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Voir la version complète : ne pas oublier la mort de cette homme integre qu etait Abdelkader Hachani



ali121
24/11/2016, 14h56
Il y a 14 ans, était lâchement assassiné Abdelkader HACHANI.
http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2013/11/Hachani1.jpg (http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2013/11/Hachani1.jpg)Salah-Eddine SIDHOUM
Le lundi 22 novembre 1999, à 10h 45 fut lâchement assassiné Abdelkader Hachani dans un cabinet dentaire, par un individu armé d’un silencieux. Deux balles dans la tête et une autre dans le thorax ôteront la vie à cet homme politique. Un véritable travail de professionnel.
Abdelkader Hachani, 44 ans, était ingénieur en pétrochimie. Connu pour sa sagesse et sa pondération, il mènera le FIS, dont il était responsable au lendemain de l’arrestation de ses chefs historiques, vers la victoire électorale lors des premières élections législatives libres de décembre 1991

Au lendemain du coup d’Etat du 11 janvier 1992, il publiera un appel dans la presse demandant à l’armée de respecter le choix populaire issu des urnes. Il sera alors arrêté le 23 janvier par les factieux d’Alger pour « appel à la désertion » ( ! ! ! ?). Il sera gardé arbitrairement en détention préventive durant cinq années et demie dans des conditions lamentables au bagne de Serkadji, soumis à un régime inhumain (isolement total, privation de promenade dans la cour, privation de parloir rapproché et de lecture de journaux).



Au lendemain du massacre survenu dans cette prison (21-22 février 1995 avec plus de 100 morts), il sera sauvagement agressé par ses geôliers qui tenteront de lui arracher sa barbe et sera soumis au cachot durant plusieurs jours. Il adressera au général Zeroual une lettre-témoignage sur le drame carcéral qu’il avait vécu. Il entamera plus d’une quinzaine de grèves de la faim pour réclamer un statut de prisonnier politique et son jugement.
Le 7 juillet 1997, il sera jugé lors d’une parodie de justice par le tribunal d’exception d’Alger et condamné à cinq années de prison et trois années de privation de ses droits civiques.

Il est à noter pour l’Histoire que le matin de son procès, il fut sauvagement tabassé dans sa cellule par deux hommes armés de la police politique et qu’à son arrivée au tribunal, il fut à nouveau sauvagement frappé par ces mêmes hommes dans l’enceinte même du tribunal, alors qu’il venait de sortir d’une grève de la faim de plus de vingt jours et d’une hospitalisation.



A sa libération le 8 juillet 1997, il sera soumis à une surveillance stricte et à des intimidations de la police politique. Cela ne l’empêchera pas de reprendre les contacts politiques avec toutes les personnalités représentatives pour tenter de trouver une solution pacifique à la tragédie que traversait son pays. Il sera peu de temps après convoqué par la « justice » aux ordres pour avoir donné une interview à un quotidien français, sera inculpé et soumis à un contrôle judiciaire.

dahmane1
01/12/2016, 17h16
Allah yara7mou