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Voir la version complète : L'évangélisation de l'Algérie!!



Sabrina
25/09/2008, 22h49
source: DepecheKabyle.com

Jésus en Kabyle

Aujourd’hui, on parle de l’évangélisation de la Kabylie. Beaucoup de choses se disent et s’écrivent sur ce sujet. Le phénomène est d’autant plus diabolisé qu’il s’agit d’une région d’Algérie qui de tout temps a été pointée du doigt et accusée de vouloir s’occidentaliser et, ce faisant, apostasier le reste du pays

Une enquête de T. Ould Amar

Le passage du Christ en Algérie ne date pas d’aujourd’hui. Il remonte à très loin dans le passé. Les livres d’histoire en témoignent. Le passage de la civilisation judéo-chrétienne a laissé des empreintes culturelles. Ceci est vérifiable, à titre indicatif, à la manière dont nos grands-mères emmaillotent les bébés ou encore à leur manière d’implorer Sidi Djilali (le Galiléen étant Jésus-Christ qui passa une partie de sa vie en Galilée)
Le christianisme s’est réintroduit officiellement en Algérie avec le colonisateur. Des évêques, des prêtres, des religieux et des religieuses activaient dans l’humanitaire (écoles, hôpitaux…). On recensait alors très peu de chrétiens d’origine algérienne. A l’indépendance et craignant plus ou moins la persécution, beaucoup de chrétiens ont quitté le pays.
L’église catholique a perduré depuis l’indépendance. Officiellement, trois associations ont déposé leurs dossiers, sont reconnues et agréées par l’Etat. Ils s’agit de l’Eglise catholique,l’EPA(Eglise Protestante d’Algérie) et ACRCA(Association des Communautés Religieuses Catholiques d’Algérie).
Aujourd’hui, on parle de l’évangélisation de la Kabylie. Beaucoup de choses se disent et s’écrivent sur ce sujet. Le phénomène est d’autant plus diabolisé qu’il s’agit d’une région d’Algérie qui de tout temps a été pointée du doigt et accusée de vouloir s’occidentaliser et, ce faisant, apostasier le reste du pays, le détourner du droit chemin unique. A la limite du complexe et du sentiment de culpabilité, la Kabylie, par la voix de quelques redresseurs de torts, s’en défend et se sent obligée de justifier sa ‘’singularité’’ en rappelant fièrement le nombre de zaouïas et de mosquées que la région recèle. Elle s’en défend aussi en laissant entendre qu’argent et manipulation politique sont derrière. On expliquera aussi que la conversion au christianisme se fait par opposition à l’islam et à l’arabe, chez certains. Ne pouvant être, pour ainsi dire, dans les secrets de Dieu, nous nous limitons à rendre compte d’au moins la surface. Pour ce faire, nous nous sommes rendus à Ouacif, un visage de la Kabylie où le courant protestant exerce son culte ouvertement.

Qu’est-ce que le protestantisme ?
Au début du XVIe, le pape Léon X organisa la vente d’”Indulgences” censées faciliter l’accès au paradis. L’argent ainsi obtenu devait lui permettre de faire construire la basilique Saint-Pierre à Rome. Martin Luther, un moine allemand proteste contre les pratiques de l’église. Il publiera en 1517 ses ‘’95 thèses’’ qui fondent la Réforme. Le fondateur du courant protestant affirme que seule la foi peut sauver l’homme et que la vérité du christianisme se trouve dans les Écritures et non pas dans le clergé. Il ne reconnaît que deux sacrements : le baptême et la communion. Les protestants n’ont donc pas de clergé pour intercéder en leur faveur auprès de Dieu. Au temple, la prière est assurée par certains fidèles ; les pasteurs peuvent être des hommes ou des femmes. Et c’est dans ce courant qui ne tient compte que des Ecriture que se reconnaissent la majorité des Kabyles nouvellement convertis au christianisme.

Sur le terrain du Christ
Ouacif, chef-lieu de la daira, est une ville qui n’a pas trop évolué en matière de développement. A peine débarqué, on a le sentiment qu’elle est livrée à elle-même. N’étaient-ce l’édifice de la brigade de gendarmerie, celui d’Algérie Télécom, les établissements scolaires et le minaret de la mosquée, on aurait même pensé que l’Etat n’est jamais passé par là. Par contre, les signes distinctifs témoignant de l’insoumission de la région à l’autorité établie sont là : absence de policiers et de gendarmes. Comme dans toutes les villes et villages de kabylie qui ‘’se respectent’’ et pour signifier son attachement à la révolte, Ouacif ‘’exhibe’’ deux portraits géants : celui du Rebelle et celui du jeune Naâmane Toufik, Martyr du Printemps Berbère natif de la région. Et le Christ ? Hormis, un graffiti que l’on pourrait facilement confondre avec le ‘’z’’ amazigh et représentant une croix à l’entrée de la ville, rien d’ostentatoire n’indique que dans la localité des chrétiens existent et exercent leur culte. "Ils n’exhibent pas leur foi : ils la vivent", nous expliquera notre hôte et ami Dahmane. La vivent-ils alors dans la clandestinité ? Plutôt dans la sérénité et la discrétion. C’est du moins l’impression que nous aurons tout le temps que nous passerons dans la région. Un séjour qui coïncide avec les Rameaux, fête chrétienne commémorant l’entrée de Jésus à Jérusalem et le Mouloud, fête musulmane célébrant la naissance du prophète Mohamed.
Les jeunes chrétiens que nous rencontrons à Ouacifs ne sont, à première vue, ni pires ni meilleurs que leurs concitoyens. Ils vivent les mêmes contraintes socioéconomiques que les autres. D’ailleurs sur ce plan ils réfutent la singularité.
En fait et s’agissant de leur particularité religieuse, ils estiment qu’ils exercent leur citoyenneté dans une République qui, même si elle a consacré l’Islam religion de l’Etat, a ratifié la proclamation des droits de l’homme et donc son article 18 qui stipule que "Toute personne a droit à la liberté de penser, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seul ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites" . Cette générosité ratifiée par l’Etat algérien relève-t-elle du théorique ? Vraisemblablement non. Les chrétiens, du moins ceux de Ouacifs, ne semblent subir aucune contrainte de nature répressive. Ils vivent leur culte ouvertement sans qu’ils soient rappelés par quelques moyens que ce soient à…’’l’ordre établi’’.
Il est 19 heures passé. Nous nous rendons à l’église. Il s’agit d’une ancienne écurie aménagée. La porte est grande ouverte. Une dizaine de fidèles semblent louer Dieu. Nous n’osons pas entrer. Nous attendons qu’on nous y invite. Un jeune sort de l’église et nous demande ce que nous voulons. Nous lui expliquons qui nous sommes et ce que nous sommes venus faire. "Vous êtes les bienvenus. La porte est ouverte à tous".
L’intérieur ressemble un peu à ces églises du Far West qui se contentent de l’essentiel : une croix, des bancs, un pupitre et une bible. Au dessus du pupitre qui fait face à la porte, une croix en bois massif accroche tout de suite le regard. Tout autour du crucifix, des affiches rendent grâce à Dieu en kabyle, arabe et français. On peut y lire : "Paix, Joie, Amour, Patience, Bonté, Bienveillance, Fidélité, Douceur, Maîtrise de soi", "vivre selon non sa chair mais selon l’Esprit", "Tilelli (liberté)"… Le décor, plutôt agreste, impose une attitude d’humilité.
Nous demandons la permission de prendre quelques photos. On apprendra que des Suisses de passage avaient sollicité la même permission.
Celui qui assurait la fonction de pasteur, un enseignant de son état, semblait expliquer les Ecritures à la dizaine de fidèles présents au ‘’temple’’. C’est dans un kabyle fluide et digeste que les uns et les autres parlent du Christ. A aucun moment nous n’avons noté une effraction linguistique. D’ailleurs, n’était-ce le décor, on ne se serait jamais rendu compte que le ‘’awal’’ concerne Jésus-Christ, tellement la langue semblait couler de source.
Pendant que notre ami Dahmane tentait de réussir des photos, nous nous entretenons avec les fidèles. Nous voulons comprendre comment ils vivent leur foi, s’ils la vivent comme un véritable chemin de croix. Nous voulons surtout savoir comment leurs familles les appréciaient. Ils nous expliqueront que d’une manière générale leur choix est accepté, voire respecté, par leurs concitoyens. Cependant, on nous présente un jeune, une vingtaine d’année, que le père chasser de la maison. Le jeune en question nous dira : "lorsque j’étais un drogué et que je consommais de l’alcool tout le monde m’aimait. Maintenant que je suis dans le droit chemin, on me rejette". On nous parlera aussi d’un jeune Harrachi chassé par sa famille pour s’être converti au christianisme et qui a trouvé refuge pour un certain temps à Ouacifs….
Vendredi matin, nous embarquons avec quelques protestants de Ouacif pour Tizi Ouzou. C‘est jour de messe. C’est la joie dans le minibus qui nous conduit à l’église. La quinzaine de protestants dont deux jeunes filles et une dame accompagne les louanges sur un fond de guitare sèche que diffuse le poste-auto. Ils semblent connaître les textes. "Alléluia !", reprennent-ils en chœur. Véritable gospel kabyle. La journée est belle. Le barrage Taksebt aussi. En fait, le décor ajoute quelque chose de mystérieux aux louanges reprises en chœur par nos hôtes.
Aux environs de dix heures, nous arrivons à Tizi Ouzou, devant une belle bâtisse qui servira de lieu de messe. Femmes, hommes, enfants… ils viennent de tous les territoires de la wilaya célébrer la messe. Ils se connaissent tous. La joie se lit sur tous les visages. L’ambiance est un peu comme dans ces scènes de cinéma montrant les fidèles avant l’entame de la messe du dimanche.
Nous essayons de rencontrer un ‘’responsable’’ pour avoir la permission d’accompagner les protestants de Ouacif à l’intérieur de l’église et rendre compte de la touche finale de notre reportage. Un jeune homme qui répond au prénom de Karim et que tout le monde semble connaître nous répond gentiment que cela n’est pas possible. Cela dit, il nous invite à titre personnel à l’intérieur de l’église. "Nous vous remettrons même une bible", nous dira-t-il sans perdre le sourire. Il expliquera le refus de laisser le journaliste entrer dans la bâtisse par le fait que des confrères auraient dénaturé leurs propos.

Le Prêtre Bélaid du Diocèse d’Alger, associé aux Pères blancs
"L’acte de foi doit être un acte libre, sinon il ne rend pas gloire à Dieu”
Le Prêtre Bélaid nous reçoit dans le salon. Nous voulions juste avoir son appréciation, et à travers lui celle de l’église catholique, à propos de ce que l’on qualifie, à tort ou à raison, d’énigmatique dynamique d’évangélisation. Nous voulons aussi qu’il nous parle de la coexistence des religions. L’homme parle. Il parle surtout de l’Homme. En fait, n’étaient-ce quelques concepts, tels que christ, bible qui entrecoupent son discours, on n’aurait jamais pensé qu’il s’agit d’un prêtre, mais d’un humain dans toute sa splendeur. Il dit des choses humaines, belles et fraternelles. "Si la foi religieuse ne nous rend pas plus humain, c’est que nous n’avons rien compris", dira Père Bélaid. Notre interlocuteur nous parlera "d’unité dans la différence". L’ecclésiastique préfère le mot différence au mot division. "Nous reconnaissons que nous avons une origine commune, nous nous référons tous à Abraham, le père des croyants, le premier à reconnaître que Dieu est unique. En islam il y a cette reconnaissance". Il estime qu’il ne faut pas bloquer sur les différence. Le prêtre pour qui tous les chemins (comprendre toutes les religions) mènent à Dieu est pour la rencontre et le dialogue. "Nous sommes continuellement en relation avec les musulmans et nous avons des rapports fraternels avec les protestants". Mais le Père va au-delà de la religion, il plaidera pour : une attitude beaucoup plus compréhensive, plus vraie et plus humaine vis-à-vis de tout être humain”. Pour lui-même celui qui ne croit pas en Dieu est respectable, "puisque Dieu nous a crée libres".
A propos de l’évangélisation de la Kabylie, Père Bélaid est clair : "Nous ne faisons pas de prosélytisme ni d’évangélisation explicite". Le prêtre pour qui ‘’l’acte de foi doit être un acte libre, sinon il ne rend pas gloire à Dieu’’(Cardinal Duval) ne comprend pas que l’on devienne chrétien parce qu’on rejette l’islam. "Vous avez beaucoup de nouveaux chrétiens qui se croient obligés, parce qu’ils ont découvert Jésus et l’église chrétienne, de rejeter systématiquement tout ce qui est musulman. Si des jeunes ont critiqué les musulmans et que ces musulmans leur renvoient la balle, ils l’auront cherché. Je ne suis pas chrétien par opposition, par rejet de l’islam. Plusieurs chemin mènent à Dieu". A propos de la cohabitation sans heurts, l’homme d’église estime qu’elle suppose une attitude respectueuse vis-à-vis de tout croyant. Si certains n’ont pas cette attitude. "Que chacun y mette du sien".

L’imam de la mosquée de Ouacif
"La coexistence est possible à condition…"
A Ouacif, comme dans le reste des localités de Kabylie, il y a aussi des mosquées, faut-il le rappeler. L’Islam, comme partout ailleurs et contrairement à ce que ce phénomène d’évangélisation pourrait suggérer, est bien implanté.
Nous sommes allés voir l’imam de la mosquée de Ouacif pour avoir son appréciation sur l’objet de notre présence dans la région. Il nous recevra dans son bureau. Pour l’homme de culte cet engouement de plus en plus franc au christianisme, qu’il s’empressera de qualifier de momentané, s’explique par l’absence de confiance et de culture. "nos jeunes ont perdu confiance en leur Etat et en eux-mêmes", dira-t-il. Pour lui cette situation de vulnérabilité prédispose les jeunes à digérer "les mensonges transmis par satellites (parabole)…jusqu’à les pervertir".
L’imam estime que la jeunesse est d’autant plus ‘’manipulable’’ que ne maîtrisons aucune science. Il expliquera aussi que ces jeunes ignorent l’islam. "Comment se défendraient des jeunes qui n’ont aucun niveau et aucun poids dans la société et auxquels on fait miroiter monts et merveilles", s’interroge l’imam et laissant entendre que ce phénomène est ‘’géré’’ par l’argent et des marionnettistes tapis dans l’ombre travaillent à déstabiliser la région.
S’agissant de la coexistence de l’islam avec le christianisme, l’imam estime que la cohabitation est possible "à la condition qu’il s’agisse de vrai chrétiens non motivés par des considérations autre que la foi et à la condition aussi que des lois régissent cette anarchie".
Cela dit, la cohabitation des cultes, laisse entendre l’imam, dépend aussi et surtout du niveau culturel de tout un chacun. Par niveau culturel, l’imam entend la connaissance de l’islam. Car, suggère-t-il, plus nous connaissons l’Islam, plus nous respectons l’autre. Il puisera d’ailleurs son argumente dans le Coran : l’islam interdit ‘’d’insulter’’ d’autres religions.

Protestants de Ouacif
"Nous ne sommes pas engagés dans un parti politique"
Des convertis au christianisme nous ont expliqué leur foi. Pour la plupart, la conversion est l’aboutissement logique de la quête de la vérité, cette vérité qui ne comporte aucune restriction. "Je suis la voie, la vérité et la vie", est-il écrit dans l’Evangile. A les entendre, cette recherche de la vérité est individuelle et n’est altérée par aucune interférence. Cependant, même si la démarche diffère de l’un à l’autre, tous ont plus ou moins à un moment donné de leur parcours vécu un ‘’mystère’’ : le miracle. Le mot revient dans la bouche de beaucoup de chrétiens. "J’étais un véritable monstre. Aujourd’hui, et je rend grâce à Dieu, je suis en paix avec moi-même et avec mes concitoyens du village", une dame de 57 ans nous explique le miracle le Christ, selon elle, l’a guéri d’une maladie. A croire la description symptomatique du mal qui la rongeait, Il s’agirait d’une schizophrénie affective.
Parmi ces nouveaux convertis, d’anciens musulmans pratiquants. Salim en est un. Il nous dira que pour lui la religion n’est qu’un code de la route : "l’essentiel est Dieu". A sa manière, Salim explique que l’Islam n’a été pour lui qu’un cadre qui lui permettrait de trouver Dieu. L’avait-il trouvé dans l’islam? En fait, et cela pourrait paraître paradoxal, c’est la connaissance de l’islam, sa connaissance, qui l’a poussé à chercher, si l’on peut dire, ailleurs Dieu.
L’avènement du terrorisme le poussera à s’interroger sérieusement. Il se met, nous dit-il, à lire profondément. Il nous parlera d’incohérences qui vont à l’encontre de la raison. "je me suis alors adressé directement à Dieu pour me montrer la voie", nous confie Salim. Et alors ? Salim épouse le protestantisme, ce courant qui refuse le clergé.
"On n’a pas faim, Dieu merci ! Nous avons des dinars et de l’euro", nous dit au micro un autre protestant pour nous expliquer que seule sa foi l’a motivé. Cette "évangélisation n’est pas importée, nous l’avons déjà exporté. Saint-Augustin a évangélisé l’Europe. On n’a rien inventé, le Christ à toujours été là. En fait, il s’agit d’un retour à la source", rétorque-t-il aux détracteurs qui les accusent de rouler pour ‘’une main étrangère’’. Il nous révèlera aussi que l’évangélisation est partout en Algérie : "allez voir à Mascara, Annaba, Laghouat… seulement, la Kabylie a toujours été montrée du doigt". Dans la lancée et avec un zeste d’ironie, il ajoute : "écoutez-nous ne sommes pas engagés dans un parti politique pour aller danser. On a un seul intérêt ; la vérité". A propos de la manière dont il est vu par ses concitoyens, il dira : "nous n’avons pour l’instant aucun problème. La Kabylie est une société démocrate".

Hamid, musulman pratiquant
"Déjà la cohabitation entre courants de l’Islam est terriblement difficile"
Hamid note que, hélas, dans toute démarche spirituelle (s’agissant du moins de l’islam) la quête personnelle est absente. "On s’engage dans tel ou tel courant (de l’islam, ndlr) comme on s’engagerait dans un parti politique", explique-t-il, la dimension extrémiste dans les religions. "Si je suis musulman, c’est pour sauver mon âme, pas celle des autres, c’est strictement individuel", dira-t-il pour nous faire comprendre qu’aucune charge idéologique ne vient encombrer son rapport avec Dieu. Chose qui n’est pas vraie pour l’ensemble des musulmans.L’islam est une affaire de groupe, voire de groupuscules. Se reconnaître dans tel ou tel courant c’est aussi et surtout s’identifier à tel ou tel groupe idéologique : frère musulman, salafiste, chiite… C’est la foi des masses. La difficulté de coexister est ainsi justifiée. Les algériens de culte chiite, qui pourtant existent, ne s’affichent pas de peur de représailles. "Ils (chiites) sont conscients des risques qu’ils courent. Ils ne s’affichent que dans l’anonymat à travers le net. La taqia (la discrétion) est leur fondement", explique Hamid. Beaucoup de Kabyles de l’ouest se reconnaissent dans ce courant, lequel, argumentent ses adeptes, ne rejettent pas leur langue.Hamid est sceptique : la cohabitation des religions n’est pas évidente. "Déjà la cohabitation entre courants de l’islam est terriblement difficile".

T.O.A

(DepecheKabyle.com - Disclaimer) ajoutée le 2006-04-26

Zemri
26/09/2008, 06h57
allah yejib el khir :dieu:

SamDZ
26/09/2008, 07h02
Une je regardais un doc sur l'évangélisation dans la région de kabylie sur Al Arabia un imbécile disait:"moi j'ai trouvé l'amour en Jésus" :icon_lol: kan manque meskine

AL-OUALI
26/09/2008, 18h34
Une je regardais un doc sur l'évangélisation dans la région de kabylie sur Al Arabia un imbécile disait:"moi j'ai trouvé l'amour en Jésus" :icon_lol: kan manque meskineL'evangilation et wahabisation se trouvent partout en Algerie et surtout hors Kabylie!!!:minilogo_algeria:

Sabrina
26/09/2008, 20h05
el bahrou amamana w el a3dou wara9na.
rouh a l`Agerie rouh.

AL-OUALI
26/09/2008, 22h05
el bahrou amamana w el a3dou wara9na.
rouh a l`Agerie rouh.C'est que le pere belaid...je le connais bien!c'est un saint homme!il etait vicaire a notre dame!!!connais-tu monseigneur duval?:minilogo_algeria:mais kemmini,tu connais...les abou-hourayras!!!

sidomidou
27/09/2008, 03h05
Dans l'Algerie actuelle, kul tir yelgha belghah; nous avons l'evangelisation, l'islamisation made in, la berberisation a la mode, l'arabisation made in, et d'autre trucs inventes je ne sais d'ou. Ou est l'Algerianisation dont on a besoin? Toutes ces piqures injectees dans ce corps malades ne pourraient etre efficaces, si notre jeunesse a ete vaccinees contres ces epidemies importees d'outre mer. Nous n'avons qu'une seule devise: Algerie Musulmane-Arabo-Amazigh. Tout autre n'est que bla bla sans fin.

AL-OUALI
27/09/2008, 13h21
Dans l'Algerie actuelle, kul tir yelgha belghah; nous avons l'evangelisation, l'islamisation made in, la berberisation a la mode, l'arabisation made in, et d'autre trucs inventes je ne sais d'ou. Ou est l'Algerianisation dont on a besoin? Toutes ces piqures injectees dans ce corps malades ne pourraient etre efficaces, si notre jeunesse a ete vaccinees contres ces epidemies importees d'outre mer. Nous n'avons qu'une seule devise: Algerie Musulmane-Arabo-Amazigh. Tout autre n'est que bla bla sans fin.
Jughurthen a la mode?C'est un honneur!!!Mais le hillalisme wahabite,jamais!!!Celui qui veut etre arabe et non musulman,il y 'a nuance,l'arabie est grande et bon deb...!!!!:pancartedz:

sidomidou
27/09/2008, 13h33
Jughurthen a la mode?C'est un honneur!!!Mais le hillalisme wahabite,jamais!!!Celui qui veut etre arabe et non musulman,il y 'a nuance,l'arabie est grande et bon deb...!!!!:pancartedz:

Tu n'a pas compris ce que je voulais dire par "berberisation a la mode".

AL-OUALI
27/09/2008, 13h37
Tu n'a pas compris ce que je voulais dire par "berberisation a la mode".Gaa el-globe rah yestenna fik!!!:icon_biggrin:

AL-OUALI
27/09/2008, 13h42
el bahrou amamana w el a3dou wara9na.
rouh a l`Agerie rouh.Le plaisir est toujours ALGERIEN!!!:pancartedz:

Sabrina
27/09/2008, 14h49
[QUOTE=AL-OUALI;5235]C'est que le pere belaid...je le connais bien!c'est un saint homme!il etait vicaire a notre dame!!!connais-tu monseigneur duval?:minilogo_algeria:mais kemmini,tu connais...les abou-hourayras!!![/QUOTE

Je ne le connais pas personnellement mais j`entends parler de lui par des amis a moi et je connais un autre Belaid celui qui a une zaouia a Alger du coté de chaaba..un bel homme ..blond qui ressemble a jesus avec des cheveux longs.
ne me dis pas que c`est lui?
ils nous ont dis yèrki ma copine est parti w rkalha dans une bouteille d`eau mais elle l`as vu parler dans la bouteille mais elle n`a pas compris.

Sabrina
27/09/2008, 14h51
Le plaisir est toujours ALGERIEN!!!:pancartedz:

moi je défend les kabyles..les Arabes...et les turcs
parceque je suis les trois en meme temps.

rumi
27/09/2008, 16h38
bonjour...c'est de la pure propagande...il n'ya pas plus musulman et pieux que les kabyles...les zawyates sont toujours la pour le prouver...et il ne faut pas suivre cette propagande dont le but est justement de convaincre les autres algeriens que la kabylie est à jesus....non!!.la kabylie est a sidna mohammed salla allah 3alaihi wa sallem...et restera ainsi pour de bon!...

Sabrina
27/09/2008, 16h54
bonjour...c'est de la pure propagande...il n'ya pas plus musulman et pieux que les kabyles...les zawyates sont toujours la pour le prouver...et il ne faut pas suivre cette propagande dont le but est justement de convaincre les autres algeriens que la kabylie est à jesus....non!!.la kabylie est a sidna mohammed salla allah 3alaihi wa sallem...et restera ainsi pour de bon!...

tu sais Rumi j`ai trouvé cette article sur internet, j`ai meme donner le nom du site.
sur un autre site les chiffres sont allarmantes ils parlent de 50.000 Algeriens convertis au christianismes c`est dernieres années.
je suis tout a fait d`accord avec toi que la kabylie est comme le reste de l`Algerie musulmane et fière de l`etre.
je sais qu`il ya des chrétiens Algeriens mais ils sont 1 % de la popupaltion
je crois aussi que c`est une propagande pour mettre la zizanie entre le peuple Algerien ou juste a nous distraire tandis que les ouhouch qui nous gouvernent mangent et se partage la richesse de notre pays.
il faut qu`ils trouvent une astuces non?

rumi
27/09/2008, 17h11
tu sais Rumi j`ai trouvé cette article sur internet, j`ai meme donner le nom du site.
sur un autre site les chiffres sont allarmantes ils parlent de 50.000 Algeriens convertis au christianismes c`est dernieres années.
je suis tout a fait d`accord avec toi que la kabylie est comme le reste de l`Algerie musulmane et fière de l`etre.
je sais qu`il ya des chrétiens Algeriens mais ils sont 1 % de la popupaltion
je crois aussi que c`est une propagande pour mettre la zizanie entre le peuple Algerien ou juste a nous distraire tandis que les ouhouch qui nous gouvernent mangent et se partage la richesse de notre pays.
il faut qu`ils trouvent une astuces non?
sabrina tu viens de toucher le fond du probleme....

AL-OUALI
27/09/2008, 19h42
[QUOTE=AL-OUALI;5235]C'est que le pere belaid...je le connais bien!c'est un saint homme!il etait vicaire a notre dame!!!connais-tu monseigneur duval?:minilogo_algeria:mais kemmini,tu connais...les abou-hourayras!!![/QUOTE

Je ne le connais pas personnellement mais j`entends parler de lui par des amis a moi et je connais un autre Belaid celui qui a une zaouia a Alger du coté de chaaba..un bel homme ..blond qui ressemble a jesus avec des cheveux longs.
ne me dis pas que c`est lui?
ils nous ont dis yèrki ma copine est parti w rkalha dans une bouteille d`eau mais elle l`as vu parler dans la bouteille mais elle n`a pas compris.Doka ,il est TIZI...je crois a la bibliotheque.Belaid,c'est son prenom!!!ama djiha chaaba?Ezghara?

AL-OUALI
27/09/2008, 19h47
bonjour...c'est de la pure propagande...il n'ya pas plus musulman et pieux que les kabyles...les zawyates sont toujours la pour le prouver...et il ne faut pas suivre cette propagande dont le but est justement de convaincre les autres algeriens que la kabylie est à jesus....non!!.la kabylie est a sidna mohammed salla allah 3alaihi wa sallem...et restera ainsi pour de bon!...Ils ne connaissent pas leur pays!!!Tizi est la ville des mosquée!!!Avant,iln y avait aucun bar!!!La seule wilaya ou iln y avait pas de bar,c'etait la 15!!!

Sabrina
27/09/2008, 19h59
[QUOTE=Sabrina;5383]Doka ,il est TIZI...je crois a la bibliotheque.Belaid,c'est son prenom!!!ama djiha chaaba?Ezghara?

machi Ezghara ....chaaba man djihat e-za3tcha..fok la salle harcha...man djihat la cité Mahié-edine.

AL-OUALI
27/09/2008, 20h03
[QUOTE=AL-OUALI;5443]

machi Ezghara ....chaaba man djihat e-za3tcha..fok la salle harcha...man djihat la cité Mahié-edine.pour monter a amara rachid!!!

Sabrina
27/09/2008, 20h12
tu parles du lycée Amara Rachid ce n`est pas a benaknoun ? ou plutot je vais faire la tchitchi Amara Rachid ce n`est pas a Benak?

AL-OUALI
27/09/2008, 20h56
tu parles du lycée Amara Rachid ce n`est pas a benaknoun ? ou plutot je vais faire la tchitchi Amara Rachid ce n`est pas a Benak?et toi? tu es passée par ruisseau?

Sabrina
27/09/2008, 21h13
chaaba...la salle harcha...la cité mahie-edine..zaatcha .ce n`est pas le meme secteur pour aller a ruisseau il faut passer par belcourt...w la l`autoroute ou par salenbier en passant par le ravin de la femme sauvage..les anasser.
moi j`ai pas été au lycée de Amara Rachid ...je suis allée au lycée omar racim. celui qui est en face de la chaine 3

Sabrina
27/09/2008, 21h15
el-gheyoura raha t'guember biya!!!
bouuuuuuuuuh Al-ouali wach bik? si tu parles de moi ya khou wallah walou je parle avec toi sérieusement.

AL-OUALI
28/09/2008, 14h58
el-gheyoura raha t'guember biya!!!
bouuuuuuuuuh Al-ouali wach bik? si tu parles de moi ya khou wallah walou je parle avec toi sérieusement.lala!!!Ana vrai oulid-el-kasba!!!j'y suis né!!!etrabitt f'laakiba et doka ...andi dar fel-harrache!!!je ne suis pas encore sorti d'alger:!!!kima m'seken lekhrinn!!!

AL-OUALI
28/09/2008, 15h03
chaaba...la salle harcha...la cité mahie-edine..zaatcha .ce n`est pas le meme secteur pour aller a ruisseau il faut passer par belcourt...w la l`autoroute ou par salenbier en passant par le ravin de la femme sauvage..les anasser.
moi j`ai pas été au lycée de Amara Rachid ...je suis allée au lycée omar racim. celui qui est en face de la chaine 3TU ME FAIS RIRE!!!oueche dekhall ruisseau-el-tahta-salambi-ou -tagarins!!!lebiyar-cheval blanc-les asphodelles-et benak!!!:morderire::morderire:

Sabrina
29/09/2008, 14h28
ya khou c`est toi qui mélange tout..moi je parle de la cité mahié-edine..zaatcha..la salle harcha qui sont le meme sécteur et toi tu me parles de Amara Rachid et de ruisseau.
wach jab ruisseau au Zaatcha et la cité mahié-edine?
c`est toi qui veux aller de Zaatcha w 3ayoun ezork a ruisseau!! alors je t`ai juste donné le trajet a suivre...alors je ne vois pas d`autre solution pour cela
ou prendre belcourt pour y arrivée ou descendre 3ala dar-el babour via el karrière takhod lakto3 w salem bahri

c`est toi qui a cité Amara Rachid...peut etre que tu as fais tes études avec la tchi-tchi qui Habitent Ben-aknoun,Makley,el-Biar.................................Moi perso hadouk la bande à khnitchou ma nakhdèmhoumch.

tu veux me prouver que tu es un Algerois Allah yéberek Khyar èness.
moi je n `ai rien à prouver ...je ne fais pas de régionalisme je suis Algerienne avant d`etre Algeroise....ciao

AL-OUALI
29/09/2008, 14h56
ya khou c`est toi qui mélange tout..moi je parle de la cité mahié-edine..zaatcha..la salle harcha qui sont le meme sécteur et toi tu me parles de Amara Rachid et de ruisseau.
wach jab ruisseau au Zaatcha et la cité mahié-edine?
c`est toi qui veux aller de Zaatcha w 3ayoun ezork a ruisseau!! alors je t`ai juste donné le trajet a suivre...alors je ne vois pas d`autre solution pour cela
ou prendre belcourt pour y arrivée ou descendre 3ala dar-el babour via el karrière takhod lakto3 w salem bahri

c`est toi qui a cité Amara Rachid...peut etre que tu as fais tes études avec la tchi-tchi qui Habitent Ben-aknoun,Makley,el-Biar.................................Moi perso hadouk la bande à khnitchou ma nakhdèmhoumch.

tu veux me prouver que tu es un Algerois Allah yéberek Khyar èness.
moi je n `ai rien à prouver ...je ne fais pas de régionalisme je suis Algerienne avant d`etre Algeroise....ciaoghiyoura!!!j'ai fait amara mais je suis loin d'etre chouchou!!!