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Voir la version complète : " j’ignorais le mal du pays, car Lui était près de moi "



Louisa
04/01/2014, 12h37
L'éloignement et l'oubli de soi dans le divin constituent l'ambition suprême de tout mystique. Les voies de l'union avec Dieu peuvent prendre des formes très diverses.
(...) La musique extatique connaît une longue histoire en Égypte. Dès le XIIIe siècle, le poète égyptien Ibn Al-Fârid, qui est enterré non loin du Caire, chantait l'amour divin dans des vers magnifiques :

"(...) j’ignorais le mal du pays, car Lui était près de moi,
où que nous fûmes, l’inquiétude avait quitté mon cœur;
ma demeure était là où était mon Bien-aimé..."


http://youtu.be/l4H_ELE5FIU

Louisa
04/01/2014, 19h37
Rester droit quoi qu'il arrive.
C'est plus qu'un choix c'est un engagement, un pacte jusqu'à la fin.


http://youtu.be/l8GDLy9K2Fk

Louisa
04/01/2014, 19h44
Dans tous les moments de la vie.


http://youtu.be/FtO0TXX4pow

Louisa
17/01/2014, 18h24
http://youtu.be/Ix3yMWjjA0w

(...) Bâyazid , une nuit sorti de la cité, s'étonna de trouver la création muette.
La lune ce soir-là illuminait le monde et ses rayons faisaient la nuit pareille au jour.
Le ciel était orné de la splendeur des astres, dont chacun va suivant des desseins différents. (...) Attâr

Louisa
17/01/2014, 18h30
http://www.youtube.com/watch?v=IXpAOXcGr6Y&feature=share&list=PLvzzW-RvoP7tGPyPq0qz7XhL62OhU9CO-&index=17


Certains derviches, au ciel ayant levé les yeux, contemplaient l'océan divin tout plein de perles.
Les étoiles, bijoux étincelants du monde, par leur éclats faisaient la nuit semblable au jour.
On eût dit que les astres, arrêtés dans leur course, adressaient la parole aux êtres de la terre '...) Attâr.

Louisa
19/01/2014, 12h14
http://youtu.be/BiGVVAP3KsQ

Louisa
28/01/2014, 09h35
http://youtu.be/vCx8-Zbfp_4

Louisa
28/01/2014, 09h43
http://youtu.be/vtdyTw9GDMc

Louisa
28/01/2014, 09h59
http://youtu.be/hG2m626N_YI

Que fais-tu grand-mère, assise là, dehors, toute seule ? »

Eh bien, vois-tu, j’apprends. J’apprends le petit, le minuscule, l’infini. J’apprends les os qui craquent, le regard qui se détourne. J’apprends à être transparente, à regarder au lieu d’être regardée. J’apprends le goût de l’instant quand mes mains tremblent, la précipitation du coeur qui bat trop vite. J’apprends à marcher doucement, à bouger dans des limites plus étroites qu’avant et à y trouver un espace plus vaste que le ciel.

« Comment est-ce que tu apprends tout cela grand-mère ? »

J’apprends avec les arbres, et avec les oiseaux, j’apprends avec les nuages. J’apprends à rester en place, et à vivre dans le silence. J’apprends à garder les yeux ouverts et à écouter le vent, j’apprends la patience et aussi l’ennui ; j’apprends que la tristesse du coeur est un nuage, et nuage aussi le plaisir; j’apprends à passer sans laisser de traces, à perdre sans retenir et à recommencer sans me lasser.

« Grand-mère, je ne comprends pas, pourquoi apprendre tout ça ? »

Parce qu’il me faut apprendre à regarder les os de mon visage et les veines de mes mains, à accepter la douleur de mon corps, le souffle des nuits et le goût précieux de chaque journée ; parce qu’avec l’élan de la vague et le long retrait des marées, j’apprends à voir du bout des doigts et à écouter avec les yeux. J’apprends qu’il faut aimer, que le bonheur des autres est notre propre bonheur, que leurs yeux reflètent dans nos yeux et leurs coeurs dans nos coeurs. J’apprends qu’on avance mieux en se donnant la main, que même un corps immobile danse quand le coeur est tranquille. Que la route est sans fin, et pourtant toujours exactement là.

« Et avec tout ça, pour finir, qu’apprends-tu donc grand-mère ? »

J’apprends, dit la grand-mère à l’enfant, j’apprends à être vieille !


Joshin Luce Bachoux - j'apprends