PDA

Voir la version complète : la vocation de l'Islam



nac56
06/11/2016, 17h36
nous avons fait descendre le livre et nous en sommes protecteurs. » إِنَّا نَحْنُ نَزَّلْنَا الذِّكْرَ وَإِنَّا لَهُ لَحَافِظُونَ (9)
Pourquoi Dieu a t-il révélé ce verset ?
Ce verset en fait pourrait répondre à plusieurs questions. Tous les autres livres précédents ont été altérés par des gens malintentionnés, pour des raisons économiques, politiques, sociales et autres. Toutes les spécificités humaines en général se ressemblent dans toutes les contrées du monde. La péninsule arabique dont est issu notre prophète ne fait pas exception à cette règle, le chauvinisme et l’exaltation tribale sont peut-être les plus élevés au monde. Tous les califes, depuis les bien guidés jusqu’à la dynastie Abbasside, étaient issus tous de la même tribu. Le groupe de Koraichi que nous appelons aujourd’hui les Mecquois. c’était à cette époque que se sont forgés les hadiths attribués au prophète. Depuis, des guerres opposant le musulman au musulman, se sont déclarées qui ont emporté des milliers et des milliers de grands guerriers et compagnons du prophète. Ces guerres ont induit des scissions qui ont engendré de dizaine de groupes professant des doctrines opposées et dont les théories perdurent. Expédiés par la tradition à travers des siècles ces récits altérés nous sont parvenus pour défier toute logique humaine et réalité patente du vingt unième siècle.
Toutes ces guerres ont été faites pour la suprématie d’une affiliation sur une autre sur fond imagé de la religion relookée par des hadiths forgée pour la circonstance.
Nous pouvons dire que les enjeux étaient énormes et qu’il fallait employer les grands moyens quitte à toucher à ce qui est le plus cher, l’Islam. Comme le Coran était intouchable car c’est le créateur lui-même qui le protège, ces despotes se sont tournés vers la tradition en créant des histoires conjoncturelles prouvant une conformité avec des politiques notamment celles de faire la guerre à l’autre, et à l’hérétiques, foulant sous leurs pieds des versets coraniques qui interdisent sans aucun équivoque l’agression d’autrui.
En s’imprégnant de la philosophie coranique qui partant de son point de vue que transgresser ceux qui ne vous transgressent point est interdit
وقاتلوا في سبيل الله الذين يقاتلونكم ولا تعتدوا إن الله لا يحب المعتدين (http://library.islamweb.net/newlibrary/display_book.php?flag=1&bk_no=51&ID=102#docu)( 190 ) et combattez dans le chemin de Dieu ceux qui vous combattent et ne transgressez point Dieu n’aime pas les transgresseurs.) Sourate la vache verset 190 nous comprenons aisément que la vérité, qui est dans ce cas réalité, concernant ce problème a été totalement corrompue par les hadiths dits avérés.
Un brin de lumière qui incarne un espoir nous vient actuellement de certains réformateurs qui se basent sur la réalité coranique. Ils rejettent en bloc des hadiths qui appellent à la violence, à l’intolérance et au djihad contredisant le Coran lui-même.
Ces réformateurs s’inscrivent dans une logique de restauration pour redécouvrir avec rigueur la notion de religion.
En partant du principe que toute compréhension des textes sacrés qui s’inscrit dans la négation de l’homme et de sa dignité, de la négation de la priorité de l’homme sur les idéologies, sur les opinions ou les conceptions religieuses relatives et invariables, pervertit de fait l’image de Dieu. Par conséquent la mission principale et la plus noble de la religion monothéiste est cité dans ce verset « et nous avons honoré les descendants des enfants d’Adam » (coran XVII. وَلَقَدْ كَرَّمْنَا بَنِي آدَمَ وَحَمَلْنَاهُمْ فِي الْبَرِّ وَالْبَحْرِ وَرَزَقْنَاهُمْ مِنَ الطَّيِّبَاتِ وَفَضَّلْنَاهُمْ عَلَىٰ كَثِيرٍ مِمَّنْ خَلَقْنَا تَفْضِيلًا Dieu les a honorés alors que l’humain veut les assujettir.
Dans le Coran la première Sourate commence par « Louange à Dieu, Seigneur des mondes » nous remarquons que Dieu ne s’adresse pas uniquement aux musulmans ou aux gens du livre. Mais il harangue du haut de sa gloire toute sa création. Il est le seigneur des mondes. Dans la dernière sourate Dieu exhorte tous les hommes à se refugier auprès de lui « je prends refuge auprès des seigneurs des hommes » (CXIV). الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ L’expression des hommes fait écho à ‘monde’ dans son caractère global. Entre ces deux occurrences, l’appel à l’exhortation de l’homme par Dieu alterne entre « o être humain ou o homme, en établissant la même dignité académique universelle par la formule « Et nous avons honoré les descendants d’Adam » وَلَقَدْ كَرَّمْنَا بَنِي آدَمَ وَحَمَلْنَاهُمْ فِي الْبَرِّ وَالْبَحْرِ وَرَزَقْنَاهُمْ مِنَ الطَّيِّبَاتِ وَفَضَّلْنَاهُمْ عَلَىٰ كَثِيرٍ مِمَّنْ خَلَقْنَا تَفْضِيلًا
Toute reforme et restauration doit démarrer d’un postulat théologique claire qui est celui de combattre toute négation de la dignité humaine. L’appareil conceptuel, dogmatique et mécanique doit se diriger vers un état lui permettant de remplir cette fonction. La question qui se pose donc d’emblée quelle est la vocation, la fonction de toute religion. C’est la question primordiale, sans entrer dans les détails et les citations coraniques, concernant l’islam, sa vocation est la confirmation de la priorité de la dignité de l’être Adamique, tout ce qui va à l’encontre de cette dignité, comme l’abolition de la liberté de l’homme, non pas la liberté ontologique, métaphysique vis-à-vis du créateur, mais la liberté vis-à-vis de l’autre intra-communautaire, tout l’autre plus largement. L’abolition de la liberté de l’homme est considérée de fait comme une atteinte en plein cœur à sa dignité. Il est impossible pour tout oppresseur de se justifier par des textes religieux qui corroboreraient son avis.
Le Coran contient cinq cent (500) versets sur un total de six mille deux cent (6200) qui affirment la liberté de croyance de l’être humain. Des versets qui cités d’une manière divers et fantastique font écho à l’établissement de la liberté de croyance, ce que nous appelons la liberté de conscience. Le texte coranique expose un aspect plus que magnifique et plus qu’apaisant. Il ne défend pas seulement les libertés de croyance mais il rappelle en évoquant ses bienfaits aux gens, dont les musulmans, que les lois naturelles, et protégées de Dieu, fonctionnent toujours de sorte que la diversité éthique et religieuse soit entretenue et intouchable.
Coran (XXII) « Si Dieu ne repoussait pas certains hommes en leurs opposant d’autre hommes, des monastères seraient détruites, ainsi que des synagogues, des oratoires (sanctuaires), et des mosquées où le nom de Dieu est beaucoup invoqué »
Dieu compte parmi ses bienfaits qu’il y ait des lieux de cultes pour les juifs, pour les chrétiens et d’autres pour les musulmans.
Dans la sourate et c’est tout un symbole tous le musulmans se réunissent de différentes ethnies. « Assurément, entre les croyants, les juifs, les Sabéens, les mages et les idolâtres, Dieu fera la part des choses au jour de la résurrection. » (XXII ,17).
1. كَذَلِكَ أَنزَلْنَاهُ آيَاتٍ بَيِّنَاتٍ وَأَنَّ اللَّهَ يَهْدِي مَن يُرِيدُ
2. إِنَّ الَّذِينَ آمَنُوا وَالَّذِينَ هَادُوا وَالصَّابِئِينَ وَالنَّصَارَى وَالْمَجُوسَ وَالَّذِينَ أَشْرَكُوا إِنَّ اللَّهَ يَفْصِلُ بَيْنَهُمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ إِنَّ اللَّهَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ شَهِيدٌ
3. أَلَمْ تَرَ أَنَّ اللَّهَ يَسْجُدُ لَهُ مَن فِي السَّمَاوَاتِ وَمَن فِي الأَرْضِ وَالشَّمْسُ وَالْقَمَرُ وَالنُّجُومُ وَالْجِبَالُ وَالشَّجَرُ وَالدَّوَابُّ وَكَثِيرٌ مِّنَ النَّاسِ وَكَثِيرٌ حَقَّ عَلَيْهِ الْعَذَابُ وَمَن يُهِنِ اللَّهُ فَمَا لَهُ مِن مُّكْرِمٍ إِنَّ اللَّهَ يَفْعَلُ مَا يَشَاء

Toutes ces religions, présentées dans ce verset existaient dans la péninsule arabique à l’aube de la prophétie et de la transmission du Message par Mohamed. Dieu explique qu’entre tous ces courants, ces doctrines et religions, ni le prophète par qui le message a été révélé, ni à ceux qui croient à ta révélation, ni les juifs, partisans de Moise, ni les Sabéens, ni les chrétiens, partisans de Jésus de Nazareth, ni les mages partisans de Zarathoustra, ni les idolâtres, ni personne ne pourrait décider de leur sort . C’est Dieu, seul qui déterminera, son sort, le jour du jugement dernier. Et personne ne pourrait savoir quel sort leur est réservé. « Dieu fera la part au jour de la Résurrection. » (XXII, 17). Le jugement incombe à Dieu seul et personne d’autre, et seulement lors du jugement dernier. La décision de pardonner ou non revient à Dieu, car personne ne peut connaitre l’âme de l’être humain.
Toutes ces communautés, de part l’ordre de Dieu de ne point s’immiscer dans leurs doctrine, idéologie ou religion, doivent avoir tous les droits que possèdent la religion ou la doctrine majoritaire. Ils doivent être représentés en toute liberté, considération et respect.
Pourquoi alors que le coran qui est, et ce n’est point de l’utopie, si somptueux, si exceptionnel, si grand, si majestueux dans sa tolérance de l’autre et dans sa considération de la diversité des croyances et des religions; nous constatons que des musulmans commettent des actes condamnables voir barbares.
Ce qu’il faut éviter c’est d’entrer dans des essentialismes qui ne sont ni rationnels, ni justes, ni droits, et condamner en dénonçant ces actes barbares de certains musulmans, l’Islam lui-même.
L’argument objectif et rationnel justifié consiste à dire qu’il n’existe pas une seule lecture du corpus islamique. Il en existe des dizaines de lectures et celle de ces groupes sanguinaire existes réellement parmi ces lectures. Elle est entretenue par des pouvoirs occultes qui tirent les ficelles derrière des rideaux opaques. Mais puisqu’en face il existe des lectures qui constituent la majorité écrasante et différentes qui prônent la tolérance, nous ne pouvons pas affirmer que l’Islam est intolérant. La nuance est de taille ; nous devons dire que certaines catégories qui se disent musulmans sont intolérants.
Ces lectures islamiques exclusives qui oppressent non seulement l’autre, mais le musulman lui-même est visé au sein même de sa propre communauté, sont les fruits amères d’une évolution de la pensée, dans le mauvais sens comme beaucoup d’autres pensées. Cette évolution à été opérée suivant des causes distinctes et dans des circonstances de confusion nombreuses et variées, qu’il serait trop fastidieux de les énumérer, a été effectuée dans le sens contraire à la multitude des textes coranique qui exhortent à la liberté de croyance et de conscience, ainsi que l’inviolabilité de la diversité confessionnelle qui est en réalité non une tare mais bien au contraire un bien. Cette évolution a eu recours à des mécanismes étranges et curieux qui consistent non pas à interpréter le texte, mais à faire une croix dessus en lui tournant le dos, et je n’utilise point ici un terme métaphorique mais c’est une réalité toute crue.
Cette pensée islamique a inventé, et si seulement elle a fait le bénéfice de cette invention, des mécanismes lui permettant de considérer que les textes coraniques peuvent être annihilés et rayés. Ils ne servent que pour le rituel et le culte et rien d’autre, sans en tirer des enseignements. Telle est l’amère réalité qui freine tout bond vers le progrès des pays musulmans qui sont tous par la grâce de Dieu libres La liberté n’est pas un luxe, c’est une nécessité, elle doit-être semblable à l’air que nous respirons. Dieu dit dans le Coran : وَقَاتِلُوا فِي سَبِيلِ اللَّهِ الَّذِينَ يُقَاتِلُونَكُمْ وَلَا تَعْتَدُوا ۚ إِنَّ اللَّهَ لَا يُحِبُّ الْمُعْتَدِينَ (190)
« Combattez pour la cause de Dieu ceux qui vous combattent et ne transgresser point, Dieu n’aime pas les transgresseurs. » (190 sourate la vache). Le musulman ne voit dans la transgression de l’autre qu’une épreuve à l’adversité.