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Toufik
29/06/2009, 09h27
Le Brésil renverse tout

Et de trois pour le Brésil. Après 1997 et 2005, la Seleçao s'est offert un nouveau sacre en Coupe des Confédérations après sa victoire renversante sur les Etats-Unis en finale (3-2). La nation carioca devient donc le premier pays à inscrire trois fois son nom au palmarès de la compétition.

http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gif Qui allait succéder au Brésil ? Les Etats-Unis, vainqueurs à la surprise générale de l'épouvantail espagnol en demi-finales ou bien… la Seleçao elle-même, à la recherche d'un troisième succès dans la compétition après 1997 et donc 2005. A priori, la réponse ne faisait guère de doutes. Car même s'ils avaient dû attendre les toutes dernières minutes pour se défaire des Sud-Africains en demies (1-0 grâce à un coup-franc de Daniel Alves à la 88e), les Auriverde partaient largement favoris de cette huitième finale de la Coupe des Confédérations.

La qualité individuelle des joueurs, leur expérience sur le plan international, l'historique (14 victoires brésiliennes en 15 confrontations), tout plaidait en faveur de la bande à Kaka. Et pourtant. Comme l'Espagne, les quintuples champions du monde ont bien failli se faire surprendre par les «Boys» de Bob Bradley, remarquablement organisés derrière et très efficaces en contres, mais qui ont, comme ce fut le cas en match de poules il y a dix jours (3-0), finalement plié face à l'armada brésilienne.

Un départ canon

Mais si la défaite a de nouveau été au rendez-vous de ce dernier acte, le scénario, lui, s'est avéré bien différent. Il ne fallait d'ailleurs pas attendre bien longtemps pour s'en rendre compte. Dix minutes pour être précis. Le temps pour Clint Dempsey d'ouvrir le score à une touche à la réception d'un centre de Spector (1-0, 10e). Menés au score pour la toute première fois de la compétition, les Brésiliens tentaient de recoller dans la foulée, mais le tir enroulé de Robinho était détourné par un Tim Howard (25e) doublement décisif quelques minutes plus tard sur une tentative lointaine de Felipe Melo (25e), puis sur un centre-tir de Maicon (26e).

Deux arrêts d'autant plus déterminants que sur le contre quasiment, Davies permettait à Donovan de doubler la mise d'un tir croisé (2-0, 27e). Robinho, en solitaire, avait beau de nouveau solliciter Howard avant la pause (41e), c'est bien au début d'une énorme surprise que les spectateurs de l'Ellis Park de Johannesburg étaient en train d'assister. Malheureusement pour la sélection US, l'illusion n'allait pas durer.

Luis Fabiano frappe deux fois

A peine le coup d'envoi de la deuxième période donné, que Luis Fabiano avait déjà remis les siens en ordre de bataille d'un superbe enchaînement contrôle-frappe en pivot (2-1, 46e). Le début d'un véritable siège qui voyait successivement Howard repousser une tête de Lucio (58e), Gilberto Silva frapper au-dessus (59e) , et surtout Kaka marquer un but qui échappait à l'œil de l'arbitre assistant (61e). Mais à force de subir, la forteresse transatlantique finissait par céder, victime du 5e but de Luis Fabiano, plus que jamais meilleur réalisateur de la compétition après sa tête victorieuse à bout portant (2-2, 72e).

Complètement dépassés, les coéquipiers du Rennais Carlos Bocanegra n'avaient plus les jambes pour réagir. Et ce qui devait arriver arriva sur corner avec le coup de boule vainqueur de Lucio au second poteau (2-3, 84e). Dans la douleur, le Brésil conserve donc son titre et devient par la même le premier pays à inscrire son nom pour la troisième fois au palmarès. Un record de plus pour la nation la plus titrée de l'histoire du football.

Le Figaro