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Voir la version complète : « L’exploitation du gaz de schiste interviendra à long terme »



dahmane1
01/06/2014, 20h57
Au cours de la présentation du plan d’action du gouvernement à l’Assemblée Nationale, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a réaffirmé ce dimanche, la volonté de l’Algérie de lancer la phase préparatoire à l’exploitation du gaz de schiste, préparant ainsi son « exploitation dans un futur lointain ». Dans son allocution, M.Sellal a précisé que les récents textes adoptés ne donnaient en aucun cas feu vert à une exploitation. Dans un premier temps, le gouvernement souhaite lancer un programme de 11 forages pilotes de gaz de schiste, qui sera axé sur la formation des cadres de la Sonatrach aux meilleurs procédés de la production du schiste, annonçant par ailleurs, la création prochaine d’une grande école de formation dans ce domaine. Ce vaste programme d’exploration du schiste s’inscrit dans une vision à long terme. Le but étant d’assurer la sécurité énergétique de l’Algérie à très long terme, notamment en conservant ses réserves de gaz et de pétrole en vue de maintenir ses volumes d’exportation. Conscient des risques environnementaux potentiels que représente l’exploitation des hydrocarbures schisteux, le gouvernement « prendra toutes les précautions nécessaires pour protéger les ressources hydriques, et préserver l’environnement », conformément aux instructions du Président Abdelaziz Bouteflika.

« L (http://www.liberte-algerie.com/actualite/l-exploitation-du-gaz-de-schiste-interviendra-a-long-terme-sellal-a-l-apn-222355)


http://www.youtube.com/watch?v=afi94ynFa6Q

dahmane1
01/06/2014, 21h01
Chems Eddine Chitour est professeur de thermodynamique à l’École nationale polytechnique d’Alger, titulaire d’ingéniorat en génie chimique de la même école et d’un doctorat ès sciences de l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne (France). Il est également l’auteur d’une centaine de publications et de communications scientifiques et de plusieurs ouvrages sur l’énergie et les enjeux géostratégiques.

Quels sont les dangers liés à l’exploitation du gaz de schiste ?

L’exploitation du gaz de schiste utilise une technologie assez ancienne mais aussi nouvelle. On y procède par une fracturation à forte pression avec énormément d’eau, contrairement aux gisements classiques conventionnels qui utilisent moins d’eau. On administre également des milliers de produits chimiques qui sont pour la plupart aromatiques donc cancérigènes. En plus de cela, le sous-sol contient un certain nombre d’éléments radioactifs comme le radon. Tous ces gaz, tous ces produits chimiques sont utilisés pour drainer les bulles de gaz qui se trouvent entre les couches de schistes. La pollution vient du fait que ces produits vont remonter en surface mais en passant d’abord par la nappe albienne qui sera donc polluée.

Notre nappe albienne algérienne contient tout de même 45 000 milliards de mètres cubes. C’est notre plus grande richesse. Il ne faut pas prendre le risque de la polluer d’autant plus que c’est une nappe que nous partageons avec un certain nombre de pays comme la Lybie, la Tunisie, un peu le Maroc. Il faut donc faire très attention. Même aux États-Unis, il n’y a pas de technologies fiables pour faire en sorte d’éviter cette pollution. D’ailleurs, de plus en plus de gens remettent en cause le gaz de schiste aux États-Unis.

Il faut aussi souligner que nous avons un Sahara qui est déjà abimé. D’abord, par la bombe atomique. Nous avons une radioactivité très importante. Je ne suis pas contre le gaz de schiste mais pas tout de suite. Il faut prendre le temps que la technologie devienne plus sûre, qu’il n’y ait aucun risque pour l’environnement.

Que risquent les populations de Tindouf et Timimoun, où sont projetés les forages ?

Il ne faut pas perturber des habitudes séculaires. Par exemple, à Timimoun, on voue un culte à l’eau. Il suffit de voir leurs foggaras. Du jour au lendemain, vous allez leur dire que vous allez remplacer l’eau par le gaz ! C’est toute une civilisation que vous bouleversez.

Il faut un débat dans la sérénité, même les pouvoirs publics ne disent pas que l’exploitation n’est pas prévue pour tout de suite. Nous n’avons de toute façon ni les compétences, ni l’argent, ni la possibilité d’exploiter tout de suite. Il faut travailler aux fins de sécuriser les populations du Sud. Il ne faut pas que le gaz de schiste soit perçu comme une malédiction. Il faut que ce soit une bénédiction. De toute façon son exploitation ne sera pas à notre profit, mais pour celui des générations futures. Il faut se préparer dès maintenant. Il faut aller vers une transition énergétique. Il faut tourner le dos au fossile.

Pourquoi ne se tourne-t-on pas plutôt vers le solaire ?

C’est un problème de coût et de facilité. C’est plus simple de brûler du gaz naturel en se disant « on verra par la suite ». Mais c’est maintenant qu’il faut voir. La transition énergétique c’est l’affaire de tous, ce n’est pas celle du ministère de l’Énergie. Ce n’est surtout pas son affaire parce que c’est l’affaire du ministère de l’Environnement, du ministère des Ressources en eau, c’est celle du ministère de l’Éducation nationale qui doit former le citoyen. Il faut commencer par aller vers les économies d’énergies. Nous perdons environ 20 à 25 % d’énergie par une utilisation irrationnelle. Il faut utiliser l’énergie de façon responsable et ordonnée. À un moment ou à un autre, il va falloir parler de la vérité des prix. On ne pourra pas continuer avec un prix de kilowatt à 4 dinars. Nous importons pour 4 milliards de dollars d’hydrocarbures et une bonne partie part aux frontières. Pourquoi ? Parce que le carburant en Algérie coûte 6 fois moins cher qu’au Maroc. Est-ce que vous pensez qu’il est normal d’acheter le gasoil à un dollar le litre alors qu’il est vendu à treize dinars, c’est-à-dire 6 fois moins cher qu’à l’achat ? Il faut inciter les Algériens, graduellement, à être économes. C’est ça la transition énergétique.

http://www.tsa-algerie.com/2014/05/27/exploitation-du-gaz-de-schiste-quels-risques-pour-lalgerie/


http://www.youtube.com/watch?v=DgaSY43_22o

dahmane1
01/06/2014, 21h13
http://www.youtube.com/watch?v=mB2lKkoR3VM

dahmane1
02/06/2014, 21h00
Pierre RABHI

Pierre Rabhi (né en 1938 à Kenadsa, Algérie), est un agriculteur biologiste, romancier et poète français, d'origine algérienne, inventeur du concept « Oasis en tous lieux ».


http://www.dailymotion.com/video/xhllxs_pierre-rabhi-la-question-des-gaz-de-schiste_news

dahmane1
02/06/2014, 21h16
Le 21 mai, le gouvernement algérien a décidé de se lancer dans l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels. Il pousse ainsi l'économie et la société à s'enfermer dans une logique rentière, et ignore les risques pour l'environnement.

L'Algérie s'enfonce encore plus dans cette logique rentière qui lui fait croire que les portes du bonheur collectif vont s'ouvrir comme par enchantement en accélérant l'exploitation de toutes nos richesses minières et souterraines. Le dernier feu vert accordé le 21 mai par le Conseil des ministres présidé par Abdelaziz Bouteflika pour lancer l'exploitation du gaz de schiste dans notre pays prouve, une nouvelle fois, que nos décideurs manquent cruellement “d'idées, de méthodes et de conceptions nouvelles” [référence à une citation de Malcolm X]. Nos décideurs ont préféré encore recourir au sol plutôt qu'à leurs cerveaux pour développer un pays riche en potentialités humaines.

Le gaz de schiste est un grand danger pour l'environnement. Tous les spécialistes du monde le disent et l'affirment avec preuves à l'appui. Son efficacité économique n'a guère été encore prouvée. Les pays qui se sont lancés dans son exploration et exploitation comme les Etats-Unis subissent d'ores et déjà une tragique pollution. De nombreuses puissances mondiales qui maîtrisent la technologie nécessaire pour l'exploitation du gaz de schiste ont fait marche arrière à l'image de la France dont la législation interdit de lancer des travaux de prospection [même si, selon Algérie Focus, les entreprises françaises pouraient être les premières à prospecter en Algérie].

Encore des pétrodollars

On savait depuis belle lurette que nos dirigeants se désintéressent entièrement de nos paysages et des joyaux de notre nature, mais se lancer dans la programmation systématique d'une destruction massive de notre patrimoine naturel est un crime contre la souveraineté de notre pays. L'histoire n'oubliera jamais cette dangereuse dérive où un système politique a délibérément choisi de transformer la moindre richesse de notre sous-sol en dollars pour soutenir la courbe de nos importations. Que va réellement apporter de nouveau l'exploitation du gaz de schiste ?

Encore des pétrodollars ? Mais l'Algérie en manque-t-elle réellement ? De nouveaux revenus conséquents dans les caisses de l'Etat ? Mais qu'a fait cet Etat des revenus disponibles en ce moment dans ses caisses ? Sommes-nous devenus plus développés, plus puissants ou plus prospères grâce à nos pétrodollars ? Les Algériens sont-ils plus heureux grâce à leurs débordantes réserves de change ? “La difficulté n'est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d'échapper aux idées anciennes”, disait le célèbre économiste Keynes.

Le régime algérien est exactement dans ce schéma où il tente à chaque fois de se renouveler en empruntant les mêmes vieilles méthodes. Les mêmes vieilles recettes. Les mêmes vieilles idées pour donner l'impression qu'on sait gérer un pays. Ou du moins qu'on tente de le gouverner. Pas besoin donc de tracer des stratégies visionnaires pour bâtir une économie productive. “Le made in Algeria” va se contenter encore dans les années à venir du baril de pétrole, de la turbine de gaz et d'un bassin de gaz de schiste.

Dérives politiques

Le sous-sol, c'est le lieu de pensée de nos décideurs. A leur image, le pays n'arrive pas à émerger, à voir plus loin que le bout de son champ de pétrole. Pomper du gaz, du pétrole et le revendre, c'est le seul effort que l'Algérie peut se permettre. Réfléchir à une nouvelle vision de son avenir économique, non cela est trop compliqué, ennuyeux ou demande une intelligence que nous ne voulons pas avoir. L'intelligence exige la liberté. La liberté exige l'émancipation de la société. Or ce danger n'est pas tolérable pour nos décideurs. Alors la terre qui t'a fait naître te donnera tes seules sources de revenus.

Mais attention, la logique rentière de nos élites dirigeantes n'est pas la seule responsable de la future catastrophe écologique et économique que préfigure l'exploitation du gaz de schiste. L'incapacité de la société civile à se structurer pour peser sur les grandes décisions de l'Etat algérien est aussi la tare tragique qui explique ce gâchis. Cette absence prolongée d'une force de proposition au sein de notre société laisse libre cours à toutes les dérives politiques.

L'échec d'une mobilisation autour d'un nouveau projet de gouvernance en Algérie expose l'avenir de nos enfants à des incertitudes périlleuses. Mais est-il trop tard pour réagir ? Non, certainement pas, car il est toujours temps de diffuser de nouvelles idées, de nouvelles façons de penser, de nouvelles méthodes de mobilisation, pour obliger nos vieilles élites à lâcher du lest et à remettre en cause leur vision rentière de notre avenir.

http://www.courrierinternational.com/article/2014/05/27/feu-vert-pour-le-gaz-de-schiste

PSM31
03/06/2014, 14h15
En voici un autre crime envers le peuple algérien
Il ne manquait que ça...
Al3amia khasha lekhoul


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http://www.youtube.com/watch?v=bPNrRXvCHsM

dahmane1
03/06/2014, 18h14
Les "entreprises françaises" pourraient être les premières à prospecter en Algérie !!!!!

ICOSIUM
04/06/2014, 08h34
Avec cette volonté de vouloir exploiter le gaz de schiste, à tout prix, j’espère que ceux qui avaient encore quelques doutes sur qui sont les véritables ennemies de l’Algérie et des algériens ; auront compris.
A bon entendeur,……….

ICOSIUM
04/06/2014, 08h51
Il faudrait peut être rappeler également, que les futures guerres dans le monde se feront pour le contrôle de l’eau.
Dans certaines contrées du globe cette guerre a déjà commencé (Palestine, Jordanie, Turquie, Irak…)
Quand nous savons que sous notre désert il y a une mer d’eau douce, alors tout devient clair et cohérent.
Et oui pour les Yankees, et les ‘’Frenchy’’, le jeu vaut al chandelle.

amar1
07/06/2014, 13h23
l algerie des généraux se vend comme une vulgaire prostitué, maudit soit il ces pourritures de généraux, ils vont le detruire ce pays.
Y a pas besoin de guerre civile, l algerie est en passe d etre detruite, quand je vois des incendies de forets que personnes n'eteind. dans les montagnes.

dahmane1
13/12/2014, 19h10
Dans sa conférence de presse, Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères de la France déclare que son pays ne fait pas du lobbying pour intervenir en faveur de certaines entreprises française afin d’exploiter le gaz de schiste en Algérie.

Il n’explique pas cependant pourquoi le gouvernement français octroie une carte de résidence de 10 ans à un haut responsable algérien et ferme les yeux sur les nombreux comptes en euros ouvert par d’autres auprès des banques françaises. Un député algérien ou un cadre des grandes entreprises ne se déplace même pas pour bénéficier de visa renouvelable automatiquement alors que le citoyen lambda bave pour en avoir un. Si cela n’est pas la constitution d’un groupe de pression alors, c’est quoi ? Cette réponse politiquement correcte, montre d’abord que la France est venue en sapeur pompier dans un débat interne houleux sur cette question et puis la vision de l’ancienne puissance coloniale se perpétue malgré le temps passé. C’est ainsi, l’histoire a retenu que la seconde guerre mondiale s’est achevée sur l’explosion de deux bombes atomiques américaines sur le Japon. INCLUDEPICTURE MERGEFORMATINET Dans un climat de guerre froide naissant, le général De Gaulle décide l’autonomie complète de la France en matière de défense. C’est pourquoi il crée, le 18 octobre 1945, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), dont la mission est de mettre le nucléaire au service de l’industrie, de la science et de la Défense nationale. En avril 1958, le président du conseil Félix Gaillard demande une première campagne de tir ; le retour du général De Gaulle au pouvoir va accélérer les choses. Il se trouve que l’exploitation militaire future de la puissance nucléaire est confrontée au problème majeur du choix du site.

Finalement, après les îles Kerguelen et la Polynésie, le choix se porte sur le Sahara et plus particulièrement la région de Reggae. Pourquoi ? Parce que les Algériens aspiraient á leur indépendance et les intentions révélées plus tard par le général dans ses mémoires sont formelles (1) : concession sur tout sauf le Sahara. Il faut tout construire dans le désert autour de Reggane, pour accueillir les installations et les six mille personnels qui serviront au centre d’essais des oasis. Après plusieurs mois de travaux, la première bombe atomique (dite bombe A) française explose le 13 février 1960. Peu après, des équipes spécialisées procèdent à des prélèvements sur les matériaux et matériels exposés aux actions thermique, mécanique et radioactive de l’explosion. Trois autres explosions (en avril et décembre 1961, puis en avril 1962) (2) parachèvent la campagne d’essais en atmosphère au Sahara qui continue à faire des ravages jusqu’à aujourd’hui et qu’il est possible d’en prendre connaissance dans la presse nationale qui a réussi à recueillir des témoignage dans les deux rives de la méditerranée.

Après plus de 56 ans l’argument avancé par l’ancienne puissance coloniale, aujourd’hui devenue le principal partenaire économique de l’Algérie indépendante, n’a pas évolué d’un iota. Si à l’époque on justifié le choix de Reggane par son isolement des agglomérations du Sud, on continue à faire de même aujourd’hui pour rafler les contrats d’exploitation du gaz de schiste. Les gisements non conventionnels en Algérie, selon eux, sont situés en dehors des grandes agglomérations du Sud : Tindouf, Reggane, Timimoun, Ahnet, Mouydir, Ghadames Berkine et Illizi et certaines régions du Nord du pays. En plus, toujours selon la théorie Française, reprise par certains de nos experts, la distance entre les nappes phréatiques (Turonien, Albien et celles plus hautes) et ces gisements de schiste dépasse les 2000 mètres donc leur contamination à travers les fissures est très peu probable mais heureusement qu’à l’unanimité, ils reconnaissent qu’elle reste possible. Pourquoi la France a choisi l’Algérie ? Quel intérêt l’Algérie tire-t-elle de cette opération ? Ce gaz de schiste a-t-il un avenir dans le monde ?

1- La France n’a pas abandonné l’exploitation du gaz de schiste

La France sous une très forte pression des écologistes, a interdit la fracturation hydraulique (Fracking) comme mode d’exploitation de cette ressource sur son sol sans pour autant fermer totalement son développement si une alternative à cette méthode voyait le jour dans un avenir prévisible. François Hollande s’est appuyé principalement sur un rapport d’expert élaboré par l’Agence Nationale de Coordination de la Recherche pour l’Energie (ANCRE) sous l’égide de l’Institut Français du Pétrole Energie Nouvelle (IFPEN) et le Centre Nationale de Recherche Scientifique (CNRS). Ce rapport explique avec des mots simples facilement compris par des politiques le processus organique d’accumulation du gaz et du pétrole dans les roches mères, extrêmement compactes. Il est sur le plan chimique un gaz comme tous les autres. Seulement, celui qu’on nomme communément «conventionnel» migre de sa roche mère à une autre dite «réservoir». Cette dernière par contre est poreuses et perméable et avec un simple forage vertical on peut l’atteindre pour soutirer le liquide et le gaz qu’elle renferme. Le gaz et le pétrole de schiste, quant à eux ne migrent pas et restent dans la poche de leur mère et si on veut les exploiter, il faut y aller avec des conditions de Fracking beaucoup plus sévères. Il faut les éclater sous haute pression en créant des pores artificiels qu’il faudrait les maintenir ouverte en injectant du sable. Pour la productivité des puits, on a recours à des milliers de tonne de produits chimique sans compter 10 000 à 15 000 m3 d’eau par puits. Le rapport précise dans sa page 21, section 4.2.1.2, «si la (fracturation hydraulique) en tant que telle est bien maîtrisée, son application (aux liquides et gaz) des roches mères mérite d’être affinée. Ce n’est pas comme le laissent entendre les responsables Algériens en comparant la petite frack avec injection des polymères pour améliorer la productivités de certains gisements fatigués pour conclure que Hassi Messaoud est à 70% non conventionnel .Les experts Français étaient honnêtes en précisant à leur président que «la fracturation hydraulique est aujourd’hui la «seule» technique pour produire les hydrocarbures des roches mères» Cependant de nombreuse techniques sont en voie d’expérimentation sans aucun retour de résultats probants. Il s’agit du chauffage de la roche en profondeur, l’electro -fracturation et autres techniques en perspectives mais en phase de recherche.

Le rapport explique en détail l’impact environnemental catastrophique pour permettre au président de stopper sans délai les permis de recherches attribués par la France aux compagnies mêmes nationales comme Total par exemple. Cependant, les experts ont identifié des axes de recherche et prévu un budget sur 3 à 5 ans d’environ 25 M d’euros pour évaluer l’impacte technique, économique et puis écologique en France. Alors pourquoi ce qui ne se fait pas chez eux, reste possible en Algérie ? Le premier ministre déclare à`l’APN qu’aucun contrat d’exploitation et de développement de gaz de schiste n’est signé ? Désormais, il n’est pas à sa première contradiction. N’a-t-il déclaré dans le même hémicycle que l’Algérie maîtrisait la technique de la fracturation hydraulique ? Que vient faire Laurent Fabius avec des hauts responsables de l’énergie ? Certainement pour sommeiller (comme il l’a fait) lors de la rencontre économique algéro-française, car les vraies raisons sont ailleurs.

(1) Charles de Gaule dans ses mémoires de l’espoir avait écrit «Pour garder la mise à disposition des gisements de pétrole que nous avons mis en œuvre et celle de nos bases d’expérimentation de nos bombes et fusée, nous sommes en mesure quoiqu’il arrive de rester au Sahara quitte à instituer l’autonomie de ce vide immense»

(2) Les rayonnements ont été captés à Hassi Messaoud par l’unité de prospection électrique de Schlumberger à travers le compteur Geiger Muller qu’elle utilise pour la diagraphie nucléaire.

Gaz de schiste : la France ne veut pas changer ses lunettes de colon (I) | Analyse (http://www.lematindz.net/news/14604-gaz-de-schiste-la-france-ne-veut-pas-changer-ses-lunettes-de-colon-i.html)

dahmane1
13/12/2014, 19h18
Parce que tout simplement elle maîtrise la recherche, l’exploration, le traitement et le transport du gaz conventionnel. Il faut souligner qu’elle a construit la première usine de liquéfaction au monde en 1964, la Camel dans l’ouest du pays.

Présenter donc l’option du gaz de schiste comme un choix entre la peste et le choléra comme fait le gouvernement en place est une simple solution de facilité pour poursuivre dans la voie de l’économie de rente.
Présenter donc l’option du gaz de schiste comme un choix entre la peste et le choléra comme fait le gouvernement en place est une simple solution de facilité pour poursuivre dans la voie de l’économie de rente.

2- Pourquoi Sonatrach spécialement n’a aucun intérêt à investir dans le gaz de schiste ?

En dépit des difficultés liées à la gestion de ses ressources humaines, elle dispose d’une expertise dans tous les procédés de liquéfaction. Avec le temps, elle s’est imprégnée des avantages et des inconvénients des deux modes de transport du gaz conventionnel. Elle exporte actuellement prés de 62 milliards de m3 et ambitionne porter ce chiffre à 85 milliards de m3 d’ici 2015. Pour cela des capitaux ont été consentis et le moindre $ reste nécessaire. Elle a tout intérêt à capitaliser, consolider et fertiliser cette expérience qu’elle pourra fructifier dans le cadre d’un partenariat du type win win. Les Russes l’ont déjà souhaité. Ses réserves en gaz naturel fin 2014 sont estimées à 4,5 trillions de m3, en augmentation avec de nouvelles découvertes que Sonatrach a réalisé seule. Ceci la place au rang de la deuxième en Afrique après le Nigeria avec 5,3 trillions de m3 (03). L’Algérie dispose aussi d’un vaste domaine minier avoisinant les 2 millions de km2, exploré sur à peine 35%. Etant donné le contexte du marché de l’énergie mondial actuel, elle a donc tout intérêt à développer le montage de partenariat pour s’imposer dans son marché traditionnel qui reste l’Europe de part sa proximité. Dans le forum des pays exportateurs de gaz FPEG, elle aura à surveiller les Russes pour leur gazoduc Southstream et qui ne sont que membres observateurs dans cette assise et le Qatar qui tente d’investir le marché Européen. Ces deux pays totalisent à eux seuls prés de 56% des réserves de l’ensemble des pays de ce forum. Les voies sont simples pour un pays comme l’Algérie qui n’a plus intérêt dans les contrats long termes : Monter des partenariats pour vendre son savoir-faire et lancer les jalons de l’après pétrole, transformer son gaz pour créer de la valeur ajoutée, tenter de s’intégrer dans la distribution du gaz en Europe et surtout vendre là où le prix est le plus haut pour valoriser son gaz et non le brader quitte à le laisser dans le sous-sol.

Présenter donc l’option du gaz de schiste comme un choix entre la peste et le choléra comme fait le gouvernement en place est une simple solution de facilité pour poursuivre dans la voie de l’économie de rente.

3- La fracturation hydraulique n’a aucun avenir dans le monde

Tous les pays de par le monde ont abandonné ou en voie de le faire l’exploitation du gaz de schiste par la fracturation hydraulique en attendant la mise au point d’autres méthodes. Les Russes ne veulent pas concurrencer leur propre gaz conventionnel, les chinois négocient avec Gazprom leur avenir énergétique, l’Europe, quant à elle peine de trouver un consensus sur cette question. La Pologne continue son exploitation par manque flagrant d’alternative. Entre se soumettre au dictat de Poutine et le gaz de schiste : le choix est évident. En ce qui concerne les Etats-Unis, cette euphorie du nouveau Eldorado n’est qu’une bulle comme celles qui l’ont précédée (Subprimes et Internet) et qui commencent à atteindre ses limites. D’abord par son ravage environnemental qui se généralise dans les Etats qui l’ont permis et dissuadent ceux qui n’ont pas commencé son exploitation par l’imposition d’un moratoire qui est en train de s’élargir de plus en plus dans les Etats américains. Ensuite plusieurs investisseurs dans l’exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis connaissent en ce moment un niveau d’endettement fortement élevés en raison des grosses dépenses mobilisées dans les forages, tandis que les chiffres d’affaires s’avèrent plutôt faibles, a rapporté, début juin, Bloomberg, une agence américaine spécialisée dans l’information économique et financière. Les gisements du gaz et du pétrole de schiste ont atteint le pic de productivité et demandent de nombreux forages non prévus dans les calculs d’investissement et contraint plus de 61 entreprises de cette activité à rentrer dans le cycle infernal de l’endettement comme l’ont été avant eux les propriétaires de l’immobilier. Il faut préciser par ailleurs que les réserves mondiales de gaz de schiste font presque le double de celles du gaz naturel. C’est cet élan qui fait pousser les compagnies américaines, au demeurant pionnière dans ses techniques d’exploitation à vanter ses qualités d’ailleurs en vain. Les Etats-Unis ont par rapport à tous les pays de la planète plus de contrainte d’environnement. L’expérience a montré par le passé que les réserves abondantes même virtuellement sous forme de bluff, influence le marché. Pour rappel, la compagnie Shell n’a-t-elle pas sous-évalué ses réserves de pétrole et de gaz pour falsifier ses comptes comptables ? L’ouverture d’une enquête par le SEC a entraîné le départ prématuré de son directeur du groupe Phillip Watts. BP a triché sur ses réserves en mettant de côté délibérément les cessions forcées .La firme Brésilienne Braspetro a annoncé avoir découvert un gisement géant au large de Sao Polo pour juste augmenter la valeur de ses actions. La Douma russe a voté en 2002 une loi punissant de 7 ans d’emprisonnement toute personne qui divulgue les réserves. L’OPEP triche sur les réserves pour avoir les quotas les plus élevés, donc sur la production. Les experts de l’Aramco ont affiné à 10,15 millions de barils par jour la production du pays en 2011 alors que le ministère de l’énergie du royaume la situe à 13,6 millions de baril par jour en 2010 et 19,5 millions de baril en 2020 et, selon le royaume pour répondre aux besoins mondiaux. En 2003, Téhéran a publié une revalorisation de ses réserves de 35,7% sans citer de nouvelles découvertes. Ce pays a justifié cette revalorisation par l’amélioration du taux de récupération des gisements en place etc. On peut citer de nombreux exemple qui font dire à un expert de la compagnie Total : "Les chiffres officiels des réserves pétrolières et gazières sont loin d’être des données purement scientifiques. C’est le reflet d’un patrimoine financier que les Etats valorisent ou déprécient selon leur intérêt du moment." Donc les Etats-Unis et certains pays européens demeurent viscéralement dépendant du gaz naturel d’autres pays pour leur consommation interne, font de la surenchère avec son potentiel important en gaz de schiste. Ils ont réussi à influencer le marché de gaz. (Baisse des prix, abandon de l’OPEP gaz, découragement des alliances etc.)

Dans le fond, la forte poussée des Verts, les prive de l’exploitation de ce potentiel comme celui du gaz de charbon. L’Algérie qui ne maîtrise pas cette fracturation hydraulique déjà en difficulté n’a aucun intérêt à s’y encombrer opérationnellement et risquer de compromettre les réserves d’eau pour les générations futures. Déjà, elle le fait amplement en soutirant du brut, le vendre contre des dollars qu’elle place à l’étranger au moment même où le pic pétrolier a entamé sa descente.

4- Conclusion

Il faut peut-être préciser que les réserves de gaz de schiste dans le monde révélées par le département américain de l’énergie, ne sont en fait qu’au stade hypothétique. Il s’agit d’une évaluation sur la base des dimensions des pièges qui renferment ces ressources. On ne peut donc vérifier tout cela qu’en procédant à des forages de délinéation pour tester les réserves prouvées et, partant évaluer leur exploitation économique. Ce n’est qu’on mettant sous équation les capitaux engagés face aux cash-flows qu’ils dégageraient qu’on appréciera l’opportunité de la poursuite ou non des recherches, l’exploitation et le développement du gaz de schiste dans le contexte algéries. Il est évident qu’au stade actuel, cette équation dégagera une valeur actuelle nette (VAN) négative jusqu’à ce que la technique de la fracturation hydraulique soit affinée. Ceci n’est certainement pas pour demain. Ces 11 forages autorisés en Algérie pour évaluer ce potentiel sur le long terme sont donc utiles puisqu’ils vont mettre fin à ce débat stérile et qui prend une tournure d’entêtement. Le gouvernement ne veut pas que société civile lui dicte ce qu’il fait ou croire bien faire. De l’autre côté, certains sautent sur l’occasion pour faire pression pour des raisons souvent politiques. Une telle approche ne servira pas la nation. Il faut débattre dans la sérénité. Quant à la France s’il est légitime de tenter de placer ses entreprises pour partager avec les Algériens la croissance dans le secteur des hydrocarbures, elle devra par contre abandonner l’idée de prendre l’Algérie pour un terrain d’expérimentation et un champ de tir. La France a le devoir historique d’intercéder auprès de la commission européenne pour appuyer la cause Algérienne afin de l’aider de passer du statut de fournisseur de matières premières à celui de d’associé dans les opérations de distribution des produits pétroliers et surtout le gaz en Europe. Les investissements consentis par l’Algérie dans le domaine du transport du GN et GNL ne visent-ils pas cela ?


(3) Voir la revue Stastical Review of World dans sa dernière édition 2013

Gaz de schiste : la France ne veut pas changer ses lunettes de colon (II) | Analyse (http://www.lematindz.net/news/14632-gaz-de-schiste-la-france-ne-veut-pas-changer-ses-lunettes-de-colon-ii.html)

amar1
14/12/2014, 17h42
cette dictature ne recule devant rien pour garer le pouvoir.

dahmane1
15/12/2014, 17h45
La ministre de l’aménagement du territoire et de l’environnement, Mme Dalila Boudjemaa a tenté, dimanche, de rassurer sur l’exploitation du gaz de schiste en Algérie en affirmant que cela ne se fera pas au détriment de l’environnement. Elle est allée jusqu’à soutenir que l’Algérie a la parfaite maîtrise du procédé moderne d’exploitation de cette richesse à travers l’utilisation de la dernière technologie mise au jour par les spécialistes.
Dalila Boudjemaa : « L?exploitation du gaz de schiste en Algérie utilisera de nouvelles technologies moins polluantes » | Algérie 1 (http://www.algerie1.com/actualite/dalila-boudjemaa-lexploitation-du-gaz-de-schiste-se-fera-pas-au-detriment-de-lenvironnement/)

Contrairement à ce qui a été déclaré il y a quelques mois, l’exploitation en Algérie du gaz de schiste débutera très prochainement ! Madame parle bien d'une nouvelle technologie algérienne, que même les spécialistes américains ne l’ont pas. Sinon de quels autres pays parle t-elle ?!!!

amar1
19/12/2014, 07h30
on detient maintenant la technologie? ce voleur de bouteslika pleurait devant john kerry en lui suppliant de leurs donner la technologie, j ai honte d etre algerien, encore une autre fois notre cher president est allé en France afin d etre gardé en vie par ses maitres.