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Voir la version complète : Paroles sages de nos pieux predecesseurs.



mquidech
26/07/2013, 19h21
SALAM

L’imam Ahmad ibn Habal -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- a dit :
« Les gens ont plus besoin de la science que de boire et de manger, car il suffit à l’homme de boire et de manger une ou deux fois par jour alors qu’il a besoin de la science autant qu’il a besoin de respirer. »
[Source : Madarij assalikin, tome 2, page 470]

mquidech
27/07/2013, 15h51
SALAM





‘Omar Ibn al Khattab -qu’Allah l’agrée- disait :



« Celui qui rit beaucoup, son air imposant faiblit et celui qui se réjouit on le méprise.



Celui qui parle beaucoup se trompe beaucoup, et celui qui se trompe beaucoup sa pudeur diminue.



Ne parle pas de ce qui ne te regarde pas, éloigne-toi de ton ennemi, méfie-toi de ton âme, sauf s’il est de confiance… et la seule personne de confiance est celle qui craint Allah. »





Lorsque ‘Omar al Farouq -qu’Allah l’agrée- mourut, Médine s’assombrit, à tel point que l’enfant questionnait le père en ces termes : « Papa ! Est-ce le jour de la Résurrection ? ». Et celui-ci répondait ‘ Non mon fils ! Mais `Omar a été assassiné.

mquidech
29/07/2013, 19h10
SALAM

SALAM

‘Ali Ibn abou Talib -qu’Allah l’agrée- disait :

« La chose que je crains le plus pour vous, c’est le fait de suivre les passions et l’espoir d’avoir une longue vie. Car le faut de suivre les passions éloigne de la vérité, et l’espoir d’une longue vie fait oublier l’au-delà. »

« Doit vraiment être modeste celui qui doit mourir. »

« Et la chose dont l’individu a besoin de la vie terrestre, c’est la nourriture, alors pourquoi l’individu s’inquiète t-il dès le matin, et Œuvre t-il d’une manière indescriptible. »

« Ô toi ! Sache prochainement tu vas partir, vers des personnes dont les paroles seront le silence. »


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mquidech
01/08/2013, 12h17
SALAM

SALAM


ALI IBN ABI-TALIB dit à un homme qui lui demandait de le conseiller:


"Ne sois pas comme celui qui espère l'autre monde sans faire de bonnes actions, et qui voudrait se repentir dans un avenir lointain dans l'espoir d'une longue vie".


Il parle le langage des ascètes et se conduit comme celui que la vie passionne.


Si les biens de ce monde lui sont octroyés il ne s'en rassasie point et s'il en est privé il ne se contente point de ce dont il dispose. Incapable de remercier pour ce qu'il a reçu, il désirerait encore davantage de ce qui reste. Il interdit les mauvaises actions mais ne s'en prive pas, il recommande ce qu'il ne fait point.


Il estime les gens de bien mais ne fait pas comme eux. Il déteste les pécheurs alors qu'il en fait partie. Il hait ,1a mort à cause du nombre de ses péchés et se complaît dans ce qui lui fait craindre la mort. S'il est bien portant il est fier de sa personne et il désespère dès qu'il a un malheur.


Quand il est frappé par le sort, il prie Dieu parce que forcé. S'il ne rencontre que des facilités, il se gonfle d'orgueil, ses passions le dominent et le poussent vers les interdits et ce n'est pas lui qui les maîtrise et les dirige vers le bien.


Il craint pour autrui des péchés moindres que les siens et espère une position supérieure à ses actions. S'il s'enrichit, il devient arrogant et abandonne sa foi. S'il s'appauvrit il est faible et désespéré. I1 commet des manquements lorsqu'il entreprend une tâche et exagère lorsqu'il sollicite.


Si l'occasion de satisfaire un désir se présente, il se précipite vers le péché et oublie de se repentir. S'il lui arrive un malheur, il renonce à la patience et à l'abnégation.


I1 sait parler de l'expérience d'autrui mais n en prend pas leçon. Il exagère en sermonnant mais oublie de s'amender. Par le langage il est grand, par l'action il est petit, il rivalise avec d'autres pour ce qui est éphémère et néglige ce qui est éternel. Il considère les devoirs comme un fardeau et le fait de s'en passer comme un gain.


Il craint la mort et ne profite pas de l'occasion pour s'y préparer. Il trouve monstrueux les péchés des autres qui sont en réalité minimes par rapport aux siens qu'il trouve insignifiants. Son obéissance à Dieu est selon lui totale alors qu'il n'a que mépris pour celle des autres qui pourtant n'en est pas moindre.


I1 est plein de remontrances pour autrui et d'éloges pour sa personne. Les moments de loisir qu'il passe avec les riches lui sont plus agréables que les moments d'adoration passés parmi les pauvres.


Il évalue les autres d'une manière qui l'avantage mais ne juge pas ses propres actes d'une manière qui tourne à son désavantage. Il donne de bons conseils aux autres et se trompe lui-même. Il est obéi alors qu'il désobéit. Il prend ses droits sur les autres, mais ne leur accorde pas les droits qu'ils ont sur lui. Il craint la créature pour des motifs qui ne se rapportent pas à Dieu, mais ne craint point Dieu dans son comportement envers ses créatures.

mquidech
03/08/2013, 12h29
SALAM

Le comportement des Salaf Salih vis-à-vis des Sultans

Par l’imam as-Souyuti



Extrait du livre :





Et dans Tabaqât Al Hanafiyya, le passage concernant la biographie de Alî Ibn Al Hassan As-Sandalî, on relate que le Sultan roi Chât a dit : « Pourquoi n’est-t-il pas venu me voir ? »



Alî Ibn Al Hassan As-Sandalî -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- lui répondit : « J’ai voulu que tu fasses partie des meilleurs rois en rendant visite aux savants et je n’ai pas souhaité faire partie des pire savants en rendant visite aux rois. »



Ibn ‘Addî relate dans « Al Kâmil » qu’il entendit Abâ Al Houssayn Mohammed Ibn Al Moudhfir -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- dire :



« J’entendis nos Chouyoukh d’Egypte reconnaître à Abî Al Hassan Ibn Abd Ar- Rahmân An-Nassâ-î -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- sa prééminence et son rang de guide, ils décrivaient ses efforts dans les adorations de la nuit, sa persévérance dans les efforts qu’il fournissait (pour la science), sa sortie au djihâd avec le gouverneur d’Egypte, il décrit aussi son courage et son établissement des actes surérogatoires et enfin, sa prémunition contre l’assise chez le sultan avec lequel il sortit. Ceci fut son habitude jusqu’à son martyr qu’Allah soit Satisfait de lui. »



Dans Tahthîb Al Kamâl d’Al Mouziyy, le passage concernant la biographie de Abî Yahyâ Ahmad Ibn Abdel Mâlik Al Harrânî, le Cheykh d’Al Boukhârî, -qu’Allâh leur fasse Miséricorde- l’on retrouve ce qui suit :



« Aboû Hassan Al Maymôunî -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- raconte qu’il interrogea Ahmad Ibn Hanbal -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- à son sujet, ce dernier lui répondit : ‘Il était chez nous et je l’ai vu perspicace, je n’ai jamais vu ne serait-ce qu’un mal en lui et je n’ai vu que du bien.



Je dis alors : « Mais j’ai vu un groupe de gens le critiquer ».



Il -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- dit : « Il ne part voir le sultan qu’à cause propriété qui lui appartient » ».

mquidech
05/08/2013, 16h10
SALAM

Athar sur la fréquentation du gouverneur [Sultan] et le statu légal [Houkm] concernant leur visite

Par l’imam as-Souyouti




Al Ghazâlî -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- a consacré un chapitre dans son livre Al Ihyâ’ au sujet de la fréquentation des sultans et le Houkm (statut) légal concernant le fait de s’asseoir avec eux et d’entrer chez eux, il dit : « Sache que tu as le choix entre trois situations avec les émirs et les califes injustes : la première qui est la pire est de rentrer chez eux, la deuxième qui est moindre est qu’ils viennent chez toi, la troisième qui est la plus prudente est que tu t’écartes d’eux, que tu ne les vois pas et qu’ils ne te voient pas.



Quant à la première situation qui est le fait de rentrer chez eux, elle est très condamnable dans la législation et a fait l’objet de beaucoup de critiques et de reproches relatés dans les récits et les Âthâr que nous allons rapporter par la suite afin que tu saches que la législation condamne cela. Puis nous préciserons ce qui fait partie de l’interdit, ce qui est permis et ce qui est détestable selon ce que la fatwa requerra d’après la science apparente.



Al Ghazâli -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- relata ensuite beaucoup de Ahâdîth et de Athâr que nous avons déjà mentionnés.



Et parmi ce qu’il a cité et qui n’a pas été déjà précédé est cette parole de Soufyân -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- : « Il y a dans la géhenne un fleuve habité uniquement par les lecteurs qui rendent visite aux rois. »



Ainsi que la parole d’Al Awzâ‘î : « Il n’y a rien de plus détesté par Allah qu’un savant qui rend visite à un calife. »



Ishâq -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- dit aussi: « Qu’il est répugnant de trouver chez l’émir un savant dont on a cherché à assister l’assemblée et qu’on a trouvé absent. »



J’entendis dire : « Si vous voyez le savant rendre visite au sultan alors soupçonnez-le au sujet de votre religion. Je ne suis jamais rentré chez ces gens-là sans faire un examen de mon âme à la sortie et je l’examine en profondeur même si je les affronte avec dureté et que je contredis leurs passions ».

mquidech
07/08/2013, 15h11
SALAM

L'Imam ALI dit: Celui qui s'érige en maître pour éduquer 1es autres doit commencer par son auto éducation. Il doit édifier les autres par sa conduite avant de les édifier par ses paroles; un maître qui veille à être son propre éducateur, mérite plus de vénération que celui qui éduque les gens et les instruit.



O monde! Va t-en! Est-ce à moi que tu t'attaques? Cherches-tu à me séduire? Tu es loin d'y réussir. Trompe un autre que moi. Je n'ai nul besoin de toi. Je t'ai répudié trois fois, d'une manière définitive. Ton séjour est court, ton importance minime et l'espoir en toi est infime.



Je souffre de la pénurie de la provision, de la longueur du chemin, de l'étendue du voyage et de l'ampleur du but à atteindre.



Je vous recommande cinq choses qui justifieraient toute peine pour y parvenir: Que chacun de vous n'espère qu'en Dieu, ne redoute que le péché, n'ait point honte s'il est interrogé sur une chose qu'il ignore, de répondre: je ne sais pas; qu'il n'ait point honte d'apprendre ce qu'il ignore; pratiquez la patience car elle est pour la foi ce qu'est la tête pour le corps; un corps sans tête est inutile, de même qu'une foi sans patience.


Sur la terre existaient deux protections contre le châtiment divin; l'une a été enlevée; tournez vous vers la deuxième et tenez-vous fermement à elle. La protection enlevée était dans la personne du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et lui accorde sa grâce); l'autre qui nous reste est le repentir. Dieu a dit: "Dieu ne les châtiera pas tant que tu es au milieu d'eux; Dieu ne les châtiera pas quand ils se repentent".


Celui qui entretient de bonnes relations avec Dieu, Dieu veillera à ce que de bonnes relations s'établissent entre lui et les autres. Celui qui se prépare au jour du Jugement, Dieu l'aidera à passer une vie droite sur terre. Celui qui est son propre prédicateur Dieu sera son protecteur.


Je qualifierai l'Islam comme personne ne l'a fait avant moi. L'islam est résignation; fa résignation est certitude; la certitude est croyance; la croyance est reconnaissance, la reconnaissance est acquittement de ses devoirs; l'acquittement est action.


L'Imam dit: l'avare m'étonne: il se hâte vers la misère qu'il fuit, manque la richesse qu'il convoite, traîne dans ce monde l'existence des pauvres, subit dans l'éternité le châtiment des riches.


Je suis étonné par l'orgueilleux qui, hier, était sperme et demain sera cadavre en putréfaction; je suis sidéré par celui qui doute de Dieu alors qu'il voit 1a création, par celui qui oublie ia mort alors qu'il voit les morts, par celui qui renie la deuxième naissance alors qu'il a déjà vu la première, par celui qui édifie dans un monde éphémère et oublie le monde éternel.


Tenez-vous en garde contre 1e froid à son début et accueillez-le vers sa fin car il agit sur les corps comme sur les arbres: en automne il flétrit et au printemps il fait fleurir.


La magnificence du Créateur rend petite la créature à vos yeux.


Quatre choses données en attirent quatre autres: sera comblé celui qui loue Dieu; sera exaucé celui qui invoque, accueilli qui se repent, pardonné qui fait pénitence, comblé qui loue le Seigneur.


Parlant de la populace l'Imam dit: Tout rassemblement d'hommes est source de bien hormis celui de la populace: sa réunion est nuisible et sa séparation bienfaisante.


On lui dit: nous avons appris les méfaits de son rassemblement, éclairez-nous sur l'utilité de sa séparation. Les artisans, répondit - il, retournent alors à leurs métiers: le maçon à sa truelle, le tisserand à sa toile et le boulanger à son four. Ils redeviennent utiles à la communauté.


Des Juifs lui ont dit: "A peine avez-vous enterré votre Prophète, que la dissension s'est installée au milieu de vous".
L'Imam leur dit: Nous disputons de son représentant et non de son Message. Alors que vous autres, à peine les pieds séchés de la traversée de 1a mer vous avez dit à votre Prophète en voyant un peuple attaché à ses idoles:

"O Moïse! Fais-nous un Dieu semblable à leurs dieux".

Il ajouta: "Vous êtes un peuple ignorant".

L'Imam dit aussi: Dieu a imposé la part du pauvre dans les biens du riche. Le pauvre ne connaît la faim que par suite du gaspillage des riches. Dieu demandera compte à ces derniers.


J'ai triomphé de tout assaillant hormis la misère qui m'a vaincu. Si je la révèle elle m'humilie et elle me tue si je la cache. La misère est presque une impiété.


La grande richesse consiste à se détourner totalement des biens des autres.


Faisant ses condoléances aux parents d'un décédé l'Imam dit: Ce fait n'a commencé ni ne s'achèvera avec vous. Votre ami ne voyageait t - il pas? Considérez-le comme tel, s il ne vous revient pas vous irez à lui.


A Jaber Ben Abdallah Al Ançari l'Imam dit: O Jaber! Quatre hommes font prospérer la religion et la vie en ce monde: un savant se servant de sa science, un ignorent qui ne dédaigne pas d'apprendre, un généreux qui ne refuse pas de donner et un pauvre qui ne troque pas l'éternité contre ce monde. Si le savant perd sa science, l'ignorant renoncera à apprendre, si le riche retient ses dons, le pauvre troquera l'éternité contre ce monde.


OH Jaber! Celui à qui Dieu accorde ses faveurs avec abondance sera trop sollicité par les gens. Or celui qui s'acquitte de ses devoirs grâce à ses faveurs les prépare à durer et à se perpétuer alors que celui qui les néglige s'expose à les perdre définitivement.


Vous êtes maître de vos paroles tant que vous les retenez; mais une fois que vous les proférer vous en devenez l'esclave. Gardez votre langue comme vous tenez cachés votre or et votre argent. Il arrive qu'une parole prive d'une faveur et attire une disgrâce.


Compter sur le monde malgré ce que vous en constatez est ignorance; agir médiocrement au service du bien, alors que la récompense est certaine, est une grave perte; faire confiance à quiconque avant de l'éprouver est faiblesse.


Le monde est tellement insignifiant aux yeux de Dieu que c'est le seul endroit où il est désobéi. La grandeur de cet endroit réside en ce qu'on ne peut gagner les faveurs de Dieu qu'en renonçant aux biens terrestres.


Renonce à ce monde et Dieu t'en fera voir les défauts; mais ne te laisse pas égarer car tu es surveillé.

Parlez et on vous connaîtra car votre personnalité est révélée par vos discours.


Tout ce dont vous vous contentez, vous suffira.


Le sort est inconstant: un jour il te sourit et un autre il te boude, ne te grise pas dans les jours fastes, ne perds pas patience dans les jours sombres.


Le père et l'enfant ont des droits l'un sur l'autre: le droit du père sur 1'enfant est celui de la pleine obéissance, sauf dans 1'impiété, l'enfant a droit à un beau nom, une bonne éducation et à l'étude du Coran.


Que le descendant d'Adam est misérable! Son terme lui est inconnu, ses maux 1ui sont voilà, son acte est noté, la punaise le fait souffrir, le hoquet l'étouffe et la sueur le fait puer.

Faites le bien et n'en dédaignez rien: le moindre bien est en soi grand et le peu abondant.


Au jour du Jugement la plus grande angoisse sera celle d'un homme qui aura amassé des biens contrairement aux ordres de Dieu et les aura légués à un autre qui les aura utilisés selon les préceptes divins.

L'héritier gagnera la vie éternelle et l'autre entrera en enfer.

Le plus perdant des hommes et le plus défaillant est celui qui s'épuisa à amasser des biens alors que le destin ne favorisait pas ses desseins: i1 quitta (e monde avec amertume et aborda l'éternité en déshérité.


L'indulgence est un voile protecteur, la raison une épée tranchante; voile le défaut de ton caractère avec ton indulgence et réprime ta passion avec ta raison.


L'homme ne doit pas se fier à deux choses précaires: la Santé et la Fortune; alors qu'il paraissait sain le voilà soudain malade et de riche qu'il était, i1 devient pauvre.


Lors d'une fête l'Imam dit: ce n'est point une fête sauf pour celui dont Dieu agrée le jeûne et la prière; mais toute journée est fête tant que Dieu n'y est pas désobéi.


Le combattant qui trouve la mort au service de Dieu n'a point plus de mérite que celui qui pardonne tout en étant puissant: sa clémence le rend comparable aux anges.


Le plus grave des péchés est celui que sous - estime son auteur.


Aime modérément ton ami et hais de même ton ennemi, le premier pouvant devenir un ennemi et le dernier se transformer en ami.


A des gens qui le louait en sa présence l'Imam dit: Seigneur! Vous me connaissais mieux que moi-même moi-même; je me connais mieux qu'ils ne me connaissent. Faites que nous soyons meilleur que ce qu'ils pensent et pardonnez- nous ce qu'ils ignorent de nous.


Redoutez la révolte du généreux affamé et celle de l'infâme rassasié.


La vraie générosité est volontaire. Celle qui est accordée sur demande l'est par complaisance et pour éviter le blâme.


La patience est double: l'une face à ce que vous détestez et l'autre devant ce qui vous séduit.


La richesse en exil est patrie, la misère dans la patrie est exil.


Les biens alimentent les désirs.


Les cœurs sont aussi sujets à l'ennui que les corps, divertissez - les avec les belles pensées.


O Descendants d'Adam! Tout ce que vous amassez au-delà de vos besoins, vous le thésaurisez pour 1es autres.


Un bien médiocre qui dure est préférable à un bien qui crée l'ennui.


N'aie pas honte de donner peu car la privation sera bien moindre.


Quant le sort favorise un être il lui prête les qualités des autres, et quand il lui tourne le dos il le dépouille de ses propres qualités.


Fréquentez 1es hommes de sorte qu'ils vous pleurent à votre mort et vous chérissent de votre vivant.


Le plus impuissant des hommes est celui qui n'a pas su se faire des amis, le plus impuissant encore est celui qui perd ceux qu'il aurait acquis.


Les méchants s'attachent aux défauts des gens et qualités telles les mouches qui ne négligent leurs hantent que les lieux infectés.


Si le temps se dégrade les vertus se dévalorisent et deviennent nuisibles. Les vices trouvent acquéreur et deviennent rentables. Alors le riche aura plus à redouter que l'infortuné.


La mort du fidèle est son repos celle de l'impie est repos pour les autres.


L'exécution est à la promesse ce que la grâce est au visage.


O fils d'Adam! Tu n'est qu'un cumul de jours; chaque jour qui fuit emporte une fraction de ton être.


Celui qui pratique incessamment une chose devient célèbre par elle; celui qui vous affectionne par intérêt se lasse de vous une fois satisfait; celui qui est réputé par sa sagesse s'entoure de respect.

Seigneur! I1 suffit à ma fierté que vous soyez mon Dieu et à ma gloire que je vous sois soumis. Vous êtes tel que je le veux: faites de moi ce que vous voulez.