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Voir la version complète : Chasse à l’homme noir" en Algérie : la presse mondiale s’indigne



ali121
09/12/2016, 11h08
La rafle menée à Alger sur des milliers de ressortissants africains subsahariens, les conditions de leur détention et la manière dont s’est faite leur reconduite à la frontière, soulèvent l’indignation des médias à travers le monde. En effet des médias camerounais, gabonais, sénégalais, maliens, guinéens, marocains, français, belges, Italiens, espagnols et anglais ont unanimement condamné un coup de filet arbitraire et violent.

Alors que les délégations des hommes d'affaires africains arrivaient à Alger pour prendre part au Forum des investissements, les gendarmes menaient dans les rues d'Alger une chasse des migrants africains pour les expulser dans leur pays d'origine. Même si les gouvernements africains ont gardé le silence, l'opération a jeté le trouble et fait réagir les médias internationaux.

Le site de la BBC Afrique a qualifié de "brutale" l’expulsion des sans-papiers africains subsahariens, qui aurait causé de nombreux blessés dont des femmes et des enfants. "Il y aurait des blessées parmi les migrants" pouvait-on lire notamment, citant la Ligue des droits de l’homme algérienne.

Ksentini ou le propos puant le racisme

Pour justifier les tragiques événements de ce début de semaine, Farouk Ksentini, président de l'improbable Commission nationale consultative des droits de l’Homme en Algérie, reprenait un argument des milieux islamistes, qui estimaient que les Algériens étaient "exposés au risque de la propagation du Sida ainsi que d’autres maladies sexuellement transmissibles à cause de la présence de ces migrants". Une déclaration irresponsable, susceptible d’attiser la haine intercommunautaire, et mettre le feu aux poudres. C'est le comble d'un avocat censé défendre les droits de l'homme.

À l'origine, ces rafles viennent satisfaire des revendications avancées par des milieux islamistes qui brandissent l’argument sanitaire pour "nettoyer leurs quartiers", osent-ils soutenir, des sources de la «fitna» et de la débauche que représentent les migrants.

L’Algérie qui s’était tournée vers l’Afrique, trois journées durant, lors du dernier Forum africain d’investissement, est la même qui tourne, d’une manière honteuse, le dos aux enfants de Nelson Mandela et de Patrice Lumumba.