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kredence
25/07/2009, 13h38
YOUSRA
«Youcef Chahine m’a fait aimer l’Algérie»
25 Juillet 2009 -

L’actrice n’a pas écarté un travail commun en annonçant une probable coproduction dans un proche avenir.

Quelques heures avant que le coup d’envoi officiel ne soit donné à la troisième édition du Festival du film arabe, l’actrice égyptienne Yousra a, dans sa conférence de presse, rendu un vibrant hommage au réalisateur égyptien, Youcef Chahine, le qualifiant de père spirituel du cinéma arabe.

Le prix de l’internationalisation du cinéma arabe de revient et doit être attribué à ce géant-repère qui a usé de toutes ses forces pour ouvrir les portes internationales au cinéma arabe. Selon cette dernière, le réalisateur égyptien lui a servi de déclic pour connaître l’Algérie et le cinéma algérien. «Youcef Chahine m’a fait découvrir l’Algérie» a-t-elle affirmé en substance.

La culture cinématographique algérienne est, selon Yousra, très vaste et large, notamment en ce qui concerne la production algérienne. «Le peuple algérien est le plus cultivé en la matière,» dira-t-elle

Devant un parterre composé d’au- moins une centaine de journalistes venus des différents horizons couvrir la troisième édition du Festival du film arabe, l’actrice égyptienne n’a pas hésité un seul instant à renouveler, à plusieurs reprises, son appréciation quant au niveau positif du cinéma algérien et de sa production cinématographique.

Plusieurs points de vue rapprochent les cinémas algérien et égyptien. Yousra n’a pas écarté un travail commun en annonçant une probable coproduction dans un proche avenir.

Bien qu’il n’y ait pas une grande production cinématographique, il est fort probable qu’il y ait une coproduction...a-t-elle avancé avant de renouveler, malgré le dialecte usé comme discours des films algériens qui, quelque peu, séparent les pensées algériennes et égyptiennes. L’actrice Yousra se déchaîne sous le charme du cinéma algérien.

Laissant libre court à ses sentiments elle berce les présents par les effets élogieux des fleurs qu’ils n’ont cessé de jeter sur les écrivains et scénaristes algériens en déclarant sans ambages son amour à l’Algérie et sa production cinématographique.

J’ai eu l’honneur et l’occasion d’être présente dans plusieurs comités de jury, sincèrement j’ai trop aimé le cinéma algérien, il y a des scénaristes et des techniciens de haut niveau.

Avant de revenir à sa longue carrière professionnelle, l’actrice égyptienne a fait un bref passage sur le cours des préparatifs du Festival de Charm El Cheikh du film qui doit se tenir en 2010.

«Il se peut qu’il y ait le report du festival pour l’année 2011.»

Une telle sentence a laissé perplexe tous les présents, notamment les journalistes egyptiens qui ont dépensé toutes leurs énergies pour tenir le festival égyptien en 2010. En oratrice didactique et très bien posée, Yousra n’ira pas avec le dos de la cuillère pour détailler l’état actuel des lieux des préparatifs pour le rendez-vous égyptien.

«Il faut se préparer pour tenir un festival, c’est un honneur pour moi de présider les destinées de ce grand événement, mais j’ai besoin de tous les efforts de tous les gens, malheureusement à l’heure actuelle, cette occasion ne m’a pas été donnée», a-t-elle martelé à partir d’Oran.

Sur un autre chapitre, l’invité d’honneur de Hamraoui Habib Chawki, a fait le point sur l’état actuel du cinéma arabe, notamment en Egypte et en Syrie avant de féliciter ce pays qui continue dans ses productions qualitatives alors que l’Egypte persiste dans la production quantitative.

Le cinéma égyptien n’est pas malade..., a-t-elle défendu avec force argumentaires ajoutant que la Syrie produit en moyenne six films par année ce qui lui permet de donner le cachet qualitatif, à sa production, tandis que l’Egypte en produit annuellement une centaine.

Aït Ouakli OUAHIB

http://www.lexpressiondz.com/article/3/2009-07-25/65959.html