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khadija
12/12/2009, 22h55
La tuberculose continue de mettre en péril la vie de nos citoyens. A ce sujet, des spécialistes en maladies infectieuses ont tiré la sonnette d'alarme. Lors d'une rencontre sur la prévention contre la tuberculose, organisée par la direction de la santé de la wilaya de Naama, ils ont indiqué que le nombre de personnes atteintes de cette maladie en Algérie est estimé actuellement à plus 25 000, dont 10 000 contagieux.

Certes, l'Algérie a élaboré une stratégie de lutte contre la tuberculose et sa propagation, basée sur le dépistage et des traitements, avec une couverture de 99%, de manière à faire baisser la mortalité à 50% à l'horizon 2015, mais, jusqu'à aujourd'hui, aucune enquête approfondie n'a été réalisée pour expliquer l'état des lieux, alors que l'épidémie de tuberculose s'aggrave d'une année à une autre. Pour preuve, selon la Société algérienne de pneumo-physiologie, au cours des dix dernières années, le nombre de nouveaux cas a augmenté de 20%.

L'insalubrité urbaine est donc le premier facteur encourageant la propagation de la tuberculose dans notre pays. Dans ce sens, il convient de signaler que même les régions du Sud sont durement touchées par la tuberculose car les agglomérations du Sahara algérien, situées au fond de dépressions, sont pour la plupart d'entre elles très affectées par la remontée des eaux de la nappe superficielle. Dans ces villes, dépourvues de stations d'épuration, des quartiers entiers sont envahis par des eaux résiduaires urbaines non traitées. Des eaux usées qui engendrent des nuisances importantes comme les gênes olfactives et favorisent l'insalubrité et la dégradation des conditions sanitaires.

Toutefois, il est à noter que c'est dans le nord du pays que 70% de l'ensemble des cas de tuberculose sont détectés, soit une incidence de 72,23 cas pour 100 000 habitants. Selon les experts, la détérioration du cadre de vie en milieu urbain et l'extension anarchique des zones urbaines au détriment des espaces verts et du respect de l'hygiène sont à l'origine de ces cas de tuberculose.

l’hygiène dans les cafés où il faut reconnaître qu’à l’exception de quelques rares endroits où vous accueillent des serveurs gantés, tous les autres cafés d’Algérie sont plus ou moins maures. Ce qui stigmatise et caractérise ces estaminets qui pullulent dans nos villes villages et douars où s’engouffrent dés l’ouverture une déferlante de très nombreux Algériens ce funeste gobelet métallique le plus souvent qui trône sur le comptoir. Ce récipient contient invariablement une demi douzaine de cuillères qui serviront à exactement tous les clients tour à tour à sucrer, touiller et goûter le café ou le thé avant qu’un autre client ne se saisisse de la cuillère pour la replonger dans l’énorme sucrier crasseux contenant un sucre maculé. Derrière le comptoir, il y a un bassinet contenant une eau noirâtre dans laquelle le verre va séjourner l’espace d’un plongeon avant de resservir.

Abderrahmane Semmar