PDA

Voir la version complète : Les paradoxes d’une économie rentière



kredence
13/04/2009, 14h49
Les paradoxes d’une économie rentière

El Watan, 12 avril 2009

Pendant que l’Algérie continue à valoir son pesant d’or, le pays le plus riche du Maghreb avec un matelas de 140 milliards de dollars de réserves de change, une bonne partie de la populations vit sous perfusion d’un salaire et/ou d’une pension qui ne font ni grossir ni tromper la faim.

Le premier test du président réélu s’annonce dur : résoudre l’équation de pays riche et de peuple pauvre.

Il est attendu de lui également de mettre en place une économie capable de produire de la prospérité, de la richesse et d’offrir des emplois.

Une économie qui n’est plus rentière comme celle dont dispose actuellement le pays.

L’Algérie, il est utile de le reconnaître, continue à offrir à l’ère d’un pétrole cher des salaires moins élevés que ses voisins et cela comme pendant la période des vaches maigres.

Les enseignants du palier secondaire débutent leur carrière avec 637 euros au Maroc et 575 euros en Tunisie, alors qu’en Algérie, les professeurs de lycée doivent consommer une quinzaine d’années de leur carrière pour pouvoir atteindre les 300 euros.

De quoi s’offrir une cuisinière ou un simple réfrigérateur Eniem, alors que les locataires finissent le mois pour la plupart endettés jusqu’au cou.

Un simple petit deux pièces revient de 200 à 300 euros (20 000 à 30 000 DA) à Alger et ses environs, dans un pays où la régulation et la présence de l’Etat font défaut.

En Algérie, les médecins généralistes débutent leur carrière avec 250 euros et un spécialiste de niveau bac +12 à 450 euros. Au royaume chérifien, ils (les médecins) commencent à 727 euros et 910 euros et en Tunisie à 791 euros et 935 euros.

Dure perspective pour un président qui n’a fait que promettre monts et merveilles pendant une campagne de 19 jours.

Le directeur de campagne du candidat Bouteflika a affirmé hier sur les ondes de la radio algérienne qu’il (Bouteflika) tiendra ses engagements en ce qui concerne l’augmentation du Salaire national minimum garanti (SNMG).

Le salaire minimum est actuellement fixé à 120 euros depuis l’accord tripartite de septembre 2006, contre 178 euros en Tunisie et 164 euros au Maroc.

Depuis, le gouvernement peine à convaincre sur la justesse de son calcul. Il met en avant tantôt les mises en garde du FMI, tantôt une rigueur budgétaire pour mieux échapper aux dérèglements financiers.

Cependant, l’embellie financière interdite aux fonctionnaires avait bel et bien profité aux députés sans avoir recouru aux calculettes.

Le paradoxe d’un « pays pauvre à milliards » demeure intact.

A l’ère où les réserves de change atteignent les 150 milliards de dollars, complétés par environ 50 milliards enfouis dans le Fonds de régulation des recettes, les dirigeants continuent à assister aux départs massifs des Algériens vers l’Europe à bord d’embarcations de fortune.

Pendant le second mandat de Bouteflika, le phénomène des harraga a pris des proportions alarmantes.

Pour ne citer que les chiffres de 2007, plus de 1500 harraga, dont 1485 nationaux, ont été arrêtés et 83 corps repêchés.

L’Etat a préféré thésauriser ses revenus et laisser fuir ses enfants, à la recherche d’une vie meilleure.

Sur le plan économique, des pays africains développent une meilleure croissance que celle réalisée par l’Algérie, sans pour autant faire appel à des plans de relance.

Dans l’édition 2008 des perspectives économiques globales, la Banque mondiale a prévu une « croissance à deux chiffres dans des pays qui ont su diversifier leurs exportations, comme la Jordanie, le Maroc et la Tunisie ».

Dans ces pays, « la croissance devrait faire un bond en 2008 pour atteindre 6,3%, contre 5,4% en 2007 », si l’on se réfère à la même source.

Cela dit, tous les plans de relance décidés depuis déjà une décennie n’ont pu servir qu’à atteindre la moyenne africaine de croissance économique, estimée à 6,2%. L’Algérie injecte 15% de son PIB pour faire 5% de recettes.

Un sérieux problème de choix économique et de compétences se pose en toile de fond.

Par Ali Titouche

alidjraamar
13/04/2009, 19h06
Depuis l'indépendance, l'économie algérienne n'a pas changé de cap. Le rapport importation/exportation reste déficitaire et ce résultat est imputable au choix d'une politique économique, si ce n'est autarcique, contraire à celle pratiquée par la plupart des pays. C'est d'autant plus regrettable que notre pays a un sous-sol riche, mal-exploité car la production est alléatoire. Les salaires et autres allocations sont moins élevés que chez nos deux voisins, Maroc et Tunisie, alors que dans le classement des pays les plus riches d'Afrique, l'Algérie arrive en seconde position. Pendant que la population peine à boucler ses fins de mois, les prix des denrées de base explose.

kredence
13/04/2009, 20h32
L'article en question cite certaines verites,mais en meme temps,il ignore d'autres sujets aussi importants,et dramatise d'autres sujets moins grave,soyons honnete:

1- Ne ne sommes pas le pays le plus riche du Maghreb,par tete d'habitant,c'est bien la Lybie qui arrive en tete,alors arretons de se mentir a travers les journaux.

2-l'Algerie offre des salaires moins chers,c'est evident et necessaire,les produits de 1ere necessites sont tous subventionnes,alors qu'au Maroc et en Tunisie,ils ne le sont pas,on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre,il faut dire aux algeriens toute l'histoire,et non pas la moitie de l'histoire.

Comment augmente les salaires alors que l'algerien travaille 3 fois moins que le tunisien ou le marocain ?

Les enseignants algeriens oublient souvent que la majorite d'entre-eux recoivent ou ont recu gracieusement des logements que leur homologues tunisiens ou marocain n'ont pas et n'auront jamais/

La vie au Maroc et en Tunisie est plus chere qu'en Algerie,meme s'il y a des produits qui sont nettement moins chers que chez nous,mais en gros c'est l'Algerie qui est moins chere.

Les tunisiens et les marocains paient plus cher leur gas de ville,leur essence,et leur electricite,donc s'il faut comparer,il faut mettre toutes les cartes sur table comme on dit.

3-Parlons de logement,la mentalite chez nous,c'est d'allez habiter une grande ville,Alger est a la base une ville qui a ete concue pour 800 mille habitants,avec l'exode,le terrorisme,le despotisme,la corruption et surtout la demographie galopante,elle suffoque et n'a plus les moyens de s'agrandir.

Au lieu de desengorger Alger,on fait le contraire,on invite les meilleurs athlete a jouer a Alger,les meilleurs architectes,medecins,chercheurs,coordonniers,plomb iers,tout le monde veux habiter Alger.

On veut meme construire la plus grande mosque du monde,juste pour copier le voisin,c'est une mentalite de colonise.

Cette mosque va creer un chaos au niveau de la circulation,un exode vers Alger,alors qu'il aurai ete plus judicieux de construire 10 ou 20 petites mosques de quartier,dans les quartier ou il y a manque de mosque,elles sont plus faciles a gerer,couteront certainement moins.

La folie des grandeurs !!

Resultat: Alger est l'une des villes les plus sales du monde,la plus chere du monde,et la plus laide du monde (voir les facades,et les toits des building avec des millions de paraboles) sans compter un trafic fou toute la journee,grace a nos chers escrocs d'"anciens moudjahid" qui ont fait de la revolution algerienne un fond de commerce et de contrebande.

4-Parlant de medecin et de medecine en Algerie,le salaire ne se donne pas de la meme maniere,il se merite,donc il faut donner aux medecins les salaires qu'ils meritent,pas tous ne sont bons,beaucoup sont incompetents,c'est selon les resultats.

Les medecins au Maroc,en Tunisie ne sont pas paye de la meme maniere,ni aux USA d'ailleurs.
La qualite de la medecine en Tunisie,et au Maroc est nettement superieure a celle d'Algerie,il ne faut pas le nier,c'est une realite.


5-les algeriens attendent beaucoup de leur gouvernements,mais ne font pour aider ces gouvernements.

Tous les problemes economiques sont lies a la loi de l'offre et de la demande.

Pourquoi n'arrive t-on pas resorber la crise de logement ??

A part les raisons habituelles que l'on entend ici et la :
La mauvaise gestion,la mauvaise distribution,la corruption,ce ne sont la que les fausses reponses a un vrai probleme.

La reponse sans equivoque est :l'explosion demographique.

Arretons de faire trop d'enfants si l'on veut bien vivre.
On ne resoudra jamais le probleme de logement,de chomage,d'importations de produit alimentaire,de medicaments,si l'on ne freine de maniere drastique cette explosion des naissances.

Les tunisiens vivent mieux que les algeriens et les marocains,ils ont reussi a reduire leur taux de naissance.

Le journaliste dit tout sauf l'essentiel.

Arretons d'importer des voitures surtout de France,pendant une duree de 10 ans,parallelement essayons d'augmenter les liaisons de metro,de train,de bus,de bateau,et d'avion partout en Algerie.

C'est pour devier les mauvaises depenses:celles des escrocs de l'importation de voiture particuliere,et reinvestir cette argent dans le secteur des transports publiques.

Pourquoi acheter des voitures francaises alors que leur constructeurs preferent s'installer au Maroc,qui n'a pas de nif ??

Il faut acheter de chez celui qui veut investir chez nous dans la construction d'usine de fabrication ou de montage de voiture.

Pour les investissements,tant qu'Alger continue d'ignorer et d'isoler l'interieur du pays,les Hauts Plateaux et le Sahara,elle risque la destabilisation politique,et meme un danger de soulevement general.

Tant que l'argent du Sahara est depense par les gens du Nord sur des projet concentre dans le Nord,les gens du Sud penseront toujours que les gens du Nord les meprisent.

L'injustice contre les algeriens du Sahara est flagrante,toute la fortune de l'Algerie provient du Sud,ces gens n'ont ni hopitaux,ni eau,ni tranport,ni boulot,ni projet,rien.

Les gens d'Adrar par ex, sont oblige d'aller etudier a Alger faute d'universite au Sud,alors que les enseignants algerois,et ceux du Nord se plaignent de chomage.

L'avenir de l'agriculture algerienne se trouve au Sud,le present de l'Algerie depend deja du Sud (petrole,gaz,or,diamant,platinium,uranium)

alidjraamar
14/04/2009, 00h16
Je n'ai pas vécu très longtemps en Algérie et j'étais trop jeune pour m'intéresser à la vie politique. Mon militantisme, je l'ai pratiqué en France avec les jeunesses communistes. Connais-tu cet adage: " On dit souvent ce qu'on sait. On ne sait pas ce qu'on dit."
Je me garderais bien de te contredire. Je n'ai pas suffisamment d'informations pour affirmer autres choses que ce que j'ai posté plus haut. Je pense que la colonisation a marqué toute une classe d'âge et qu'il faudra attendre la disparition de la classe dirigeante actuelle. Ce qui ne saurait tarder. Mais cela reste anecdotique. Je crois que le plus grave en Algérie, ce sont les mentalités et la paresse. Les algériens ne sont pas travailleurs et ils ont beaucoup de tchaches. L'autre problèmes c'est ce que tu as évoqué, une démographie galopante et la volonté de vivre dans la grande ville...