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Voir la version complète : poeme et citation de hafez...



romance
11/10/2008, 16h15
le printemps



Qu'y a-t-il de mieux que le plaisir de se réunir, des jardins et du printemps ?
Où se trouve l'échanson ? Pourquoi ce retard ?
La signification de l'eau de vie et du jardin de paradis,
Quoi d'autre que le bord du ruisseaux et le vin délicieux , pardi ?
Saisis pleinement chaque instant opportun,
Car personne ne connaît, de cette histoire, la fin.
...
Celui qui se couvre et l'ivrogne, sont du même acabit.
Quelle parade devons-nous suivre ? Par où la sortie ?
Si on accorde du crédit à mes fautes et mes erreurs,
Que signifie donc la miséricorde du pardonneur ?
Le chaste choisit le vin du paradis, et Hafiz coupe et fleurs,

Dans cette affaire, laquelle est la volonté de Créateur ?

romance
11/10/2008, 16h17
le printemps


Allons ! Faisons jaillir des fleurs, versons du vin délicieux,
Crevons le plafond de l'Univers , entamons de nouveaux desseins.
Si la tristesse rassemble ses troupes pour verser le sang des amoureux,
Moi et l'échanson, nous nous allierons et éradiquerons ses essaims !

romance
11/10/2008, 16h18
citation


"Assieds-toi sur les bords d'un ruisseau, et vois le passage de la vie,
Que cet indice d'un monde passager nous suffit".

amelesperanza
16/10/2008, 13h39
qui a écrit ça?

romance
16/10/2008, 20h59
qui a écrit ça?


hafez shiraz poete iranien

romance
23/10/2008, 09h57
L'ÉLIXIR DE L'AMOUR


Tu ne sais pas ce qu'est l'Amour. Il te faudrait être intrépide
Et connaître tout le parcours, si tu veux devenir un guide.
A l'école de Vérité, auprès du professeur d'Amour,
Tâche, ô mon fils, de mériter d'être comme ton père, un jour.
Le cuivre vil de l'existence, laisse-le tomber en chemin,
Et que te transmute en or pur l'élixir de l'Amour divin.
Dormir, manger, voilà ce qui t'a mis au-dessous de toi-même.
Cesse de manger, de dormir, et tu redeviendras toi-même.
Que la lumière de l'Amour embrase ton cœur et ton âme,
Et toi, tu deviendras meilleur que le soleil dans le ciel bleu.
Plonge-toi donc, comme un éclair, dans l'Océan même de Dieu,
Sans penser qu'à l'eau des Sept mers tu puisses mouiller un cheveu.
Tu seras, de la tête aux pieds, baigné de divine lumière :
Tourne-toi vers Sa Majesté, avec un cœur humble et sincère.
Si tout ce que tu vois est la Face de Dieu,
Tu seras l'un de ceux dont le regard profond est pieux.
Si les fondements de ta vie s'écroulent sens dessus dessous,
Ne t'inquiète pas par le fait que tu es sens dessus dessous.
Hâfez, si tu as la passion d'une Union mystique avec Dieu,
Tu ne seras que poussière au seuil de ceux qui contemplent Dieu.


(Divân) :nana:

romance
23/10/2008, 09h58
LA LAMPE SOLITAIRE



Tu es comme le matin. Je suis la lampe qui brille,
Seule, à l'aube. Souris-moi, et je donnerai ma vie.
Tu es le deuil de mon cœur, pour les boucles de ta tête
Que ma tombe fleurira d'un tapis de violettes.
Je me tiens, les yeux ouverts, sur le seuil de ton désir.
Dans l'attente d'un regard, ...mais, de moi, tu te retires.
Merci. Que Dieu te protège, ô cohorte de douleurs,
Car, lorsque je serai seul, tu resteras dans mon cœur!
De mes yeux je suis l'esclave, lorsque, malgré leur noirceur,
Le compte de mes chagrins leur fait verser mille pleurs.
Mon idole se dévoile aux regards de tout le monde,
Mais personne ne surprend tant de grâce, que moi seul.
Mon amour, comme le vent, quand tu passes sur ma tombe,
Dans ma fosse, de désir, je déchire mon linceul...


(Divân) :nana:

cheyenne
23/10/2008, 21h14
LA LAMPE SOLITAIRE



Tu es comme le matin. Je suis la lampe qui brille,
Seule, à l'aube. Souris-moi, et je donnerai ma vie.
Tu es le deuil de mon cœur, pour les boucles de ta tête
Que ma tombe fleurira d'un tapis de violettes.
Je me tiens, les yeux ouverts, sur le seuil de ton désir.
Dans l'attente d'un regard, ...mais, de moi, tu te retires.
Merci. Que Dieu te protège, ô cohorte de douleurs,
Car, lorsque je serai seul, tu resteras dans mon cœur!
De mes yeux je suis l'esclave, lorsque, malgré leur noirceur,
Le compte de mes chagrins leur fait verser mille pleurs.
Mon idole se dévoile aux regards de tout le monde,
Mais personne ne surprend tant de grâce, que moi seul.
Mon amour, comme le vent, quand tu passes sur ma tombe,
Dans ma fosse, de désir, je déchire mon linceul...


(Divân) :nana:


c'est celui que je préfere...:up::merci:

romance
24/10/2008, 14h46
contente que cela te plaise :nana:

amelesperanza
24/10/2008, 18h40
Je suppose que ce poète n'écrit pas en français ou bien si? En tout cas s'il s'agit de traduction je trouve que c'est bien fait, qui est le traducteur ou la traductrice stp?

romance
24/10/2008, 19h51
Né à Shiraz aux environs de 1320, Khodja Shams-eddine Muhammad, plus connu sous le pseudonyme de Hafiz (celui qui connaît le Coran par coeur), est, avec Saadi, Firdousi et Khayyâm, un des quatre poètes unanimement reconnus en Iran. Le père de Hafiz aurait émigré d'Ispahan à Shiraz où il serait mort durant la petite enfance du poète, laissant sa famille dans la plus grande gêne. Dans un centre de civilisation islamique aussi florissant que le Shiraz de cette époque, d'humbles débuts n'étaient qu'un désavantage relatif et il est plausible qu'Hafiz ait reçu une éducation classique achevée. Ses vers portent témoignage de sa connaissance de l'arabe, des sciences islamiques et de la littérature persane. On suppose qu'il était en possession de son talent de panégyriste avant l'âge de 30 ans, puisqu'un de ses plus célèbres poèmes mentionne avec nostalgie d'autres notables du Shiraz de cette période (V 1350), dont le souverain lui-même.


pour toi amelesperanza

SamDZ
28/10/2008, 05h04
j'étais perdu Hafez el Assad qui a dit ça ? :hum: ou l'autre hafez j'ai oublié son nom le chanteur Égyptiens qui est mort d'une maladie de peau

romance
28/10/2008, 13h04
je connais pas :vava:

romance
02/11/2008, 10h56
Le doux souffle de la brise répandra son musc encore :
le vieux monde de nouveau retrouvera sa jeunesse.


L'arbre de Judée tendra sa coupe pourpre au jasmin,
tandis que l'oeil du narcisse contemplera l'anémone.


Après la longue douleur de l'exil, le rossignol
en criant s'élancera vers la tente de la rose.


Si j'ai quitté la mosquée pour me rendre à la taverne,
c'est que l'oraison est longue et le temps est trop court.


Ne remets pas à demain, mon coeur, la joie d'aujourd'hui
qui serait garant demain de la valeur de ta vie ?


La rose nous est très chère : jouissons de sa présence,
car elle part du jardin aussitôt qu'elle est venue !


Ménestrel, pour ce banquet d'amis, chante des poèmes !
ne parle plus du passé, ni du moment qui viendra !


Hâfez est venu pour toi au pays de l'existence :
fais quelques pas pour lui dire adieu car il va partir ...


(Hâfez)

romance
11/11/2008, 17h44
SUR LA VOIE


Tu verras le secret de la coupe du Graal

en te poudrant les yeux du khôl de la taverne


Bois, fais de la musique : il faut bien te distraire

et chasser de ton cœur ce qui lui fait mal

Veux-tu faire s'ouvrir la fleur de ton désir ?


Approche-la comme une brise printanière.

Mendier devant l'auberge est l'unique élixir

qui puisse transmuter en or de la poussière.

Fais un pas vers l'étape de l'Amour. Crois-moi,

tu auras grand profit à scruter l'invisible.

Toi qui es prisonnier dans le monde sensible

comment peux-tu savoir où se trouve la Voie?

La beauté de l'Ami sans voile est l'Évidence,

mais tu dois te frotter les yeux pour y voir clair.

Écoute! Si tu veux savourer la Présence,

demande aux initiés leur grâce et leur faveur.

Si tu es attaché à la coupe et aux lèvres,

jamais rien d 'important ne se fait dans la fièvre.


(Le Divân)
:nana:

Parisa
03/09/2012, 18h24
je suis Iranienne et je vous remerci pour ces poems. Hafez est irannien et mort a shiraz (la ville de l'iran). si, vous aimez regarder ces cites :)

Persian Language & Literature: Hafez Shirazi (http://www.iranchamber.com/literature/hafez/hafez.php)
Saadi, le poète humaniste du XIIIe siècle - La Revue de Téhéran | Iran (http://www.teheran.ir/spip.php?article702)

Dans le jardin des roses, hier, l'aube pointait.
La nuit passée, dans mon ivresse, s'effaçait.
J'étais pareil au rossignol.

Des amis, un flacon de vin, du loisir, un livre, un coin parmi les fleurs...
Je n'échangerai pas cette joie pour un monde, présent ou à venir.

Que m'importent les tulipes et les roses,
puisque par la pitié du Ciel,
j'ai, pour moi seul, tout le jardin.

Si, comme Alexandre, tu prétends à la vie éternelle, cherche-la sur les lèvres roses de cette ravissante beauté.

Rien n'est meilleur que le plaisir, fête au jardin, le vin, les roses
Où est passé notre serveur? Il tarde à venir. Qu'attend-il?

Hafez
ghazels extraits du Divan

ICOSIUM
03/09/2012, 22h32
Bienvenue sur FAM Parisa, merci pour le partage de cette gracieuse poésie,
.. : ‘’ Si, comme Alexandre, tu prétends à la vie éternelle, cherche-la sur les lèvres roses de cette ravissante beauté’’ Sublime.

romance
04/09/2012, 19h59
merci parisa

j aime trop ce poete qui pour moi reste encore inegaler