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Voir la version complète : Crash en egypte: la compagnie russe évoque une «action extérieure»



Fatimi
04/11/2015, 16h57
En Russie, un premier avion a atterri ce matin à Saint-Pétersbourg, avec les dépouilles de 144 victimes du crash de samedi, dans le Sinaï égyptien. Dans le même temps, l’enquête sur les causes du drame se poursuit. La compagnie Metrojet a dévoilé, ce lundi matin, les informations dont elle disposait et selon elle, l’erreur humaine ou la défaillance technique sont des pistes à écarter.

Alors que l’examen des deux boîtes noires retrouvées se poursuit, Metrojet a tenu à faire une mise au point, ce lundi, sur les informations en sa possession. Et la compagnie aérienne est formelle : « L'avion était en excellent état technique » et seule une « action extérieure » peut expliquer le crash du vol charter, qui a causé la mort de 217 passagers et sept membres d’équipage, ce samedi en Egypte. « Nous excluons une défaillance technique ou une erreur de pilotage », a précisé Alexandre Smirnov, un dirigeant de Metrojet au cours d’une conférence de presse.

L'appareil s'est écrasé dans le Sinaï samedi à l'aube, 23 minutes après son décollage de la station balnéaire de Charm el-Cheikh vers Saint-Pétersbourg, et d'après la compagnie, « tout porte à croire que dès le début de la catastrophe, l'équipage a perdu le contrôle total » de l'avion. « L'avion était incontrôlable, il ne volait pas mais tombait, et le passage d'une situation de vol à une situation de chute s'explique apparemment par le fait que l'avion a subi un dégât conséquent de sa structure », a jouté Alexandre Smirnov, sans plus de précision, si ce n'est que les pilotes n'avaient pas « essayé d'entrer en contact radio » avec les contrôleurs aériens au sol.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l'appareil s'est probablement disloqué en vol. Mais le chef de l'aviation civile russe estime qu’il est encore trop tôt pour en tirer des conclusions.

Peu de temps après l’annonce de la catastrophe, un groupe jihadiste affilié à l'organisation Etat islamique avait déclaré avoir abattu l'avion. Mais les experts russes et égyptiens mettent en doute cette revendication, notamment parce que l’avion volait a une altitude de 9 000 mètres quand il a disparu des radars, donc a priori hors de portée des missiles sol-air. Reste, dans la perspective de l'action terroriste, la piste d'un acte malveillant à bord ou d'un engin explosif introduit dans l'appareil.
RFI