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Voir la version complète : Vive polémique autour de la démolition de la tombe du Prophète



ahmeddamien
06/09/2014, 23h45
et son déplacement vers un autre cimetière en Arabie saoudite
le 2. septembre 2014 - 17:14

Le tombeau du Prophète abrité sous le célèbre dôme vert, l’un des lieux saints les plus vénérés et visités de l’islam, serait voué à une destruction certaine et la dépouille du grand homme exhumée pour intégrer une tombe anonyme dans le cimetière al-Baqi (...)

Les grands bâtisseurs saoudiens seraient-ils des fossoyeurs du patrimoine islamique qui ne disent pas leur nom, doublés d’artisans de la discorde qui s’ignorent ?

La question se pose avec d’autant plus d’acuité qu’un document de 61 pages, produit par un universitaire de renom et distribué aux différents contremaîtres chargé de l’extension de la prestigieuse enceinte Al-Masjid Al-Nabawi, la mosquée du Prophète (saws), à Médine, corrobore un parti pris urbanistique très controversé que certains redoutaient ou se refusaient à croire : le tombeau du Prophète abrité sous le célèbre dôme vert, l’un des lieux saints les plus vénérés et visités de l’islam, serait voué à une destruction certaine et la dépouille du grand homme exhumée pour intégrer une tombe anonyme dans le cimetière al-Baqi, où reposent plusieurs membres de sa famille, dont son père.

Selon le Dr Ifran Al Alawi, directeur de la Fondation pour la recherche du patrimoine islamique, qui est vent debout contre cette destruction programmée et l’argument avancé pour la légitimer « empêcher toute idolâtrie », le corps du père du Prophète aurait été retiré du cimetière dans les années 1970. "Maintenant, ils veulent empêcher les pèlerins d'assister et de vénérer la tombe parce qu'ils croient que c'est shirq, en d’autres termes que cela relève de l'idolâtrie", tempête-t-il dans les colonnes du journal britannique The Independant, alors que la monarchie saoudienne, drapée dans sa souveraine indifférence, ne semble reculer devant aucune destruction sacrilège. Comble de l’impensable pour la Terre Sainte !

Non contentes d’avoir broyé, en l’espace de deux décennies, près de 95% du précieux legs historique et archéologique de La Mecque et de Médine (des monuments vieux de 1 000 ans) sous des bulldozers de la violation d’enceintes sacrées, au profit de gratte-ciels vertigineux, de palaces somptueux et de centres commerciaux gigantesques, comme l’a mis en lumière l’Institut du Golfe, basé à Washington, les autorités d’Arabie saoudite s’obstineraient à faire place nette en offensant grandement les millions de fidèles qui se pressent chaque année pour se recueillir devant le tombeau du Prophète, allant jusqu’à préconiser de détruire les chambres qui l'entourent, jadis utilisées par ses femmes et ses filles, et auxquelles les Chiites vouent un culte.

Ce document explosif, qui a ravivé la polémique latente, bien que rien n'indique que ses propositions aient reçu l'assentiment royal, a été toutefois publié dans la revue de la présidence des deux mosquées saintes du royaume, à la consternation du Dr Irfan Al-Alawi pour qui c'est un signe... Ce dernier n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme au sujet d’un « Las Vegas wahhabite » en tout point dévastateur, craignant l’embrasement des esprits entre les deux branches de l’islam : "Je suis sûr que cela va provoquer un électrochoc dans le monde et susciter une immense indignation", a-t-il martelé.

De leur côté, les journalistes de The Independent se sont heurtés au refus éloquent de l’ambassadeur saoudien en poste à Londres de les rencontrer, exhumant, à leur tour, le communiqué de presse de l’an dernier en guise de droit de réponse offert aux autorités saoudiennes, doublement critiquées en tant que gardiens et marchands du temple : "Le développement de la sainte mosquée de La Mecque est un sujet extrêmement important, que le Royaume d'Arabie Saoudite, en sa qualité de gardien des deux mosquées saintes, aborde avec le plus grand sérieux. Ce rôle est au cœur des principes sur lesquels est fondée l'Arabie saoudite".

On jugera sur pièces du "sérieux" de la politique urbanistique des grands bâtisseurs de la démesure...

ICOSIUM
07/09/2014, 22h12
Quand le prophète Mohamed mettait en garde contre les Al-Saoud et le wahhabisme
Article | 5. septembre 2014 -

Les abus commis par les dirigeants du royaume d’Arabie Saoudite, se proclamant officiellement «serviteurs des Lieux saints de l’islam», contre l’héritage du prophète Mohamed (QSSSL) et de ses compagnons se poursuivent. Ainsi, après la démolition des tombeaux de certains compagnons du Prophète à La Mecque, sous prétexte de l’élargissement de l’esplanade de la Grande Mosquée, c’est au tour de la tombe du prophète Mohamed d’être l’objet d’un projet de déplacement de la sainte mosquée de Médine vers un cimetière anonyme à Al-Baqi, où repose étrangement Mohamed Abdelwahab, fondateur du wahhabisme. L’information a été révélée par le quotidien londonien, généralement bien informé, The Independant. Ce projet marque en fait une nouvelle étape dans l’escalade menée par les Al-Saoud qui règnent sur l’Arabie Saoudite depuis plus d’un siècle contre les vestiges de l’islam authentique. Si pour le commun des musulmans, ces annonces suscitent colère et désappointement, les projections de cette famille régnante, historiquement et organiquement liée à l’idéologie wahhabite, ne font plus mystère. Créé à la fin du XVIIIe, le premier Etat saoudien doit tout son pouvoir à l’influence du fondateur du mouvement wahhabite, Mohamed Abdelwahab (1703-1792), qui, au nom du renouveau de l’islam, prônait un islam rigoriste et appelait à proscrire toute vénération des mausolées, présentée comme une forme de chirk (association à Dieu). C’est ainsi que les précurseurs de ce mouvement ont ordonné la destruction d’un grand nombre de sites archéologiques et historiques, notamment à Médine et à La Mecque, les deux villes saintes de l’islam. Au-delà des considérations purement théologiques ou dogmatiques, c’est un fait que les héritiers et disciples du wahhabisme, tous descendants de la province de Nejd, ont réussi à s’inventer une légitimité religieuse grâce au pacte qu’ils ont scellé avec les Al-Saoud, dont ils sont devenus le paravent idéologique. Ayant vécu comme des pestiférés depuis l’aube de l’islam, ils ont pu se propulser au-devant des commandes, en poussant le puritanisme toujours à l’extrême. En faux dévots, ils prêchaient que la décadence des musulmans serait due à leur éloignement des dogmes des devanciers (salaf), d’où leur obsession pour faire appliquer les stricts rituels et effets vestimentaires archaïques à tout croyant. Plus qu’une OPA sur le pouvoir religieux, l’intrusion des wahhabites, appuyés par les Al-Saoud, est toujours sentie comme une revanche sur l’histoire. Un hadith authentique démontre que le prophète Mohamed a clairement mis en garde ses fidèles contre le péril qui pouvait venir de la province de Nejd, dix siècles plus tôt. Prophétie ou stratégie politique, la pensée du Prophète sur cette question mérite d’être méditée et rappelée à ceux qui, dominants dans les médias arabes, tentent d’éluder ou de minimiser toute dissension de ce type sur le terres saintes de l’islam. Lorsqu’on lui cita la région de Nejd pour qu’il fît des invocations de bénédiction en sa faveur, le Prophète ne donna pas satisfaction à ceux qui le lui demandèrent. Dans ce hadith rapporté par l’imam Al-Boukhari, le Prophète dit : «Ô, mon Dieu, bénis pour nous la Syrie (Al-Châm) ! Ô, mon Dieu, bénis pour nous le Yémen ! » Les gens (présents) dirent alors : «Et le Nejd ?» Le Prophète reprit : «Ô, mon Dieu, bénis pour nous la Syrie ! Ô, mon Dieu, bénis pour nous le Yémen!» Ils dirent encore une fois : «Et le Nejd ?» Et à la troisième fois, le messager d’Allah dit : «Dans cet endroit, il y a des tremblements de terre, des séditions, et c’est à cet endroit que se lèvera la corne du diable (qarn al-chaytan)». Dans leur interprétation, les prédicateurs salafistes estiment que le Prophète faisait allusion à la région ouest de l’Irak – pour endosser cette malédiction aux chiites. Or, le hadith ne parle que de Nejd, province connue à l’est du Hidjaz, et relevant actuellement du territoire de l’Arabie Saoudite. Cette région est surtout connue, dans l’histoire, pour ses nombreuses séditions déclarées contre la Mecque et ses ambitions expansionnistes, qui se réaliseront avec les Al-Saoud au XVIIIe siècle, en usurpant le mot d’ordre de la da’wa (prédication).
R. Mahmoudi

Quand le prophète Mohamed mettait en garde contre les Al-Saoud et le wahhabisme | Algerie patriotique : le monde vu d'Algérie (http://www.algeriepatriotique.com/article/quand-le-prophete-mohamed-mettait-en-garde-contre-les-al-saoud-et-le-wahhabisme)

stutt
08/09/2014, 10h50
Je ne sais pas dire si c'est bien ou mal de déplacer de tombeau, mais quand le journaliste dit "les millions de fidèles qui se pressent chaque année pour se recueillir devant le tombeau du Prophète" euu la premiere des choses qui me vient à l'esprit est : sait i ce qu'est l'islam ? qui sont ces musulmans qui "se recueillent" devant le tombeau ??
est ce une pratique religieuse ? y a t il des versets du coran ou des ahadith qui préconisent de faire cela ?
des compagnons du prophete le faisaient ?

Ce Dr Irfan Al-Alawi semble plus vouloir créer la polémique et inciter justement à cette pratique de recueil devant un prophete mort qui est pour le moins douteuse !!
qu'en pensez vous ?

la terre
09/09/2014, 21h37
la partie sacrée de ce territoire n'est pas "bien de la communauté musulmane" ?

stutt
10/09/2014, 14h57
la partie sacrée de ce territoire n'est pas "bien de la communauté musulmane" ?
sii sii, mais je ne vois pas en quoi le tombeau du prophete ou celui de ces compagnons ou n'importe quel tombeau d'ailleurs serait sacré !!
je me trompe p.e. mais si c'est le cas montrez moi le verset ou le hadith qui dit que les tombeaux doivent etre considéré comme sacré !
pour moi ce n'est pas de l'islam cela !!

la terre
14/09/2014, 10h08
sii sii, mais je ne vois pas en quoi le tombeau du prophete ou celui de ces compagnons ou n'importe quel tombeau d'ailleurs serait sacré !!
je me trompe p.e. mais si c'est le cas montrez moi le verset ou le hadith qui dit que les tombeaux doivent etre considéré comme sacré !
pour moi ce n'est pas de l'islam cela !!

tu vois pour une fois ,je vais être d'accord pour le principe qu'un tombeau c'est un tombeau

....mais de là a le déplacer ......c'est juste chercher la guerre !

stutt
15/09/2014, 12h27
je ne suis pas contre le fait de le deplacer non plus .... si cela (REELLEMENT) conduisait au chirk et autres bid3a...
mais le gouvernement saoudien DICTATEUR et MONARCHISTE fait ce qui lui passe par la tete sans meme demander ou poser les questions nécessaires au reste du monde musulman !!!
je fais ce que je veux et je vous emmerde !!