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kredence
01/08/2009, 02h46
Castle Job la pionnière
LA TREBUNE 30/7
Par Samir Azzoug

«Le premier organisme privé, agréé par l’Etat, de placement des travailleurs est né», a annoncé, mardi dernier, M. Mohamed Chaabane, responsable à Castle Job. Agréée le 21 juillet dernier, cette entreprise, qui bénéficie d’un statut de société à responsabilité limitée (SARL), comme son nom ne l’indique pas, est «à 100% algérienne», a expliqué, lors d’une conférence de presse, son directeur de la communication, M. Rebah Amine.

Le rôle de cet organisme, selon M. Chaabane, est social.

Son premier objectif est de travailler en étroite collaboration avec l’Anem (Agence nationale de l’emploi] pour lutter contre le chômage.

«Notre présence consiste à offrir toutes les chances aux demandeurs d’emploi afin qu’ils arrivent à trouver un poste de travail.

Il s’agira de satisfaire les requêtes des demandeurs d’emploi et les exigences des employeurs».

En gestation depuis «14 ans», d’après le directeur de la communication, Castle Job a dû attendre la promulgation de la loi n° 04-19 du 25 décembre 2004, relative au placement des travailleurs et au contrôle de l’emploi pour voir plus clair.

C’est le décret exécutif n°07-123 du 24 avril 2007 qui va finalement donner le ton. Les conditions et modalités d’octroi et de retrait d’agrément aux organismes privés de placement des travailleurs et le cahier des charges type relatif à l’exercice du service public de placement des travailleurs y sont définis.

L’article 2 du décret définit l’organisme privé de placement ainsi : «Toute personne de droit privé chargée de fournir des services relatifs au marché du travail.» Quant au rôle qui lui est assigné, il consiste, selon l’article 3, «en des opérations d’enregistrement, de sélection et de présentation de travailleurs aux organismes employeurs en vue de leur placement ainsi qu’aux actions de prospection, de recueil, de collecte et de diffusion des offres d’emploi».

Donc, une entreprise de
placement des travailleurs qui doit obligatoirement être conventionnée avec l’Anem sert d’intermédiaire entre l’employé et l’employeur.

Notons que le dépôt d’une demande d’emploi se fait sans frais. Dans le cahier des charges réglementant l’activité il est stipulé à l’article 3 que «les organismes sont rémunérés par les employeurs auxquels ils délivrent leurs prestations selon un barème de référence établi conjointement par les ministres chargés respectivement de l’Emploi, du Travail et du Commerce».

Le marché de l’emploi en Algérie reste un domaine régi principalement par l’Etat.
Malgré quelques tentatives d’investir le terrain par certaines boites ou à travers des sites internet, comme Emploitic, devenue une référence en la matière, le secteur reste presque vierge.

Pourtant, les différents programmes du chef de l’Etat placent la lutte contre le chômage au centre des préoccupations et met la barre très haut en matière de création d’emplois.

«Le programme présidentiel, qui consiste en la création de plus de 3 millions d’emplois d’ici 2014, n’est pas une utopie», soutenait M. Rebah.

De ce fait, le créneau attire. Des entreprises étrangères de renommée internationale ont manifesté leur désir de s’installer en Algérie comme Adecco, le groupe français de travail temporaire, alors que d’autres sont dans l’expectative.

A la question de savoir quel intérêt y aurait-il de créer des entreprises privées de placement sous l’aile de l’Anem, le directeur de la communication de Castle Job répond :

«nous n’avons pas les moyens de l’Anem. Nous ne sommes pas ses concurrents. Ce qu’on apporte ce sont des idées et des solutions».

Quant à savoir si l’entreprise, fondée et gérée par M. Aït Youcef Amar, a déjà signé des conventions avec des employeurs, M. Rebah affirme qu’«il y des promesses».