PDA

Voir la version complète : Pour en finir avec le francais et la francophonie !!



kredence
31/10/2009, 22h22
Un texte toujours d'actualite


francais et francophonie en declin ?

Jean VINATIER, historien
et François XVOLT, écrivain
Le Figaro, 8 août 2002

Pour en finir avec la Francophonie

Jean Vinatier et François Xvolt portent un regard acerbe sur la politique francophone actuelle et se demandent comment insuffler un désir de solidarité entre francophones

Dans deux mois devrait se tenir le IXe Sommet de la francophonie à Beyrouth. D'emblée, une question se pose : cet ensemble composite rassemblant cinquante pays est-il utile ?

En des termes plus crus, est-il raisonnable de demander au contribuable français de concourir au financement d'institutions aux résultats plutôt insignifiants ?

Premier constat, l'usage général du français ou ses variantes francophones recule.

S'il se maintient mollement an Afrique de l'Ouest, son emploi s'essouffle au Maghreb.

Il chute en Europe de l'Est, en Asie du Sud-Est. Il est boudé par l'élite et les classes moyennes de nombreux pays, francophones, francophiles.

D'une manière générale, les nouvelles générations légitimement préoccupées par le social - bien-être, insertion, élévation - ne se reconnaissent pas dans le français comme langue de partage, de connaissance et, de surcroît, mesurent médiocrement son utilité pour le développement de leur propre pays.

Ainsi, les étudiants des pays francophones de l'Afrique de l'Ouest ne se trompent-ils pas : depuis l'année scolaire 2001-2002, une majorité d'entre eux opte pour les universités américaines plutôt que pour les universités françaises !

Certes, il est toujours de bon ton de se plaindre de la concurrence supposée déloyale de l'anglais quand la vraie raison tient surtout à l'inexistence, en France, de volonté politique continue.

Cette politique de basse marée perturbe sérieusement nos partenaires. Les Québécois ne nous comprennent plus.

Les Africains et les Maghrébins perçoivent le déclin de notre pays.

Quant aux Européens, pourtant favorables, ils s'amusent de l'arrêt tout récent de la Commission demandant à la France de ne plus imposer l'usage du français sur les étiquettes des produits alimentaires.

Entre négligence et esprit d'abandon, la francophonie est le ventre mou de la politique extérieure de la France.

D'aucuns nous opposerons que la francophonie fait son chemin. D'une langue en partage, depuis le Sommet de Hanoï en 1997, elle serait devenue le fer de lance d'une politique commune.

Elle favoriserait, selon les attributions dévolues à l'Organisation internationale de la francophonie, la consolidation de l'Etat de droit et de la démocratie, la promotion et l'exercice des droits de l'homme, comme si ces ambitions pouvaient être du ressort d'une seule langue !

En fait, la francophonie désespérément absente de la résolution des principaux foyers de tension au Congo, au Burundi, au Rwanda, à Madagascar ou en Côte d'Ivoire, s'est quasiment tue dans les pays francophones où l'exercice des libertés reste pour le moins symbolique.

Qui plus est, le projet d'un espace démocratique francophone annoncé à grands renforts de manchette de journaux s'enlise dans les tiédeurs et les renoncements.

Pourtant, l'idée est belle ! Dans l'esprit de Léopold Sédar Senghor, elle impose un espace d'échanges et de solidarité entre les hommes et les femmes aux cultures différentes.

L'homme francophone peut être le porte-drapeau du refus des égoïsmes, des communautarismes, du repli sur soi, des diversités linguistiques...

Dans une société multiculturelle, plus que jamais nous deviendrons le parent, le cousin, le père ou le frère de l'autre.

Devenons donc, comme nous y invite le premier ministre, " actifs, réactifs et créatifs ", prononçons l'aggiornamento de la politique francophone de la France !

Cessons d'abord d'instruire la francophonie comme un seul enjeu de politique extérieure.

Comment plaider la francophonie en France quand notre pays se " ghettoïse " à un rythme accéléré ?

Comment le Béninois, le Sénégalais, le Zaïrois ou le Marocain se fendraient-ils d'un sentiment francophone alors que son frère de sang éprouve, ici, le manque de fraternité ?

Comment vivre la francophonie dans une France devenue forteresse au visa improbable souvent à l'endroit des plus qualifiés ?

Si la francophonie a toujours un sens en France, il faut d'entrée de jeu décloisonner les quartiers et les cités où une population évidemment francophone se marginalise.

Au lieu de se disperser, la francophonie gagnerait à s'appuyer sur les piliers de la langue : l'éducation et la formation.

Dans les prochaines décennies, le point névralgique de l'équilibre Nord-Sud passera, d'une part, par le maintien de la force de travail - donc de la richesse - en Europe grâce à un flux migratoire important et, d'autre part, par le décollage économique des pays du Sud. Préparons l'avenir !

Dès maintenant, il importe de nourrir le marché du travail en mettant en symbiose les structures de formation des pays francophones autour d'objectifs communs.

Au final, l'étudiant en BTS à Gennevilliers, à Dakar ou Rabat se sentira partie active d'une même chaîne associant connaissance, formation, emploi et ce, par-delà les frontières.

Compte tenu de l'ampleur de la tâche, la francophonie gagnerait à recentrer toute son énergie sur ce seul point.

La refonte institutionnelle francophone s'annonce.

Le couplage actuel entre l'Organisation de la francophonie dont le secrétariat est animé par M. Boutros Boutros Ghali et les dits opérateurs n'est ni engageant ni prometteur.

Au lieu de singer l'organigramme de l'ONU, un seul organisme illustrerait le projet francophone dans les domaines vitaux de la formation, l'éducation et l'emploi.

Pour atténuer la présence toujours envahissante des Etats, les entreprises, les organisations syndicales, les chambres professionnelles, les établissements d'enseignement technique et supérieur (universités, alliances françaises, etc.) seraient les vecteurs du projet.

Les associations étudiantes joueraient en première ligne. Un volontariat constitué par l'ensemble des générations insufflerait au nouvel organisme la priorité d'action dans les quartiers populaires, là où la francophonie s'imprègne naturellement de l'esprit du métissage et de rencontre.

Dépassons les Etats, développons une francophonie des nations, véritablement populaire, autour d'une politique pragmatique et réaliste.

Si d'aventure cette idée prenait corps, la francophonie reprendrait un sens, principalement auprès des hommes, pour l'avenir, leur bien commun.

Jean VINATIER
François XVOLT
Le Figaro

kredence
02/11/2009, 17h24
Une cause perdue
Par Marcel Berlins
"A lost cause" - The Guardian, mercredi 29 mars 2006

J'ai approuvé le départ irascible et puéril du Président Chirac, en signe de protestation, parce qu'il l'a fait pour une bonne cause.[1] Malheureusement, c'est aussi une cause perdue et c'est l'une de celles qui ne peuvent plus être ravivées.

Cependant, beaucoup de présidents français quittent la pièce d'un air digne lorsqu'ils découvrent un Français qui prononce un discours en anglais.

La frustration immédiate de Chirac portait sur le déclin du français en tant que langue de communication inter-européenne.

Le français a perdu depuis longtemps son statut sur la scène internationale et dans le monde de la diplomatie.

Mais il pouvait au moins vanter sa supériorité à l'intérieur des institutions européennes.

C'est fini !

L'anglais, en tant que deuxième langue, est la plus enseignée en Europe.

Je ne tire aucune satisfaction de ce fait.

Il serait agréable de penser que les étrangers l'apprennent pour sa beauté et pour accéder à sa littérature et à sa culture.

Bien sûr que non ! Ils veulent parler l'anglais (ou plutôt souvent l'américain, malheureusement !) parce que c'est "la langue des affaires".

D'ailleurs, c'est ce qu'a expliqué [le président de l'UNICE] au début de son discours. Et - aurait-il pu ajouter - du commerce international, de l'internet, de la pop music, de l'industrie du tourisme et de Hollywood.

La langue française ne peut pas lutter. Tout ce qui milite en sa faveur est que c'est la plus belle langue du monde, la plus élégante, la plus expressive et la plus mélodieuse.

C'est aussi la langue dominante de la culture. Mais cela ne compte pas si vous voulez conclure une affaire.

Les moqueries à deux balles qui ont accompagné le départ de Chirac n'ont pas compris cela. [Le président français] ne se plaignait pas seulement du rôle du français en Europe.

Ce qui se cache derrière est bien plus important : la peur d'un déclin irréversible du français sur le territoire national.

Plus l'anglo-américain est utilisé dans les institutions internationales ou européennes, plus il s'infiltre et réduit le français.

Il n'y a rien de nouveau à ce que les Français incorporent des mots et des termes étrangers dans leur langue.

Cela a cours depuis longtemps. Mais, jusqu'à présent, l'intégrité de la langue française n'a pas été entamée de manière significative.

Ce qui est plus récent est la vitesse avec laquelle cette langue change, et, peut-être tout aussi dangereux, l'enthousiasme avec lequel les jeunes Français, de tous les milieux, acceptent ces changements, et les inaugurent même parfois - pas simplement pour parler affaires, mais aussi, pour prendre un exemple, dans la langue parlée en banlieue (ce qui a été très en évidence en novembre dernier, durant les émeutes des défavorisés).

Les Français se sont déjà accommodés du fait que leur langue n'est plus la langue importante et fonctionnelle de tous les jours - la langue véhiculaire - sur la scène mondiale ou européenne. Ce qu'ils craignent est que le français cesse d'être la première langue de la culture.

En défendant son départ [pendant l'intervention d'EAS], Chirac a déclaré, à propos de la nécessité que le français continue d'être proéminent : "Ce n'est pas qu'une question d'intérêt national.

C'est dans l'intérêt de la culture et du dialogue des cultures. Vous ne pouvez pas construire le monde sur une seule langue et donc sur une seule culture".

Là dessus, il a raison.

Si une seule langue est trop dominante, les autres langues de son cercle immédiat sont menacées.

Dans un premier temps, le dommage peut être limité - à la "langue des affaires" - comme s'est arrivé à la France en Europe ; mais si cela gagne ensuite d'autres influences linguistiques, des films américains aux sites internet, il deviendra plus difficile de défendre l'intégrité de la langue qui est attaquée.

Une fois que le langage a commencé à se désintégrer, le tissu même de la culture du pays - dans son sens le plus large - est en danger.

La France est particulièrement vulnérable.

Le français est la première langue de moins de 100 millions de personnes (comparé aux 400 millions qui parlent l'espagnol) et le fait même que la France soit si proéminente dans le monde des affaires signifie qu'elle se mélange constamment avec ses ennemis linguistiques - les Etats-Unis et la Grande-Bretagne - et qu'elle se place sous leur influence maligne.

Je ne dis pas que la menace à la magnifique culture française est imminente, mais elle rôde.

Et si la culture française se retrouve diminuée, nous nous appauvrirons tous.

Traduit de l'anglais par [JFG-Questionscritiques]

Elisa
03/11/2009, 14h56
oui oui on sait ! tu n'aimes pas le français, tu n'aimes pas la france, tu aimes les USA oui oui on sait maintenant inutile de nous abrever !

kredence
03/11/2009, 15h35
Je ne sais qui t'as sonne,je croyais que tu etais allergique au copier/coller.

Elisa
03/11/2009, 17h49
désolé mais je ne suis pas de celle que l'on sonne et encore une fois je te prierai d'être correct

romance
03/11/2009, 17h59
désolé mais je ne suis pas de celle que l'on sonne et encore une fois je te prierai d'être correct




j ai pose la question sur un autre poste mais celui ci a ete verrouille alors je la repose ici

elisa tu t es marié avec un algerien


kredence m en veut je pollue ton poste

Elisa
03/11/2009, 18h18
oui effectivement mon mari est algérien

romance
03/11/2009, 20h35
bsahtek qu Allah te comble de ces bienfaits amine :nana:

Elisa
03/11/2009, 22h05
meme si la mixité ne plait pas à tout le monde elle nous a très bien réussie jusqu'à aujourd'hui hamdoullilah

CHELGHOUM-LAID
03/11/2009, 23h57
meme si la mixité ne plait pas à tout le monde elle nous a très bien réussie jusqu'à aujourd'hui hamdoullilah

quel est le rapport?
moi aussi je n'aime pas la classe politique française, pourtant ma femme est française de souche.
pourquoi interprete tu la critique de certain sujets a des attaques perssonelles?

kredence
04/11/2009, 02h36
Voila,ce qu'il fallait dire,elle joue de facon premeditee sur le fait qu'elle est marie a un algerien.

Personne n'a parle de son mariage ou de sa personne,elle essaie de nous flouer avec cette histoire.

T'es sur ce forum pour discuter de tout comme tout le monde,donc pas de favoritisme,pas de clanisme.

Ne pas aimer la politique francaise,les politiciens francais,ne pas aimer la France en tant pays est de notre droit,et cela n'a rien a voir avec son opinion.
------------------------------------------------------

quel est le rapport?
moi aussi je n'aime pas la classe politique française, pourtant ma femme est française de souche.
pourquoi interprete tu la critique de certain sujets a des attaques perssonelles?

kredence
04/11/2009, 02h39
Pas du tout,Romance,tu ne pollue nullement "mon" poste,t'as une question a poser,y a pas de probleme,
----------------------------------------------------------------------

j ai pose la question sur un autre poste mais celui ci a ete verrouille alors je la repose ici

elisa tu t es marié avec un algerien


kredence m en veut je pollue ton poste

Elisa
04/11/2009, 08h48
quel est le rapport?
moi aussi je n'aime pas la classe politique française, pourtant ma femme est française de souche.
pourquoi interprete tu la critique de certain sujets a des attaques perssonelles?

mais pourquoi vous sentez vous visé dans mes propos ? Ils ne s'adressaient pas à vous, je parlais en général et je répondais simplement à romance. Loin de vous était ma pensée lorsque j'ai écris ces mots.
Pourquoi prendrais-je cela pour des attaques perso ? Je ne vois d'ailleurs pas pourquoi on m'attaquerait concernant ce sujet. C'est effectivement privé. Romance m'a posé une question et j'y ai répondu point final.

Elisa
04/11/2009, 08h50
Voila,ce qu'il fallait dire,elle joue de facon premeditee sur le fait qu'elle est marie a un algerien.

Personne n'a parle de son mariage ou de sa personne,elle essaie de nous flouer avec cette histoire.

T'es sur ce forum pour discuter de tout comme tout le monde,donc pas de favoritisme,pas de clanisme.

Ne pas aimer la politique francaise,les politiciens francais,ne pas aimer la France en tant pays est de notre droit,et cela n'a rien a voir avec son opinion.
------------------------------------------------------

mais de quel favoritisme parle tu ? c'est n'importe quoi ! à quel titre serais-je favorisée ? vous extrapolez franchement !

kredence
04/11/2009, 12h06
Avec toi,il faut bien extrapoler pour que tu comprennes.