PDA

Voir la version complète : Huit militaires tués à Biskra : Un convoi de l’Anp tombe dans une embuscade



Toufik
27/05/2009, 01h54
Un convoi de l’Anp tombe dans une embuscade tendue par un groupe terroriste
Huit militaires tués à Biskra

La localité de Meziraâ, située à 100 km au nord-est de Biskra, a été le théâtre d’un violent accrochage survenu, dans la nuit de lundi à mardi, dans la région de Djebel Lahmar Khadou. Huit militaires ont été tués et six autres blessés dans une embuscade tendue à un convoi militaire par un groupe terroriste dont le nombre demeure indéterminé, selon des sources bien informées. D’autres parlent même de 11 militaires tués. L’embuscade a été suivie d’une action de tirs ayant duré plusieurs heures.

Le convoi, qui effectuait un ratissage dans la région située entre M’chounèche, Djebel Lahmar Khedou et Meziraâ, a été surpris en premier lieu par des tirs nourris, suite à une attaque perpétrée par trois terroristes, apprend-on de sources concordantes, qui affirment que le but des éléments était d’attirer les militaires dans ce piège bien préparé. En pourchassant les trois terroristes, les militaires seront entraînés droit dans un véritable cul-de-sac où ils seront encerclés par un groupe de terroristes plus nombreux, qui mettra le feu à une vaste étendue, pour les bloquer.

L’accrochage a duré plusieurs heures. Hier, les rumeurs les plus folles ont fait le tour de la wilaya de Biskra et même celles avoisinantes. Le bilan de l’attaque terroriste, resté incertain pendant toute la matinée, a fait l’objet de toutes les spéculations, alors que des informations, démenties par la suite, avaient fait état de l’arrestation de deux terroristes.

Considérée comme étant la plus meurtrière dans la région depuis plusieurs années, l’attaque de Meziraâ confirme l’existence d’un groupe bien appuyé, renforcé par des éléments de nationalité étrangère, et ce, malgré les pertes que celui-ci a enregistrées durant le mois de mars dernier où deux terroristes ont été abattus au lieu-dit Chaâbet Errih, dans la localité de Meziraâ, suite à une embuscade tendue par les forces combinées.

L’un des terroristes abattus n’était autre que le nommé Hassan Metouche, chef de la zone sud du GSPC, devenu l’organisation d’El Qaïda au Maghreb islamique. Selon des sources sûres, le groupe terroriste, activant à proximité des frontières nord de la wilaya de Biskra, avec les wilayas de Khenchela et Batna, a commis déjà plusieurs attentats. Pour rappel, et durant le mois de mars, deux militaires ont été tués et trois autres blessés suite à l’explosion de deux mines enfouies sous terre sur le passage d’un convoi militaire qui opérait un ratissage dans la région.

Par H. H. , H. M., S. Arslan - El Watan

Allah yerhamhoum.

kredence
27/05/2009, 02h05
Encore cette mauvaise graine d'islamistes etrangers qui sevit en Algerie.

Toufik
28/05/2009, 10h09
24H APRÈS L’ATTAQUE QUI A COÛTÉ LA VIE À NEUF MILITAIRES
La violente réplique de l’ANP

Deux terroristes, un Marocain et un Libyen, ont été abattus hier, lors d’une vaste opération de ratissage.
Mobilisant des moyens conséquents, les éléments de l’Armée nationale populaire sont sur la trace du groupe terroriste à l’origine de l’attentat perpétré au lieudit M’ziraâ relevant de la wilaya de Biskra. Un important périmètre s’étalant sur plusieurs kilomètres a été hermétiquement bouclé.

Les mêmes sources soulignent qu’au moins deux terroristes ont été abattus dans l’accrochage survenu durant la journée de mardi à la suite de l’attaque ayant coûté la vie à neuf soldats dans un guet-apens. Des barrages fixes et mobiles ont été déployés entre les wilayas de Biskra et Batna du fait de la proximité de la commune où a eu lieu l’attaque.
Les forces héliportées ont pilonné toute la région pour empêcher les terroristes d’échapper au dispositif sécuritaire qui a été minutieusement dressé. Environ 7000 militaires participent à cette opération de grande envergure pour laquelle le commandement de la 5e Région militaire n’a pas lésiné sur les moyens pour les besoins stratégiques. L’on apprend même dans ce contexte que ce sont des cadres supérieurs de l’ANP qui supervisent l’opération et qui sont sur le terrain.

L’Armée nationale populaire présente sur les lieux a été dotée de moyens sophistiqués tels les lunettes infrarouges et du matériel pour la détection des explosifs. Cela étant, les informations collectées par les forces de sécurité indiquent que ce groupe présumé de katibet Tarek Ibn Ziad serait le mieux armé grâce aux transactions de trafic d’armes.

Ce groupe a usé de fusils mitrailleurs lors de l’embuscade, ce qui renseigne sur leur capacité de nuire, ont estimé nos sources. La région est, en effet, très infestée par les réseaux liés au trafic d’armes, qu’ils acheminent depuis des pays voisins comme la Libye. Des sources concordantes parlent de deux terroristes abattus, un Marocain et un Libyen, mais le bilan n’a pas encore été établi pour la simple raison que les lieux n’ont pas encore été totalement investis.

Par ailleurs, toujours dans le cadre de la lutte antiterroriste, des sources très au fait du traitement sécuritaire ont confié que pas moins de 19 nouvelles recrues du lieudit El Houdna relevant de la wilaya de M’sila affectées auparavant vers la zone 6 ont été transférées vers la zone 2. A l’origine de cette information et selon toute vraisemblance des aveux des repentis, ont souligné nos sources. Parmi les 19 recrues dont 10 âgées de 25 à 36 ans, l’on dénombre au moins quatre étrangers originaires de la Mauritanie. D’après une lecture faite par des spécialistes de la scène sécuritaire, l’affectation de ces nouvelles recrues au niveau de la zone 2 comprenant Tizi Ouzou, Boumerdès et Bouira entre dans la stratégie de la logique criminelle de ce qu’on appelle le Gspc qui pratique toujours un lavage de cerveau aux nouveaux éléments pour mieux les endoctriner.

Le numéro un de cette organisation terroriste présumée branche d’Al Qaîda au Maghreb islamique est terré au niveau de cette région qui compte encore plus de 300 terroristes. L’on n’écarte pas également l’éventualité du transfert de ces potentiels kamikazes, d’autant plus que Abd El Malek Droukdel alias Abou Mossaâb Abd El Wadoud, l’émir national du Gspc, prévoit de redresser son organisation en misant sur un coup médiatique du fait de la proximité de la zone 2 de la capitale. Cela arrangerait les desseins dévastateurs de ce sinistre ennemi de la paix qui n’a pas hésité à exécuter certains de ses collaborateurs ayant émis le souhait de déposer les armes. Un fait qui sème le trouble au sein de cette organisation criminelle depuis avril dernier.

Nos sources ont tenu à souligner également que ces nouvelles recrues ont été identifiées et qu’elles sont activement recherchées.

Ikram GHIOUA - L'Expression