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Voir la version complète : Algérie: Les pâtes et le couscous interdits d’exportation



kredence
03/10/2009, 01h48
Vendredi 2 octobre 09

Le gouvernement s’est enfin décidé à mettre de l’ordre dans le marché complètement désarticulé et livré depuis des années au diktat des commerçants qui entretiennent le yoyo des prix, particulièrement ces dernières années où tout échappe au contrôle de l’État.

Last but not least, le gouvernement a décidé d’agir. Première mesure, l’interdiction d’exportation des produits alimentaires faits à base de matières subventionnées par l’État.

Le ministre du Commerce tant critiqué, Hachemi Djaâboub, poussant dans le détail, a cité les pâtes alimentaires et le couscous exportés par des opérateurs privés.

Pour preuve, a expliqué le ministre, en réponse à une question, ces produits alimentaires sont fabriqués à base de blé tendre et dur, subventionnés par l’État qui les achète à 4 000 DA le quintal et les cède aux minoteries à 2 000 DA le quintal afin que le citoyen puisse acheter la farine et la semoule à des prix raisonnables.

Désormais, les opérateurs qui veulent exporter leur production doivent payer les matières premières avec leurs propres fonds.

Il est question également d’un programme de mise à niveau et de développement des marchés.

Le ministre, à une question orale à l’APN, jeudi, a expliqué que ses services ont présenté un programme pour la mise à niveau des marchés existants et la création d’autres marchés hebdomadaires, couverts, de proximité, de gros qui seront soumis au contrôle avec une attention à la stabilité des prix.

Il a révélé, par ailleurs, que 65% des fruits et légumes échappent au contrôle. Même constat d’absence de contrôle dans le marché de la friperie où le ministre estime, cependant, qu’il est naturel, considérant qu’il est présenté comme tel par l’OMC dont l’Algérie ne fait encore pas partie.

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