PDA

Voir la version complète : Yamina Benguigui offre une image dégradante de l’immigration



kredence
17/05/2009, 04h48
Yamina Benguigui offre une image dégradante de l’immigration
16 Mai 2009

«Cannes, je n’y suis jamais allée et j’ai juré de ne pas y mettre les pieds.» Biyouna

Au moment où l’Algérie était quasiment absente du grand écran de l’édition Cannes 2009, Biyouna et la réalisatrice franco-algérienne, Yamina Benguigui, ont investi le petit écran de France 2.

Une maigre consolation pour la star algérienne qui a définitivement quitté la scène nationale pour se consacrer à sa carrière artistique entre les planches et les apparitions secondaires dans des téléfilms.

Aïcha le premier téléfilm signé Yamina Benguigui, a été diffusé le 13 mai à 20h35 sur France2.

Aïcha nous a offert sur France2 un festival de stéréotypes.

Mariage forcé, certificat de virginité, l’Islam extrémiste dans les cités, tous les clichés sont là. Yamina Benguigui nous a présenté une communauté maghrébine sombre et triste évoluant dans un décorum lugubre au possible.

Les personnages dépeints par la réalisatrice des documentaires Le plafond de verre et Inch’Allah dimanche sont aveuglément ancrés dans des traditions grotesques sans libre-arbitre, souligne une critique.

Beaucoup de Français-musulmans ne se reconnaissent pas dans l’image dégradante de l’Islam proposée.

D’ailleurs, le mariage temporaire n’existe pas dans l’Islam...

Le téléfilm proposé par France Télévisions résulte d’une commande du gouvernement français afin d’insuffler une once de diversité dans la grille des programmes du service public.

Le 10 mai, l’émission Ripostes sur France 5 débattait sur le thème «liberté, égalité...diversité».

Serge Moati présente l’un de ses invités, Marc Ladreit de Lacharrière, et précise que ce dernier a créé Elemiah, «une société de production dont Yamina Benguigui est actionnaire et dont toutes les oeuvres doivent être écrites, interprétées, réalisées par des gens issus de l’immigration».

Ce film en est la première action. Caricaturale, cette première tentative a été un terrible échec.

Yamina Benguigui déçoit l’immigration, renforçant déjà l’avis de certaines personnes sur son travail artistique.

Le film raconte le quotidien tragi-comique d’une famille maghrébine dont la fille aînée tente de concilier tradition et liberté avec, en vedette, Sofia Essaïdi (ex-Star Academy et à l’affiche de la comédie musicale Cléopâtre), aux côtés de comédiennes beur de la nouvelle génération: Shemss Audat, Rabia Mokeddem et une comédienne d’origine isréalite, Priscillia Attal.

Mais l’attraction principale pour nous était Biyouna qu’on a perdue de vue sur la scène algérienne depuis son échec dans Babor Dzaïr en 2006 et son apparition éclair en 2007 dans le feuilleton Maouid maâ el kadar.

Dans son nouveau film, elle interprète le rôle d’une coiffeuse qui a quitté Alger pour fuir la violence terroriste.

Du déjà vu. Yamina Benguigui, qui est actuellement adjointe au maire de Paris, Jack Delanoë, assimile sa carrière de fonctionnaire et celle d’artiste proche du Parti socialiste, en proposant ses projets seulement à France télévisions et Canal+, considérées comme les seules tribunes ouvertes pour les artistes créateurs proches de la gauche.

Le téléfilm a bénéficié également du Fonds de soutien régional d’Ile de France.

Un film qui, à la fois, irrite et dérange la communauté algérienne en France qui l’a violemment critiqué dans les forums.

amirasoltane08@live.f

http://www.lexpressiondz.com/chron/2009-05-16/3/2460.html