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Voir la version complète : Les sciences arabes



dahmane1
02/02/2014, 00h32
Au Moyen Age, la civilisation arabo-musulmane développa, inventa et perfectionna les sciences. Les sciences arabes sont, en effet, très brillantes au Moyen Age. Les sciences arabes désignent les sciences pratiquées par des chercheurs avec pour langue l'arabe.

Les ingénieurs arabes étaient particulièrement inventifs. Par exemple, un livre décrit 100 inventions scientifiques : appareils médicaux, moulins à eau, horloges à eau, moulins à vents, jouets mécaniques... Un grand inventeur andalou a inventé le procédé de fabrication du cristal.

Il y a différentes sciences arabes : les mathématiques (algèbre est un mot arabe), l’astronomie, l'optique, la médecine, la géographie, l'agriculture...

L'héritage de cette période, entre le VIIIème et le XVème siècle, qui marque encore aujourd'hui nos règles algébriques les plus basiques. Il fut un temps où la civilisation arabo-musulmane était pionnière dans bien des domaines. Retour sur un monde passé qui se révèle moderne, tolérant et ouvert.

Plus de 200 pièces, retracent les avancées scientifiques spectaculaires d'une des périodes les plus fructueuses de l'humanité. Longtemps réduit ou occulté par l'histoire occidentale, l'apport de cette civilisation a pourtant été décisif dans l'évolution universelle des sciences.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/06/Al-jazari_water_device.jpg/220px-Al-jazari_water_device.jpg

dahmane1
02/02/2014, 17h31
« Monsieur Dubois demanda à Madame Nozière quel était le jour le plus funeste de l'histoire. Madame Nozière ne le savait pas. C'est, lui dit Monsieur Dubois, le jour de la bataille de Poitiers, quand, en 732, la science, l'art et la civilisation arabes reculèrent devant la barbarie franque »

(Anatole France, Œuvres IV, La vie en Fleur (1922), Gallimard, 1994, p. 1118)

https://www.ulb.ac.be/culture/histoiredessavoirs/docs/hds_guide_ens.pdf

A travers l’Italie, via les villes marchandes autonomes de Venise, Pise, Gênes et Florence, qui gardent le contact commercial avec le monde musulman, que ces savoirs circulent. L’ensemble de ce savoir philosophique et scientifique constitue un apport majeur au programme d’enseignement des universités européennes jusqu’aux Temps Modernes, et contribue grandement au développement intellectuel de l’Occident.

dahmane1
15/02/2014, 10h28
Auteur(s) : Hébri BOUSSEROUEL
Editeur(s) : La Plume universelle
Année : 1998
Pages : 497
ISBN : 2-913510-00-0
Dimensions : 23x15
Référence : L1337


"Ce livre manifeste qui n'existe dans aucune langue, fruit d'un travail passionné et de longue haleine, a nécessité à son hauteur le Docteur Hébri BOUSSEROUEL, plusieurs années d'études et de recherches assidues.

Il est très riche en information concernant ces doctes, pionniers de la science d'une façon générale, dotés d'une imagination créatrice, d'une intelligence puissante et hors du commun. Sur leurs activités innovatrices, prolifiques, fécondes, et productrices dans tous les domaines de la science: En astronomie, algèbre, géométrie descriptive, jurisprudence, littérature, philosophie, médecine, chirurgie, pharmacie, botanique, géographie, histoire, zoologie, chimie, physique, géologie, métallurgie, robotique, et... La liste est loin d'être exhaustive.

Ces savants qui ont rénové les sciences helléniques, sans eux tombaient en désuétude. Ils ont découvert de nouveaux procédé,échafaudé des plans audacieux t astucieux dans le domaine de l'industrie. Ils ont imaginé des procédés considérables, développé des théories remarquables. Ils ont combiné l'arithmétique et la géométrie pour donner naissance à l'algèbre. Ils ont augmenté l'arithmétique par l'invention du zéro et les chiffres arabes. Ils ont enrichi l'algèbre par la lettre (x) mis à la place de l'inconnu. Ils ont composé , crée, inventé, conçu, fabriqué et projeté. Ils ont construit, avec leur perspicacité, leur clairvoyance, leur sagacité et leur lucidité la base fondamentale de toutes sciences actuelles. Ils ont légué à la postérité une œuvre titanesque, jamais réalisée avant eux. Leurs ambition étaient aussi grandes et nobles que leur imagination. En aucun moment, ils n'ont oublié la bonté divine à leur égard.

L'auteur nous rapporte également, leur date de naissance, ainsi que les dates des évènements, qui ont jalonné leur vie de scientifique dans le monde arabo-musulman. L'Editeur'

http://www.souk-ul-muslim.com/327-791-large/les-savants-musulmans-oublies-de-l-histoire-par-drhebri-bousserouel-la-plume-universelle.jpg


http://www.youtube.com/watch?v=JLSs_Tm2j3E

dahmane1
16/02/2014, 18h42
Ibn Hamza ayant écrit sur les logarithmes 23 ans avant Napier, il ne faisait aucun doute que l’Écossais l’avait purement et simplement plagié.

http://www.math.unicaen.fr/~ageron/34%20-%20Actes%20-%20Section%20II-1%20-%2016%20Pierre%20Ageron%20-%20339-359

dahmane1
17/02/2014, 18h59
http://pmcdn.priceminister.com/photo/Djebbar-Ahmed-L-age-D-or-De-La-Science-Arabe-Livre-421304730_ML.jpg

Auteur Ahmed Djebbar
Editeur Le Pommier
Date de parution 11/06/2013
Collection Le Collège De La Cite, numéro 22
ISBN 2746506750
EAN 978-2746506756
Illustration Pas d'illustrations

Astronomie, cartographie, médecine, mathématique... Autant de domaines dans lesquels la civilisation arabo-musulmane apporta des contributions originales, en plus d'assimiler les savoirs grec, indien, babylonien ou encore la tradition égyptienne. En effet, après le temps des grandes traductions advint celui d'une science proprement arabe qui laisse derrière elle de grands noms comme Ibn Sînâ, connu en occident sous le nom d'Avicenne, le mathématicien et astronome Al -Kharezmi ou encore le géographe et historien Al-Bîrûnî, pour ne citer qu'eux...
Ce petit livre nous permet de revenir sur l'âge d'or de la science arabe (VIIIe / XIVe siècles) pour mieux comprendre cet héritage mal connu et suivre la circulation des savoirs en Méditerranée des Grecs à l'Europe médiévale.
Ce petit livre permettra de contextualiser les premiers pas de cette nouvelle tradition scientifique en décrivant ses liens avec les héritages antérieurs et avec son environnement politique, culturel et idéologique. Il évoquera en particulier le phénomène de traduction du savoir ancien et son rôle à la fois dans le contenu de la nouvelle tradition et dans ses orientations futures.
Il exposera les éléments les plus significatifs de la contribution scientifique arabe dans les trois domaines les plus importants, quantitativement et qualitativement : l'astronomie avec ses prolongements (concernant, en particulier, la géographie et la conception des instruments), la médecine avec ses aspects théoriques et appliqués, et les mathématiques avec leurs différents domaines d'application, comme l'optique, la science des héritages et certaines pratiques artistiques liées à l'architecture, à la décoration murale et à l'illustration d'ouvrages profanes ou religieux.
Il éclairera enfin l'important problème de la circulation d'une partie de la science arabe en Europe (à travers les instruments scientifiques, les livres ou les hommes) et le rôle de cette circulation dans la réactivation des activités scientifiques dans cette région à partir d'anciens foyers intellectuels de l'empire musulman, comme Tolède et Palerme.

L'auteur : Ahmed Djebbar est professeur de mathématique et d'histoire des mathématiques à l'université des sciences et des technologies de Lille.
Il est l'auteur de très nombreux ouvrages et notamment de Une histoire des sciences arabes, Le Seuil, 2001.

dahmane1
17/02/2014, 22h00
http://www.youtube.com/watch?v=dy3gjaRRTwA

dahmane1
18/02/2014, 21h02
Abu Hamed Al Ghazali est un grand philosophe musulman, le premier à avoir utilisé le doute méthodique attribué plus tard à Descartes.


http://www.youtube.com/watch?v=YOmUMEv7Dv0

dahmane1
19/02/2014, 07h17
Al-Bîrûnî est sûrement l’un des plus grands savants de l’Islam médiéval. Versé dans les sciences mathématiques, astronomiques, physiques, naturelles, il se distingue également comme géographe, historien, chronologue, linguiste, observateur de mœurs et reçoit de son temps le surnom de «Maître».

Né en 973 d’une famille iranienne, il passe les vingt-cinq premières années de sa vie dans sa patrie où il reçoit une formation scientifique approfondie et entre en correspondance avec le jeune prodige de Boukhara, Ibn Sina. C’est à la cour de Djurdjan, au sud-est de la mer Caspienne qu’il compose son premier grand ouvrage, traitant de calendriers, de problèmes mathématiques, astronomiques et météorologiques.


http://www.youtube.com/watch?v=h3K5m0-G4nI

dahmane1
19/02/2014, 21h26
الأرض المجهولة « The Land Unknown »
http://albidar.com/wp-content/uploads/2013/03/carte-al-masudi1.jpg

1- Un historien et géographe musulman, Abû al-Hassan `Alî Ibn al-Hussayn al-Mas`ûdî [871 – 957] a écrit dans son livre Muruj adh-Dhahad wa Mādīn al-Jawhar [Les Prairies d'or et les carrières de Joyaux] que :

Durant le règne du Calife Musulman d’Espagne `Abdullah Ibn Muhammad [888 – 912], un navigateur musulman, Kashkhash Ibn Sa`īd Ibn Aswad de Cordoba, embarqua de Delba [Palos] en 889, traversa l’Atlantique, atteignit une terre inconnue [Ardhun Majhūla] et revint avec de fabuleux trésors. Sur la carte du monde d’al-Mas`ûdî, il y a une surface importante sur l’océan de « l’obscurité et de la brume » [l'Océan Atlantique] auquel il fait référence comme étant un territoire inconnu [Les Amériques] cela prouve la présence musulmane 600 ans avant Colomb.

2- Un historien Musulman, Abû Bakr Ibn `Umar al-Gutiyya rapporte que durant le règne du Calife Musulman d’Espagne Hisham II [976 – 1009], un autre navigateur musulman, Ibn Farrukh de Granada, embarqua de Kadesh [en février 999] pour l’Atlantique, accosta à Gando [Iles des Grandes Canaries], continua vers l’Ouest ou il vit et nomma deux îles, Capraria et Pluitana. Il revint en Espagne en mai 999.

3- Le célèbre géographe et cartographe ash-Sharîf al-Idrissî [1099 – 1166] écrivit dans son non moins célèbre livre Nuzhat al-Mushtaq fi Ikhtiraq al-Afaq, qu’un groupe d’individus [d'Afrique du Nord] embarqua pour « l’océan d’obscurité et de brume » [l'océan Atlantique] depuis Lisbonne, dans le but de savoir ce qu’il s’y trouvait et d’en connaître les limites. Ils atteignirent finalement une île qui avait une population et une agriculture…Le quatrième jour, un interprète leur parla en langue arabe, ce qui prouve que la langue arabe était présente sur le continent et donc qu’il devait y avoir d’étroits échanges entre les deux peuples.

4- Les ouvrages de référence musulmans mentionnent une description bien documentée d’un voyage à travers « l’océan d’obscurité et de brume » fait par le Shaykh Zayn ad-Dîn `Alî Ibn Fadkîl al-Mazandaranî. Son expédition partit de Tarfay [Sud du Maroc] durant le règne du Roi Abû Ya`qub Sidî Yûssuf [1286 – 1307], sixième de la dynastie Mérinide et s’acheva à l’Ile Verte, dans la Mer des Caraïbes en 1291. Les détails de ce voyage sur l’océan sont mentionnés dans les références islamiques et beaucoup de savants musulmans sont au fait de cet événement historique mémorable.

5- L’historien musulman Shihab ad-Dîn Abî al-`Abbâs Ibn Fadhl al-`Umarî [1300 – 1384] a décrit en détail l’exploration géographique par delà la mer « d’obscurité et de brume » fait par le Sultan dans son fameux livre « Masâlik al-Absâr fi Mamâlik al-Amsâr ».

6- Le Sultan Mansa Kankan Mussa [1312 – 1337] fut le monarque Mandinka de l’Afrique de l’Empire malien d’Afrique de l’Ouest Islamique. En voyageant à La Mecque durant son fameux pèlerinage de 1324, il informa les savants Mamlûks de la cour de Bahri Sultan [Nasir ad-Dîn Muhammad III, 1309 – 1340] au Caire que son frère, le Sultan Abû Bakrî I [1285 – 1312] a entrepris deux expéditions en Océan Atlantique. N’étant jamais revenu à Tombouctou lors de son second voyage en 1311, Mansa Mussa devint le Sultan de l’empire.

7- Christophe Colomb et les premiers explorateurs espagnols et portugais ne purent entreprendre de traverser l’Atlantique qu’en se basant sur les cartes établies par les musulmans ainsi que sur leurs outils et leurs connaissances maritimes: ainsi, ils se basèrent entre autres sur les cartes de al-Mas`ūdī dans son livre « Akhbar az-Zamān » [l'Histoire du Monde] basé sur des éléments recueillis en Afrique et en Asie.

Carte du monde d’Al-Masudi datant de 956. Ayant entendu parler de voyages outre-Atlantique par les marins espagnols musulmans, il inclut un continent au fond (en face de l’Afrique), qu’il étiqueta الأرض المجهولة « The Land Unknown » , ce qui est la preuve de la découverte des Amériques par les Musulmans 500 ans avant Christophe Colomb.

Cela ne suffit pas à Christophe Colomb, qui prit alors avec lui lors de son voyage deux capitaines musulmans durant son premier voyage transatlantique :

- Martin Alonso Pinzon, qui était le capitaine de la Pinta,

- et son frère, Vincente Yanex Pinzon, qui était le capitaine de la Nina.

Ces deux musulmans étaient experts en navigation et aidèrent à organiser l’expédition de Christophe Colomb. La famille Pinzon était liée à Abû-Zayan Muhammad III [1362 – 66], le Sultan Marocain de la dynastie Mérinide [1196 – 1465].


http://www.youtube.com/watch?v=ZpLQFpylnaE

dahmane1
20/02/2014, 16h23
La précision des calculs du mathématicien et astronome Thabit ibn Qurrah, (836 –901), étonne encore. En effet il trouva pour une année sidérale un temps de 365 jours 6 heures 13 minutes et 53 secondes soit seulement trois minutes d'écart avec les chiffres actuels (365 jours 6 heures 9 minutes et 9 secondes).

Plusieurs ouvrages de Thābit, traduits en latin et en hébreu, influenceront l'Occident latin.

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41DVRP1BVEL.jpg

dahmane1
21/02/2014, 18h11
La latinisation des noms de Savants Musulmans qui ont aussi rénové les sciences helléniques, sans eux tombaient en désuétude, est une pratique du Moyen Âge tardif et de la Renaissance consistant à conférer aux noms des Savants arabes de l'époque ou antérieurs une résonance latine, dans le seul but d'occulter toute cette masse de Savoirs et de Sciences et qui constituent à nos jours un apport majeur au programme d’enseignement des universités européennes, et contribuent grandement au développement intellectuel de l’Occident.

dahmane1
21/02/2014, 22h08
http://www.youtube.com/watch?v=_nNwKfOB33o

dahmane1
24/02/2014, 22h31
http://www.youtube.com/watch?v=YTIhuMCPNF0

dahmane1
27/02/2014, 19h47
العلم يرفع بيوتاً لا عماد لها ،، والجهل يهدم بيت العز والشرف "


http://www.youtube.com/watch?v=LUlLIw0nUSU

dahmane1
27/02/2014, 19h50
http://www.youtube.com/watch?v=OZgAZHhTRZs

dahmane1
01/03/2014, 06h00
http://www.sartonchair.ugent.be/image/37?w=187&h=187

Cet article est une sorte de résumé de trois conférences données par moi, la première le 16 mars 1948 à University College, Londres, sous la présidence du PT Herbert Dingle ; la seconde, le 11 mai, à l'Université de Liège, sous la présidence du PT Armand Detaile; la troisième au Collège de France à Paris, le 26 mai. La première de ces conférences fut donnée en anglais, les deux autres en français. J'ai écrit un texte anglais dont ceci est la traduction libre. Les deux textes écrits et les trois textes parlés diffèrent beaucoup quant aux détails, mais ils contiennent les mêmes idées fondamentales. En dépit de l'ignorance de beaucoup de techniciens d'aujourd'hui, les traditions scientifiques qui nous viennent de l'Antiquité et du Moyen âge n'ont jamais été interrompues ni oubliées. Malgré le développement immense de la science moderne, celles-ci en constituent encore le coeur. Quant à la sagesse, avons-nous ajouté grand' chose à la sagesse antique et médiévale ? Il est permis d'en douter. Il faut défendre et conserver ces traditions qui sont la meilleure partie de notre héritage. Territet (Pays de Vaud), juin 1948.
George SARTON.

...lire la suite Persée (http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhs_0048-7996_1949_num_2_2_2693)

dahmane1
10/03/2014, 19h51
Abbas Ibn Firnas ou 'Abbas Qasim Ibn Firnas (810 - 887), précurseur de l'aéronautique, était un scientifique et un chimiste. Il est né dans une famille d'origine arabo-berbère dont les ancêtres ont probablement participé à la conquête de l'Espagne.
Les biographes le présentent comme un philosophe brillant, il dut recevoir une solide formation, ce qui signifie qu'il a fait des études scientifiques. Il a notamment étudié la chimie, la physique et l'astronomie.
Dans sa jeunesse, il étudia un peu toutes les sciences dont l'astronomie, la chimie et la physique. On sait qu'il travailla à organiser une manufacture de verre obtenu à partir du sable et de roche et qu'il conçut un système de mesure du temps (Al-Maqata).
Il fut un des premiers à se rendre à Cordoue (en Espagne musulmane) sous le règne d'Ibn Abdur Rahman Muhannad al-Amir. Dans cette ville prestigieuse, il enseigna la musique qui, à cette époque, représentait une branche des mathématiques.
Pythagore avait jeté les bases scientifiques de cette discipline et personne ne voyait pour quelle raison il aurait fallu en modifier l'approche.
Mais s'il a continué à fréquenter cette cour durant le règne du successeur Muhammad Ier (852-886), c'est pour ses nombreuses inventions, dont certaines sont évoquées par les historiens. Ibn Firnas a conçu une horloge à eau, le Clepsydre appelée Al-Maqata-Maqata. Il a également été le premier à mettre au point la technique de taille du cristal de roche; il a conçu une sphère armillaire pour visualiser le mouvement des astres et un planétarium qu'il a construit chez lui.
Mais ce n'est pas pour cette raison qu'Ibn Firnas devint célèbre. Sa célébrité, il la dut à un rêve qu'il eut le courage de tenter de réaliser : voler comme un oiseau !
Ce rêve hantait les hommes depuis la plus haute Antiquité, mais hormis Dédale et Icare dont l'exploit relève uniquement du mythe, personne encore n'avait osé essayer de "sauter le pas".
En 875, à l'âge de 70 ans, Ibn Firnas se fait confectionner des ailes en bois recouvertes d'un habit de soie qu'il avait garni de plumes de rapaces. Il se lance d'une tour surplombant une vallée, et, même si l'atterrissage est mauvais (il s'est fracturé les deux jambes), le volest globalement une réussite : il resta dans les airs pendant une dizaine de minutes. Il fut largement observé par une immense foule qu'il avait par avance invitée. Il comprit par la suite son erreur : il aurait dû ajouter une queue à son appareil. Il meurt douze ans après, en 887. Sa tentative de vol par ses propres moyens a marqué les esprits, à son époque et même quelques siècles plus tard.
Ibn Firnas serait ainsi le premier homme à avoir essayé de voler, 1000 ans avant Clément Ader.

http://www.zamanfrance.fr/article/l-envol-e-fabuleuse-d-ibn-firnas



http://www.youtube.com/watch?v=vbjuXBvKHXI

dahmane1
10/03/2014, 22h06
Le Moyen-âge, était il noir ou d'or ?


http://www.youtube.com/watch?v=o552_XnW_AY

dahmane1
15/03/2014, 22h27
Canal-U (http://www.canal-u.tv/video/ecole_normale_superieure_de_lyon/14_debat_la_transmission_des_savoirs_du_monde_arab o_musulman_a_l_occident.4535)


http://www.youtube.com/watch?v=uUTfbf7MyrQ

dahmane1
30/08/2014, 23h32
Les Arabes avaient ressuscité toutes les sciences , ils les avaient améliorées et développées. Sans les Arabes, le monde d'aujourd'hui ne serait pas différent de celui il y a 1500 ans

LES ARABES ET LES MUSULMANS (PARTIE 1) - YouTube (http://www.youtube.com/watch?v=7UhpRtOqr10)

dahmane1
12/09/2014, 09h28
La civilisation arabe est à l’origine de deux au moins des grandes institutions modernes : l’hôpital et l'observatoire. Il est fort probable qu’on lui en doit aussi une troisième: l’Université.

Telle est du moins la thèse qu’exposent ici deux enseignants de l’université de Leeds (Grande-Bretagne) : MM. R.Y. Ebied (études sémites) et M.J.L. Young (études arabes).

Le Moyen Age a légué au monde moderne trois institutions très importantes : l’hôpital, l’observatoire et l’université. Nous savons depuis longtemps que les deux premières proviennent de la civilisation arabe.

Quoiqu’un bon nombre d’instruments astronomiques aient été inventés par les Grecs, c’est sous les auspices des califes ou successeurs du prophète arabe Muhammad que l’observatoire devint une institution permanente. Selon les documents parvenus jusqu’à nous, le premier observatoire permanent fut celui qu’établit le calife Ma’mum (813/832 apr. J.-C.) à Bagdad, sa capitale, aux environs de l’année 830.

La contribution la plus importante des Arabes à la médecine est l’établissement et l’entretien de nombreux hôpitaux. S’ils n’ont pas inventé l’hôpital comme institution, ils ont apporté tant de soins à l’organisation, au financement et à l’entretien des hôpitaux que beaucoup de leurs idées sont encore visibles dans les hôpitaux d’aujourd’hui.

On peut également démontrer indirectement que la troisième institution médiévale, l’université, doit en grande partie son existence à la civilisation Islamique.
Parmi les auteurs de manuels scientifiques, médicaux et philosophiques, des savants musulmans, comme Avicenne, Averroès, Albategnius, Avempace, Avenzoar, Albucasis, Arzachel et Alpetraguis, occupent le premier plan.

Il y a une grande probabilité que les universités européennes aient utilisé ces manuels, en dépit de l’hostilité entre l’islam et le monde chrétien.

Mais des preuves de plus en plus nombreuses indiquent que c’est dans l’islam médiéval que nous devons chercher l’origine de l’université elle-même. Les plus grands centres intellectuels musulmans fonctionnaient depuis bien plus d’un siècle quand les premières universités furent fondées en Europe. Le collège-mosquée d’Al-Qarawiyyin à Fez (Maroc) fut établi en 859, celui de Cordoba au début du dixième siècle, le collège-mosquée d’Al-Azhar au Caire en 972 et la Maison de la sagesse dans la même ville au onzième siècle. En Europe, les premiers centres d’éducation supérieure apparurent beaucoup plus tard. Les universités de Bologne, de Paris et de Montpellier n’existaient sûrement pas avant le douzième siècle.

Lorsque ces universités apparurent en Europe chrétienne, elles possédaient bien des traits communs avec leurs équivalents islamiques. Les étudiants étaient pour la plupart organisés par « nations» - C’est-à-dire qu’ils étaient groupés pour leur logement selon leur lieux d’origine. A l’université d’Al-Azhar au Caire, il existait des logements distincts pour les étudiants du Maroc, de Haute Egypte, d’Irak... A l’université de Paris, les corps d’étudiants comprenaient la nation anglaise, la nation flamande, et bien d’autres. Il reste des traces de cette organisation géographique des étudiants dans quelques-uns des collèges d’Oxford, comme ceux de Lincoln, de Worcester et de Hereford.

Un autre trait de ressemblance se trouvait dans le fait que les professeurs universitaires se mettaient en tenue particulière, la toge, pour les cours et les cérémonies officielles. La coutume de mettre des vêtements larges ressemblant à ceux qu’on mettait en Europe chrétienne existait depuis le début dans les centres intellectuels de l’islam.

La terminologie en usage dans les premières institutions intellectuelles de l’Europe chrétienne montre elle aussi une analogie avec celle de l’islam le premier terme européen pour indiquer l’université - studium generale - semble être une traduction du terme académique arabe “majlis amm” signifiant « assemblée générale pour suivre des études ».

Le «permis d’enseigner» Autre point commun : la coutume largement répandue d’offrir une instruction gratuite aux étudiants. De même, la tradition de l’étudiant itinérant était connue dans les pays islamiques longtemps avant de se révéler comme caractéristique de la vie scolaire dans les pays chrétiens.

Les étudiants musulmans ne s’attendaient pas qu’un seul professeur sache tout sur une matière, et la coutume de voyager d’un centre d’études à un autre s’était installée dans la vie scolaire de ces étudiants. Ces migrations continuelles sont peut-être à l’origine d’un des traits les plus caractéristiques de l’éducation islamique: la « ijazah » ou “permis d’enseigner”.

La « ijazah » était le diplôme délivré par un professeur à son étudiant au terme d’un programme d’études et donnant à l’élève le droit d’enseigner les matières qu’il avait étudiées. Ces permis existaient déjà au neuvième siècle. Pour les étudiants voyageant d’un centre académique à un autre à la recherche d’une plus grande instruction, ces « permis d’enseigner » avaient la valeur d’un passeport et d’un certificat de compétence dans des matières particulières. Il est Intéressant de noter que le terme « licence », qui sert aujourd’hui à désigner un degré universitaire, provient du latin « licentia docendi » - permis d’enseigner - terme qu’on donnait dès le début au diplôme conféré aux étudiants dans les universités chrétiennes.
Dans les universités islamiques du Moyen Age, les professeurs étaient plus libres dans leur enseignement que dans les premières universités chrétiennes. Il n’est donc pas étonnant que chaque professeur ait eu le droit de conférer ses « permis d’enseigner », alors qu’en Europe ce droit était réservé au recteur. Mis à part cette différence, la « ijazah » et la «licentia docendi » étaient des instruments identiques de la vie universitaire. Ces ressemblances entre les pratiques universitaires de l’islam et celles du monde chrétien s’expliquent par le rôle joué pas l’Espagne dans l’établissement de contacts entre l’un et l’autre.

L’Espagne Islamique était un des grands centres académiques du Moyen Age, et, après la prise de Tolède par les chrétiens (1085), ce pays devint la voie principale par laquelle les fruits de la science islamique passaient à l’Europe chrétienne. A Tolède, l’archevêque Raymond (mort en 1251) fonda une école pour traduire les oeuvres arabes en latin et les mettre ainsi à la disposition du monde savant chrétien. Les trésors de la littérature philosophique, scientifique et médicale arabe furent traduits en latin à l’usage des professeurs et des étudiants chrétiens. Il ne serait donc point surprenant qu’avec les livres, les étudiants chrétiens aient ramené de l’Espagne des idées sur l’organisation des universités.

Le baccalauréat

Une des personnalités éminentes dans le domaine des études orientales en Angleterre, le regretté professeur Alfred Guillaume, affirmait dans la première édition de The Legacy of Islam (Oxford 1931) que l’on aurait la preuve d’une liaison entre les universités islamiques et celles de l’Ouest, si l’on trouvait une explication satisfaisante du terme médiéval «baccalareus» ou « baccalaureus » - dont dérive le terme français « baccalauréat». Le professeur Guillaume fit remarquer que l’explication qui fait dériver ce terme du latin «vassa» (une vache) ne peut être prise au sérieux. Il suggère que « baccalaureus » pourrait bien être une défectueuse transposition en latin d’une expression arabe comme par exemple « bihaqq al-riwaya » signifiant le droit de transmettre une science.

En effet, bien des termes arabes sont passés, déformés, dans le latin du Moyen Age, et dans les autres langues européennes, dans lesquelles ils sont encore en usage aujourd’hui.

Parmi ces termes on trouve des mots familiers comme « chèque » (de l’arabe « sakk », « tarif » (ta’ref), et « amiral » (amir al’bahir) et bien d’autres. GuiIlaume n’a jamais trouvé l’expression, «bihaqq al-riwaya » dans aucun document arabe, et l’étymologie qu’il en propose ne peut-être considérée que comme une conjecture très intéressante. Mais les dernières recherches des écrivains de nos jours dans les différents exemples de « ijazah » médiéval ont démontré non seulement qu’une expression très similaire à celle que suggéra Guillaume était en usage dans des documents arabes de même type, mais aussi que cette expression était employée exactement dans le sens voulu pour son étymologie proposée. La première «ijazah» (conservée dans un manuscrit de l’université de Cambridge), dans laquelle on trouve l’expression « bihaqq al-riwaya », date de l’année 1147; or, on ne trouve pas le terme « baccalaureus » en Europe, employé dans le sens « licencié », avant 1231, année où le système des degrés universitaires fut établi par la bulle « Parens scientiarum » du pape Grégoire IX. Il paraît donc probable que le terme bachelier est dérivé de l’expression en usage dans les diplômes de l’université islamique.

R.-Y. EBIED et M.-J.-L. YOUNG. (Le monde de l’éducation)


ECOLES MUSULMANES ET UNIVERSITES EUROPEENNES

J’ai lu avec intérêt l’article paru dans le Monde de l’éducation de septembre sous le litre : « Les Arabes ont-ils inventé l’Université ? » Cet article qui présente sans préjugé un aspect de la culture arabe musulmane s’insère dans la tradition d’un groupe de chercheurs occidentaux qui existent depuis le dix neuvième siècle, et dont le nombre ne cesse de croître. (...) A ce sujet ,excusez-moi de me référer à une étude que j’ai publiée en Angleterre en 1957, et où j’ai souligné qu’au Moyen Age les grandes écoles musulmanes et les Universités fondées en Europe à cette époque différaient sur les points suivants

1. Pour la création des Universités musulmanes, il n’était nécessaire d’obtenir ni l’autorisation de gouvernement ni celle d’une autorité religieuse supérieure.
2. Les disciplines enseignées dans les Universités musulmanes étaient beaucoup plus variées.
3. Quoique l’enseignement coranique fût prépondérant, les Universités musulmanes n’établissaient pas une hiérarchie officielle entre les disciplines enseignées (1).

A. R. KINANY, Directeur du Bureau de l’Organisation de la ligue islamique mondiale à Paris.

(1) The Year Book of Education, 1957, Evans Brother», Londres. Extrait du Monde de l’Education n” 23.

dahmane1
26/09/2014, 23h30
http://www.youtube.com/watch?v=2UCISaN8ks0

dahmane1
08/10/2014, 17h26
http://www.youtube.com/watch?v=Tpi5Vysvot8

dahmane1
12/10/2014, 09h37
Ernest Renan (m. 1892), dans sa biographie d’Ibn Rushd (m. 1198), ou Averroès si affinité, et la présentation de sa pensée, nous l’explicite dans son avertissement : après cette dite philosophie qu’il va aborder et expliquer rigoureusement dans sa thèse qu’il présente en 1852, l’Islam finira comme étouffé par la surchauffe de production intellectuelle et « arrachera de son sein tout germe de culture rationnelle. »[1] En définitif, la belle histoire de la pensée rationnelle en Islam s’arrêta là. Il fallait que les musulmans, soit au xii ou au xiii siècle de l’ère chrétienne, arrêtent toute spéculation scientifique; ces mêmes musulmans, dont on nous dit, que leur legs ne consiste pas « en des découvertes surprenantes, ou de théories révolutionnaires; la science doit bien plus que cela aux Arabes, elle leur doit l’existence. »[2] Alors, est-il justement raisonnable que de postuler une telle défaillance aussi brusque, et dans un temps aussi court ? Serait-ce alors la chute la plus vertigineuse dont l’histoire a été témoin, au point que les portes de la réflexion soient scellées d’un jour à l’autre ?

Certains disent que c’est la pensée du juriste et mystique al-Ghazalî (m. 1111) qui serait à l’origine de la « fermeture des portes du raisonnement indépendant »[3], et d’autres que la chute de Bagdad[4] en 1258, alors centre scientifique important, en serait à l’avènement; enfin, les derniers, ne disent ni l’un ni l’autre, et en fait omettent toute raison et vont quand même jusqu’à affirmer que le monde musulman n’a rien produit d’innovant depuis presque sept siècles[5]… mais les découvertes récentes, les études entreprises depuis la Seconde Guerre Mondiale, nous apprend Howard R. Turner, nous permettent maintenant de dire que ce pseudo déclin n’apparût qu’au xv ou xvi siècle,et qu’après même la mort du célèbre mystique, la civilisation islamique eût des Nasîr al-Dîn al-Tûsi (m. 1274) et des Ibn al-Shatîr (m. 1375) qui travaillèrent pertinemment en astronomie et mathématiques, des al Farîsi (m. 1320) en optique, ou des Ibn al-Nafîs en médecine… sans omettre de préciser que l’étude intensive des manuscrits après le xvi éme, n’a justement pas été entreprise et que même dans ce cas, sans plan global, il serait fastidieux de parler de « déclin ».[6] George Saliba, une autorité sur l’astronomie et surtout l’histoire de la science en terre musulmane, réfute aussi, de son côté, cette « histoire classique »[7] et nie que al-Ghazalî (m. 1111), à lui seul, aît pû être à l’origine du mouvement décadent qu’on lui prête; lui aussi s’en va alors dans des exemples, comme celui de l’ingénieur de génie ‘Izz al-Dîn al-Jazarî (m. 1206) qui mourût donc un siècle après le théologien. En fait, il nous remet aussi en mémoire que l’observatoire de Maragha fût construit en 1259, soit une année après la destruction de Bagdad[8] – mais quelles conséquences de la perte de ladite ville ? Comme l’a suggéré Akbar S. Ahmad, il serait en effet préférable de dire que 1258 marque la fin de la « domination mondiale des Arabes »[9], et non de l’histoire scientifique de l’Islam en soi, ou même de la civilisation tout entière comme de frivoles esprits ont pû le dire autrefois. C’est la sortie de l’entité arabe, et l’entrée du fait turc; celui-là même qui sera alors le nouvel étendard de l’Islam, et d’entre les reins duquel sortira Bâbur (m. 1530), ce fin lettré à l’origine de la dynastie mogol, qui elle, tirera sa révérence à l’entrée de l’acteur anglais, d’une révolution échouée, celle de la révolte des Cipayes en 1857, et les adieux de Bahadûr Shâh Zafar (m. 1862) au trône le 21 Septembre de cette même année…

En fait, de nos jours, peu de savants Occidentaux tiennent ces thèses[10] mais elles persistent malgré le destin des sociétés musulmanes, mais non arabes, comme l’épanouissement culturel de l’Afrique musulmane, avec le Mali et surtout Tombouctou comme centres, qui loin de répudier la science et la raison, occupa une place d’une telle importance qu’entre le douzième (justement heure de « décadence ») et le seizième, c’était l’Afrique le centre scientifique du monde musulman avec l’université de Sankoré[11], et des millions de manuscrits (principalement en Arabe, alors lingua franca, mais nous retrouveront aussi des dialectes locaux) restent à étudier dans le continent, dont, nous dit-on, des centaines en mathématiques dans la ville de Tombouctou seulement.[12] Dans le sous-continent indien aussi, on fait état d’une formidable aventure scientifique[13] et des millions de manuscrits restent encore à étudier, d’après une lecture récente faite à l’université de Cambridge.[14] Comme le signale le penseur iranien Seyyed Hossein Nasr, dans une lecture à la MIT, il remarque très pertinemment que l’étude est loin d’être complète, et précise à son tour les milliers de manuscrits sans étude au Yémen et en Ethiopie, par exemple[15], et il a la meilleure position : au lieu de parler de décadence, d’un age d’or et de poser d’autres étiquettes, il serait préférable d’abord de dépoussiérer les centaines de milliers de manuscrits dans le monde; Jan Just Witkam nous décrit un assez intéressant catalogue de manuscrits tunisiens, tous récents, qui non seulement abordent la médecine, mais aussi les techniques de l’Occident moderne, comme des écrits de tunisiens sur la photographie, ou la logistique.[16] Du côté de l’Algérie, Djamil Aïssani ne nie pas une intense activité mathématique dans la contrée, et cite un savant qui dirait que le mathématicien d’Alger, feu ‘Ali Ibn Hamza al-Maghribî (m. 1614) auraît même découvert le logarithme quelques décennies avant celui qu’on enseigne dans nos manuels, l’écossais John Napier (m. 1617.) Mais on pourrait multiplier les exemples, comme l’histoire de Mohammed iv du Maroc, qui, nous dit-on, étudia les Eléments d’Euclide, fut lui-même un monarque éclairé et savant, et élabora même « un instrument pour calculer exactement les heures en fonction des différents astres, qui était en même temps baromètre, altimètre, horloge, afin de ne pas se tromper sur les heures de prières. »[17] Pas une seule société monde musulman n’échappe à ce petit jeu, et certainement on ne peut parler de décadence – surtout si celle-ci a la signification qu’on lui prête, et encore moins de la décadence de la civilisation islamique dans son entièreté – surtout si celle-ci est bien celle que l’on entend, à savoir, du Maroc à l’Indonésie. En fait, si on devait citer le savant musulman apte à être qualifié de scientifique majeur, ne serait autre que le théologien indien Ahmed Rîda Khan (m. 1921) qui écrira un millier de livres sur tout les domaines de connaissances possibles (on dit une cinquantaine), des mathématiques (topologie) à la médecine, en passant par la géographie, le chimie et des dizaines d’autres domaines.[18] Mais un homme n’est pas une civilisation, et celle-ci a bien déraillé un moment : mais quand ? Et comment ? Toujours prenant mot de Akbar S. Ahmed, différents contextes socio-économiques, qui réunis, provoquèrent une ineffable explosion sur les rails de l’aventure de la raison parmi les contrées d’obédience musulmane, et que quand ceux-ci avaient pris Delhî aux habitants de l’Inde en 1192, ceux-là perdaient Bagdad en 1258; quand certains musulmans prenaient ce qui allait être Istanbul en 1453, d’autres perdaient Cordoue en 1492. On ne peut englober tout ces mouvements et leur assigner un déclin, qui serait alors extrapolé et bien confus.[19]

Par contre, il est dorénavant sûr que ce qui s’est arrêté au xii éme siècle du calendrier grégorien, ne fût pas l’épopée de l’Islam dans le domaine du rationnel, mais le mouvement de traduction de l’Arabe vers le Latin qui permit à l’Europe de vivre les techniques alors sophistiquées et de découvrir, grâce au travail du pape Sylvestre II, à l’arabisant Gérard de Crémone (m. 1187) et d’autres traducteurs, les trésors scientifiques de la civilisation de l’Islam à l’Europe chrétienne; et c’est pour cette raison que l’historien occidental ne parle plus de la destinée de l’intelligence arabo-musulmane plus tard : il ne s’intéresse tout simplement pas à ce qui ne ressort pas de son domaine. Mais il serait alors assez impertinent de parler de « déclin de la civilisation islamique à partir du xii éme siècle » et ce, à cause de al-Ghazalî (m. 1111) ou de la destruction de Baghdad (1258.) Surtout vu l’état des travaux actuels, on qualifiera même cet acte d’hardi, et son agent de présomptueux.

NOTES :


[1] RENAN E., Averroès et l’averroïsme, Ed. Michel Lévy frères (1866), p. iii.
[2] BRIFFAULT R., The Making of Humanity, Ed. George Allen & Unwin (1919), p. 191
[3] Pour plus de details sur la discussion, voir : KNUT S.V., The development of ijtihad and Islamic reform, 1750-1850, The third Nordic conference on Middle Eastern Studies:
Ethnic encounter and culture change, Joensuu, Finland, 19-22 June 1995
[4] Pour plus de details sur la discussion, voir : JANET L.A-L, Before European Hegemony, Oxford University Press, pp. 193-197
[5] HOODBHOY P., Science and the Islamic world—The quest for rapprochement, Physics Today, Août 2007, p.49
[6] TURNER H.R., Science in Medieval Islam, Ed. University of Texas Press (1997), pp. 203-204
[7] SALIBA G., Islamic Science and the Making of the European Renaissance, Ed. The MIT Press (2007), p. 237
[8] SALIBA G., Islamic Science and the Making of the European Renaissance, Ed. The MIT Press (2007), p. 244
[9] AKBAR S.A., Discovering Islam, Ed. Routledge (2002), p. 31
[10] TURNER H.R., Science in Medieval Islam, Ed. University of Texas Press (1997), pp. 203
[11] Sankore University: Rediscover the Glory : http://www.muslimmuseum.org/SankoreUniversity.aspx
[12] GERDES P., What Mathematics from Africa?, Polimetrica (2007), p. 83
[13] RAFIABADI H.N., Saints and Saviours of Islam, Ed. Sarup and Sons (2005), pp. 208-234.
[14] KHALIDI O., ISLAMIC MANUSCRIPTS IN INDIA : AN OVERVIEW, 4-6 Juillet 2005
[15] NASR S.H., Islam and Modern Science : http://msa.mit.edu/archives/nasrspeech1.html
[16] WITKAM J.J., Modern Arabic Manuscripts in the National Library of Tunis
[17] BENJELLOUN-LAROUI L. & ARKOUN M., Les bibliothèques au Maroc, Maisonneuve & Larose (1990), p. 56
[18] MALLIK M., Scientific Works of Imam Ahmad Raza
[19] AKBAR S.A., Discovering Islam, Ed. Routledge (2002), pp. 31-32

dahmane1
18/10/2014, 23h16
Généralités
Le moyen âge est une période de notre histoire occidentale qui ne laisse pas grand trace de découvertes
scientifiques. L’obscurantisme aidé par les débuts d’un christianisme totalitaire et extrémiste a fait taire toutes
les tentatives de progrès.
C’est au contraire la religion islamique qui a poussé les arabes à une meilleure connaissance de l’astronomie.
L’histoire de l’astronomie arabe renvoie aux travaux effectués par la civilisation islamique entre le 9ème et le 16ème
siècle, travaux transcrits en langue arabe.
Les arabes ne sont pas partis de zéro dans ce domaine, mais se sont inspirés, du moins au début, des grands
philosophes grecs, et en particulier du dernier d’entre eux, Claude Ptolémée et de son ouvrage qui compilait,
avec ses propres solutions aux problèmes en suspens, les connaissances occidentales en ce deuxième siècle
après Jésus Christ : l’Almageste.
Le nom original de cette oeuvre de Ptolémée est « La composition mathématique ». Les arabes, très
impressionnés par cet ouvrage, le qualifièrent de « megiste », du grec signifiant « magistral, très grand »,
auquel ils ajoutèrent l’article définit arabe al, pour donner al megiste qui devint almageste.
Au début de cette histoire, l’astronomie stagnait donc depuis 7 siècles. Rien ne s’est passé en occident entre
Ptolémée et le 9ème siècle, mis à part une légère différence sur l’origine du monde. Les anciens grecs
considéraient en effet que l’univers n’avait pas de commencement, contrairement aux trois religions
monothéistes, dont l’islam, qui proposent une genèse de l’univers.
L’état des connaissances astronomiques de cette époque reposait sur les principes suivants :
· La Terre est immobile au centre du monde (et elle est ronde).
· Tous les autres corps tournent autour de la Terre.
· Le cercle étant la seule forme parfaite, ces autres corps tournent selon des trajectoires circulaires.
Mais certaines planètes ne suivent pas ces règles parfaites. Il fallait rendre compte par exemple de la
rétrogradation apparente de Mars en introduisant d’autres figures parfaites secondaires, encore des cercles.
Plus la précision des mesures s’améliorait, plus il fallait utiliser ces « épicycles » imbriqués. C’est vite devenu
très compliqué et inextricable.
1
Sommaire :
Généralités
Du 9ème au 11ème siècle
Du 11ème au 16ème siècle
Les observatoires
Les instruments
Des étoiles
Conclusion
Ce sont donc les arabes, reprenant au 9ème siècle ces théories, qui ont compris la complexité du modèle, et ont
cherché à revenir sur des bases plus saines et plus simples, n’étant pas influencés par les religieux occidentaux
de ce temps.
Les arabes, et en particulier les musulmans, se sont intéressés à l’astronomie pour des raisons très pratiques :
· Se repérer dans le désert pour les populations nomades, ou en mer.
Mais surtout pour motif religieux :
· Déterminer les heures des cinq prières quotidiennes. Pas simple, avec des durées du jour qui varient
avec les saisons !
· Prévoir le début du Ramadan, mois lunaire qui débute avec l’apparition du premier fin croissant de
Lune. Il fallu développer la géométrie sphérique pour résoudre ce problème.
· Déterminer la direction de La Mecque, donc sa position géographique. Sans horloge fiable, la longitude
ne l’est pas…
Ces raisons très quotidiennes, de la vie de tous les jours, n’ont pas empêché certains savants arabes et/ou
musulmans de spéculer plus théoriquement, et de remettre en cause certains acquis datant de Ptolémée.
De plus, le Coran incite les musulmans à étudier les astres. Il énonce :
« C'est lui (Dieu) qui a placé pour vous les étoiles dans le ciel afin que vous soyez dirigés dans les
ténèbres sur la terre et sur les mers »
Ils développèrent des outils mathématiques nécessaires à leurs travaux, en particulier les mathématiques
héritées des indiens. Ils furent amenés, comme certains de leurs prédécesseurs grecs, à confronter
l’observation avec les théories, ancêtre de la méthode scientifique moderne.
On peut diviser cette période faste de l’astronomie arabe en deux grandes phases :
· Du 9ème au 11ème siècle, phase préparatoire et critique des modèles anciens.
· Du 11ème au 16ème siècle, avec les avancées les plus significatives, surtout en mathématiques, outil
indispensable aux progrès futurs.
Du 9 ème au 11 ème siècle
Le travail des astronomes arabes s’effectue dans le cadre des schémas géométriques de Ptolémée. Ils
l’amélioreront et le critiqueront, par l’observation, en faisant apparaître ses contradictions et sa complexité.
Le début de l’astronomie arabe arrive avec le calife Al-Mamun qui régna sur Bagdad
entre 813 et 833. Sa cour était formée de gens lettrés et de scientifiques.
Al-Mamun fit construire à Bagdad la « Maison de la sagesse » qui regroupait les
meilleurs esprits du royaume.
C’est là que furent regroupés pour étude tous les manuscrits scientifiques connus de
l’époque, en, particulier les écrits grecs. C’était la plus grande bibliothèque depuis celle
d’Alexandrie.
Ces ouvrages furent traduits en arabe, généralement par des érudits chrétiens ou des juifs, car ils étaient les
seuls à maîtriser à la fois l’arabe, le grec et le latin.
Ne se limitant pas aux anciens grecs ou romains, les arabes se tournèrent également vers les sciences perses
et surtout indiennes, héritières des babyloniens.
Ils se trouvèrent donc à la tête d’une bibliothèque énorme, d’une incroyable richesse, mais souvent
contradictoire, ne représentant pas ou peu ce qu’ils pouvaient eux-mêmes observer.
Néanmoins, ils empruntèrent aux grecs, et l’améliorèrent, un instrument de mesure de positions important :
l’astrolabe. Ils lui donnèrent le nom de « joyau mathématique ». Ils utilisèrent également des sphères
armillaires, des cadrans solaires …
2
L’astrolabe permet de mesurer la position des étoiles, des planètes, de connaître l’heure… Introduit plus tard en
Europe par les arabes, l’astrolabe fut remplacé par des instruments plus précis, comme le quadrant, le sextant
ou l’octant.
Ils mettront en oeuvre la confrontation entre l’observation et les théories, comme l’avait esquissé Ptolémée, et
en contradiction avec les thèses de Platon ou d’Aristote qui estimaient que la raison viendrait à bout de la
compréhension de la nature.
Pour cela, ils construisent des observatoires avec des programmes complets d’observation de la Lune et du
Soleil, ce qui leur fournit des données fraîches, récentes. Cette confrontation a été le moteur des découvertes
futures.
Ils introduiront abondamment les mathématiques pour résoudre les problèmes, et en particulier la trigonométrie
et l’algèbre.
Al-Khwarizmi (783-850) dit Algorismus
Mathématicien, géographe et astronome d’origine perse, il est membre de la « maison de la
sagesse ». C’est l’un des fondateurs des mathématiques arabes, s’inspirant des
connaissances indiennes, en particulier du système décimal, des fractions, des racines
carrées…
On lui doit le terme « algorithme ». Les algorithmes sont connus depuis l’antiquité, et le nom
latin d’Al-Khwarizmi (algorismus) sera donné à ces suites d’opérations élémentaires répétées.
Il est aussi l’auteur du terme « algèbre », qui est le titre de l’un de ses ouvrages traitant du
sujet. Il est aussi le premier à utiliser la lettre x1 pour désigner une inconnue dans une
équation. Il est surnommé « le père de l’algèbre ».
Statue de Al-khwarizmi à Téhéran
Il écrit le premier livre d’algèbre (al-jabr) dont la première page est représentée ci-contre, dans
lequel il décrit une méthode systématique de résolution d’équations du second degré et propose
un classement de ces équations. Elles sont énoncées avec des mots, pas en notation
algébrique actuelle. La résolution est géométrique, du type euclidien.
Les indiens utilisent des nombres négatifs, mais il ne les accepte pas comme solution des
équations.
Il introduit l’usage des chiffres que nous utilisons encore aujourd’hui. Ces chiffres « arabes » sont en fait
d’origine indienne, mais furent utilisés mathématiquement par Al-Khwarzimi. Il adopte l’utilisation du zéro2,
inventé par les indiens au 5ème siècle, et repris par les arabes par son intermédiaire.
Il établit des tables astronomiques (position des 5 planètes, du Soleil et de la Lune) basées sur l’astronomie
hindoue et grecque. Il étudie la position et la visibilité de la Lune et ses éclipses, du Soleil et des planètes. C’est
le premier ouvrage astronomique 100% arabe.
Un cratère de la Lune porte son nom.
Al-Farghani (805-880)
Né à Ferghana dans l’actuel Ouzbékistan, il écrit en 833 les « éléments d’astronomie »,
basés sur les connaissances grecques de Ptolémée. Il est l’un des plus remarquables
astronomes au service de Al-Mamun, et membre de la « maison de la sagesse ».
Il introduit des idées nouvelles, comme le fait que la précession doit affecter la position
des planètes, pas que des étoiles. Son ouvrage sera traduit en latin au 12ème siècle, et
aura un grand retentissement dans les milieux très fermés des astronomes d’Europe
occidentale.
Il détermine le diamètre de la Terre qu’il estime à 10 500 km.
On lui doit également un ouvrage sur les cadrans solaires et un autre sur l’astrolabe.
1 L’inconnu est le mot « gezr » (racine) ou « Shay » (chose) qui fut traduit en espagnol ancien par « xay », qui est devenu x.
2 2-2 égal sunya en indien. Traduit en arabe par as-sifr, qui devient ziffer et zephiro. Ziffer donnera « chiffre », et zephiro,
« zéro ». C’est le dernier de tous les chiffres arabes.
3
Al-Battani (850-929) dit Albatenius
Il observe le ciel depuis la Syrie. On le surnomme parfois « le Ptolémée des arabes ».
Ses mesures sont remarquables de précision.
Il détermine la durée de l’année solaire, la valeur de la précession des équinoxes,
l’inclinaison de l’écliptique.
Il découvre que la direction de l’excentricité du Soleil est variable, sans aller jusqu’à
interpréter ce phénomène comme une trajectoire elliptique.
Il rédige un catalogue de 489 étoiles. On lui doit la première utilisation de la
trigonométrie dans l’étude du ciel. C’est une méthode beaucoup plus puissante que
celle, géométrique, de Ptolémée.
Son oeuvre principale est « Le livre des tables ». Il est composé de 57 chapitres. Traduit en latin au 12ème siècle
par Platon de Tivoli (en 1116), il influencera beaucoup les astronomes européens de la renaissance.
Al-Soufi (903-986) ou Azophi
Astronome perse, il traduit des ouvrages grecs dont l’almageste et améliore les estimations des magnitudes
d’étoiles.
En 964, il publie « Le livre des étoiles fixes », où il dessine des constellations.
Il semble avoir été le premier à rapporter une observation du grand nuage de Magellan, visible au Yémen, mais
pas à Ispahan.
De même, on lui doit une première représentation de la galaxie d’Andromède, probablement déjà observé avant
lui. Il la décrit comme « un petit nuage » dans la bouche de la constellation arabe du Grand Poisson.
Son nom (Azophi) a été donné à un cratère de la Lune.
Al-Khujandi (»940-»1000)
Il est astronome et mathématicien perse. Il construit un observatoire à Ray, près
de Théhéran, comportant un énorme sextant, fabriqué en 994.
C’est le premier instrument apte à mesurer des angles plus précis que la minute
d’angle. Il mesure avec cet instrument l’obliquité de l’écliptique, en observant les
passages au méridien du Soleil.
Il trouve 23° 32’ 19’’. Ptolémée trouvait 23° 51’, et les indiens, bien plus tôt, 24°. Jamais l’idée de la variation
naturelle de cet angle ne vint aux arabes. Ils dissertèrent longtemps sur la précision des mesures, ce qui fit
avancer leur science.
Ibn Al-Haytam (965-1039) dit Alhazen
Mathématicien et opticien né à Bassorah dans l’Iran actuel, il est sollicité par les autorités
égyptiennes pour résoudre le problème des crues du Nil. Sa solution était la construction d’un
barrage vers Assouan. Il renonça devant l’énormité de la tâche (le barrage fut construit en
1970 !). Devant cet échec, il feignit la folie jusqu’à la mort de son patron.
Il fait un bilan critique des thèses de Ptolémée et de ses prédécesseurs, et écrit « Doutes sur
Ptolémée ». Il dresse un catalogue des incohérences, sans toutefois proposer de solution
alternative.
Parmi les incohérences qu’il relève, on peut citer la variation du diamètre apparent de la Lune
et du Soleil, la non uniformité des mouvements prétendument circulaires, la variation de la position des planètes
en latitude, l’organisation des sphères grecques … et, observant que la Voie Lactée n’a pas de parallaxe, il
place cette dernière très éloignée de la Terre, en tous cas plus loin que la sphère sublunaire d’Aristote.
Malgré ses doutes, il conserve la place centrale de la Terre dans l’univers.
Il reprend les travaux des savants grecs, d’Euclide à Ptolémée, pour lesquels la notion de lumière est
étroitement liée à la notion de vision : la principale question étant de savoir si l’oeil a un rôle passif dans ce
processus ou s’il envoie une sorte de fluide pour « interroger » l’objet.
Par ses études du mécanisme de la vision, Ibn Al-Haytham montra que les deux yeux étaient un instrument
d’optique, et qu’ils voyaient effectivement deux images séparées. Si l’oeil envoyait ce fluide, on pourrait voir la
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nuit. Il comprit que la lumière du soleil se reflétait sur les objets et ensuite entrait dans l’oeil. Mais pour lui,
l’image se forme sur le cristallin…
Il reprend les idées de Ptolémée sur la propagation rectiligne de la lumière, accepte les lois de réflexion sur un
miroir, et pressent que la lumière a une vitesse finie, mais très grande.
Il étudie la réfraction, déviation d’un rayon lumineux au passage d’un milieu à un autre, et prévoit une
modification de la vitesse de la lumière à ce passage. Mais il ne put jamais calculer l’angle de réfraction (c’est
Descartes qui le fit).
Il trouve que le phénomène du crépuscule est lié à la réfraction de la lumière solaire dans l’atmosphère, dont il
tente de mesurer la hauteur, sans y parvenir.
Déjà connue dans l’antiquité, on lui doit une description très précise et l’utilisation à des
fins d’expériences, de la chambre noire (caméra obscura), pièce noire qui projette une
image sur un mur en passant par un petit trou percé sur le mur d’en face.
Le résultat de toutes ces recherches optiques est consigné dans son « traité
d’optique » qu’il mit 6 ans à écrire et qui fut traduit en latin en 1270.
En mécanique, il affirme qu’un objet en mouvement continue de bouger aussi longtemps qu’aucune force ne
l’arrête. C’est le principe d’inertie avant la lettre.
Un astéroïde porte son nom : 59239 Alhazen.
Al-Biruni (973-1048)
Certainement l’un des plus grands savants de l’islam médiéval, originaire de Perse, il
s’intéresse à l’astronomie, à la géographie, à l’histoire, à la médecine et aux mathématiques,
bref, à la philosophie en général. Il rédigea plus de 100 ouvrages.
Il sera aussi percepteur des impôts, et un grand voyageur, en particulier en Inde, où il étudia
leur langue, leur religion et leur science.
A l’âge de 17 ans, il calcule la latitude de sa ville natale de Kath (en Perse, actuellement en
Ouzbékistan).
A 22 ans, il a déjà écrit plusieurs ouvrages courts, dont un sur la projection des cartes.
En astronomie, il observe les éclipses de Lune et de Soleil. Il est l’un des premiers à évaluer les erreurs sur ses
mesures et celles de ses prédécesseurs. Il constate une différence entre la vitesse moyenne et la vitesse
apparente d’un astre.
Il mesure le rayon de la Terre à 6 339,6 km (le bon chiffre est 6 378 km), résultat utilisé en Europe au 16ème
siècle.
Lors de ses voyages, il rencontre des astronomes indiens partisans de l’héliocentrisme et de la rotation de la
Terre sur son axe. Il sera toujours sceptique, car cette théorie implique le mouvement de la Terre. Mais il se
posera la question : « voilà un problème difficile à résoudre et à réfuter ». Il estime que cette théorie n’entraîne
aucun problème sur le plan mathématique.
Il réfute l’astrologie, arguant que cette discipline est plus conjecturale qu’expérimentale.
En mathématiques, il développe le calcul des proportions (règle de trois), démontre que le rapport de la
circonférence d’un cercle à son diamètre est irrationnel (futur nombre pi), calcule des tables trigonométriques, et
met au point des méthodes de triangulations géodésiques.
Ali Ibn Ridwan (988-1061)
Astronome et astrologue égyptien, il écrit plusieurs ouvrages astronomiques et astrologiques, dont un
commentaire d’un autre livre de Claude Ptolémée, la « Tetrabible ».
Il observe et commente une supernova (SN 1006), sans doute la plus brillante de
l’histoire. On estime aujourd’hui sa magnitude, d’après les témoignages qui nous sont
parvenus, à -7,5 ! Elle est restée visible plus d’un an. Son rémanent n’est visible qu’en
rayons X, gamma ou radio, comme sur cette vue X de Chandra en fausses couleurs.
5
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dahmane1
18/10/2014, 23h21
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Il explique que cette nouvelle étoile avait deux à trois fois le diamètre apparent de Vénus, un quart de la
luminosité de la Lune, et qu’elle se trouvait bas sur l’horizon sud.
D’autres observations occidentales corroborent cette description, et la place dans la constellation du Loup.
Du 11 ème au 16 ème siècle
Sur les bases de la première phase, des observatoires plus importants sont construits. Le premier d’entre eux,
modèle des suivants, est celui de Marâgha, dans l’Iran actuel. Leur but est d’établir des modèles planétaires, de
comprendre leur mouvement. Les architectes de ce premier observatoire sont Nasïr Al-Tûsî (1201-1274) et Al-
Urdi ( ?-1266). L’école ainsi constituée aura son apogée avec Ibn Al-Shâtir (1304-1375).
D’autres observatoires suivront, comme Samarkand au 15ème siècle, Istanbul au début du 16ème siècle, et celui
de Tycho Brahé en occident à la fin du 16ème siècle.
Les nouveaux modèles ne sont plus d’inspiration Ptoléméenne, mais restent géocentriques. La physique de
l’époque refuse toujours de mettre la Terre en mouvement et de l’enlever du centre du monde.
Ces modèles s’inspirent des épicycles grecs, en conservant les cercles, mais en les
simplifiant.
Par exemple, Al-Tûsî propose un système comprenant un cercle roulant à l’intérieur
d’un autre cercle de rayon double. Ce système transforme deux mouvements
circulaires en un mouvement rectiligne alternatif, et explique les variations de la
latitude des planètes. En outre, il rend compte des variations des diamètres apparents
des astres.
Mais pour aller plus loin, il faudra changer de philosophie, ce que les arabes se sont refusés de faire. Ce
changement interviendra avec la révolution copernicienne, à la renaissance, dans laquelle la Terre perd son
statut de centre du monde.
Al-Zarqali (1029-1087) dit Arzachel
Mathématicien, astronome et géographe né à Tolède en Espagne, il discute la possibilité du mouvement de la
Terre. Comme d’autres, ses écrits seront connus des européens du 16 et 17ème siècle.
Il conçoit des astrolabes, et établit les « Tables de Tolède », qui furent utilisées par les grands navigateurs
occidentaux comme Christophe Colomb, et serviront de base aux « tables alphonsines ».
Il établit que l’excentricité du Soleil varie, plus exactement que le centre du cercle sur lequel tourne le Soleil
s’éloigne ou se rapproche périodiquement de la Terre, en se mouvant sur un cercle, bien sûr.
Un cratère de la Lune porte son nom, ainsi qu’un pont de Tolède sur le Tage.
Omar Khayyam (1048-1131)
Connu pour sa poésie, il s’intéresse aussi à l’astronomie et aux mathématiques. Il devient
directeur de l’observatoire d’Ispahan en 1074.
Il crée de nouvelles tables astronomiques encore plus précises, et détermine la durée de
l’année solaire avec une grande précision, au vu des instruments utilisés. Elle est plus exacte
que l’année grégorienne, créée 5 siècles plus tard en Europe.
Il réforme le calendrier persan en y introduisant une année bissextile (réforme Djelaléenne).
En mathématiques, il s’intéresse aux équations du troisième degré en démontrant qu’elles peuvent avoir
plusieurs solutions (il en trouve certaines géométriquement).
Il écrit plusieurs textes sur l’extraction des racines cubiques, et un traité d’algèbre.
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Al-Tûsî (1201-1274)
Astronome et mathématicien, né à Tus dans l’Iran actuel, il fit construire et dirigea l’observatoire
de Maragha.
Il étudie les travaux de Al-Khayyam sur les proportions, s’intéresse à la géométrie.
Côté astronomie, il commente l’almageste et le complète, comme plusieurs astronomes (Al-
Battani…) avant lui. Il estime l’obliquité de l’écliptique à 23°30’.
Al-Kashi (1380-1439)
Mathématicien et astronome perse, il assiste à une éclipse de Lune en 1406 et rédige
plusieurs ouvrages astronomiques par la suite.
C’est à Samarkand qu’il passe le reste de sa vie, sous la protection du prince Ulugh Beg
(1394-1449) qui y a fondé une université. Il devient le premier directeur du nouvel
observatoire de Samarkand.
Ses tables astronomiques proposent des valeurs à 4 (5 selon les sources) chiffres en
notation sexagésimale de la fonction sinus. Il donne la manière de passer d’un système
de coordonnées à un autre.
Son catalogue contient 1018 étoiles.
Il améliore les tables des éclipses et de visibilité de la Lune.
Dans son traité sur le cercle, il obtient une valeur approchée de Pi avec 9 positions exactes en notation
sexagésimale, soit 16 décimales exactes ! Un record, puisque la prochaine amélioration de l’estimation de Pi
date du 16ème siècle avec 20 décimales.
Il laisse son nom à une généralisation du théorème de Pythagore aux triangles quelconques. C’est le théorème
d’Al-Kashi.
Il introduit les fractions décimales, et acquiert une grande renommée qui fait qu’il restera le dernier grand
mathématicien astronome arabe, avant que l’occident ne prenne le relai.
Ulugh Beg (1394-1449)
Petit fils de Tamerlan, prince des Timourides (descendants de Tamerlan), il accède au trône
en 1447. C’est un remarquable savant et un piètre politicien, charge qu’il délègue pour
s’adonner à la science. Son professeur est Qadi-zadeh Roumi (1364-1436) qui développe
chez lui le goût pour les mathématiques et l’astronomie.
Il fait bâtir plusieurs écoles dont une à Samarkand en 1420 où il enseigne, et un
observatoire en 1429.
Il y travaille avec quelque 70 mathématiciens et astronomes (dont Al-Kashi) pour rédiger les
« tables sultaniennes » parues en 1437 et améliorées par Ulugh Beg lui-même peu avant
sa mort en 1449.
La précision de ces tables restera inégalée pendant plus de 200 ans, et furent utilisées en occident.
Elles contiennent les positions de plus de 1 000 étoiles. Leur première traduction date d’environ l’an 1500, et fut
réalisée à Venise.
Taqi Al-Din (1526-1585)
Après une période où il est théologien, il devient astronome officiel du sultan à Istanbul. Il y
construit un observatoire dont le but est de concurrencer ceux des pays européens, dont celui
de Tycho Brahé. L’observatoire est ouvert en 1577.
Il dresse les tables « Zij » (La perle intacte). Il est le premier à utiliser la notation à virgule,
plutôt que les traditionnelles fractions sexagésimales en usage.
Il observe et décrit une comète, et prévoit qu’elle est le signe de la victoire de
l’armée ottomane. Cette vision se révèle fausse, et l’observatoire est détruit en 1580…
Il se consacre ensuite à la mécanique, et décrit le fonctionnement d’un moteur à vapeur
rudimentaire, invente une pompe à eau, et se passionne pour les horloges et l’optique.
7
La destruction de l’observatoire d’Istanbul marque la fin de l’activité astronomique arabe du moyen-âge. Il
faudra attendre la révolution copernicienne pour voir de nouveaux progrès, et quels progrès !
Copernic et ses successeurs se sont certainement fortement inspirés des résultats des arabes par l’entremise
de leurs ouvrages.
Les voyages et les contacts directs entre scientifiques de l’époque étaient rares. Les occidentaux ne
comprenant pas l’arabe, ce sont les traductions en latin qui ont probablement influencés l’occident, avec, il faut
le reconnaître, les ouvrages de certains philosophes grecs qui avaient remis en cause la position centrale de la
Terre, comme Aristarque de Samos l’avait proposé vers -280.
Les observatoires arabes
L’observatoire moderne, dans sa conception, est un digne successeur des observatoires arabes de la fin du
moyen-âge.
A l’inverse de l’observatoire privé des philosophes grecs, l’observatoire islamique est une institution
astronomique spécialisée, avec ses propres locaux, du personnel scientifique, un travail d’équipes avec
observateurs et théoriciens, un directeur et des programmes d’études. Ils ont recours, comme aujourd’hui, à
des instruments de plus en plus grands, afin d’améliorer constamment la précision des mesures.
Le premier de ces observatoires est construit sous le règne d’Al-Mamoun (la maison de la sagesse) en Irak
actuel au 9ème siècle.
Nous avons déjà parlé de l’observatoire de Ray, proche de Théhéran, avec son monumental sextant mural en
994. Il faut y ajouter ceux de Tolède et Cordoue en Espagne, de Bagdad, d’Ispahan.
Les plus réputés ne furent établis qu’à partir du 13ème siècle avec Marâgha au nord de l’Iran actuel, construit en
1259 avec les fonds prélevés pour entretenir les hôpitaux et les mosquées. Al-Tusi y travailla.
Vint ensuite l’ère de Samarkand, construit en 1420 par Ulugh-Beg, dont les vestiges ont été
retrouvés en 1908 par une équipe russe.
Observatoire de Samarkand (réconstitution)
Le plus grand sextant du monde
Terminons ce tour d’horizon des grands observatoires arabes par celui d’Istanbul, édifié dans sa partie
européenne en 1577 par Al-Din pour concurrencer les observatoires occidentaux.
Observatoire d’Istanbul
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Les instruments
Notre connaissance des instruments d’astronomie arabes nous vient d’une part de collections privées et des
musées, d’autre part des descriptions faites dans des manuscrits sauvegardés ou transmis jusqu’à aujourd’hui.
Les musulmans ont perfectionné les instruments des grecs, chaldéens ou indiens déjà existants, en ajoutant de
nouvelles échelles nécessaires aux prédictions religieuses comme la direction de la Mecque ou les heures des
prières.
Les astrolabes
L’astrolabe est sans doute l’instrument le plus répandu dans le monde arabe de cette
époque. Il est construit en laiton. Le plus ancien spécimen arabe date de 927.
Au 10ème siècle, on recensait un millier d’utilisations de l’astrolabe, en astronomie bien
sûr, mais aussi en astrologie, en navigation, en topographie, dans la mesure du temps
ou l’établissement des multiples données religieuses.
Un astronome nommé Ibn Yunus releva plus de 10 000 positions du Soleil pendant des
années en se servant d’un astrolabe d’un diamètre de 1,40 m.
Les premiers astrolabes avec engrenages sont apparus au tournant de l’an 1000. Al-
Biruni en conçut un comportant 8 roues dentées. Ce sont les ancêtres des horloges
astronomiques mises au point ultérieurement par les ingénieurs arabes.
Les premiers astrolabes donnaient les positions des levers et couchers du Soleil et des étoiles fixes. Arzachel
construisit au 11ème siècle le premier astrolabe universel ne dépendant plus de la latitude du lieu d’observation,
utilisable partout sur Terre. Il se répandit rapidement en Europe sous le nom de « Scaphée ».
Enfin, Al-Sijzi proposa un astrolabe héliocentrique dans lequel la Terre est mobile. C’est le « Zouraqi ».
Les « calculateurs »
Des « calculateurs » analogiques firent leur apparition, comme celui d’Arzachel en 1015, ainsi que les premiers
planisphères du ciel, proposés par Al-Biruni au 11ème siècle.
C’est ce même Al-Biruni qui inventera le calendrier luni-solaire perpétuel à engrenages.
Gerber, vers 1000-1150, inventa le « Torquetum » (ou turquet), instrument d’observation et
calculateur analogique. Il permettait de relever la position des astres, et de les convertir en
coordonnées horizontales, écliptiques et équatoriales.
Al-Kashi inventa au 15ème siècle la « Plaque des conjonctions », calculateur des dates des
conjonctions planétaires.
Le torquetum
Les cadrans solaires
Les musulmans apportèrent une importante contribution à la théorie des cadrans solaires venue de leurs
prédécesseurs indiens et grecs. C’est Al-Kwarizmi qui rédigea les premières tables permettant leur fabrication
et leur lecture simple.
Ils donnaient les heures de prières lorsqu’ils étaient placés au fronton des mosquées.
Leur gros défaut était de marquer des heures inégales, variables selon la saison. Sur le cadran, le jour était
divisé en 12 segments égaux, ce qui impliquait des jours plus courts en hiver, et plus longs en été.
Al-Shâtir innova en 1371 en remarquant que si le style du cadran est parallèle à l’axe des pôles, les heures sont
égales tout au long de l’année.
Ce concept sera exporté en occident en 1446.
9
Les horloges
Les observatoires étaient équipés d’horloges astronomiques très performantes.
Al-Djazari (1135-1206) construisit une horloge à eau monumentale, qui animait les effigies des étoiles, de la
Lune et du Soleil.
Al-Din inventa la première horloge à ressort et le premier carillon qui sonnait les heures fixes.
Il inventa aussi l’« horloge d’observation », qu'il décrit comme « une horloge mécanique à trois cadrans donnant
les heures, les minutes, et les secondes. »
C'était la première horloge à mesurer le temps en secondes, et il l'utilisa spécifiquement pour mesurer
l’ascension droite des étoiles. On considère que c'est l’une des plus importantes innovations d'astronomie
pratique du 16ème siècle, dans la mesure où les horloges précédentes n'étaient pas assez précises pour
l'astronomie. Il améliora encore cette horloge en n'utilisant plus qu'un cadran pour indiquer les heures, minutes
et secondes. Il décrit cette horloge d’observation comme « une horloge mécanique à cadran unique affichant
les heures, minutes et secondes où nous avons divisé chaque minute en cinq secondes ».
Les globes
Il ne subsiste pas d’exemple arabe de la sphère armillaire des grecs. Par contre, ils ont
fabriqué des astrolabes sphériques, comme celui représenté ci-contre.
Mais les globes les plus spectaculaires sont les globes célestes d’une seule pièce, sans soudure, par la
méthode de la « cire perdue ». Ils sont l’oeuvre au 16ème siècle, des artisans Moghols, sous le règne d’Akbar-le-
Grand.
La fabrication de tels instruments est une prouesse et un haut fait de cette époque. Le plus ancien remonte à
1589 et est l’oeuvre de l’orfèvre du Cachemire Ibn Luqman. Il en subsiste une vingtaine dans le monde.
Les quadrants
Les arabes mirent au point d’innombrables quadrants dont le spécialiste et précurseur était Al-
Khwarizmi. Il imagina le quadrant à sinus qui servait aux calculs astronomiques, le quadrant
horaire qui donnait l’heure par l’observation des astres à une latitude déterminée, le quadrant
Vetus qui servait à trouver les heures des prières à toutes les latitudes.
Quadrant inventé par Al-Khwarizmi, peint par Tycho Brahé
Les instruments d’optique
Al-Biruni utilisa un « tube d’observation », vide, sans optique, pour concentrer son observation sur une région
précise.
La première description de l’usage d’une lentille, une loupe, est due à Alhazen en 1021 dans son traité
d’optique.
Mais c’est Al-Din qui imagina un « appareil à voir à longue distance ». Dans son « livre de la lumière et de la
pupille et de la vérité des images » de 1574, il écrit que « cet instrument fait apparaître des objets éloignés plus
près qu’ils ne sont ». Il aurait écrit un autre livre, perdu aujourd’hui, dans lequel il décrirait la fabrication de cette
lunette primitive. Il n’est nulle part précisé une quelconque utilisation vers le ciel.
10
Les autres instruments
La boussole à aiguille aimantée aurait fait son apparition en 1282 dans un traité
d’astronomie du sultan Al-Ashraf.
L’alidade est un instrument servant à mesurer des angles.
Le compendium était une fusion d’une alidade et d’un cadran solaire.
Une alidade
Et bien d’autres…
Des étoiles
Plusieurs noms d’étoiles, utilisés encore de nos jours, nous viennent des arabes, comme par exemple :
· Algol : l’ogre
· Aldébaran : le serviteur, la suivante
· Algenib : l’aile (de Pegase), le flanc
· Alioth : la queue grasse
· Alnitak : la ceinture
· Altaïr : le vautour ou l’aigle volant
· Albireo : l’oiseau
· Alcor : le golfe, le cheval noir, le taureau
· Bételgeuse : l’épaule du géant
· Dubhe : l’ours
· Dénébola : la queue du lion
· El Nath : le coup de corne
· Enif : le naseau (de Pégase)
· Caph : la main
· Déneb : la queue
· Formalhaut : la bouche du poisson
· Megrez : la racine de la queue
· Merak : le bas ventre
· Mirfak : le coude
· Mizar : la robe
· Phecda : la cuisse
· Rigel : le pied
· Saïf : l’épée
· Véga : le vol de l’aigle, le vautour qui s’abat
D’autres mots du domaine de l’astronomie sont également d’origine arabe :
Algebre : du nom de l’ouvrage de Al-Khwarizmi.
Algorithme : déformation du nom de Al-Khwarizmi.
Azimut et zénith ont la même racine arabe signifiant direction.
Nadir : vient de nazir, signifiant opposé.
Mais la plupart des mots du langage astronomique est d’origine grecque ou latine.
En conclusion
Les arabes sont le chaînon manquant (occidental) entre les grecs et la renaissance. Ils ont appris beaucoup
des anciens grecs, puis ont critiqué certains de leurs acquis, les ont améliorés.
Mais, pour des raisons religieuses, ils n’ont jamais vraiment admis que le centre du monde pouvait ne pas être
la Terre, ce qui a limité leurs progrès.
Copernic, Galilée et les autres, en occident, se sont à leur tour inspiré des arabes pour conduire cette révolution
de l’esprit qu’est l’adoption du mouvement de la Terre.
11

dahmane1
03/11/2014, 12h14
http://www.youtube.com/watch?v=36Ojy9RA92I

dahmane1
14/11/2014, 18h53
En mathématiques, la loi des cosinus est un théorème de géométrie couramment utilisé en trigonométrie, qui relie dans un triangle la longueur d'un côté à celles des deux autres et au cosinus de l'angle formé par ces deux côtés. Cette loi s'exprime de façon analogue en géométrie plane, sphérique ou hyperbolique.

En ce qui concerne la géométrie plane, elle est également connue sous les noms de théorème d'Al-Kashi, en France, ou encore théorème de Pythagore généralisé. Il généralise en effet le théorème de Pythagore aux triangles non rectangles. Bien qu'un résultat similaire (avec des longueurs seulement) était déjà connu d'Euclide, le nom francisé du mathématicien Arabe d'origine perse Ghiyath al-Kashi (1380 - 1429) apparut dans les manuels scolaires édités en France dans les années 1990, les appellations théorème de Pythagore généralisé ou loi des cosinus étant utilisées jusque-là.


http://www.youtube.com/watch?v=H8SLWFySeu0

dahmane1
20/11/2014, 23h18
Dans les bibliothèques du désert, des manuscrits traitent de thèmes
scientifiques qui font intervenir les mathématiques et l astronomie
sous diverses formes.
Ce livre va nous faire découvrir leurs richesses et diversités, tout en contextualisant cette tradition scientifique née au nord de l Afrique au début du IX e siècle.

Biographie de l'auteur

Ahmed DJEBBAR est professeur émérite à l Université des Sciences et Technologies de Lille (France).
Mathématicien de renom, il a en outre été ancien ministre de l Education nationale en Algérie.
Marc MOYON, docteur en Histoire des mathématique, est maître de Conférences à l Université de
Limoges.


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dahmane1
10/12/2014, 19h51
Ce n’est pas Christophe Colomb qui aurait découvert l’Amérique, mais un autre homme, dont le nom n’apparaîtrait à aucun endroit dans les livres d’histoire. Il s’agirait d’Abu Rhan al-Biruni, un astrologue, voyageur et physicien, nous apprend le magazine mensuel britannique History Today.

Né en 973 dans un faubourg de Kath (actuel Ouzbékistan) Al-Bīrūnī, Afzal Muḥammad ibn Aḥmad Abū al-Reḥān, qui était à la fois un mathématicien, un astronome, un physicien, un érudit, un encyclopédiste, un philosophe, un astrologue, un voyageur, un historien ainsi qu’un pharmacologue, a énormément contribué aux domaines des mathématiques, philosophie, médecine et des sciences. Il est notamment connu pour avoir étudié la thèse de la rotation de la Terre autour de son axe et autour du Soleil.
Cet homme de science aurait donc découvert l’Amérique, quatre siècles avant Christophe Colomb, à qui les livres d’histoires attribue habituellement la découverte du nouveau continent en 1492.

Le magazine britannique History Today a tenté d’expliquer que ce scientifique, passé aux oubliettes, a réussi à devancer Christophe Colomb grâce à la seule puissance de ses savants calculs.

https://i.ytimg.com/vi/UwHkR_bV3gk/hqdefault.jpg
A l’âge de 30 ans, il arrive à la conclusion que la Terre est ronde et décide donc de placer une sphère sur la nouvelle carte du monde. Ce jeune musulman s’aperçoit que le continent eurasien représente selon ses calculs, que deux cinquièmes de la surface totale du globe.

Selon les géographes de son époque, le continent eurasiatique était entouré d’un vaste “océan mondial” ; théorie que Abu Rhan al-Biruni considère comme peu satisfaisante, avant d’en arriver à la conclusion qu’au moins deux autres continents existent sur Terre.

En 1037, après une trentaine d’année de recherches, Al-Biruni est persuadé qu’un autre continent existe. Il n’est pas un explorateur, comme l’ont été les Vikings, qui en l’an 100 ont posé le pied en Amérique sans se rendre compte de leur découverte. Il n’a jamais quitté son laboratoire et vu de ses propres yeux les fameux territoires, dont il parle dans l’ensemble ses livres. Al-Biruni est un tout simplement un chercheur, qui, par une très habile et méticuleuse utilisation des observations et des données quantitatives, est tout de même parvenu à prouver l’existence du Nouveau monde.

Il mérite donc à ce titre, autant que les autres, l’honneur d’être considéré comme un découvreur de l’Amérique, conclut le History Today.

dahmane1
11/12/2014, 05h39
Ernest Renan (m. 1892), dans sa biographie d’Ibn Rushd (m. 1198), ou Averroès si affinité, et la présentation de sa pensée, nous l’explicite dans son avertissement : après cette dite philosophie qu’il va aborder et expliquer rigoureusement dans sa thèse qu’il présente en 1852, l’Islam finira comme étouffé par la surchauffe de production intellectuelle et « arrachera de son sein tout germe de culture rationnelle. »[1] En définitif, la belle histoire de la pensée rationnelle en Islam s’arrêta là. Il fallait que les musulmans, soit au xii ou au xiii siècle de l’ère chrétienne, arrêtent toute spéculation scientifique; ces mêmes musulmans, dont on nous dit, que leur legs ne consiste pas « en des découvertes surprenantes, ou de théories révolutionnaires; la science doit bien plus que cela aux Arabes, elle leur doit l’existence. »[2] Alors, est-il justement raisonnable que de postuler une telle défaillance aussi brusque, et dans un temps aussi court ? Serait-ce alors la chute la plus vertigineuse dont l’histoire a été témoin, au point que les portes de la réflexion soient scellées d’un jour à l’autre ?

Certains disent que c’est la pensée du juriste et mystique al-Ghazalî (m. 1111) qui serait à l’origine de la « fermeture des portes du raisonnement indépendant »[3], et d’autres que la chute de Bagdad[4] en 1258, alors centre scientifique important, en serait à l’avènement; enfin, les derniers, ne disent ni l’un ni l’autre, et en fait omettent toute raison et vont quand même jusqu’à affirmer que le monde musulman n’a rien produit d’innovant depuis presque sept siècles[5]… mais les découvertes récentes, les études entreprises depuis la Seconde Guerre Mondiale, nous apprend Howard R. Turner, nous permettent maintenant de dire que ce pseudo déclin n’apparût qu’au xv ou xvi siècle,et qu’après même la mort du célèbre mystique, la civilisation islamique eût des Nasîr al-Dîn al-Tûsi (m. 1274) et des Ibn al-Shatîr (m. 1375) qui travaillèrent pertinemment en astronomie et mathématiques, des al Farîsi (m. 1320) en optique, ou des Ibn al-Nafîs en médecine… sans omettre de préciser que l’étude intensive des manuscrits après le xvi éme, n’a justement pas été entreprise et que même dans ce cas, sans plan global, il serait fastidieux de parler de « déclin ».[6] George Saliba, une autorité sur l’astronomie et surtout l’histoire de la science en terre musulmane, réfute aussi, de son côté, cette « histoire classique »[7] et nie que al-Ghazalî (m. 1111), à lui seul, aît pû être à l’origine du mouvement décadent qu’on lui prête; lui aussi s’en va alors dans des exemples, comme celui de l’ingénieur de génie ‘Izz al-Dîn al-Jazarî (m. 1206) qui mourût donc un siècle après le théologien. En fait, il nous remet aussi en mémoire que l’observatoire de Maragha fût construit en 1259, soit une année après la destruction de Bagdad[8] – mais quelles conséquences de la perte de ladite ville ? Comme l’a suggéré Akbar S. Ahmad, il serait en effet préférable de dire que 1258 marque la fin de la « domination mondiale des Arabes »[9], et non de l’histoire scientifique de l’Islam en soi, ou même de la civilisation tout entière comme de frivoles esprits ont pû le dire autrefois. C’est la sortie de l’entité arabe, et l’entrée du fait turc; celui-là même qui sera alors le nouvel étendard de l’Islam, et d’entre les reins duquel sortira Bâbur (m. 1530), ce fin lettré à l’origine de la dynastie mogol, qui elle, tirera sa révérence à l’entrée de l’acteur anglais, d’une révolution échouée, celle de la révolte des Cipayes en 1857, et les adieux de Bahadûr Shâh Zafar (m. 1862) au trône le 21 Septembre de cette même année…

En fait, de nos jours, peu de savants Occidentaux tiennent ces thèses[10] mais elles persistent malgré le destin des sociétés musulmanes, mais non arabes, comme l’épanouissement culturel de l’Afrique musulmane, avec le Mali et surtout Tombouctou comme centres, qui loin de répudier la science et la raison, occupa une place d’une telle importance qu’entre le douzième (justement heure de « décadence ») et le seizième, c’était l’Afrique le centre scientifique du monde musulman avec l’université de Sankoré[11], et des millions de manuscrits (principalement en Arabe, alors lingua franca,mais nous retrouveront aussi des dialectes locaux) restent à étudier dans le continent, dont, nous dit-on, des centaines en mathématiques dans la ville de Tombouctou seulement.[12] Dans le sous-continent indien aussi, on fait état d’une formidable aventure scientifique[13] et des millions de manuscrits restent encore à étudier, d’après une lecture récente faite à l’université de Cambridge.[14] Comme le signale le penseur iranien Seyyed Hossein Nasr, dans une lecture à la MIT, il remarque très pertinemment que l’étude est loin d’être complète, et précise à son tour les milliers de manuscrits sans étude au Yémen et en Ethiopie, par exemple[15], et il a la meilleure position : au lieu de parler de décadence, d’un age d’or et de poser d’autres étiquettes, il serait préférable d’abord de dépoussiérer les centaines de milliers de manuscrits dans le monde; Jan Just Witkam nous décrit un assez intéressant catalogue de manuscrits tunisiens, tous récents, qui non seulement abordent la médecine, mais aussi les techniques de l’Occident moderne, comme des écrits de tunisiens sur la photographie, ou la logistique.[16] Du côté de l’Algérie, Djamil Aïssani ne nie pas une intense activité mathématique dans la contrée, et cite un savant qui dirait que le mathématicien d’Alger, feu ‘Ali Ibn Hamza al-Maghribî (m. 1614) auraît même découvert le logarithme quelques décennies avant celui qu’on enseigne dans nos manuels, l’écossais John Napier (m. 1617.) Mais on pourrait multiplier les exemples, comme l’histoire de Mohammed iv du Maroc, qui, nous dit-on, étudia les Eléments d’Euclide, fut lui-même un monarque éclairé et savant, et élabora même « un instrument pour calculer exactement les heures en fonction des différents astres, qui était en même temps baromètre, altimètre, horloge, afin de ne pas se tromper sur les heures de prières. »[17] Pas une seule société monde musulman n’échappe à ce petit jeu, et certainement on ne peut parler de décadence – surtout si celle-ci a la signification qu’on lui prête, et encore moins de la décadence de la civilisation islamique dans son entièreté – surtout si celle-ci est bien celle que l’on entend, à savoir, du Maroc à l’Indonésie. En fait, si on devait citer le savant musulman apte à être qualifié de scientifique majeur, ne serait autre que le théologien indien Ahmed Rîda Khan (m. 1921) qui écrira un millier de livres sur tout les domaines de connaissances possibles (on dit une cinquantaine), des mathématiques (topologie) à la médecine, en passant par la géographie, le chimie et des dizaines d’autres domaines.[18] Mais un homme n’est pas une civilisation, et celle-ci a bien déraillé un moment : mais quand ? Et comment ? Toujours prenant mot de Akbar S. Ahmed, différents contextes socio-économiques, qui réunis, provoquèrent une ineffable explosion sur les rails de l’aventure de la raison parmi les contrées d’obédience musulmane, et que quand ceux-ci avaient pris Delhî aux habitants de l’Inde en 1192, ceux-là perdaient Bagdad en 1258; quand certains musulmans prenaient ce qui allait être Istanbul en 1453, d’autres perdaient Grenade en 1492. On ne peut englober tout ces mouvements et leur assigner un déclin, qui serait alors extrapolé et bien confus.[19]

Par contre, il est dorénavant sûr que ce qui s’est arrêté au xii éme siècle du calendrier grégorien, ne fût pas l’épopée de l’Islam dans le domaine du rationnel, mais le mouvement de traduction de l’Arabe vers le Latin qui permit à l’Europe de vivre les techniques alors sophistiquées et de découvrir, grâce au travail du pape Sylvestre II, à l’arabisant Gérard de Crémone (m. 1187) et d’autres traducteurs, les trésors scientifiques de la civilisation de l’Islam à l’Europe chrétienne; et c’est pour cette raison que l’historien occidental ne parle plus de la destinée de l’intelligence arabo-musulmane plus tard : il ne s’intéresse tout simplement pas à ce qui ne ressort pas de son domaine. Mais il serait alors assez impertinent de parler de « déclin de la civilisation islamique à partir du xii éme siècle » et ce, à cause de al-Ghazalî (m. 1111) ou de la destruction de Baghdad (1258.) Surtout vu l’état des travaux actuels, on qualifiera même cet acte d’hardi, et son agent de présomptueux.

NOTES :

[1] RENAN E., Averroès et l’averroïsme, Ed. Michel Lévy frères (1866), p. iii.
[2] BRIFFAULT R., The Making of Humanity, Ed. George Allen & Unwin (1919), p. 191
[3] Pour plus de details sur la discussion, voir : KNUT S.V., The development of ijtihad and Islamic reform, 1750-1850, The third Nordic conference on Middle Eastern Studies:
Ethnic encounter and culture change, Joensuu, Finland, 19-22 June 1995
[4] Pour plus de details sur la discussion, voir : JANET L.A-L, Before European Hegemony, Oxford University Press, pp. 193-197
[5] HOODBHOY P., Science and the Islamic world—The quest for rapprochement, Physics Today, Août 2007, p.49
[6] TURNER H.R., Science in Medieval Islam, Ed. University of Texas Press (1997), pp. 203-204
[7] SALIBA G., Islamic Science and the Making of the European Renaissance, Ed. The MIT Press (2007), p. 237
[8] SALIBA G., Islamic Science and the Making of the European Renaissance, Ed. The MIT Press (2007), p. 244
[9] AKBAR S.A., Discovering Islam, Ed. Routledge (2002), p. 31
[10] TURNER H.R., Science in Medieval Islam, Ed. University of Texas Press (1997), pp. 203
[11] Sankore University: Rediscover the Glory : http://www.muslimmuseum.org/SankoreUniversity.aspx
[12] GERDES P., What Mathematics from Africa?, Polimetrica (2007), p. 83
[13] RAFIABADI H.N., Saints and Saviours of Islam, Ed. Sarup and Sons (2005), pp. 208-234.
[14] KHALIDI O., ISLAMIC MANUSCRIPTS IN INDIA : AN OVERVIEW, 4-6 Juillet 2005
[15] NASR S.H., Islam and Modern Science : http://msa.mit.edu/archives/nasrspeech1.html
[16] WITKAM J.J., Modern Arabic Manuscripts in the National Library of Tunis
[17] BENJELLOUN-LAROUI L. & ARKOUN M., Les bibliothèques au Maroc, Maisonneuve & Larose (1990), p. 56
[18] MALLIK M., Scientific Works of Imam Ahmad Raza
[19] AKBAR S.A., Discovering Islam, Ed. Routledge (2002), pp. 31-32

dahmane1
01/08/2015, 13h07
Abu Al-Qasim, ou Abū al-Qāsim Khalaf ibn Abbās al-Zahrāwī1, connu en Occident sous le nom d'Aboulcassis (Madinat al-Zahra (Al-Andalus) v. 940 - mort à Cordoue (Al-Andalus) en 10132) est l'un des plus grands chirurgiens du monde musulman, considéré comme le père fondateur de la chirurgie moderne.

Il nait vers 940 à El Zahra, petit village situé à quelques kilomètres au nord-ouest de Cordoue, en Andalousie où il passera toute sa vie, sous le règne des califes omeyyades Abderrahmane III et Al Hakam II.

On ne sait que peu de choses de sa vie en dehors de ce qu'on apprend par ses ouvrages : le palais de Madinat al-Zahra fut pillé et détruit lors de la guerre civile au sein du califat. Son nom apparaît pour la première fois dans les écrits de Abu Muhammad ibn Hazm (993 - 1064), qui le plaçait parmi les plus grands médecins de l'Espagne mauresque. Sa première biographie détaillée fut écrite soixante ans après sa mort par Al-Humaydi, dans son ouvrage Jadhwat al-Muqtabis (Des savants andalous).

Il passa presque toute sa vie à El Zahra : c'est là qu'il étudia, enseigna et pratiqua la médecine et la chirurgie jusqu'en 1011, date à laquelle El Zahra fut pillée.

Abu Al-Qasim était un médecin à la cour du calife Al-Hakam II. Il dévoua sa vie entière à l’avancement de la médecine, en particulier la chirurgie. Sa grande œuvre, le Al-Tasrif (La pratique) est une encyclopédie médicale de trente volumes qui fait le bilan des connaissances médicales de son époque et les confronte à son expérience personnelle.

L’influence Abu Al-Qasim s’étend en Occident sur plus de cinq siècles : Al-Tasrif est traduite en latin au XIIe siècle et devient la référence médicale. Au XIVe siècle, le chirurgien français Guy de Chauliac fit référence à l’Al-Tasrif plus de deux cent fois. Pietro Argallata dépeint Al-Qasim comme étant « sans l’ombre d’un doute le roi des chirurgiens ». Lors de la Renaissance, son œuvre est toujours citée, notamment par le chirurgien français Jacques Daléchamps

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ghous
03/02/2017, 11h00
Pour ceux qui ne savent pas ce sujet, lisez l'article wiki ci-dessous:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sciences_arabes