11

Pour avoir des navets savoureux
Faire bouillir les navets, puis les égoutter et les refroidir. Puis prendre suffisamment de bonne huile, puis les rouler dedans, puis jeter du cumin et suffisamment de fromage râpé syrien. Ajouter un peu de moutarde.
Chapitre 13


Kitâb al-tibâkha

Ce Livre de cuisine est un manuscrit du 15e siècle, originaire de Damas. Son auteur pourrait être l'écrivain Jamâl al-Dîn Yûsuf ibn Hassan ibn 'Abd al-Hâdî connu sous le nom de Ibn al-Mabrad (ou Mubarrad), selon le bibliophile Habib Zayyât qui a retrouvé et publié le manuscrit en 1937.

Texte traduit en anglais par Charles Perry, incorporé dans Medieval Arab Cookery, Prospect Books, 2006.

Il s'agit d'un texte court avec seulement 44 recettes. Mais ces recettes sont un témoignage capital car elles sont les seules recettes arabes conservées entre le 15e siècle et le début du 19e siècle. Ces recettes sont à la fois différentes des recettes de la cuisine arabe moderne et des recettes des livres de cuisine des 10e et 13e siècles, bien que certaines d'entre elles aient une parenté avec des recettes anciennes.

Ce livre de cuisine serait peut-être un intermédiaire entre la cuisine arabe classique et la cuisine arabe influencé, dans les siècles qui suivent, par la cuisine ottomane. Le traditionnel plat de kebbé (boulette de viande hachée et boulgour), base de la cuisine syro-libanaise actuelle, est absent. La kebbé est réputée venir d'Alep : il s'agit probablement d'une invention culinaire postérieure, qui, comme le boulgour, ne se développe qu'à partir de la période ottomane.

Selon Habib Zayyât, le Kitâb al-tibâkha correspond à une période où la Syrie est opprimée et surtaxée par les mamelouks. Le 15e siècle en Syrie n'est pas une période prospère et le Kitâb al-tibâkha correspondrait davantage à un livre de cuisine bourgeoise qu'à un livre de grande gastronomie, ce qui expliquerait l'importance des recettes de légumes et de céréales cuites avec des viandes bouillies.

Charles Perry, qui a traduit le texte en anglais, estime qu'il s'agirait plutôt d'une adaptation simplifiée des recettes de haute cuisine arabe.

Le Kitâb al-tibâkha serait-il l'équivalent arabe des recettes du Ménagier de Paris, lesquelles reprennent, en les simplifiant, de nombreuses recettes du Viandier de Taillevent ?

En effet, les recettes sont courtes, rédigées sommairement, à la manière du Viandier de Taillevent, ce qui n'est pas le cas de la majorité des livres précédents. Quand on observe certaines recettes au titre connu, on se rend compte de la simplification apportée aux grandes recettes du répertoire arabe classique (peu de détails, perte d'ingrédients, absence d'épices), au point que parfois, seul le nom de la recette est commun au répertoire.

77 % des recettes sont des recettes de viandes ou de saucisses. Les viandes (majoritairement non précisées) sont généralement du type pot au feu : viandes cuites à l'eau accompagnées de légumes frais ou secs ou de riz (25 %). Seulement 9 recettes sont réalisées avec des épices (safran, clou, gingembre ou poivre), mais 17 recettes contiennent des herbes aromatiques (persil, coriandre, menthe, thym) et 12 recettes du yaourt.

A remarquer la présence de fruits (pomme, prune, dattes, jus de citron ou d'orange amère) dans 25 % des recettes, un mélange fréquent noix et persil et 5 recettes de pâtes (Rishtâ, Salma, Tutmâj). Une seule recette sucrée : Halwâ proposé en 2 versions : nougat blanc appelé nâtif et gâteau.

L'ensemble des recettes est présenté sans plan apparent, sans introduction, ni conclusion, comme il est d'usage dans les livres de cuisine arabes. Il s'agit probablement d'un texte incomplet.

Qar'iyya
Faire bouillir la viande, puis faire frire des gourdes et des oignons avec de la coriandre pilée. Ensuite vous mettez le bouillon dessus.

dahmane1
08/09/2014, 23h23
Les « ficelles de pâtes » des Arabes, premiers spaghettis

Vers l’an 1000 de notre ère, les Arabes avaient envahi la Sicile. Ils emportaient avec eux des « ficelles de pâtes » qu’ils faisaient fabriquer pour emporter dans le désert où ils avaient besoin d’une nourriture non périssable. Les premières pâtes sèches étaient nées : les spaghettis. Les villes de Gènes et de Naples, hauts lieux de commerce à l’époque, revendiquent l’invention de cette pâte … L’histoire dira aussi que les Arabes, commerçant avec la Sicile, faisaient fabriquer leurs pâtes à Palerme.
De nombreux récits parlent également du macaroni, une pâte simplement roulée sur elle-même.


http://a402.idata.over-blog.com/4/16/08/28/API/2011-12/03/spaghetti-aux-boulettes-de-viande_thumb-1-_2.jpg

rycerz
12/09/2014, 09h24
c'est ce que j'ai mangé hier au résto de l'institut ... aucun gout !

http://a402.idata.over-blog.com/4/16/08/28/API/2011-12/03/spaghetti-aux-boulettes-de-viande_thumb-1-_2.jpg[/QUOTE]

dahmane1
12/09/2014, 09h32
c'est ce que j'ai mangé hier au résto de l'institut ... aucun gout !

http://a402.idata.over-blog.com/4/16/08/28/API/2011-12/03/spaghetti-aux-boulettes-de-viande_thumb-1-_2.jpg[/QUOTE]

salam rycerz

3'fene el ghoula yaklouh oulad'ha lol