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Voir la version complète : Des astronautes américains sur mars en 2037



Toufik
11/09/2008, 13h57
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La Nasa va cependant procéder par étapes, en prévoyant des séjours lunaires de longue durée avant 2020.

http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gifJusqu'à présent, le record du plus long vol spatial jamais réalisé par un homme est de 437 jours, 17 heures et 58 minutes, soit un peu plus de 14 mois. Il est détenu depuis 1995 par le cosmonaute russe Valeri Polyakov. Mais c'était à bord de l'ancienne station soviétique Mir qui faisait des ronds au-dessus de la Terre, à seulement 400 kilomètres d'altitude. À travers son hublot, Polyakov pouvait contempler à loisir le merveilleux spectacle de notre planète et avoir une pensée émue pour ses proches à chaque fois que Mir survolait la «sainte terre» de Russie. En cas d'avarie ou de maladie, lui et ses équipiers savaient qu'une capsule Soyouz pouvait les rapatrier sur Terre en quelques heures. Toutes choses qui seront impossibles aux éventuels futurs explorateurs de la planète Mars dont la distance par rapport à la Terre varie, selon les années, du fait de sa trajectoire elliptique, entre 56 et 400 millions de kilomètres.

Même les astronautes des missions lunaires Apollo, entre 1969 et 1972, pouvaient contempler le lever de Terre et se rassurer en se disant qu'en cas de pépin le retour au bercail ne leur prendrait que quelques jours.

Les effets de l'apesanteur

La Nasa, qui a l'ambition d'envoyer un homme sur Mars d'ici à 2037, comme le déclarait il y a un an Michael Griffin, l'administrateur de l'agence spatiale américaine, a presque trente ans devant elle pour relever cet immense défi, technologique bien sûr, mais aussi et surtout, ô combien humain.

Les Américains comptent procéder par étapes en multipliant, dans un premier temps, les vols de longue durée vers la station spatiale internationale (ISS), dont l'assemblage devrait être quasiment terminé en mai 2010, notamment pour évaluer les effets de l'apesanteur sur l'organisme humain. Surtout, ils prévoient de retourner sur la Lune avant 2020, au moyen d'un nouveau système de transport spatial (avec la capsule Orion et le lanceur Ares) pour y construire des installations pérennes dans lesquelles des hommes pourront séjourner pendant six mois (la mission Apollo la plus longue avait duré 12 jours).

Si l'Europe et notamment la France ne manifestent pour l'instant guère d'intérêt pour les vols habités vers la Lune ou Mars, d'autres puissances spatiales à commencer par la Russie, le Japon, mais aussi la Chine (qui doit envoyer pour la troisième fois des hommes dans l'espace avant la fin du mois), l'Inde et la Corée du Sud fourbissent leurs armes.

Les Russes veulent s'allier avec les Européens pour moderniser leur capsule Soyouz dans le cadre du projet CSTS, et les Japonais et les Coréens comptent envoyer une sonde sur la Lune respectivement d'ici à 2015 et 2025. Quant aux Indiens, ils prévoient de mener 60 missions spatiales d'ici à 2013, y compris vers la Lune et Mars.

Mais beaucoup de spécialistes contestent l'utilité d'envoyer des hommes si loin pour accomplir des tâches dont pourraient aussi bien s'acquitter des robots qui, c'est bien connu, n'ont pas d'états d'âme. Le débat n'est pas tranché et les deux options ne sont sans doute pas exclusives l'une de l'autre.

Le Figaro