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Voir la version complète : Meghni : «Laissons les Egyptiens discourir»



kredence
15/09/2009, 20h27
Le milieu de terrain de la Lazio, Mourad Meghni, nous parle de sa situation de remplaçant qu’il vit actuellement avec son club et qui l’agace un peu.

Il évoque aussi son avenir sans omettre de nous parler de l’EN et de ce match important qui attend nos Verts le 11 octobre prochain face au Rwanda.

Il espère aussi que la Zambie puisse tenir en échec l’Egypte, ce qui permettra à l’Algérie, en cas de victoire face aux Rwandais, d’obtenir son billet pour le Mondial et d’aller au Caire sans pression aucune.


- Le public algérien, qui a suivi le choc de la Serie A samedi dernier entre la Lazio et la Juventus, a été quelque peu déçu de ne pas vous voir prendre part à cette partie…
- Moi aussi, j’étais très déçu de ne pas jouer cette grande rencontre du championnat italien. J’avais vraiment à cœur de participer à cette rencontre et aider mes coéquipiers, mais malheureusement, c’était plus fort que moi.
- Est-ce un choix tactique ?
- Oui, l’entraîneur n’a pas jugé utile de me faire jouer. Je respecte son choix sans aucun souci. Je me suis échauffé presque une heure, sans que je rentre. C’est ça la loi du football, on doit l’accepter.

- Cette situation d’éternel remplaçant ne vous dérange-t-elle pas ?
- Je vous mentirais si je vous disais que ça me plaît d’être remplaçant. C’est sûr que j’aimerais bénéficier de plus de temps de jeu et participer aux matchs de mon équipe, mais je ne peux rien faire d’autre que travailler encore et encore aux entraînements pour convaincre mon coach et lui prouver que j’ai bien ma place dans cette équipe.

- Justement, en avez-vous discuté avec votre entraîneur ?
- Non pas encore. Après notre match face à la Juve, il est parti un peu vite, ce qui fait que je ne l’ai pas croisé. On reprend l’entraînement en fin de cet après-midi (ndlr, hier), je profiterai pour parler avec lui et savoir s’il va compter sur moi prochainement ou pas. Je voudrais bien être fixé.

- Vous le savez sans doute, l’entraîneur national, Rabah Saâdane, a toujours déclaré qu’il ne convoquerait pas les joueurs qui ne jouent pas régulièrement avec leurs clubs. Le premier à en faire les frais, c’était Brahim Hamdani. Cela ne vous inquiète-t-il pas ?
- Le fait de ne pas jouer régulièrement me turlupine et m’agace. J’ai bien saisi la portée du message de Saâdane, qui, pour le bien de l’EN, veut avoir des joueurs compétitifs et prêts. Maintenant, pour répondre à votre question, je dirais que je ne m’inquiète pas trop, car je sais ce que je vaux et je sais aussi que je jouerai forcément, si ce n’est pas à la Lazio, ce sera dans un autre club.

- On comprend par-là que si cette situation perdure pour vous, vous quitterez la Lazio au mercato d’hiver prochain ?
- Je ne veux pas faire des choses que je regretterai après, car il est encore trop tôt pour parler d’un éventuel départ. Il reste encore quatre mois avant le prochain mercato et d’ici là beaucoup de choses peuvent se passer. Cependant, il est clair que si je ne joue pas durant ces quatre mois, je demanderai mes papiers pour bien m’exprimer ailleurs.

- Au contraire de l’entraîneur de la Lazio, Ballardini, Saâdane ne tarit pas d’éloges sur vous et à chacune de ses déclarations, il vous encense. On imagine que c’est rassurant pour vous, n’est-ce pas ?
- Evidemment. C’est vraiment réconfortant d’entendre que Saâdane dise du bien de moi et qu’il est satisfait de mon niveau. Cela m’encourage et me donne aussi plus de responsabilité à l’avenir.

- Saâdane a aussi déclaré qu’il avait bien apprécié le fait que vous ayez accepté d’être sur le banc des remplaçants face à la Zambie sans vous poser de questions, qualifiant votre attitude de professionnelle…
- Vous savez, je vais vous dire une chose me concernant. Je suis le type qui respecte les choix, quels qu’ils soient, de son entraîneur. En plus, je trouve que c’est normal d’être remplaçant avec l’EN, car n’oubliez pas que je viens tout juste d’intégrer cette équipe, et il est inconcevable que j’exige une place de titulaire alors qu’il y a en place un groupe qui joue ensemble depuis plusieurs années. Petit à petit, l’oiseau fait son nid ; je finirai bien par m’imposer.

- Vous en êtes à deux sélections déjà avec l’EN. Peut-on dire que vous y êtes bien intégré à présent ?
- De ce côté-là, Dieu merci. Je me suis bien intégré et je me sens vraiment bien avec l’ensemble des joueurs. On forme un groupe soudé et très homogène. L’ambiance aussi est bonne. De bon augure pour nous.

- Quel est le jour avec qui vous vous entendez le plus ?
- Je vous l’ai dit, je m’entends très bien avec tout le monde. N’empêche que je suis plus proche de Ghezzal, qui est aussi mon compagnon de chambre.

- Face à la Zambie, le nombreux public présent vous a beaucoup encouragé et scandé votre nom. Il semble bien que vous avez déjà conquis son cœur…
- Je dois dire que j’ai été fasciné par la présence en force du public ce soir-là. Le public algérien est connu pour être un public passionné qui vibre pour son équipe. Ce n’est pas donné à toutes les équipes d’avoir un public comme le nôtre.

- Pour le prochain match contre le Rwanda, on laisse penser que vous serez certainement aligné comme titulaire compte tenu de l’absence de Mansouri pour cause de suspension. Etes-vous prêt ?
- La décision revient à Saâdane et ce dernier attendra certainement l’approche du match pour communiquer l’équipe rentrante. Ceci dit, s’il me fait jouer d’entrée, il est clair que je serai bien plus que prêt à tout donner pour aider l’équipe à rafler les trois points.

- Etes-vous au courant sur ce qui se dit actuellement par les médias Egyptiens sur l’Algérie ?
- La presse égyptienne essaye par tous les moyens de nous déstabiliser, mais on ne doit pas trop leur porter attention. Bien faire et laisser braire, comme dit le proverbe.

- Des anciennes stars de l’équipe d’Egypte, tels les frères Hassan, n’ont pas manqué d’attiser le feu et menacent même l’Algérie de vivre l’enfer au stade du
Caire. Qu’avez-vous à dire sur cela ?
- Je pense que si on arrive à remporter notre match face au Rwanda et que de l’autre côté la Zambie tienne en échec l’Egypte, le match retour au Caire n’aura plus d’importance et ne sera qu’une simple formalité pour nous. Ça nous évitera la pression et ça les anesthésier. Cependant, si l’Egypte arrive à gagner face à la Zambie, qu’ils soient rassurés, notre équipe ne se déplacera pas en victime résignée et on fera tout pour réaliser un bon résultat chez eux.

- Pensez-vous que la Zambie a les moyens de tenir en échec
l’Egypte ?
- Je suis sûr que si les Zambiens reproduisent le même jeu que face à nous, ils peuvent accrocher l’Egypte. Maintenant, les matchs ne se ressemblent pas et tout peut se passer d’ici là. De notre côté, on doit rester concentrés et ne penser qu’à notre match face au Rwanda, c’est ça le plus important.
S. F.

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